Procès Balanganayi : nouveaux témoignages et renvoi au 1er avril,

L’instruction de l’affaire qui secoue Kinshasa a continué ce lundi 30 mars devant le tribunal de grande instance de Kinshasa/Kinkole. Accusé d’avoir frappé une patiente dans une salle d’accouchement, le docteur David Balanganayi a de nouveau répondu aux questions des juges. L’audience, marquée par les témoignages de la direction médicale de l’hôpital de Kinkole, a été renvoyée au mercredi 1er avril. Ce jour-là, la victime, Dorcas Soraya Mulema, aujourd’hui prise en charge par la Première Dame Denise Nyakeru, comparaitra à son tour. Les plaidoiries débuteront également, avant un délibéré très attendu.

L’audience s’est tenue en salle foraine, à l’Esplanade de la maison communale de la Nsele. Les juges ont entendu des témoins clés : le médecin directeur de l’hôpital, le responsable du staff médical et plusieurs experts. L’atmosphère était tendue. Les gradins étaient remplis de femmes venues soutenir la victime et de curieux attirés par cette affaire devenue emblématique de la lutte contre les violences obstétricales.

Deux visions de l’urgence médicale

L’audience a mis en lumière deux interprétations des mêmes faits. Le médecin directeur a rappelé un principe clair : la déontologie interdit d’administrer des coups à une patiente pour la contraindre à recevoir des soins. Cette position fragilise la défense du docteur Balanganayi, qui justifie ses actes par l’urgence et l’absence d’alternative.

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En revanche, le docteur Samy Tessi, responsable du staff médical, a nuancé les faits. Il a expliqué que la victime « avait rendu le travail difficile au personnel durant toutes les phases de l’accouchement et après ». Selon lui, le prévenu a agi par nécessité, car le transfert de la patiente vers un autre établissement aurait pris trop de temps.

Ces deux visions reflètent les tensions au sein de l’hôpital de Kinkole : le respect des règles déontologiques d’un côté, et la réalité des urgences médicales avec des moyens limités de l’autre.

La défense maintient sa ligne

Le docteur Balanganayi a réaffirmé sa thèse. Selon lui, les coups étaient la seule option face à un refus obstiné de la patiente ; sans intervention immédiate, sa vie aurait été en danger. Ses avocats ont demandé des conditions de détention dignes pour leur client, détenu au cachot du parquet de Kinkole depuis plusieurs jours.

Le cœur de la défense reste l’« état de nécessité ». Le ministère public, pour sa part, conteste cette thèse et maintient les accusations de torture, tentative de meurtre et coups et blessures aggravés.

La victime comparaitra mercredi

Le tribunal a renvoyé l’affaire au mercredi 1er avril. Cette audience verra la comparution de Dorcas Soraya Mulema, la victime, ainsi que le début des plaidoiries.

Actuellement prise en charge à l’hôpital Diamant, la jeune femme bénéficie du soutien de la Première Dame Denise Nyakeru. Le ministère public a soutenu le renvoi, rappelant que cette affaire engage aussi la responsabilité de l’institution médicale publique.

Une audience foraine sous haute tension

L’audience foraine a permis à un large public d’assister aux débats. Cependant, elle a également accentué l’émotion autour de l’affaire. La diffusion de la vidéo sur les réseaux sociaux avait déjà provoqué un tollé dans la capitale. L’image d’un médecin frappant une patiente dans une salle d’accouchement a choqué au-delà des frontières de la RDC.

La Première Dame a exprimé son soutien à la victime, soulignant que le dossier touche à la dignité des femmes, à l’éthique médicale et à l’image du pays.

Les attentes des associations féminines

Les associations de défense des droits des femmes ont suivi cette audience avec attention. L’AVIFEM (Agence nationale de lutte contre les violences faites à la femme, à la jeune et petite fille) a rappelé son exigence de « tolérance zéro ».

Pour elles, ce procès est symbolique. Une condamnation du docteur Balanganayi enverrait un signal fort : les violences obstétricales ne sont plus acceptables. À l’inverse, une relaxe pourrait être perçue comme un encouragement à la brutalité.

Mercredi 1er avril, Dorcas Soraya Mulema viendra témoigner. Sa parole confrontée à celle du prévenu pourrait faire basculer le procès. Les avocats plaideront tour à tour : la défense soulignant la nécessité médicale, l’accusation dénonçant un acte de torture.

Le juge devra trancher entre deux récits : un médecin pris dans une urgence vitale ou un homme ayant frappé une femme vulnérable.

Quel que soit le verdict, cette affaire marque déjà un tournant. Elle rappelle que la salle d’accouchement doit rester un lieu de vie, de soin et de respect, jamais de violence.

Le procès du médecin accusé de violences sur une patiente se poursuit sous haute tension

L’affaire qui choque la République démocratique du Congo entre dans une phase décisive. Ce lundi 30 mars 2026, la deuxième audience du procès en flagrance du docteur David Balanganayi Kayembe se tient au Tribunal de grande instance de Kinshasa/Kinkole. L’audience se déroule en salle foraine, à l’Esplanade de la maison communale de la Nsele. Accusé de violences sur une patiente dans une salle d’accouchement, le médecin fait face à la justice. De nombreuses femmes défenseuses des droits humains sont venues soutenir la victime et réclamer des sanctions exemplaires.

La vidéo de l’incident, devenue virale sur les réseaux sociaux, a provoqué une onde d’indignation dans tout le pays. À cette audience, les débats ont porté sur les auditions des responsables de l’hôpital général de référence de Kinkole. Ils ont témoigné des circonstances du drame et des pratiques médicales en situation d’urgence.

