RCA : une dizaine des commerçants kidnappés à Bouca

Le vendredi 25 février 2022, une dizaines des civils ont été kidnappés et agressés, par des coupeurs de route sur l’axe Bouca.

 

Le phénomène des coupeurs de routes inquiète de plus en plus les populations de la République centrafricaine. Ces malfrats sont souvent assimilés aux éléments des groupes armés. Vendredi 25 février dernier, dizaines des civils, des commerçants ont été kidnappés et agressés dans le village Gbakara, situé à 25 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Bouca, par ces délinquants. Les assaillants ont emporté les biens de ces commerçants.

Un groupe d’individus armés, assimilés aux miliciens Anti-Balaka (selon la population locale), armés des mitraillettes AK-47 ont intercepté et braqué une dizaine de commerçants en provenance de Bouca. Les assaillants ont emmené leurs victimes en brousse afin de les déposséder. Deux des commerçants retenus ont réussi à s’échapper. Les coupeurs de route ont également ouvert le feu et blessé par balles à un autre motocycliste qui refusait de s’arrêter. Ils ont emporté cinq motos ainsi que les cargaisons transportées.

Informées de la nouvelle, les soldats FACA et les éléments de sécurité intérieure se sont rendus sur les lieux.

Pour les populations locales, la recrudescence des actes du banditisme dans la localité est devenue de plus en plus inquiétante. Ils demandent au gouvernement  de renforcer les forces opérationnelles de l’armée.

RCA : 9 morts dans des affrontements entre groupes armés à Ouaka

De violents combats ont opposés les rebelles de l’UPC et des miliciens Anti-Balaka jeudi 24 février 2022 dans le village Mbiakreu.

 

Neuf (09) morts et sept (07) blessés, c’est le bilan des affrontements qui ont opposés un groupe des malfaiteurs armés identifiés comme des rebelles de l’UPC et des miliciens Anti-Balaka. Ils étaient tous munis de fusils artisanaux et les combats ont eu lieu dans le village Mbiakreu, dans la sous-préfecture d’Ippy, au centre de la République centrafricaine.

Tout serait partie de l’incursion des éléments rebelles de l’UPC, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans le village Mbiakreu. C’est du moins ce que révèlent les sources sur place. D’après les mêmes sources, les rebelles auraient tenté de braquer certains habitants de Mbiakreu, mais les miliciens Anti-Balaka auraient réagi en représailles   pour affronter les rebelles.

Le bilan provisoire fait état de cinq morts et sept blessés parmi les habitants armés et non armés ainsi que de quatre morts côté rebelles.

Mais  de leur côté, plusieurs sources humanitaires ont laissé entendre que sur place, le climat reste tendu. Elles s’inquiètent d’une nouvelle flambée de violence, alors que les deux groupes opposés se font toujours face dans le secteur.

Rappelons que dans ces localités d’Ippy, les violences font rage entre les miliciens Anti-Balaka soutenus par les soldats FACA et les mercenaires russes et les rebelles de l’UPC, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) depuis la fin de l’année dernière.

RCA : libération sans poursuites des quatre militaires de l’armée française

Les quatre militaires de l’armée française opérant sous la bannière de l’ONU arrêtés il y a trois jours en Centrafrique, et accusés sur les réseaux sociaux d’avoir voulu « assassiner » le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra, ont été libérés sans poursuites, a annoncé l’ONU, jeudi.

Les quatre militaires de l’armée française opérant sous la bannière de l’ONU arrêtés il y a trois jours en Centrafrique et accusés sur les réseaux sociaux d’avoir voulu « assassiner » le chef de l’État ont été remis en liberté sans poursuites jeudi 24 février.

En vertu de l’accord qui régit les relations entre la Mission de maintien de la paix de l’ONU (Minusca) et le gouvernement, « on ne peut pas les entendre devant un juge et, face à cet obstacle, le parquet a décidé de classer sans suite », a déclaré à l’AFP Didier Tambo, le procureur général près la cour d’appel de Bangui.

La veille, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait exigé leur « libération immédiate », assurant que la procédure établie entre l’ONU et la Centrafrique en cas de soupçon d’infraction concernant des personnels onusiens « n’avait pas été respectée ».

Les quatre soldats d’élite du corps de la Légion étrangère de l’armée française, de nationalités roumaine, italienne, bulgare et française, avaient été appréhendés lundi alors qu’ils étaient en treillis, lourdement armés et munis de leurs badges de la Minusca, à bord d’un véhicule blindé banalisé devant l’aéroport de Bangui.

L’ambassade de France et l’ONU avaient immédiatement indiqué qu’ils étaient membres de la sécurité rapprochée du général français Stéphane Marchenoir, chef d’état-major de la force de la Minusca, qui compte quelque 15 000 Casques bleus dans ce pays en guerre civile depuis 2013. Ils venaient de le déposer à l’aéroport où il prenait l’avion pour Paris.

Mais aussitôt après leur arrestation, des photos de leur arsenal soigneusement aligné sur le sol par les forces de sécurité, ainsi que de leurs badges de l’ONU, comme une vidéo de leur arrestation, avaient été abondamment diffusées sur des comptes privés sur les réseaux sociaux, certains les accusant d’avoir voulu « assassiner » le président Faustin Archange Touadéra qui venait d’atterrir à Bangui.

« Manipulation grossière »

L’ONU et la France avaient dénoncé une « manipulation grossière » mais le parquet de Bangui avait ouvert le lendemain une « enquête régulière pour faire la lumière sur les faits ».

La France accuse régulièrement le pouvoir à Bangui d’être « complice » d’une campagne antifrançaise orchestrée par Moscou, notamment par d’innombrables « trolls » sur les réseaux sociaux et dans certains médias. De son côté, Moscou reproche à Paris d’accuser à tort les paramilitaires de la société privée de sécurité russe Wagner d’avoir fait main basse sur le pouvoir et les ressources du pays.

Au lendemain de leur arrestation, la France et les États-Unis avaient accusé à l’ONU à New York les « mercenaires » de Wagner d’avoir « exécuté » et « massacré » des dizaines de civils en janvier et de mener une campagne « systématique » de « terreur » en Centrafrique où ils combattent les rebelles aux côtés de l’armée régulière.

Une diplomate russe à l’ONU avait démenti et accusé Paris et Washington de vouloir discréditer les « spécialistes » russes dans ce pays parmi les plus pauvres du monde.

Face à une offensive de la rébellion menaçant Bangui il y a plus d’un an, le président Touadéra avait appelé Moscou à la rescousse de son armée démunie et mal entraînée et des centaines de paramilitaires russes étaient venus s’ajouter à de nombreux autres présents depuis trois ans. Des « instructeurs non armés » selon Moscou, des « mercenaires de Wagner » selon l’ONU et la France.

En quelques mois, ils avaient repoussé les groupes armés qui occupaient alors deux tiers du pays et récupéré la grande majorité du territoire. Mais au prix de violations des droits humains, accusent régulièrement l’ONU et la France.

À bord d’un « véhicule suspect », en possession de quatre pistolets automatiques, trois fusils d’assaut, une mitrailleuse et des grenades, les quatre hommes se trouvaient « à moins de 30 mètres du passage du convoi présidentiel », avait assuré mardi le parquet de Bangui, ajoutant : « Le véhicule était suivi par les services de renseignements de la police depuis deux mois. »

« Il y a d’un côté les indices et les charges – la voiture, les armes – et, de l’autre, l’opportunité de poursuivre. Et le parquet a décidé qu’il n’était pas opportun de poursuivre en raison de l’accord » avec la Minusca, a expliqué le procureur général Tambo.

Mercredi, la ministre française des Armées, Florence Parly, s’était  entretenue, selon son entourage, avec Antonio Guterres pour demander également leur libération.

« