Mondial 2026: pourquoi les Léopards respirent encore

Il est 5 heures du matin à Guadalajara, et dans les travées du stade Akron, les visages congolais affichent une déception mêlée de perplexité. Le score est cruel : 1-0 pour la Colombie, un but qui aurait pu, dans un autre temps, sonner le glas des rêves léopards. Mais ce Mondial 2026 a troqué ses vieilles certitudes contre une promesse d’incertitude. « Ce fut un match difficile. La Colombie était supérieure », concède Sébastien Desabre, le sélectionneur français, la voix encore marquée par l’effort. Pourtant, derrière ce constat d’impuissance, une réalité nouvelle s’impose : les Léopards ne sont pas morts.

Dans l’ancien format, deux matches, un point, et l’élimination était une fatalité. Adieu rêves, bonjour valises. Mais le Mondial à 48 équipes a réinventé les règles du jeu. Les huit meilleurs troisièmes de groupes accèdent désormais aux seizièmes de finale. Et dans cette nouvelle donne, la RDC, neuvième de ce classement provisoire, n’est « que » la première équipe non qualifiée. Une position inconfortable, certes, mais surtout une position qui peut basculer en un battement de cil. La photographie du moment est trompeuse, et Desabre le sait mieux que quiconque.

Une équation à trois inconnues

Les calculs sont devenus plus complexes qu’une simple addition de points. La différence de buts, ce chiffre parfois impitoyable, pourrait bien être la clé du destin congolais. Et c’est là que le bât blesse. Le 5-0 infligé par le Portugal à l’Ouzbékistan a créé un écart que les Léopards traînent comme un boulet. Mais dans ce groupe K où le Portugal a pris le large et la Colombie a validé son billet, une issue reste possible.

La RDC doit désormais affronter l’Ouzbékistan lors de la dernière journée. L’équation est simple, presque trompeuse : gagner. Pas de match nul, pas de compromis. « Le prochain match approche à grands pas. Nous devrons prendre des risques. Un match nul ne suffira pas », a martelé Desabre après la rencontre. Une déclaration qui résonne comme un avertissement et comme une promesse. Dans un stade qui leur avait souri lors des éliminatoires, les Léopards savent qu’ils devront non seulement gagner, mais peut-être aussi marquer large pour espérer figurer parmi les meilleurs troisièmes. Un défi supplémentaire, face à une Ouzbékistan que le technicien décrit comme « solide défensivement ».

Une expérience qui forge les champions

Mais au-delà des calculs et des probabilités, il y a cette certitude que Desabre veut insuffler à son groupe : l’expérience. « Le Portugal et la Colombie nous apportent une grande expérience à laquelle nous sommes confrontés, car pour nous, c’est notre première Coupe du monde », a-t-il expliqué. Les Léopards ont appris à leurs dépens ce que signifie affronter les cadors mondiaux. Ils ont encaissé, ils ont souffert, mais ils ont aussi résisté. Face au Portugal, un nul historique. Face à la Colombie, une défaite sans déshonneur. Et demain, face à l’Ouzbékistan, l’occasion de transformer cet apprentissage en exploit.

« Nos joueurs se sont battus sur le terrain pour obtenir un résultat », a rappelé Desabre. Cette abnégation, cette soif de ne pas rentrer bredouille, pourrait bien être l’atout majeur des Congolais. Dans ce nouveau format où les portes restent ouvertes plus longtemps, les Léopards ont encore une chance. Étroite, fragile, mais bien réelle. Une porte qu’ils entendent défoncer face à l’Ouzbékistan, pour que la nuit mexicaine ne marque pas la fin de leur aventure, mais le début d’un nouveau chapitre.

Kinshasa : Daniel Bumba suspend les opérations de la Mission Mixte de Régulation Routière

Le Gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a suspendu les opérations de la Mission Mixte de Régulation Routière (MMRR). Dans un communiqué daté du lundi 22 juin 2026, le Gouvernement provincial a indiqué que ces activités autrefois en vigueur sur 64 carrefours ciblés sont arrêtées sur toute l’étendue de la capitale.

Bien plus, l’exécutif provincial a ordonné la levée de toutes les barrières et le retrait de tous les agents MMRR déployés. Cette mesure, poursuit le document, tient jusqu’à nouvel ordre. Les agents urbains concernés sont invités à se rapprocher de leurs hiérarchies pour instructions.

Kinshasa revient à la configuration classique. La Police Spéciale de Circulation Routière (PCR) reprend seule la main sur la régulation quotidienne. Les automobilistes kinois voient disparaître les postes de contrôle MMRR dès ce 22 juin.

Camions et Division Urbaine : les exceptions qui restent

Le Gouvernement a précisé que les mesures spéciales pour camions et remorques, fixées par le communiqué du 20 janvier 2026, restent en vigueur. C’est également le cas pour les prérogatives de la Division Urbaine des Transports.