La direction de l’hôpital témoigne

Le docteur Samy Tessi, médecin chef de staff, a livré un témoignage détaillé. Il a rappelé les conditions difficiles de l’accouchement. Selon lui : « Cette accouchée a mis le personnel médical à rude épreuve pendant et après le travail. »

Face à une urgence – une hémorragie post-partum laissant à peine deux heures de survie à la patiente – l’équipe a suivi la procédure standard. « L’équipe doit obtenir le consentement éclairé de la patiente. Dans ce cas, avec des déchirures importantes, l’idéal était d’agir rapidement pour arrêter l’hémorragie », a expliqué le médecin.

Mais que faire si la patiente refuse toute intervention ? Le docteur Tessi mentionne deux alternatives : solliciter l’aide d’un proche influent ou envisager un transfert vers un autre établissement. Il conclut : « Notre médecin a fait de son mieux pour sauver la vie de la patiente dans une situation critique. »

La défense : une pratique médicale légale

Le docteur Balanganayi, déjà détenu au parquet de Kinkole, a été entendu à son tour. Il a réaffirmé que ses gestes étaient conformes à la pratique médicale.

« L’administration de stimulations physiques, dans le jargon médical, est légale. On le fait pour les nouveau-nés. Si cela sauve la vie d’un bébé, pourquoi pas celle d’une adulte ? » a-t-il soutenu.

Selon lui, les contraintes physiques relevaient d’un « état de nécessité ». La vie de la patiente était en danger et aucune autre option n’était possible.

Le ministère public conteste cette thèse. Il maintient les accusations de torture, tentative de meurtre et coups et blessures aggravés.

Les associations féminines mobilisées

Le procès attire une grande affluence. Plusieurs dizaines de femmes, membres d’associations de défense des droits humains, assistent aux débats. L’AVIFEM (Agence nationale de lutte contre les violences faites à la femme, à la jeune et petite fille) est particulièrement présente.

Mathy Matshingi Sheshi, directrice provinciale, explique : « Nous sommes dans la campagne Tolérance Zéro contre les auteurs de tels crimes. Nous suivons l’évolution du procès pour voir comment les responsabilités seront établies. »

Elle insiste : « Ce n’est pas seulement l’affaire du docteur Balanganayi. Il faut examiner toute la chaîne de responsabilité, y compris la diffusion de la vidéo. »

La directrice se dit rassurée par l’état de santé de la victime mais réclame une sanction exemplaire.

Un procès sous haute tension

La première audience avait permis l’identification du prévenu et la présentation des chefs d’accusation. Cette deuxième audience marque un tournant avec l’audition des témoins et le début des débats sur le fond.

Le tribunal, installé en audience foraine pour accueillir un large public, gère l’afflux de spectateurs. Les avocats de la défense et les représentants du ministère public s’opposent sur la qualification des faits.

La défense argue d’un contexte d’urgence et d’une absence d’intention criminelle. Pour elle, le médecin a agi dans un dilemme tragique, ses gestes visant à sauver une vie.

L’accusation, en revanche, dénonce un acte de violence inacceptable dans une salle d’accouchement. Selon elle, l’état de nécessité ne justifie pas les coups.

Une affaire symbolique

Au-delà du cas individuel, ce procès revêt une portée symbolique. Il met en lumière les violences obstétricales encore trop fréquentes. La vidéo virale rappelle la brutalité de certains gestes médicaux et le manque de consentement éclairé.

Les associations féminines voient une opportunité de poser des limites. « Tolérance zéro », répète l’AVIFEM. Une condamnation du docteur enverrait un signal fort au corps médical. À l’inverse, une relaxe pourrait être perçue comme un blanc-seing à des pratiques jugées archaïques.

La suite du procès

D’autres témoins doivent encore être entendus, notamment les membres de l’équipe médicale présents lors de l’accouchement. Le tribunal examinera également le rôle de la personne ayant diffusé la vidéo. La question est délicate : droit à l’information ou respect de la vie privée ?

Pour la famille et les associations, l’attente est grande. La justice devra déterminer si les actes du docteur étaient une pratique médicale ou s’ils constituent les crimes reprochés.

Quelle que soit la décision, ce procès pourrait marquer un tournant dans la lutte contre les violences obstétricales en République démocratique du Congo.

CAN 2025 : Mosengo-Omba démissionne, Motsepe annonce une réforme de l’arbitrage et une tournée de réconciliation

Le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), réuni au Caire, a pris des décisions majeures ce dimanche 29 mars 2026. La plus attendue concerne la démission de Véron Mosengo-Omba de son poste de secrétaire général. Cette annonce intervient dans un climat tendu. En effet, le retrait controversé de la CAN 2025 au Sénégal, au profit du Maroc, a fragilisé l’institution. Dans la foulée, Patrice Motsepe a annoncé une réforme de l’arbitrage. Il prévoit aussi une tournée de réconciliation à Dakar et Rabat.

La pression sur Véron Mosengo-Omba n’a cessé d’augmenter. Nommé le 13 mars 2021, il devait accompagner la modernisation de la CAF. Cependant, la crise liée à la CAN 2025 a affaibli sa position. La décision d’attribuer le titre au Maroc a accentué les critiques.

Dans sa lettre, il assume son départ. Il affirme partir « avec sérénité ». Il estime avoir dissipé les soupçons. Ainsi, il dit quitter une CAF « plus prospère que jamais ».

Ce départ met fin à près de 30 ans de carrière. Toutefois, il pourrait rebondir rapidement. En effet, son nom circule déjà du côté de la FECOFA.

Une réforme de l’arbitrage pour rétablir la confiance

Par ailleurs, Patrice Motsepe a annoncé des réformes importantes. La crise de la CAN 2025 a révélé des failles dans l’arbitrage. Elle a aussi fragilisé les instances disciplinaires.

Le président de la CAF veut corriger ces dysfonctionnements. Ainsi, il prévoit de renforcer la crédibilité des arbitres et des opérateurs VAR. Il cible aussi les commissaires de match et les organes juridictionnels.

Selon lui, ces changements doivent éviter de nouveaux scandales. Ils répondent directement aux critiques du Sénégal. Ce dernier a dénoncé des soupçons de corruption et saisi le TAS.

Sur ce point, Motsepe reste prudent. Il affirme qu’il respectera la décision du tribunal.

Une tournée de réconciliation

Ensuite, le président de la CAF a annoncé une initiative forte. Il prévoit de se rendre au Sénégal et au Maroc. L’objectif consiste à apaiser les tensions.

La crise a profondément divisé les deux pays. Pourtant, le football doit rassembler. Motsepe insiste sur ce point. Il veut préserver les relations entre les deux peuples.

Ainsi, cette tournée vise à restaurer la confiance. Cependant, son efficacité reste incertaine. La colère au Sénégal demeure forte.

Une CAN élargie à 28 équipes

Autre décision importante : la réforme de la CAN. À partir de 2028, la compétition comptera 28 équipes. De plus, elle se jouera tous les quatre ans.

Cette évolution s’inscrit dans une logique d’expansion. La CAF veut offrir plus d’opportunités aux nations émergentes. Elle cherche aussi à renforcer la compétitivité.

Toutefois, cette réforme pose des défis. L’organisation de la CAN reste complexe. Les questions logistiques et financières devront être anticipées.

Mosengo-Omba vers la FECOFA ?

Le départ de Mosengo-Omba ouvre une nouvelle perspective. Son nom revient avec insistance en RDC. Il pourrait briguer la présidence de la FECOFA.

Désormais libre, il peut se repositionner. Il affiche une vision axée sur un football rassembleur. Il veut aussi promouvoir l’éducation et les opportunités.

Ce projet pourrait séduire en RDC. En effet, le football congolais traverse une période instable. Les crises internes et les résultats irréguliers fragilisent le système.

Un tournant pour la CAF

Au final, ce comité exécutif marque un tournant. D’un côté, la CAF tourne la page Mosengo-Omba. De l’autre, elle engage des réformes.

Cependant, une question demeure. Ces mesures suffiront-elles à restaurer la confiance ?

Les prochaines semaines seront décisives. La tournée de Motsepe sera scrutée. La décision du TAS sera déterminante. En parallèle, la situation en RDC pourrait évoluer avec une candidature de Mosengo-Omba.

Une chose est sûre : le football africain entre dans une nouvelle phase. Reste à savoir si elle sera synonyme de transparence et d’unité.

L’AFC/M23 amorce un repli stratégique, la diplomatie gagne du terrain

Un vent nouveau semble souffler sur l’Est de la République démocratique du Congo. Depuis plusieurs jours, les combattants de l’AFC/M23 ont entamé un retrait visible dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ce samedi 28 mars 2026, ils ont quitté les localités de Pitakongo et Bunyatenge, après s’être déjà retirés, jeudi et vendredi, d’au moins douze localités du territoire de Lubero, ainsi que de la cité stratégique de Minova. Un mouvement qui couvre près de 30 kilomètres par rapport à leurs positions initiales. Loin d’une déroute militaire, ce repli semble obéir à une logique diplomatique, alors que les pourparlers de paix s’intensifient.

L’information, relayée notamment par TV5Monde et confirmée par plusieurs sources locales, ne passe pas inaperçue. Après des mois d’affrontements et de conquêtes territoriales, les rebelles de l’AFC/M23 battent en retraite. Mais il ne s’agit pas d’une fuite, tient à préciser le maire rebelle de Goma. Ces mouvements sont présentés comme des « repositionnements tactiques », destinés à instaurer un climat de confiance avant les prochaines négociations.

Le centre de gravité des négociations se déplace

Ce retrait intervient dans un contexte diplomatique particulièrement actif. Après les discussions amorcées à Doha, puis à Washington, le centre de gravité des pourparlers pourrait désormais se déplacer vers la Suisse. La confédération helvétique est pressentie pour accueillir les prochaines rencontres entre les parties.

L’enchaînement des événements est parlant : à mesure que les discussions avancent, les positions rebelles reculent. Une corrélation que Kinshasa observe avec attention, y voyant la validation de sa stratégie de fermeté sur la scène internationale.

Un test politique majeur pour Félix Tshisekedi

Pour le président Félix Tshisekedi, cette évolution constitue un test politique de premier ordre. Jamais depuis l’offensive du M23 débutée fin 2021, les rebelles n’avaient consenti à des replis d’une telle ampleur sans être contraints militairement.

Si Kinshasa parvient à obtenir la restitution des zones occupées depuis plus d’un an par la seule pression diplomatique, ce serait une victoire stratégique majeure. Elle conforterait la ligne du gouvernement congolais, qui a misé sur la mobilisation de la communauté internationale et les sanctions contre le Rwanda pour faire plier les rebelles.

Le message est clair : la fermeté paie. Mais la partie est loin d’être gagnée.

Des zones d’ombre persistantes

Ce repli, aussi significatif soit-il, laisse subsister d’importantes zones d’ombre. La destination des troupes en mouvement reste incertaine. Où se redéploient les combattants de l’AFC/M23 ? Se préparent-ils à une nouvelle offensive, ou ces retraits annoncent-ils un véritable désengagement ?

Surtout, Goma, le chef-lieu du Nord-Kivu, demeure sous l’influence du mouvement rebelle. La ville, carrefour économique et humanitaire stratégique, reste aux mains des hommes du M23. Tant que cette situation perdurera, toute idée de victoire définitive sera prématurée.

Le maire rebelle de Goma a d’ailleurs tenu à rappeler que ces repositionnements n’étaient pas un abandon, mais un geste destiné à faciliter le dialogue. Une nuance qui laisse entendre que la main tendue pourrait se refermer si les pourparlers n’aboutissent pas.

Une victoire diplomatique en vue ?

La question qui agite désormais les observateurs est simple : Félix Tshisekedi est-il en passe de remporter une victoire stratégique sans recourir à des affrontements directs de grande envergure ?

Les éléments plaident en ce sens. La pression internationale, les sanctions américaines contre l’armée rwandaise, les pourparlers engagés sous l’égide de puissances occidentales : tout semble converger vers un affaiblissement de la position rebelle. Le repli observé ces derniers jours pourrait être le premier signe tangible de cette dynamique.

Mais l’histoire de l’Est congolais est jalonnée d’accords signés puis violés, de trêves suivies d’offensives encore plus meurtrières. La prudence reste donc de mise.

La guerre se déplace sur le terrain diplomatique

Si les armes semblent momentanément se taire, le conflit a changé de nature. Il se déplace désormais sur le terrain diplomatique. Les prochaines semaines diront si ce retrait marque le début d’un processus de paix durable ou s’il ne constitue qu’une simple accalmie avant une nouvelle phase des hostilités.

Pour Kinshasa, l’enjeu est considérable. Une paix négociée, obtenue par la pression internationale, serait une victoire politique immense pour Félix Tshisekedi. Elle conforterait sa légitimité sur la scène nationale et internationale. À l’inverse, une reprise des combats après des gestes unilatéraux de retrait pourrait être perçue comme un aveu de faiblesse.

Pour les populations de l’Est, habituées aux espoirs déçus, le temps est à la prudence. Elles ont vu trop de trêves s’effondrer pour croire au miracle du jour au lendemain. Mais pour la première fois depuis longtemps, un retrait rebelle d’ampleur intervient sans qu’une offensive militaire ne l’ait provoqué. C’est peut-être cela, le vrai signe : la guerre n’est plus seulement une affaire de fusils et de tranchées. Elle se joue aussi, désormais, dans les salons feutrés des chancelleries.

Et dans cette partie-là, Félix Tshisekedi semble avoir pris l’avantage. Reste à transformer l’essai.

La Jamaïque rejoint la RDC en finale des barrages : un défi défensif attend les Léopards

L’affiche est désormais connue. Ce vendredi, les Reggae Boys de la Jamaïque ont validé leur ticket pour la finale des barrages intercontinentaux en s’imposant péniblement (1-0) face aux Cagous de la Nouvelle-Calédonie. Ils affronteront les Léopards de la République démocratique du Congo, mardi 31 mars à Guadalajara. Une rencontre où tout se jouera en 90 minutes. La RDC, favorite sur le papier, devra se méfier d’une équipe jamaïcaine qui a montré de solides qualités défensives.

Le scénario était attendu, mais la manière a réservé son lot de surprises. Face à la Nouvelle-Calédonie, nation mineure du football océanien, les Jamaïcains s’attendaient à un match plus aisé. Ils ont finalement dû batailler jusqu’au bout pour s’imposer sur le plus petit des scores.

Les Cagous, privés de nombreux cadres pour cette compétition, ont livré une prestation honorable. Solides défensivement, ils ont tenu tête à leurs adversaires pendant de longues minutes, ne cédant que sur un détail. Mais leur manque d’incisivité devant le but les a condamnés. Incapables de faire la différence dans le dernier geste, ils quittent le Mexique la tête haute, avec le sentiment d’avoir laissé passer une occasion.

Une défense jamaïcaine bien organisée

Le principal enseignement de cette demi-finale tient dans la solidité défensive des Reggae Boys. Face à des Néo-Calédoniens pourtant courageux, la charnière jamaïcaine a rarement été prise à défaut. Bien organisés, disciplinés tactiquement, les hommes de Steve McClaren ont montré qu’ils ne seraient pas des faire-valoir.

C’est sur ce point que les Léopards devront se méfier. La RDC, qui a hérité d’un parcours impressionnant pour arriver jusqu’ici – avec des éliminations du Cameroun et du Nigeria – partira avec le statut de favori. Mais les Jamaïcains, conscients de leur infériorité technique probable, miseront sur ce bloc défensif compact pour exister.

Les Léopards ont-ils des raisons de s’inquiéter ?

À première vue, non. La sélection de Sébastien Desabre a montré lors des barrages africains qu’elle savait répondre présent dans les moments décisifs. Le jeu produit par les Jamaïcains, laborieux face à une Nouvelle-Calédonie pourtant limitée, n’a pas de quoi effrayer des Congolais habitués à affronter des cadors du continent.

Mais la prudence reste de mise. Un match sec, à élimination directe, se joue souvent sur des détails. Une erreur défensive, un coup de pied arrêté, une inspiration individuelle : autant d’éléments qui peuvent faire basculer une rencontre. Les Léopards en savent quelque chose, eux qui ont éliminé le Nigeria aux tirs au but après un match d’une intensité rare.

Les Jamaïcains, eux, n’auront rien à perdre. Qualifiés pour cette finale alors que personne ne les attendait, ils joueront leur carte à fond, portés par l’espoir d’offrir à leur pays une deuxième participation à une Coupe du monde, après celle de 1998.

Des caractéristiques proches

Un constat s’impose à la lecture de cette demi-finale : les deux sélections présentent des caractéristiques assez proches, surtout sur le plan défensif. La Jamaïque a bâti sa qualification sur un bloc solide et une organisation sans faille. La RDC, elle aussi, a souvent fait de sa solidité un atout dans les moments chauds.

Le match de mardi pourrait donc se révéler fermé, tactique, avec peu d’espaces. Dans ce type de confrontation, les détails font la différence. Un coup franc bien placé, une percée de Yoane Wissa, une sortie hasardeuse du gardien jamaïcain : autant de scénarios qui peuvent offrir le sésame.

Le staff technique congolais, présent à Guadalajara depuis plusieurs jours, a eu tout loisir d’étudier son adversaire. Les renseignements collectés lors de cette demi-finale seront précieux pour trouver les failles et préparer le plan de jeu adéquat.

Un match pour l’histoire

Mardi 31 mars, les Léopards joueront leur avenir. Une victoire, et la RCDC retrouvera la Coupe du monde 52 ans après sa seule participation, en 1974. Une défaite, et ce sera une nouvelle génération qui passera à côté de l’histoire.

Les hommes de Sébastien Desabre l’ont dit et répété : ils sont conscients de ce qui les attend. La victoire face aux Bermudes en amical (2-0) a permis de peaufiner les réglages et de monter en régime. Maintenant, place à la vérité du terrain.

La Jamaïque, elle, jouera sa chance sans complexe. Qualifiée pour cette finale après un parcours sans éclat, elle n’a rien à perdre. C’est souvent dans cette configuration que les surprises arrivent.

Les Léopards sont prévenus. Le piège défensif jamaïcain les attend. À eux de le déjouer.

Musika Na Kipaji : à Goma, la culture comme arme de paix et de résilience féminine

Dans l’Est de la République démocratique du Congo, les armes ont longtemps imposé leur loi. Pourtant, la culture s’affirme aujourd’hui comme un langage de résistance et d’espoir. Ainsi, du vendredi 27 au dimanche 29 mars, Goma et la localité de Shasha accueillent la 7e édition du festival Musika Na Kipaji. Cette année, l’événement met à l’honneur la résilience féminine comme moteur de paix. Au-delà des spectacles, les organisateurs poursuivent un objectif clair : transformer les traumatismes en opportunités de dialogue.

Créé en 2019 par l’association Musika Na Kipaji (mnK/Asbl), le festival repose sur une idée simple. Dans une région marquée par les conflits, les populations ont besoin d’espaces pour s’exprimer. Elles doivent aussi pouvoir rêver et se projeter.

Sa devise, « Rêve, travaille, inspire », résume cette ambition. En effet, il ne s’agit pas seulement de divertir. Le festival utilise la musique, la danse et la parole comme des outils de reconstruction sociale.

Les femmes au cœur de l’édition 2026

Cette année, les organisateurs placent les femmes au centre du projet. Dans les conflits de l’Est, elles restent les premières victimes. Elles subissent des violences, des déplacements forcés et des pertes familiales.

Cependant, elles participent peu aux processus de paix. Les espaces de décision leur échappent souvent. Face à ce constat, le festival veut changer les choses. Il leur offre une scène et renforce leur visibilité.

Ainsi, Musika Na Kipaji encourage leur rôle dans la construction de la paix. Ce choix envoie un message fort. Dans le contexte actuel, la résilience du Kivu passe aussi par les femmes.

Un programme entre formation et culture

Pendant trois jours, le festival propose des activités variées. D’abord, les organisateurs misent sur la formation. Soixante jeunes leaders suivront un programme axé sur l’art et la paix. L’objectif consiste à former une génération engagée.

Ensuite, une grande journée culturelle rassemblera entre 3 000 et 5 000 participants. Ce moment favorisera la guérison collective. Dans une région marquée par les traumatismes, ces espaces restent essentiels.

Par ailleurs, le film RIZIKI sera projeté. Il servira de base à des échanges sur la résilience et la coexistence. Ces discussions permettront d’aborder des sujets sensibles.

Enfin, le 29 mars, le Foyer culturel de Goma accueillera une journée artistique. La programmation mettra en avant des talents locaux. Ainsi, le festival valorise la richesse culturelle du Kivu.

Une scène artistique dynamique

Le festival réunira plusieurs artistes de la scène locale et régionale. Parmi eux figurent Miss Mell, Detty Darba, Mme Moury, Sivan, Charmeuse Muse, Esther Chirezi, Jully Mus, Staner et Kim Chanceline.

En parallèle, les arts de la scène auront une place importante. Le Folk intercommunautaire du Kivu, le collectif Arcenic Girls et des acrobates se produiront. Le groupe Vision Band Music accompagnera ces performances.

Ainsi, la diversité artistique reflète le dynamisme culturel de la région.

Une plateforme de transformation sociale

Au-delà des spectacles, le festival joue un rôle social majeur. L’association Musika Na Kipaji agit toute l’année à Goma. Elle travaille sur les droits humains, l’éducation citoyenne et l’autonomisation des femmes.

Grâce à plus de 60 bénévoles, elle crée des espaces de dialogue. Elle encourage aussi la créativité et la reconstruction. Dans un contexte difficile, ces initiatives deviennent essentielles.

La culture comme résistance

Dans ce contexte, le festival dépasse le cadre artistique. Il devient un acte de résistance. Il s’oppose à l’oubli et à la banalisation de la violence.

