Coupe du Monde 2026 : Doublé face à l’Autriche, Messi devient le meilleur buteur de l’histoire avec 18 buts

Au Stade de Dallas, Arlington, Lionel Messi a frappé deux fois. 38e minute, puis 90+5. Score final : Argentine 2-0 Autriche. Grâce à cette victoire, l’Albiceleste valide son billet pour les seizièmes de finale de la Coupe du Monde 2026. Mais au-delà du résultat, c’est l’homme du match qui capte toutes les lumières. Capitaine, maître du tempo, bourreau des Autrichiens. Le 10 argentin a une nouvelle fois décidé du sort d’un match de Mondial. L’Argentine tient son leader et son destin.

Le doublé face à l’Autriche propulse Messi à 18 buts en Coupe du Monde. Il dépasse Miroslav Klose et ses 16 réalisations. L’Argentin devient seul détenteur du record absolu de buts dans l’histoire de la compétition. De 2006 à 2026, il a traversé 6 éditions pour graver son nom tout en haut. Il devance désormais Ronaldo R9 à 15 buts, Gerd Müller à 14, et Kylian Mbappé à 14. Une couronne de plus pour celui qui avait déjà soulevé le trophée en 2022. La légende s’écrit à chaque match.

Un record construit sur deux décennies de génie

Ce 18e but n’est pas un accident. C’est le fruit d’une constance rare. Messi a marqué dans cinq sur dix éditions de la Coupe du Monde disputées depuis l’Allemagne 2006. Son art : dribbler le temps, ajuster le ballon, surgir quand il faut. Contre l’Autriche, il a d’abord conclu d’une frappe placée, puis scellé le sort des débats dans les arrêts de jeu. À 39 ans, il court encore, pense plus vite et frappe juste. Le football lui rend ce qu’il lui a donné : des pages d’histoire, une à une.

L’Argentine s’appuie sur son roi pour viser plus haut

Qualifiée, l’Albiceleste peut désormais préparer les 16es avec sérénité. Le monde a une fois de plus vu le moteur de cette équipe en œuvre. Tant qu’il marque, l’Argentine rêve. Tant qu’il dribble, le peuple croit. Ce record de 18 buts n’est pas une ligne d’arrivée. C’est un nouveau point de départ. À Dallas, il a inscrit son nom.

Le tournoi est encore long, les défenses se renforcent et chaque match devient un piège. Mais son avance dès la deuxième journée en dit long. Elle témoigne d’une détermination intacte, d’une faim qui ne s’éteint pas.

À chaque but, il repousse les limites. Le suspens est total. L’histoire retiendra a-t-elle 18 buts, ou bien l’Argentin ajoutera-t-il encore un chapitre ? Réponse dans les prochains matchs.

Kinshasa : L’UDPS porte plainte contre les auteurs des dérives sécuritaires se réclamant de la « Force du Progrès »

L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) a déposé plainte, ce lundi 22 juin 2026, contre toute personne se réclamant de la « Force du Progrès » et impliquée dans les actes de vandalisme. Le dossier judiciaire a été déposé auprès du Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde. Le parti présidentiel veut ainsi marquer une rupture nette avec les dérives attribuées à certains individus.

Par ses avocats-conseils, l’UDPS a précisé la nature de la structure.

« La Force du Progrès est présentée comme une branche de la Ligue des jeunes du parti. Sa mission officielle se limite strictement à la mobilisation politique », a souligné le document. Aucune autre prérogative ne lui est reconnue, selon le parti.

Cette clarification vise à circonscrire les responsabilités. Pour l’UDPS, les actes violents commis ne relèvent pas du mandat de cette structure. Le parti distingue ainsi l’organisation formelle des agissements individuels.

Accusations récurrentes de vandalisme à Kinshasa

La plainte intervient dans un climat de tensions. Plusieurs structures politiques, personnalités et citoyens ordinaires accusent la « Force du Progrès » d’être à l’origine de troubles urbains. Les reproches portent sur des actes de vandalisme répétés dans plusieurs communes de la capitale. Les critiques dénoncent une instrumentalisation de jeunes en marge des activités partisanes. Pour l’opinion kinoise, ces incidents entachent l’image du parti au pouvoir.