L’État ne lâche pas tout. La traque des gros porteurs en heures interdites continue. La MMRR disparaît, mais la régulation ciblée sur les poids lourds et les missions de la Division restent actives.

Plusieurs kinois voient en cette décision un soulagement immédiat aux carrefours. Pour les autorités, c’est un test. La PCR seule suffira-t-elle à fluidifier sans les abus ? Le 22 juin 2026 pourrait marquer une pause dans la guerre contre les embouteillages, mais pas la fin du combat pour la mobilité urbaine.

Mondial 2026 : La RDC s’incline 0-1 face à la Colombie à Guadalajara

Coup d’arrêt pour les Léopards. Pour sa 2e sortie au Mondial 2026, la République démocratique du Congo s’est inclinée 0-1 face à la Colombie ce mercredi 24 juin 2026. La rencontre s’est jouée au stade Akron de Guadalajara, au Mexique. Les Cafeteros ont fait la différence sur une seule incursion décisive. Malgré l’engagement congolais, le score n’a plus bougé jusqu’au coup de sifflet final. Les hommes de Sébastien Desabre concèdent leur première défaite du tournoi.

Le tournant du match porte un nom : Daniel Munoz. Le latéral colombien a surgi à la 76e minute pour tromper Lionel Mpasi d’une frappe sèche. Match comptant pour la 2e journée du groupe K, cette réalisation a plombé le moral des Léopards.

Jusqu’alors, la RDC tenait le choc. Le stade de Guadalajara, plein à craquer, a vibré pour les Cafeteros. Les Colombiens, plus réalistes, ont posé leur jeu et attendu la faille. Munoz l’a trouvée au bon moment.

Une copie moins convaincante que face au Portugal

Le visage présenté par la RDC a surpris. Loin du combat livré contre le Portugal à la 2e journée, les fauves congolais ont manqué de tranchant. La Colombie a siégé devant la défense congolaise durant presque toute la partie. Pression haute, projections rapides, contrôle du tempo : les adversaires ont dicté leur loi.

Il a fallu attendre la 92e minute pour voir le premier tire cadré côté congolais, par Nathanaël Mbuku, entré en jeu en 2e mi-temps. Insuffisant face à une équipe sud-américaine solide et clinique. La sélection africaine a sans doute retenu la leçon.

Groupe K : La Colombie s’envole, la RDC 3e à 1 point

Le classement du groupe K s’est durci après ce résultat. La Colombie prend les commandes avec 6 points, 2 victoires en 2 matchs. Le Portugal suit avec 4 points après 1 victoire et 1 nul. La RDC glisse à la 3e place avec 1 point, 0 victoire, 1 nul et 1 défaite. L’Ouzbékistan ferme la marche avec 0 point.

28 juin : La RDC garde son destin entre les pieds face à l’Ouzbékistan

Tout n’est pas fini pour les Léopards. Non disqualifiés, ils joueront leur qualification lors de la dernière journée contre l’Ouzbékistan, le dimanche 28 juin prochain. En cas de victoire, la RDC comptera sur une défaite du Portugal et le goal-average. Autre option : figurer parmi les meilleurs 3es des groupes.

Certes la route est étroite, mais elle existe. Guadalajara a infligé une gifle. L’Ouzbékistan peut offrir la rédemption. Les Léopards ont 4 jours pour y croire.

RDC – Colombie : Sébastien Desabre affiche ses ambitions et croit à un nouvel exploit des Léopards

La nuit s’annonce longue pour les supporters congolais. À Guadalajara, au Mexique, les projecteurs du Mondial 2026 s’apprêtent à éclairer un rendez-vous qui pourrait marquer un tournant dans l’histoire du football congolais. Face à la Colombie, les Léopards joueront bien plus qu’un simple match de groupe : ils joueront une partie de leur avenir dans cette Coupe du monde.

Après avoir surpris la planète football en arrachant un match nul historique face au Portugal (1-1), les hommes de Sébastien Desabre abordent cette deuxième journée du groupe K avec confiance, mais aussi avec la conscience que chaque point peut désormais faire la différence.

À quelques heures du coup d’envoi, le sélectionneur congolais a donné le ton. Respectueux de l’adversaire, mais loin d’être résigné, le technicien français affiche clairement ses ambitions.

Desabre croit en l’exploit congolais

Dans la salle de conférence du stade Akron, un lieu chargé de souvenirs pour les Léopards puisqu’ils y avaient validé leur qualification pour la Coupe du monde, Sébastien Desabre s’est présenté avec un discours empreint de sérénité et de détermination.

Face à une Colombie victorieuse de l’Ouzbékistan lors de son entrée en lice, le sélectionneur reconnaît la qualité de l’adversaire, sans pour autant lui accorder un statut intouchable.

« Nous respectons la Colombie, mais nous venons pour faire un résultat et maximiser nos chances de qualification », a-t-il affirmé.

Pour Desabre, le groupe K reste totalement ouvert. Avec un point déjà acquis contre le Portugal, la RDC possède encore toutes les cartes en main pour rêver des seizièmes de finale.

Le sélectionneur rappelle d’ailleurs que ses joueurs ont déjà écrit une première page d’histoire en décrochant le premier point et en inscrivant le premier but du pays dans une phase finale de Coupe du monde.

Mais pour lui, l’aventure ne fait que commencer.

Une équipe prête à s’adapter à tous les scénarios

L’une des principales forces des Léopards réside dans leur capacité d’adaptation. Face au Portugal, ils ont démontré une solidité défensive remarquable. Face à la Colombie, le scénario pourrait être totalement différent.

Conscient de cet enjeu, Desabre assure disposer d’un groupe capable d’évoluer dans plusieurs organisations tactiques.

« Un système à trois, un système à quatre… Nous sommes capables d’évoluer dans différents systèmes avec différents profils de joueurs », a expliqué le technicien français.

Même les difficultés rencontrées par la RDC ces dernières semaines, notamment l’inquiétude suscitée par la résurgence d’Ebola dans certaines régions du pays, ne semblent pas perturber l’équipe.

Selon Desabre, ses joueurs sont habitués à gérer la pression et à rester concentrés sur leurs objectifs sportifs malgré les circonstances.

Le milieu de terrain Aaron Tshibola partage cette confiance. Pour lui, la force du groupe repose avant tout sur sa cohésion et sa solidarité.

« Nous sommes très unis et nous avons des joueurs capables de créer des occasions à partir de rien. Nous sommes toujours dangereux en match », a-t-il assuré.

Tout un peuple derrière les Léopards

À plusieurs milliers de kilomètres de Guadalajara, la fièvre monte déjà en RDC. Dans les rues de Kinshasa, Lubumbashi, Goma ou Kisangani, les discussions tournent autour de ce choc attendu contre les Cafeteros.

L’engouement est immense parce que les Congolais sentent que quelque chose de spécial est en train de se construire. Le match nul contre le Portugal a réveillé un rêve que beaucoup pensaient inaccessible.

Face à la Colombie, favorite du groupe sur le papier, les Léopards auront l’occasion de confirmer qu’ils ne sont pas au Mondial pour apprendre, mais pour rivaliser.

Une victoire rapprocherait considérablement la RDC d’une qualification historique pour le tour suivant. Un nul maintiendrait également tous les espoirs.

Lorsque l’arbitre donnera le coup d’envoi dans la nuit de mardi à mercredi, ce ne seront pas seulement onze joueurs qui entreront sur la pelouse du stade Akron. Ce sera tout un peuple qui avancera derrière eux, avec l’espoir de voir les Léopards poursuivre leur incroyable aventure au Mondial 2026.

Le Duel des Titans : Les Léopards face au défi colombien

L’horloge de Kinshasa affichera bientôt 3 heures du matin. Pourtant, dans les artères de la capitale congolaise, la vie ne s’est pas arrêtée. Ce mercredi 24 juin, les nuits blanches auront des airs de carnaval. Les Léopards de la République démocratique du Congo s’apprêtent à entrer dans la danse face à la Colombie, pour un rendez-vous qui pourrait déjà redessiner les contours de ce groupe si ouvert. Au Mexique, le coup d’envoi approche. En RDC, une nation retient son souffle.

Un enjeu continental

Les amateurs de ballon rond le savent : les matches qui se jouent à ces heures indues ont souvent le goût des grandes soirées d’histoire. Et celle-ci ne fera pas exception. Car au-delà du simple résultat, c’est tout un peuple qui vibre à l’unisson, porté par l’espoir de voir ses Léopards écrire une nouvelle page de leur légende mondiale. Après avoir arraché un premier point historique face au Portugal, les hommes du sélectionneur congolais abordent cette rencontre avec une ambition décuplée mais une prudence de rigueur.

Colombie, favorite sous pression

Les Cafeteros, forts de leurs trois premiers points, ne voyagent pas au Mexique pour faire de la figuration. L’ambition colombienne est clairement affichée : valider son billet pour le tour suivant dès ce soir. Et pour cause, l’armada offensive alignée par la sélection sud-américaine ferait pâlir d’envie plus d’un entraîneur. Avec Luis Díaz et James Rodríguez en chefs d’orchestre, la Colombie possède des arguments de poids. Leur capacité à faire basculer un match sur un éclair de génie est bien connue des observateurs.

Mais gare aux certitudes ! Les Léopards ont prouvé face au Portugal qu’ils ne se contentaient plus du simple rôle de figurants. Cette équipe congolaise a faim, elle a soif de reconnaissance, et elle a déjà marqué les esprits en inscrivant son premier but en phase finale de Coupe du Monde. Un exploit qui n’est plus à prouver, mais qu’il faudra confirmer face à des Colombiens peut-être tentés par un excès de confiance.

Un combat de styles annoncé

Si ce duel s’annonce comme un véritable choc des styles, il pourrait bien se transformer en combat tactique. La Colombie, portée par sa tradition offensive, cherchera sans doute à imposer son rythme. Les Cafeteros avancent avec la maîtrise technique qui caractérise le football sud-américain, alternant jeu de passes et accélérations soudaines. De l’autre côté du terrain, la RDC mise sur une organisation défensive sans faille et un collectif soudé. « C’est en équipe qu’on gagne », semblent marteler les Léopards, prêts à faire front.

Les fragilités à débusquer

Le favori a ses failles. Les observateurs avertis l’ont remarqué : la défense colombienne n’est pas le rempart impénétrable qu’elle prétend être. Sur les phases de transition, elle laisse parfois des espaces qu’exploiteraient bien les attaquants congolais. C’est là, précisément, que le match pourrait basculer. Encore faut-il que la RDC fasse preuve de cette efficacité offensive qui lui a parfois fait défaut. La lucidité dans le dernier geste sera la clé.

L’unité nationale au cœur de la nuit

À Kinshasa comme à Lubumbashi, dans les maquis du Nord-Kivu comme sur les terrasses de la Gombe, une même fièvre s’empare des cœurs. Les réseaux sociaux s’enflamment, les pronostics fusent, les messages de soutien se multiplient. Peu importe l’heure, peu importent les difficultés du quotidien : ce soir, les Léopards portent les couleurs et les espoirs d’une nation tout entière. Plus qu’un match, c’est un symbole d’unité qui se joue au cœur de la nuit mexicaine. Et si l’histoire était en train de s’écrire, là, sous les projecteurs, loin des yeux mais tout près des cœurs ?

Ebola en Ituri : Félix Tshisekedi annonce une descente présidentielle sur le terrain

C’est à l’issue d’un entretien en tête-à-tête avec son homologue burundais, Évariste Ndayishimiye, que le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a fait une annonce qui engage sa responsabilité personnelle. Ce mardi 23 juin, depuis la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, le Chef de l’État congolais a confirmé son prochain déplacement en province de l’Ituri, dans l’Est du pays, pour y suivre de près les opérations de riposte contre l’épidémie d’Ebola.

Une décision forte, qui témoigne de la gravité de la situation sanitaire et de la volonté du chef de l’exécutif de ne pas laisser la gestion de cette crise aux seules autorités locales ou aux partenaires internationaux.

La souche Bundibugyo au cœur des préoccupations

L’épidémie actuelle, causée par la souche Bundibugyo, a été au centre des discussions entre les deux chefs d’État. Moins connue que la souche Zaïre, cette variante du virus Ebola n’en demeure pas moins dangereuse et mobilise d’importants moyens sanitaires dans les provinces orientales de la RDC.

« J’ai partagé avec mon frère, le Président Évariste Ndayishimiye, les efforts importants déployés par notre pays pour contenir cette épidémie grâce à la mobilisation des autorités sanitaires, des communautés locales et de nos partenaires nationaux, africains et internationaux », a déclaré Félix Tshisekedi.

Le président burundais, en visite officielle de 48 heures à Kinshasa, a ainsi pu bénéficier d’un état des lieux détaillé de la situation épidémiologique, présenté lors de la réunion de la Task Force nationale de lutte contre Ebola tenue le même jour. Une transparence saluée par les deux parties, alors que les menaces sanitaires ne connaissent pas de frontières.

Une coopération régionale face aux défis sanitaires

Au-delà du cas congolais, les deux dirigeants ont insisté sur la nécessité d’une solidarité accrue entre les États africains face aux urgences sanitaires. Le président Tshisekedi a ainsi plaidé pour une coopération régionale renforcée, articulée autour de trois piliers : la prévention, la surveillance épidémiologique et le partage rapide d’informations.

« Nous avons réaffirmé que les défis sanitaires auxquels l’Afrique est confrontée appellent une solidarité accrue entre les États, une coopération régionale renforcée et une mobilisation continue des mécanismes continentaux de prévention », a-t-il martelé.

Un message qui résonne particulièrement à l’heure où la région des Grands Lacs est confrontée à des crises sanitaires récurrentes, et où la mutualisation des moyens apparaît comme la seule réponse efficace pour endiguer la propagation des virus.

Une descente présidentielle pour évaluer et soutenir

L’annonce de la descente présidentielle en Ituri intervient alors que la riposte contre Ebola a déjà permis des avancées significatives. Selon le ministre de la Santé, Roger Kamba, plus de 500 lits ont été déployés en un mois, 5 laboratoires installés et près de 2 000 cas dépistés mensuellement. La riposte, selon les autorités, « atteint un nouveau niveau élevé ».

Mais le Chef de l’État veut aller plus loin. En se rendant personnellement sur le terrain, Félix Tshisekedi entend évaluer l’évolution de la situation, soutenir les équipes médicales et les communautés locales, et envoyer un signal fort : la lutte contre Ebola est une priorité nationale.

Les attentes autour de la visite présidentielle

Ce déplacement, dont la date précise n’a pas encore été communiquée, est attendu avec impatience en Ituri. La province, déjà éprouvée par des années de conflits armés et d’insécurité, voit dans cette visite présidentielle un signe de reconnaissance et un encouragement pour les populations locales qui vivent dans la crainte du virus.

Les organisations humanitaires présentes sur le terrain espèrent également que cette mobilisation du plus haut niveau de l’État permettra de débloquer des ressources supplémentaires et d’accélérer les opérations de vaccination et de prise en charge des patients. Dans une région où les défis logistiques sont immenses, la présence du président pourrait être un accélérateur décisif.

Un engagement personnel au service de la riposte

En annonçant sa descente en Ituri, Félix Tshisekedi fait le choix de l’engagement direct et de la responsabilité personnelle. Une décision qui, au-delà du symbole, traduit une volonté politique affirmée de ne laisser aucun territoire de la RDC sans la protection de l’État.

Reste à savoir si cette visite présidentielle, couplée aux efforts déjà déployés par les équipes sanitaires et les partenaires internationaux, permettra de venir à bout de cette nouvelle épidémie. En attendant, les yeux sont désormais tournés vers l’Ituri, où le Chef de l’État s’apprête à fouler un sol meurtri mais résilient, pour y porter un message d’espoir et de détermination.

Kinshasa : Tshisekedi et Ndayishimiye scellent un nouveau pacte de coopération

Il est des rendez-vous diplomatiques qui dépassent le simple protocole. La visite d’État de 48 heures du président burundais Evariste Ndayishimiye à Kinshasa en est un parfait exemple. Accueilli à bras ouverts par son homologue Félix-Antoine Tshisekedi à la Cité de l’Union africaine, le chef d’État burundais, également président en exercice de l’Union africaine, n’a pas caché son émotion.

« J’exprime ma profonde gratitude au peuple et aux autorités congolaises pour l’accueil chaleureux et fraternel qui m’a été réservé ainsi qu’à ma délégation », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Cette visite m’a permis de renforcer les liens historiques et d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération entre nos deux nations. »

Un message qui résonne comme une promesse, alors que les deux pays entendent donner un nouvel élan à leur relation, dans tous les domaines : politique, diplomatique, sécuritaire, économique, culturel, humanitaire et social.

Sécurité dans l’Est : Ndayishimiye s’engage personnellement

Au cœur des discussions, la question sécuritaire dans l’Est de la RDC a occupé une place centrale. Face aux menaces récurrentes des groupes armés étrangers et des forces négatives qui ensanglantent la région, le président burundais a appelé à une mutualisation accrue des efforts entre les États de la région.

« J’ai réaffirmé mon engagement personnel en faveur de la médiation africaine. J’ai également eu l’occasion de réitérer mon soutien constant aux institutions de la RDC dans leur mission essentielle de restauration de la paix », a martelé Ndayishimiye.

Un engagement d’autant plus significatif qu’il intervient dans un contexte régional complexe, où les processus de paix peinent à produire des résultats tangibles. Le président burundais a insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de suivi existants, gage d’une stabilisation durable.

Commission mixte permanente : le rendez-vous de septembre à Bujumbura

Dans le sillage de cette visite, les deux chefs d’État ont convenu d’un calendrier concret pour matérialiser leurs ambitions communes. Le président Tshisekedi a ainsi annoncé la tenue, au mois de septembre 2026 à Bujumbura, de la session de la Commission mixte permanente de coopération entre les deux pays.

« Nous avons réaffirmé notre volonté commune de donner une nouvelle impulsion à la coopération entre la RDC et le Burundi », a déclaré le président congolais.

Cette commission, qui sera la première du genre depuis plusieurs années, doit permettre de décliner opérationnellement les accords conclus lors de cette visite historique et de poser les jalons d’une coopération renouvelée, au service des populations des deux rives du lac Tanganyika.

Épidémie d’Ebola : Tshisekedi annonce une descente en Ituri

Autre sujet brûlant abordé lors du point de presse conjoint : la riposte contre l’épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit actuellement en RDC. Le ministre de la Santé, Roger Kamba, a d’ailleurs dressé un bilan encourageant des efforts déployés : « Plus de 500 lits ont été déployés en un mois, 5 laboratoires installés, et en termes de dépistage, on est arrivé à 2 000 cas dépistés par mois. La riposte atteint un nouveau niveau élevé. »

Un optimisme mesuré, mais qui a convaincu le chef de l’État congolais de se rendre personnellement sur le terrain. Félix Tshisekedi a ainsi annoncé sa descente prochaine dans la province de l’Ituri, dans le nord-est du pays, pour s’imprégner de l’évolution de l’épidémie et superviser les opérations.

« La protection de la santé de nos populations demeure un impératif collectif ainsi qu’un pilier essentiel de la stabilité, de la résilience et du développement durable de notre continent », a-t-il souligné.

Le porte-parole du gouvernement a également salué cette initiative présidentielle, qui témoigne de la mobilisation au plus haut niveau de l’État face à cette crise sanitaire. Une mobilisation qui, espèrent les autorités, contribuera à endiguer l’épidémie et à rassurer les populations locales.

Une coopération sanitaire régionale en perspective

Au-delà de l’engagement national, la visite du président burundais a également permis d’aborder les défis sanitaires sous un angle continental. Les deux chefs d’État ont réaffirmé que ces enjeux exigent une solidarité accrue entre les États, une coopération renforcée et une mobilisation permanente des mécanismes de prévention et d’alerte précoce.

Un message fort, à l’heure où les épidémies ne connaissent pas de frontières et où la mutualisation des moyens apparaît comme la seule réponse efficace pour faire face aux menaces sanitaires qui pèsent sur la région des Grands Lacs.

 Une visite qui ouvre une nouvelle ère

En 48 heures, Evariste Ndayishimiye et Félix Tshisekedi ont posé les bases d’une relation bilatérale revitalisée, tournée vers l’action et la résolution concrète des défis communs. Sécurité, coopération économique, lutte contre les épidémies : les chantiers sont vastes, mais la volonté politique affichée par les deux dirigeants laisse entrevoir des perspectives prometteuses.

Rendez-vous est pris pour septembre à Bujumbura, où la Commission mixte permanente devra transformer ces belles déclarations en réalisations tangibles. En attendant, le président Tshisekedi s’apprête à fouler le sol d’Ituri, une terre meurtrie mais résiliente, pour y porter un message d’espoir et de mobilisation.

Mondial 2026 : Le récap’ fou d’une journée qui a tout changé

Ils ont tremblé, ils ont couru après le score, ils ont cru toucher le fond. Mais les Fennecs ont finalement prouvé qu’ils avaient le cœur solide. Menés au score pendant plus d’une heure par la surprenante Jordanie, les Algériens ont renversé la vapeur dans les vingt dernières minutes pour s’imposer 2-1 à Santa Clara, près de San Francisco. Une bouffée d’oxygène qui relance totalement leur Mondial.

Pourtant, tout avait mal commencé pour les coéquipiers de Riyad Mahrez. Après la correction infligée par l’Argentine en ouverture (3-0), l’Algérie abordait ce deuxième match avec le couteau entre les dents. Mais la Jordanie, pour sa toute première Coupe du monde, ne s’est pas laissé intimider. Sur un contre éclair, Nizar Al-Rashdan a trompé Luca Zidane d’une frappe entre les jambes de Rayan Aït-Nouri (36e). L’ogre algérien était à terre.

Les occasions algériennes s’accumulaient pourtant. Mahrez, deux fois lancé en profondeur, s’est d’abord emmêlé (20e) avant de buter sur le gardien jordanien Yazeed Abulaila (33e). Mais quand l’efficacité fuit, la réussite finit par tourner.

Et c’est sur corner que le salut est venu. Nadhir Benbouali, d’un coup de tête rageur devant trois adversaires, a rétabli l’égalité (69e). Puis, sur un nouveau corner, Amine Gouiri a fait parler son instinct de renard des surfaces pour offrir la victoire aux siens (82e). Un but validé à la limite du hors-jeu, le bras et la main du Marseillais étant les seules parties du corps du mauvais côté de la ligne – ce qui ne compte pas dans la règle.

La victoire est immense. Elle offre surtout une perspective radieuse aux Fennecs : un dernier match décisif face à l’Autriche à Kansas City. Un match nul pourrait même suffire pour intégrer les huit meilleurs troisièmes. Douze ans après leur dernière participation à un Mondial, les Algériens tiennent enfin leur premier succès. Et ils ne comptent pas s’arrêter là.

Messi, record absolu : « Personne ne sait ce qui peut se passer maintenant »

Et dire qu’il avait débuté sa soirée par une anomalie. En manquant un penalty à la 9e minute face à l’Autriche, Lionel Messi est devenu le joueur cumulant le plus d’échecs dans l’exercice en Coupe du monde. Ironie du sort pour celui qui allait quelques minutes plus tard entrer dans la légende éternelle.