En réunissant des milliers de personnes, l’événement envoie un signal fort. Le Kivu ne se résume pas aux conflits. Il porte aussi une énergie créative et une volonté de vivre.

Pendant trois jours, Goma et Shasha vibreront au rythme des artistes. Pour les participants, ce sera un moment d’espoir. Pour les organisateurs, c’est une étape de plus. Leur objectif reste clair : faire de la culture un levier durable de paix dans l’Est de la RDC.

Kikwit : Félix Tshisekedi inaugure le nouveau QG de la 11e région militaire

Sous une pluie persistante, la ville de Kikwit a vécu un moment historique. En effet, ce jeudi 26 mars 2026, le président Félix Tshisekedi a inauguré le quartier général de la 11e région militaire. Cette cérémonie s’inscrit dans une dynamique de modernisation des FARDC. Elle reflète aussi la vision d’une armée « républicaine, professionnelle, moderne et dissuasive ».

L’avion présidentiel a traversé les nuages avant d’atterrir à Kikwit. Malgré la pluie, les autorités locales et les officiers ont répondu présents. De plus, une foule nombreuse attendait le chef de l’État. À sa descente, Félix Tshisekedi a salué les officiels. Ensuite, Guy Kabombo Muadiamvita l’a accueilli aux côtés des autorités provinciales.

Le cortège s’est dirigé vers le site du nouveau quartier général. Sur place, la cérémonie s’est tenue dans une atmosphère solennelle.

Quatre infrastructures en 19 mois

Cette inauguration ne constitue pas un acte isolé. Au contraire, elle s’inscrit dans un programme plus large. En effet, en 19 mois, le ministère de la Défense a lancé ou achevé quatre infrastructures militaires.

Ce rythme soutenu traduit une volonté politique claire. L’objectif reste de renforcer les capacités de l’armée face aux défis sécuritaires.

Cette stratégie repose sur un principe simple : le trinôme FEC. Il s’agit de la Formation, de l’Équipement et du Casernement. Ainsi, le gouvernement considère ces trois axes comme indissociables. On ne forme pas efficacement sans conditions de vie décentes. De même, l’équipement reste inutile sans un cadre adapté.

« Un révélateur des efforts du gouvernement »

Dans son discours, Guy Kabombo Muadiamvita a salué cette avancée. Selon lui, cette réalisation reflète les efforts constants du gouvernement.

Il a également rappelé la vision du président. Félix Tshisekedi veut placer la modernisation militaire au cœur de son action. « Aujourd’hui, à Kikwit, nous posons une nouvelle pierre », a-t-il affirmé.

Une armée républicaine et dissuasive

Ensuite, le ministre a détaillé ses priorités. D’abord, il insiste sur la réorganisation des unités des FARDC. L’objectif consiste à renforcer leur présence sur tout le territoire. Ainsi, il veut mettre fin aux replis stratégiques du passé.

Par ailleurs, il ambitionne de bâtir une armée moderne et disciplinée. Cette armée doit servir la nation et respecter les lois. Elle doit aussi être capable de dissuader toute menace.

Une réponse aux besoins du terrain

Cette infrastructure répond à des besoins concrets. En effet, lors d’une mission en juillet 2024, les militaires avaient alerté sur leurs conditions de vie. Ils évoquaient des difficultés qui affectaient leur moral.

Aujourd’hui, le gouvernement apporte une réponse directe. De plus, le ministre promet d’étendre cette politique à d’autres régions. L’accent portera aussi sur la santé des militaires et de leurs familles.

Appel à la responsabilité

Le ministre s’est ensuite adressé aux officiers de Kikwit. Il leur demande de bien gérer ces infrastructures. En effet, un bâtiment ne vaut que par son entretien et son utilisation.

Par ailleurs, il insiste sur la relation avec la population. Une armée républicaine doit rester proche des citoyens. Elle doit aussi écouter et protéger.

Une vision qui prend forme

Au-delà de l’inauguration, une vision se concrétise. Celle d’une armée modernisée et plus professionnelle.

Cependant, les défis restent nombreux. Le conflit dans l’est et les tensions régionales persistent. Malgré cela, le message est clair. L’État investit dans son armée, non seulement en équipements, mais aussi en infrastructures.

Pour les militaires de la 11e région, ce bâtiment a une forte valeur symbolique. Il représente une reconnaissance. Il incarne aussi une promesse d’amélioration des conditions de vie.

Ainsi, sous la pluie de Kikwit, Félix Tshisekedi a lancé un signal fort. De son côté, Guy Kabombo Muadiamvita promet de poursuivre cette dynamique. Pour les FARDC, une nouvelle étape commence.

Mobile-first comme une nouvelle norme : pourquoi les applications définissent-elles l’avenir du betting en Afrique ?

Les progrès technologiques rapides ont jeté les bases du développement futur de l’industrie de l’iGaming. Les plateformes de bureau appartenant désormais au passé, l’année 2026 marquera la transition définitive des utilisateurs vers les applications mobiles. Plus de 70 % des paris en Afrique sont effectués sur smartphones et tablettes.

Loin d’être une tendance passagère, mobile-first est une nouvelle logique pour le marché de l’iGaming

Plus de 94 % des utilisateurs parient depuis un smartphone, et les principaux opérateurs ont intégré cette tendance comme principe fondamental de l’industrie et adapté leurs produits en conséquence. La société 1xBet a été parmi les pionnières du développement des paris mobiles, proposant aux utilisateurs une version adaptée de son site web officiel et des applications mobiles optimisées pour les appareils iOS et Android. Ces applications permettent de parier en mobilité et de rester connecté au jeu en permanence. La popularité croissante des technologies mobiles ouvre la voie à de nouvelles approches et génère des profits considérables : la niche des jeux en ligne en Afrique traverse une période de pleine expansion et a déjà dépassé les 17,6 Md $. Dans de nombreux pays du continent, les smartphones sont devenus le principal canal d’accès aux paris. Par conséquent, une plateforme mobile performante est indispensable pour tout opérateur.