L’opposition regroupée au sein de la coalition C64 a ravivé le dossier lors de son sit-in du 12 juin dernier. Elle a dénoncé des violences survenues en marge de la manifestation. Des blessés et des décès ont été enregistrés d’après les organisateurs. Fayulu, Sesanga, Kabund, Matata et Katumbi ont cité la « Force du Progrès » face aux dégâts causés.

Dans l’opinion, ces accusations ont renforcé la pression sur l’UDPS. Le parti s’est de nouveau retrouvé au centre d’un débat sur la sécurité des activités politiques et citoyennes à Kinshasa.

Samedi 20 juin 2026, la chancellerie de l’Archidiocèse de Kinshasa a dénoncé une occupation illégale de l’espace situé devant l’Archevêché de Kinshasa. D’après le communiqué, un groupe de militants, se réclamant de la « Force du Progrès » tient à y tenir diverses activités et implanter les insignes de l’UDPS.

Face à la multiplication des accusations, l’UDPS a durci le ton. Le parti condamne fermement les agissements violents commis en son nom. Il réaffirme sa volonté de mettre fin aux dérives sécuritaires. La formation politique du feu Etienne Tshisekedi tient à préserver la paix publique. La procédure judiciaire devient ainsi l’outil choisi pour rétablir l’ordre.

Raïssa Malu inaugure un centre de correction ultramoderne à Lubumbashi

C’est une étape marquante dans la modernisation du système éducatif congolais. Ce lundi 22 juin à Lubumbashi, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, a inauguré officiellement le Centre national de correction, antenne du Haut-Katanga. Les autorités provinciales ainsi que plusieurs acteurs éducatifs de la région ont pris part à la cérémonie.

L’événement a également revêtu une dimension symbolique. En effet, cette infrastructure flambant neuve porte désormais le nom de la ministre. La province éducationnelle du Haut-Katanga 1 a choisi de lui rendre cet hommage afin de saluer les réformes engagées en faveur de la modernisation de la correction de l’Examen d’État. Elle entend aussi reconnaître les efforts menés pour rapprocher les services éducatifs des provinces.

Un équipement moderne pour accélérer la correction des copies

Doté d’équipements de pointe et de technologies de dernière génération, le Centre national de correction ambitionne de renforcer la capacité de traitement des copies dans le Grand Katanga et les provinces voisines. L’objectif est clair : rendre le processus plus rapide, plus fiable et plus transparent.

Pendant plusieurs années, les lenteurs de correction ont suscité des critiques. Désormais, les autorités veulent améliorer les performances du système grâce à cette nouvelle infrastructure.

Pour les milliers de finalistes du Haut-Katanga et des régions environnantes, cette réalisation constitue une avancée concrète. Les délais d’attente devraient diminuer. Par conséquent, les résultats pourront être publiés plus rapidement. Les élèves et leurs familles bénéficieront directement de cette amélioration.

Une vision gouvernementale tournée vers une éducation moderne

Cette réalisation s’inscrit dans la stratégie du Gouvernement de la République pour moderniser l’ensemble du système éducatif congolais. Après le déploiement des centres de scanage à travers le pays, les autorités renforcent désormais la chaîne de correction grâce à des outils plus performants.

Visiblement émue par cet hommage, Raïssa Malu a salué l’initiative. Selon elle, cette décision démontre la volonté des provinces de s’approprier les réformes nationales. « Ce centre est bien plus qu’une infrastructure. C’est un symbole de notre volonté commune d’offrir aux jeunes Congolais un système éducatif à la hauteur de leurs ambitions », a déclaré la patronne de l’Éducation nationale.

Alors que la session ordinaire de l’Examen d’État se poursuit jusqu’au 25 juin, l’inauguration de ce Centre national de correction envoie un signal fort. La RDC accélère sa transformation numérique dans le secteur éducatif. L’objectif reste de garantir des résultats plus fiables, plus transparents et disponibles dans des délais plus courts pour l’ensemble des candidats du pays.

Guillaume Ngefa en mission aux Pays-Bas pour muscler la coopération judiciaire internationale

Alors que la République démocratique du Congo s’efforce de répondre aux attentes grandissantes de sa population en matière de justice, c’est un ministre en mission qui a pris l’avion pour les Pays-Bas. Guillaume Ngefa Atondoko Andali, ministre d’État en charge de la Justice, a entamé ce dimanche 21 juin une tournée officielle de six jours à La Haye, qui s’achèvera le 27 juin. Un déplacement que son cabinet présente comme une étape clé dans le renforcement de la coopération judiciaire internationale.

Selon le communiqué officiel du ministère, cette mission incarne la volonté ferme du gouvernement congolais de « renforcer la coopération judiciaire internationale, promouvoir le respect du droit international et intensifier la lutte contre l’impunité ». Des objectifs ambitieux qui placent la RDC sur la scène juridique mondiale, alors que le pays fait face à des défis structurels majeurs dans son appareil judiciaire.

La CPI, la CIJ et les experts néerlandais au programme

Le programme du chef de la justice congolaise est aussi dense que stratégique. À La Haye, épicentre du droit international, le ministre doit rencontrer les responsables de la Cour pénale internationale (CPI), institution avec laquelle la RDC entretient des relations complexes mais indispensables. Une audience est également prévue avec les dirigeants de la Cour internationale de Justice (CIJ), tandis que plusieurs autorités néerlandaises figureront à l’agenda des échanges.

Mais c’est peut-être la visite au Netherlands Forensic Institute (NFI) qui pourrait s’avérer la plus prometteuse sur le plan technique. Cette institution, mondialement reconnue pour son expertise en matière de police scientifique et de criminalistique, pourrait apporter un savoir-faire précieux aux enquêteurs et magistrats congolais. Pour le ministère, ces rencontres visent à « consolider les partenariats stratégiques de la RDC avec les principales institutions internationales œuvrant dans les domaines de la justice pénale internationale, de la coopération judiciaire et de la criminalistique ».

Un système judiciaire en quête de réformes et de moyens

Au-delà du volet diplomatique, l’enjeu est considérable pour la RDC. Le pays cherche activement à renforcer les capacités de son système judiciaire, particulièrement dans trois domaines sensibles : les enquêtes criminelles, la collecte et la préservation des preuves, et la poursuite effective des auteurs de crimes graves. L’expertise internationale pourrait contribuer à combler les insuffisances techniques encore trop souvent observées dans plusieurs juridictions du pays.

Cette mission intervient dans un contexte où la pression populaire ne cesse de croître. Corruption endémique, criminalité en tous genres, violations des droits humains : les défis sont innombrables pour un appareil judiciaire régulièrement épinglé pour sa lenteur chronique et le dénuement criant de ses moyens. Les observateurs internationaux et les organisations de défense des droits humains ne cessent d’ailleurs d’appeler Kinshasa à accélérer les réformes.

Des résultats concrets attendus sur le terrain

Pour les analystes, l’intérêt de ce déplacement réside moins dans l’effet d’annonce que dans les retombées concrètes qu’il pourrait générer. Les partenariats internationaux, aussi prestigieux soient-ils, ne valent que par leur capacité à produire des réformes tangibles, à renforcer les compétences des magistrats et des enquêteurs, et à améliorer l’accès des citoyens à une justice crédible, indépendante et efficace.

Le succès de cette mission ne se mesurera donc pas au nombre de réunions tenues dans les couloirs feutrés des institutions internationales de La Haye, mais bien à sa capacité à transformer la coopération en résultats palpables pour les Congolais. Car la lutte contre l’impunité, on le sait, se gagne moins dans les déclarations solennelles que dans le fonctionnement quotidien des juridictions, le traitement diligent des dossiers et la sanction effective des criminels.

En mettant le cap sur les Pays-Bas, Guillaume Ngefa porte avec lui les espoirs d’un peuple assoiffé de justice. Reste à savoir si cette mission saura convertir les promesses en actes et les partenariats en progrès durable pour l’édifice judiciaire congolais.

Ituri : Le général Gaby Kasongo fait de la réconciliation des communautés son cheval de bataille

C’est une déclaration qui résonne comme un programme. Ce vendredi à Bunia, le nouveau gouverneur militaire de l’Ituri, le général-major Gaby Kasongo Mulumba, a choisi la tribune d’un briefing de presse pour poser les jalons de son mandat. Et le message est sans équivoque : la réconciliation des communautés sera la boussole de son action à la tête d’une province meurtrie par des années de violences et de tensions identitaires.

« J’ai reçu le mandat de réconcilier toutes les communautés ituriennes afin de promouvoir la cohésion sociale et le vivre-ensemble dans la province de l’Ituri », a martelé le nouveau chef de l’exécutif provincial, quelques jours seulement après avoir pris ses fonctions sous le régime de l’état de siège.

Cette prise de parole, sobre mais percutante, dessine les contours d’une vision où la force des armes ne saurait suffire à pacifier durablement une terre marquée par les stigmates de conflits intercommunautaires récurrents.

Cohésion sociale et vivre-ensemble : une priorité affichée

À travers cette feuille de route, le général-major Gaby Kasongo entend placer la restauration du lien social au sommet de ses priorités. Une orientation qui, pour de nombreux observateurs, s’inscrit dans la continuité des efforts de stabilisation menés ces dernières années, tout en imprimant une marque nouvelle : l’accent mis sur le dialogue entre communautés comme levier essentiel pour briser les cycles de violences.

La province de l’Ituri, avec ses territoires de Djugu, Irumu et Mambasa, demeure en effet confrontée à l’activisme persistant de groupes armés. Les tensions identitaires, loin de s’être apaisées, continuent d’alimenter un climat d’insécurité chronique dans plusieurs localités. Un contexte qui exige une approche multidimensionnelle, combinant fermeté sécuritaire et main tendue vers les populations.

Un double défi : sécuriser et réconcilier

Le général-major Gaby Kasongo en est convaincu : le retour définitif de la paix ne passera pas uniquement par les opérations de sécurisation, aussi nécessaires soient-elles. « La restauration de la confiance entre les communautés et la promotion du vivre-ensemble » sont, selon lui, tout aussi cruciales pour tourner la page des conflits.

Cette vision résonne comme un écho aux attentes exprimées par de nombreux acteurs politiques, religieux et de la société civile. Tous plaident pour une approche globale alliant actions sécuritaires, dialogue communautaire et développement. Une ambition louable, mais qui se heurte à la réalité d’un terrain où les blessures restent vives et les intérêts parfois divergents.

Le nouveau gouverneur militaire hérite ainsi d’un défi de taille : mener de front la lutte contre les groupes armés et l’œuvre de réconciliation. Une équation complexe, mais indispensable à la construction d’une paix durable en Ituri. Les prochains mois diront si la méthode Kasongo portera ses fruits sur une terre qui aspire plus que jamais à retrouver sa sérénité.

« Debout Jeunes Congolais » : le pari à 1,3 milliard de dollars de la RDC pour sa génération future

Dans les couloirs feutrés de la primature, l’heure n’est plus aux atermoiements. Ce vendredi 19 juin 2026, sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Judith Suminwa Tuluka, les derniers réglages ont été passés au crible. En ligne de mire : le lancement officiel, prévu le 30 juin prochain, du programme présidentiel « Debout Jeunes Congolais ». Une initiative qui se veut bien plus qu’un simple slogan politique. Ici, il s’agit d’une réponse structurelle à une équation démographique vertigineuse : près de 65 % de la population congolaise a moins de 25 ans. Autant dire que l’avenir économique du pays se jouera sur le front de l’insertion de cette jeunesse.

Ce programme, pierre angulaire du premier pilier du Programme d’actions du Gouvernement 2024-2028, est explicitement dédié à la création d’emplois et à la relève du pouvoir d’achat des ménages. Pour les observateurs, il incarne la volonté affichée de transformer un dividende démographique potentiel en levier de croissance durable.

1,3 milliard de dollars pour bâtir un écosystème vertueux

L’ambition affichée est à la hauteur des moyens engagés. Le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, Justin Kalumba, a détaillé les contours d’un dispositif qu’il veut « cohérent et intégré ». Son credo : « Pour créer des emplois, il faut des entreprises, et pour avoir des entreprises compétitives, il faut une main-d’œuvre qualifiée répondant aux besoins réels du marché. »

Le plan d’action repose sur trois piliers indissociables. D’abord, la formation professionnelle, pensée comme un pont entre les compétences des jeunes et les attentes des recruteurs. Ensuite, l’emploi et l’égalité des chances, pour fluidifier l’accès aux opportunités. Enfin, l’entrepreneuriat, avec un soutien renforcé à la création et à la croissance des petites et moyennes entreprises.

Sur le plan financier, l’enveloppe globale est colossale : 1,3 milliard de dollars. Un montant qui sera abondé par une coalition inédite entre l’État, les partenaires techniques et financiers, ainsi que plusieurs organismes publics. La quote-part nationale, évaluée à environ 110 millions de dollars par an, est d’ores et déjà sécurisée pour le second semestre 2026, grâce au collectif budgétaire en cours.

La mesure de l’impact, véritable juge de paix

Mais comme le soulignent les analystes du marché du travail, l’argent ne fait pas tout. L’heure est désormais à la conversion de cet effort financier en résultats tangibles. Les autorités ont d’ailleurs prévu un système de suivi rigoureux, destiné à comptabiliser, chiffres à l’appui, le nombre d’emplois nets créés et d’entreprises pérennisées.

Autre défi de taille : l’accès au crédit. Des mécanismes de garantie et des instruments financiers spécifiques sont en cours de mobilisation pour désengorger le goulot d’étranglement du financement des jeunes entrepreneurs. Par ailleurs, pour éviter les écueils d’une concentration urbaine, le programme ambitionne de couvrir l’intégralité du territoire national, en adaptant ses dispositifs aux réalités des zones rurales comme des métropoles.

L’accès à ces ressources ne sera pas un dû, mais une récompense. Les porteurs de projets devront passer par une sélection rigoureuse, sur la base de la qualité de leurs plans d’affaires. Une logique de mérite qui, espèrent les autorités, stimulera l’excellence et l’innovation.

Un cap, mais encore des lignes d’horizon à tracer

Dans un contexte de forte poussée démographique, la création d’emplois durables, l’accompagnement des jeunes pousses et l’adéquation formation-emploi seront les trois principaux indicateurs de succès de cette initiative présidentielle. Pour les économistes, « Debout Jeunes Congolais » a le potentiel d’être un accélérateur de transformation, à condition que la machine administrative et financière suive le rythme des promesses.

Le 30 juin prochain, ce ne sera donc pas seulement un lancement politique, mais le début d’un test grandeur nature pour toute une génération. Et pour la République démocratique du Congo, un pari économique dont les retombées se mesureront sur une décennie.

Kinshasa : Daniel Bumba lance la SNIK S.A pour sécuriser les imprimés de valeur de l’administration publique

Le Gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a inauguré, samedi 20 juin 2026, la Société de Numérisation des Imprimés de Valeur (SNIK S.A), dans la commune de Lingwala. Cette entreprise publique se veut de sécuriser, produire, numériser et tracer tous les imprimés de valeur de l’administration publique urbaine.

Pour Daniel Bumba, c’est une étape clé de modernisation. L’objectif est de couper court aux fraudes sur les documents et recettes publiques qui pèsent sur les finances de la ville depuis des années.

Numérisation et traçabilité pour couper la fraude

La SNIK S.A s’appuie sur des technologies avancées. Chaque imprimé de valeur sera doté de dispositifs qui garantissent authenticité, traçabilité et fiabilité. Fini les faux timbres, vignettes et documents administratifs qui alimentaient l’économie parallèle.

Le Gouverneur présente cette société comme un outil de transparence, pas une structure de plus. Dans un contexte où la gouvernance financière urbaine est scrutée, ce dispositif doit rassurer les contribuables kinois. La traçabilité numérique rend chaque transaction vérifiable en temps réel.

Emplois et compétences locales au cœur du projet

Au-delà de la sécurisation, la SNIK S.A mise sur l’impact social. La société va créer des emplois directs à Kinshasa. Elle va aussi former des jeunes aux métiers du numérique, de l’impression sécurisée et des systèmes d’information.

Pour plusieurs Kinois, c’est un angle important dans une ville jeune. Former localement évite la dépendance aux experts étrangers et crée un bassin de compétences durables.

Prenant la parole à cette occasion, le Directeur général de la SNIK S.A, Jean Claude Dumbi, base la stratégie sur trois piliers : technologie, traçabilité et transparence. À l’en croire, l’idée est de faire de la SNIK S.A un modèle d’efficacité.

Équipements de dernière génération et standards internationaux

Le Gouverneur Daniel Bumba a visité les installations techniques. Sur place, il a découvert des machines déployées répondant aux normes internationales de numérisation et de contrôle documentaire. Il a ainsi réaffirmé la vision de Kinshasa qui s’aligne sur les pratiques des capitales modernes.

Dans le programme, cet investissement vise la fiabilité à long terme. Les équipements permettent un contrôle documentaire strict et une production sécurisée à grande échelle. Pour l’administration, cela doit réduire les pertes de recettes et améliorer la confiance.