Car cette nuit, à Kansas City, Messi a définitivement effacé Miroslav Klose des tablettes. Avec un doublé (2-0), l’octuple Ballon d’Or a porté son total à 18 buts en Coupe du monde. Le premier – son 17e – est un pur chef-d’œuvre signé du gauche, une frappe en une touche à l’entrée de la surface qui a filé dans le petit filet. Le second, un but d’acharné en deux temps après avoir traîné dans la surface, lui a offert le record en solitaire.

Alors qu’il fêtera ses 39 ans dans deux jours, l’Argentin n’a jamais semblé aussi rayonnant. 5 buts en deux matches après son triplé inaugural contre l’Algérie. 12 buts depuis ses 35 ans. Une longévité hors du commun qui défie tous les pronostics.

Avec ce succès, l’Argentine est déjà assurée de la première place du groupe J et file en seizièmes de finale. La Jordanie sera le prochain adversaire sur sa route. Et si Messi continue sur ce rythme, son 19e but ressemble à une évidence, son 20e – vingt ans après le premier – à un destin tout tracé.

Mais lui-même le rappelle : « Personne ne sait ce qui peut se passer maintenant. » Une phrase qui résonne comme un avertissement pour le reste du monde.

Sénégal : le cauchemar continue, Koulibaly sur la sellette

Le Sénégal n’est plus champion d’Afrique que de nom. La nuit dernière, à l’heure où les Lions de la Téranga espéraient se relancer, ils ont sombré face à la Norvège (3-2). Une défaite qui les place au bord du précipice avant l’ultime journée.

Pourtant, les coéquipiers de Moussa Niakhaté avaient bien débuté. Mais les erreurs individuelles, et surtout celles de leur capitaine, ont tout fait basculer. Kalidou Koulibaly a vécu un véritable cauchemar : une boulette sur l’ouverture du score, deux autres sur les deuxième et troisième buts norvégiens. Une prestation jugée « impardonnable » par la presse sénégalaise, qui lui a attribué la note de 1/10.

Sur les réseaux sociaux, les supporters ne l’ont pas raté : « Six buts encaissés, il est fautif sur les 5. Merci Koulibaly »« Vous êtes sûrs qu’il est Sénégalais ? » Les critiques fusent, parfois violentes. Son coéquipier Ismail Jakobs a tenté de le défendre : « Tout le monde fait des erreurs. À la fin, c’est l’équipe qui perd, pas une seule personne. »

Mais le sélectionneur Pape Thiaw est également dans le viseur. Critiqué pour avoir reconduit le même onze battu par la France, il a laissé son capitaine sur le terrain malgré un premier acte catastrophique. « Son management est difficile à comprendre », analyse WiwiSport. « Le Sénégal a traversé plusieurs moments dans le match comme s’il avait un résultat à préserver, pas une victoire à arracher. »

Ajoutez à cela un sélectionneur sans contrat et des primes de qualification impayées, et le climat dans la tanière semble électrique. Le Sénégal, qui n’avait jamais perdu deux matches de suite en phase de poules en quatre participations, vit un moment d’incertitude absolue. Un dernier match pour sauver l’honneur. Ou pour sombrer définitivement.

France : Mbappé et les Bleus déjà qualifiés, la tempête épargne Philadelphie

La pluie, l’orage, une interruption de plus d’une heure et demie… Rien n’a arrêté la machine française. À Philadelphie, les Bleus ont validé leur ticket pour les seizièmes de finale en dominant l’Irak (3-0). Une qualification expéditive, signée d’un doublé de Kylian Mbappé et d’un bijou d’Ousmane Dembélé.

Mbappé, pour sa 100ᵉ sélection, n’a pas traîné. Dès la 14e minute, un missile du gauche dans le petit filet opposé ouvrait le score. Son 15e but en Coupe du monde, qui le rapproche à trois longueurs du record de Messi. Puis, servi par Dembélé, il a inscrit son 16e en puissance dans le but vide (54e).

L’ancien Parisien, désormais meilleur buteur de l’histoire des Bleus (58 réalisations), a encore fait trembler les défenses. Mais c’est Dembélé qui a mis le coup de grâce d’une frappe croisée du droit (66e). Entre-temps, un magnifique lob de Michael Olise avait flirté avec la transversale (58e). Le score aurait pu être plus lourd.

Côté météo, les spectateurs ont été évacués à la mi-temps en raison d’un risque d’orage. Une grosse averse à la 35e minute avait déjà poussé les supporters des gradins découverts à se mettre à l’abri. Plus d’une heure trente plus tard, les joueurs sont revenus sur la pelouse pour terminer le travail. Et quelle manière.