L’optimisation technique du produit est cruciale, notamment en cas de connexion Internet instable et de diversité d’appareils. Par exemple, l’app 1xBet privilégie une faible consommation de données et un fonctionnement stable, même avec des ressources limitées.

Grâce au développement des technologies mobiles, le secteur africain des jeux en ligne connaît une croissance non seulement financière, mais aussi en termes d’activité des utilisateurs. Il compte aujourd’hui plus de 440 millions de joueurs actifs, et ce nombre ne cesse d’augmenter.

La localisation : un facteur clé de succès

Le secteur africain de l’iGaming est un marché à plusieurs niveaux qui regroupe différents pays, chacun présentant ses spécificités. 1xBet allie avec brio expérience internationale et flexibilité régionale, offrant aux utilisateurs une interface conviviale et adaptée à leur localisation, ainsi qu’un large choix de solutions de paiement, y compris les services d’opérateurs spécialisés.

En Afrique, les transactions en espèces via des agents de paiement, ainsi que les services mobiles de dépôt et de retrait, sont très répandus. 1xBet a su intégrer ces solutions à sa plateforme mobile. Dans de nombreux pays, les portefeuilles mobiles sont devenus le principal instrument financier pour les paris, renforçant ainsi le rôle des applications mobiles comme point d’interaction privilégié avec l’utilisateur.

Aujourd’hui, les utilisateurs choisissent un opérateur en fonction de son expérience et de ses performances, plutôt que des avantages concurrentiels mis en avant dans les publicités. 1xBet mobile allie rapidité, stabilité et simplicité d’utilisation pour créer un environnement de jeu optimal.

1xBet est au cœur de la création d’une nouvelle infrastructure iGaming en Afrique

L’entreprise 1xBet ne se contente pas de suivre les tendances du secteur, mais élabore une nouvelle logique de marché fondée sur le principe du « mobile first ». La plateforme mobile de la marque répond à tous les besoins des joueurs et s’adapte parfaitement à leurs habitudes mobile-first. Parallèlement, l’optimisation du produit et l’intégration de nouvelles idées sont des processus continus.

Grâce à cette approche, 1xBet a conquis la reconnaissance des utilisateurs et des experts du secteur, en s’offrant le prix « Best on Mobile 2026 » au sommet SiGMA Africa 2026. Le produit de l’entreprise est devenu l’incarnation de la nouvelle réalité des paris mobiles et a renforcé sa position dans une région stratégique.

En 2026, le betting mobile ne concurrence plus celui de bureau : il l’a totalement remplacé. Et ce sont des produits comme 1xBet mobile qui définissent la nouvelle norme de ce créneau.

Lubumbashi : 59 présumés criminels arrêtés lors d’un vaste bouclage à Kampemba

L’étau se resserre sur les fauteurs de troubles à Lubumbashi. En effet, ce mercredi 25 mars 2026, une vaste opération a été menée au quartier Cité des jeunes, dans la commune de Kampemba. Elle a permis d’interpeller 59 présumés malfrats, dont deux femmes. La Police nationale congolaise (PNC), appuyée par les FARDC et d’autres services, a conduit cette action. Ainsi, les autorités renforcent la lutte contre l’insécurité urbaine dans le Haut-Katanga.

Sur le terrain, le commissaire divisionnaire Blaise Kilimbalimba a dirigé l’opération. Les équipes ont ciblé plusieurs domiciles suspectés d’abriter des criminels. Selon la police, les personnes arrêtées seraient impliquées dans des vols, des extorsions et des agressions. De plus, certaines auraient commis des violences contre des jeunes filles et des femmes.

« Les résultats obtenus constituent une avancée importante »

Le général Blaise Kilimbalimba s’est félicité du déroulement de l’opération. Il a salué l’engagement des forces de sécurité. Par ailleurs, il a rappelé que ces actions suivent les instructions du gouverneur intérimaire Martin Kazembe, actuellement en mission à Kikwit.

« Nous avons lancé des bouclages ciblés pour traquer les malfrats jusque dans leurs domiciles. Ainsi, les résultats obtenus aujourd’hui constituent une avancée importante dans la prévention de l’insécurité », a-t-il déclaré.

Ensuite, le chef de la police provinciale a annoncé la poursuite des opérations. Sa position reste claire : « Ce n’est qu’un début. Les opérations vont se poursuivre jusqu’à ce que les criminels quittent la ville. »

Police et armée, une complémentarité affirmée

L’opération de Kampemba illustre une meilleure coordination entre la police et l’armée. En effet, les FARDC mènent des ratissages dans les zones reculées. Pendant ce temps, la police sécurise les centres urbains.

Cette stratégie commence à produire des résultats. Deux jours plus tôt, le lundi 23 mars, les forces de sécurité ont interpellé 28 autres présumés criminels au pont Kalebuka. Cette intervention s’inscrivait dans le cadre de l’opération Ndobo.

Une réponse à l’insécurité ressentie

Ces interpellations répondent à une forte inquiétude des habitants de Lubumbashi. En effet, les vols à main armée et les agressions se multiplient. Par conséquent, le sentiment d’insécurité a fortement augmenté ces derniers mois.

Pour inverser cette tendance, les autorités intensifient les patrouilles et les bouclages ciblés. Ainsi, l’opération de Kampemba envoie un signal clair. L’État veut reprendre le contrôle des zones les plus touchées.

Le défi du suivi judiciaire

Cependant, une question demeure : ces opérations auront-elles un effet durable ? Dans le passé, plusieurs interpellations massives n’ont pas abouti. Des procédures mal préparées ou des libérations rapides ont souvent affaibli leur impact.

Le général Kilimbalimba a lui-même évoqué ce défi. Il distingue les délinquants locaux des réseaux plus organisés. Or, arrêter les exécutants ne suffit pas. Il faut aussi démanteler les filières et identifier les commanditaires.

Désormais, la justice devra prendre le relais. Les 59 personnes arrêtées seront présentées devant les tribunaux. Des poursuites solides et des sanctions claires enverraient un message fort contre l’impunité.

Une mobilisation à confirmer

Pour l’instant, les habitants de Kampemba saluent ces interpellations. Toutefois, ils attendent des résultats durables. La question reste simple : cette mobilisation va-t-elle se maintenir ?

Le commissaire Kilimbalimba se veut rassurant. Selon lui, les opérations vont continuer. L’objectif reste ambitieux : pousser les criminels à quitter la ville.

Cependant, atteindre ce résultat demandera plus que des arrestations. Il faudra des moyens, mais aussi une coopération étroite entre la police, la justice et la population.

En attendant, Lubumbashi a connu un coup de filet important. Pour les 59 suspects, une nouvelle étape commence. Pour les habitants, un répit semble possible. Néanmoins, la lutte contre l’insécurité reste un combat de longue durée.

Augustin Kabuya à Joseph Kabila : « Le Congo ne sera jamais divisé »

La réponse est venue, cinglante. En effet, ce mercredi 25 mars 2026, le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, a réagi aux déclarations de l’ancien président Joseph Kabila. Devant des militants réunis au siège du parti à Kinshasa, il a balayé ces critiques. « Joseph Kabila n’a aucune leçon de démocratie à nous donner », a-t-il martelé. Puis, il a ajouté : « Le Congo ne sera jamais divisé. »

La scène se déroule au siège de l’UDPS, à Kinshasa. Augustin Kabuya, visage fermé, répond point par point. Il vise directement les accusations lancées la veille par l’ancien chef de l’État. En effet, Joseph Kabila, dans un entretien à un média belge, a dénoncé une « dérive autoritaire ». De plus, il a évoqué une possible « soudanisation » du pays.

Le secrétaire général de l’UDPS ne mâche pas ses mots. Selon lui, l’ancien président n’a aucune légitimité pour donner des leçons de démocratie. Ainsi, il fait clairement référence aux années de pouvoir de Joseph Kabila, de 2001 à 2019. Cette période a été marquée par de fortes tensions politiques. L’opposition a souvent subi des répressions, y compris l’UDPS.

« Le Congo appartient aux Congolais »

Augustin Kabuya veut rassurer les militants. Plus largement, il s’adresse à toute la population. « Ce pays ne sera jamais divisé », répète-t-il. Il répond ainsi aux craintes évoquées par l’ancien président.

Ensuite, il rappelle un principe central : la souveraineté et l’unité du Congo ne se négocient pas. Ces valeurs dépassent les clivages politiques. « Le Congo appartient aux Congolais », insiste-t-il. Par conséquent, il rejette les scénarios de balkanisation ou de « soudanisation ».

Pas d’accord secret, seulement un héritage politique

Par ailleurs, Augustin Kabuya aborde un autre sujet sensible. Il veut clarifier les rumeurs d’un « accord secret » entre le pouvoir actuel et le camp Kabila.

Il rejette cette hypothèse sans détour. Selon lui, un seul cadre formel a existé : l’accord FCC-CACH après les élections de 2018. Cet accord a permis la coalition au pouvoir. Aujourd’hui, il appartient au passé.

Désormais, affirme-t-il, l’UDPS gouverne seule. Elle agit en cohérence avec le mandat du peuple. Ainsi, aucune négociation occulte ne vient fragiliser cette légitimité.

Des tensions qui s’exacerbent

Cependant, cette passe d’armes intervient dans un contexte déjà tendu. Joseph Kabila, longtemps discret, a choisi de briser le silence. Il veut alerter sur ce qu’il considère comme une dérive autoritaire du régime de Félix Tshisekedi.

Ses propos passent mal au sein de l’UDPS. Le parti y voit une tentative de déstabilisation. En réponse, Augustin Kabuya hausse le ton. Il cherche à marquer le terrain et à afficher la fermeté du parti présidentiel.

Ces échanges rappellent une réalité persistante. La transition politique de 2019 n’a pas effacé les rancœurs. L’UDPS garde en mémoire les années de répression. De son côté, Joseph Kabila conserve une influence politique, notamment à travers le FCC.

Une réponse qui en dit long

Au-delà de la polémique, cette sortie révèle des fractures profondes. À l’approche d’échéances électorales, les positions se durcissent. Chaque camp cherche à s’imposer et à consolider sa base.

Dans ce contexte, la phrase « le Congo ne sera jamais divisé » prend tout son sens. Elle se veut rassurante pour l’opinion. Mais elle trace aussi une ligne rouge face à l’opposition.

Enfin, une question demeure. Cette réponse mettra-t-elle fin à la polémique ? Ou annonce-t-elle une confrontation plus intense ? Une chose est sûre : en politique congolaise, les mots comptent. Et ceux d’Augustin Kabuya pèsent lourd.