« Kinshasa Ezo Bonga » : vers une capitale plus organisée

Le lancement s’inscrit dans le programme « Kinshasa Ezo Bonga » du Gouverneur. À travers sa vision, Daniel Bumba ambitionne une capitale mieux organisée et tournée vers la modernisation.

L’enjeu est concret pour les experts du secteur. Moins de tracasseries, plus de transparence sur les taxes et des documents fiables. Le test sera la mise en œuvre sur le terrain. Si la SNIK S.A tient ses promesses, elle peut devenir un levier de bonne gouvernance urbaine. À défaut, elle rejoindra les réformes techniques bien lancées mais qui sont passées inaperçues dans le quotidien des citoyens.

Mondial 2026 : les Léopards débarquent à Guadalajara

L’espoir a changé de camp. Depuis leur prestation héroïque face au Portugal, les Léopards de la RDC avancent avec une confiance nouvelle dans cette Coupe du monde 2026. Ce lundi 22 juin, la délégation congolaise est attendue à Guadalajara, au Mexique, où l’attend un rendez-vous qui pourrait déjà peser lourd dans son destin mondialiste.

Dans les rues de la ville mexicaine, l’effervescence commence à monter. À quelques heures de leur arrivée, les hommes de Sébastien Desabre savent qu’ils n’ont plus beaucoup de temps pour peaufiner les derniers détails avant d’affronter la Colombie lors de la deuxième journée du groupe K.

Après avoir résisté au Portugal de Cristiano Ronaldo, les Fauves congolais rêvent désormais d’un nouvel exploit.

Après le Portugal, un nouveau défi nommé Colombie

À Houston, où les Léopards ont établi leur camp de base au Sabercats Stadium, les dernières consignes résonnent encore sur la pelouse. Une ultime séance d’entraînement est prévue avant le départ vers Guadalajara, avec pour objectif de corriger les derniers ajustements tactiques.

Car le défi qui attend la RDC est de taille.

La Colombie, surnommée la « Fiebre Amarilla », possède une solide expérience de la scène mondiale. Habitués aux grandes compétitions internationales, les Sud-Américains arrivent avec l’ambition de confirmer leur statut de favoris du groupe.

Mais les Congolais ont montré lors de leur première sortie qu’ils pouvaient rivaliser avec les plus grandes nations du football mondial. Le match nul décroché face au Portugal a renforcé les certitudes du groupe et alimenté les rêves de qualification.

Prévue dans la nuit du 23 au 24 juin à 03h00, heure de Kinshasa, cette confrontation pourrait déjà ouvrir les portes de la phase à élimination directe.

Un match qui peut rapprocher la RDC des huitièmes de finale

Dans le vestiaire congolais, le discours est clair : transformer l’exploit contre le Portugal en véritable tremplin vers la qualification.

Une victoire face à la Colombie placerait les Léopards dans une position idéale avant la troisième et dernière journée de la phase de groupes. Même un résultat nul pourrait considérablement renforcer leurs chances de poursuivre l’aventure.

Pour y parvenir, les hommes de Sébastien Desabre devront afficher la même discipline défensive, la même solidarité collective et davantage d’efficacité dans les zones décisives.

Avant le coup d’envoi, le sélectionneur congolais et l’un de ses joueurs participeront aux activités médiatiques officielles de la FIFA à l’Estadio Akron de Guadalajara, où se déroulera la rencontre.

Le peuple congolais mobilisé derrière ses Léopards

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À des milliers de kilomètres de Kinshasa, les Léopards ne seront pas seuls.

Comme lors du premier match, de nombreux supporters congolais ont effectué le déplacement jusqu’au Mexique pour pousser leur équipe vers un nouvel exploit. Dans les tribunes, les chants, les tambours et les couleurs nationales devraient une nouvelle fois accompagner les joueurs tout au long de la rencontre.

Parmi les figures emblématiques attendues figurent Thomas Yala, Lumumba Vea et Joli Mundele Ndundu, véritables symboles de l’animation des matchs des Léopards.

Après Guadalajara, la RDC poursuivra son périple mondialiste en mettant le cap sur Atlanta, où elle affrontera l’Ouzbékistan le 28 juin lors de la dernière journée du groupe K.