Avec cette victoire, la France aborde son dernier match face à la Norvège avec un avantage psychologique et une différence de buts déjà bien garnie. Les Bleus sont en 16es. La suite s’annonce tout aussi palpitante.

Haut-Katanga : Le Village des opportunités s’installe à Lubumbashi du 9 au 11 juillet prochain

Le Ministère de la Jeunesse et Éveil Patriotique annonce l’arrivée du « Village des Opportunités » à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga. Le rendez-vous est pris du 9 au 11 juillet 2026. Pendant 72 heures, la jeunesse locale aura un espace 100% dédié. L’objectif est de rencontrer, s’informer, se former et décrocher des opportunités concrètes.

Fini les discours, place à l’action de proximité. Le Ministère veut rapprocher l’État des jeunes et transformer l’attente en projets réels.

Trois piliers, une seule ambition. Le Village va centraliser l’information utile : emploi, entrepreneuriat, financement, programmes gouvernementaux. Côté formation, ateliers pratiques pour booster les compétences. Et surtout, accès direct aux opportunités : stands, partenaires et structures d’appui.

Le format « village » casse les barrières administratives. Les jeunes du Haut-Katanga n’auront plus à courir partout pour trouver une porte d’entrée. Tout sera regroupé sous une même tente.

Priorité Jeunesse : la stratégie de proximité en marche

La politique jeunesse sort des bureaux de Kinshasa. Elle va vers les provinces. Lubumbashi est la prochaine étape après d’autres éditions. L’idée : écouter les besoins locaux, adapter les réponses et créer du lien direct entre institutions et bénéficiaires. Le « Village des Opportunités » devient un laboratoire terrain pour tester des solutions adaptées au contexte katangais.

Étudiants, diplômés sans emploi, porteurs de projets, associations : tout le monde est concerné. Du 9 au 11 juillet, Lubumbashi devient la capitale des possibilités. Le Ministère invite à saisir ce moment. Trois jours pour poser des questions, apprendre un métier, déposer un dossier et créer un réseau.

Dans un contexte où l’accès à l’information freine beaucoup de jeunes, ce Village veut être le déclic. L’avenir ne s’attend pas, il se construit.

RDC : La Coalition C64 condamne les violences contre l’Église catholique et exige une enquête indépendante

La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a condamné, lundi 22 juin 2026, les violences visant plusieurs églises catholiques à Kananga, Luebo et Kinshasa. Dans son communiqué, l’opposition a déploré aussi des actes d’intimidation contre des membres de la hiérarchie ecclésiastique. Elle a dénoncé des attaques qui « portent atteinte à la liberté de religion et violent le caractère inviolable des lieux de culte garanti par la Constitution ».

Selon Fayulu, Kabund, Katumbi, Matata et Sesanga, ces violences s’inscrivent dans un contexte plus large. Ils pointent la multiplication des discours de haine, des appels publics au meurtre et des intimidations dans l’espace public.

« Après les agressions déjà enregistrées contre des acteurs politiques et des citoyens engagés, l’Église catholique devient à son tour visée », a souligné le document. Pour la coalition, cela traduit une banalisation inquiétante de la violence comme méthode de règlement des divergences. « S’attaquer aux lieux de culte », poursuit-il, c’est attaquer le socle même du vivre-ensemble congolais.

Appel à la protection des fidèles

La C64 exprime sa solidarité aux fidèles et à toute la hiérarchie catholique touchée. Elle appelle les autorités compétentes à assurer la sécurité des personnes et la protection des édifices religieux.

« Dans un État de droit, nul ne doit être pris pour cible à cause de ses convictions spirituelles ou de ses prises de position. L’Église, par sa mission, doit rester un espace de paix et non un champ de bataille politique », ont souligné les protestataires.

Au-delà de la dénonciation, la Coalition Article 64 réclame des actes. Elle demande l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante et crédible. L’objectif est d’identifier les auteurs et leurs éventuels commanditaires.

Pour les opposants signataires du communiqué, l’impunité ne peut plus être une option. Les responsables devront répondre de leurs actes devant la loi. Pour eux, cette action judiciaire permettrait d’éviter que ces violences contre l’Église ne deviennent une nouvelle norme dans la gestion des tensions politiques.

En République démocratique du Congo, l’Église catholique n’est pas qu’un lieu de prière. Elle joue un rôle central de médiation, d’éducation et d’assistance sociale depuis des décennies. Dans les moments de crise politique, les évêques et prêtres ont souvent servi de pont entre pouvoir et opposition.

Les attaques contre les édifices à Kananga, Luebo et Kinshasa touchent donc plus que des murs. Elles visent une institution qui incarne la voix des sans-voix. C’est ce poids moral qui rend les faits dénoncés par la coalition C64 d’autant plus préoccupants pour l’équilibre national.