Mais pour l’heure, tous les regards convergent vers Guadalajara. C’est là que les Léopards tenteront d’écrire un nouveau chapitre de leur histoire. Un chapitre qui pourrait rapprocher toute une nation d’un rêve devenu soudainement possible : voir la RDC franchir la phase de groupes de la Coupe du monde 2026.

Examen d’État 2026 : 1,08 million d’élèves planchent sur les épreuves

La machine s’est mise en branle. Ce lundi 22 juin 2026, les tambours de l’Examen d’État ont résonné sur l’ensemble du territoire congolais, marquant le début d’une semaine décisive pour plus d’un million de jeunes âmes en quête de certification. C’est au Lycée Tuendele de Lubumbashi, fief du Haut-Katanga, que la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Raïssa Malu Dinanga, a donné le top départ officiel de cette session ordinaire qui se poursuivra jusqu’au jeudi 25 juin, conformément au calendrier scolaire 2025-2026.

L’effervescence était palpable dans l’enceinte de l’établissement scolaire où la patronne de l’éducation a tenu à marquer de sa présence l’importance de ce rendez-vous annuel devenu un véritable rite de passage dans le parcours éducatif congolais. Une symbolique forte alors que le pays engage sa jeunesse dans la dernière ligne droite d’un cycle long semé d’embûches mais porteur d’espérances.

1.082.742 candidats en lice : une progression timide mais porteuse de sens

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon les données officielles du Centre national d’organisation des examens (CNO), ce sont précisément 1.082.742 finalistes du cycle long qui sont inscrits cette année, répartis dans 3.267 centres de passation à travers la vastitude du territoire national. Une progression de 0,3% par rapport à l’édition précédente qui avait enregistré 1.079.349 postulants. Si la hausse peut paraître modeste, elle n’en demeure pas moins significative dans un contexte où les défis d’accès à l’éducation restent immenses.

La moyenne s’établit à 331 candidats par centre d’examen, un ratio qui témoigne de la densité du dispositif mis en place par les autorités éducatives pour absorber ce flux massif d’élèves aspirant à décrocher le sésame tant convoité.

La percée féminine : 20.000 nouvelles candidates qui bousculent les chiffres

L’information qui mérite d’être soulignée, et qui fait figure de tendance lourde, concerne indéniablement la progression remarquable des effectifs féminins. Sur le contingent total, 483.842 filles sont inscrites, représentant 44,6% de l’effectif global, tandis que les garçons sont au nombre de 598.900 (55,4%). Mais le véritable signal encourageant réside ailleurs : près de 20.000 candidates supplémentaires par rapport à 2025, faisant bondir leur taux de représentation de 42,9% à 44,6%.

« La progression du nombre de candidats, et particulièrement celle des filles, constitue un signal encourageant pour notre système éducatif, a confié le cabinet de la ministre Raïssa Malu Dinanga. Elle témoigne des efforts consentis en faveur de l’accès et du maintien des jeunes, notamment des filles, dans le parcours scolaire. »

Un chiffre qui prend tout son sens dans un pays où la scolarisation des jeunes filles reste un enjeu majeur de développement et d’égalité des chances.

Haut-Katanga en tête : la géographie scolaire congolaise en cartes

L’analyse territoriale des inscriptions révèle des disparités marquées entre les provinces éducationnelles. Le Haut-Katanga 1 caracole en tête du peloton avec 91.971 candidats, devançant largement les bastions de la capitale. Kinshasa-Lukunga affiche 48.872 inscrits, suivie de près par Kinshasa-Tshangu (45.449), Kwilu 2 (43.408), Sud-Kivu 1 (42.055) et Kinshasa-Mont-Amba (40.620).

La diaspora scolaire n’est pas en reste. Des centres ont été ouverts à l’étranger, notamment en Angola, en Ouganda, au Burundi et en Tanzanie, accueillant 3.698 candidats congolais. 

« L’organisation des examens dans les centres extérieurs traduit la volonté du gouvernement de garantir le droit à l’éducation et à la certification pour tous les élèves congolais, où qu’ils se trouvent », souligne la Cellule de communication du ministère.

Cycle court professionnel : 6.237 candidats en quête de reconnaissance

Parallèlement à l’Examen d’État, le Jury national du Cycle court professionnel réunit 6.237 candidats dans 252 centres, dont 1.099 filles (17,6%) et 5.138 garçons (82,4%). Ce segment enregistre une hausse de 3,5% par rapport à l’année précédente, tandis que la participation féminine progresse de 7,7%, passant de 16,9% à 17,6%. Un frémissement qui, selon les observateurs, témoigne d’une prise de conscience progressive de l’importance des filières techniques et professionnelles dans l’économie du XXIe siècle.

Sécurité et santé : le gouvernement sur tous les fronts

Les autorités éducatives assurent avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir le bon déroulement des épreuves, en dépit des défis sécuritaires persistants dans certaines zones du Nord-Est et des préoccupations sanitaires signalées dans quelques provinces. « Toutes les dispositions matérielles, techniques, sanitaires et sécuritaires ont été mises en place afin que les examens se déroulent dans les meilleures conditions possibles sur l’ensemble du territoire national », indique le ministère.

Dans un geste fort, le gouvernement a reconduit la mesure de prise en charge des frais de participation aux examens nationaux pour les candidats des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu actuellement sous occupation. Une initiative visant à préserver l’égalité des chances et garantir l’accès de tous les élèves à la certification scolaire, quel que soit leur lieu de résidence ou leur situation géographique.

Révolution numérique : quatre nouveaux centres de scanage entrent en service

La session 2026 restera dans les annales comme celle de la modernisation accélérée du système éducatif congolais. Quatre nouveaux centres de scanage viennent d’être inaugurés à Gemena, Kisangani, Butembo et Tshikapa, s’ajoutant à ceux déjà opérationnels à Kinshasa, Lubumbashi et Mbuji-Mayi.

Cette réforme numérique, saluée par les partenaires techniques et financiers, vise à sécuriser le traitement des copies, accélérer la correction et garantir des résultats plus fiables et transparents. Un pas décisif vers la dématérialisation d’un processus longtemps critiqué pour ses lenteurs et ses zones d’ombre.

Le ministère de l’Éducation nationale a tenu à saluer l’implication sans faille des autorités provinciales, des partenaires éducatifs, des inspecteurs, des chefs d’établissements, des enseignants et des parents dans l’organisation de cette importante évaluation nationale. Une mobilisation générale qui, selon les observateurs, témoigne de l’importance cruciale accordée à l’éducation dans le contrat social congolais.

Alors que les premières épreuves viennent de débuter, c’est tout un pays qui retient son souffle, guettant les résultats de cette jeunesse promise à devenir le moteur de la renaissance congolaise.

Coupe du Monde 2026 : Défaite douloureuse 2-1 de la Côte d’Ivoire face à l’Allemagne

La Côte d’Ivoire s’incline 2-1, samedi 20 juin, face à l’Allemagne, au Stade de Toronto lors de la 2e journée du groupe E du Mondial 2026. Les Éléphants menaient grâce au but de Franck Kessié à la 30e minute avant de concéder deux buts de Deniz Undav à la 68’ et à la 90+4’. L’Allemagne prend la tête du groupe avec 6 points. La défaite est douloureuse par le scénario et le timing du dernier but.

La première période tourne à l’avantage des Ivoiriens. Le bloc défensif tient et empêche l’Allemagne de trouver des solutions. La mi-temps est atteinte avec un avantage au tableau d’affichage. La discipline collective et les transitions rapides permettent à la Côte d’Ivoire de contrôler les débats pendant 45 minutes face à une équipe habituée à dominer la possession.

La seconde période voit l’Allemagne intensifier son pressing et multiplier les offensives. L’égalisation intervient à la 68’ par Deniz Undav sur une action construite dans la surface ivoirienne. Les minutes suivantes s’enchaînent avec une pression constante. Les poulains de Fae défend en bloc bas et tente de conserver le point du match nul. La fatigue physique se fait sentir dans les 20 dernières minutes.

Le coup fatal tombe dans le temps additionnel à la 90+4’ quand Deniz Undav inscrit un second but. Le stade explose tandis que les Éléphants encaissent une défaite douloureuse au dernier instant.

Au classement du groupe E après deux journées, l’Allemagne compte 6 points, la Côte d’Ivoire 3 points, l’Équateur et Curaçao 0 point en attendant leur confrontation de la deuxième journée.

La Côte d’Ivoire reste en course pour la qualification malgré cette défaite. Le prochain match de la sélection à la couleur orange est prévu le 25 juin prochain face à Curaçao pour le compte de la 3e journée. Une victoire permettrait à Kessié et ses coéquipiers d’atteindre 6 points et de viser l’étape suivante.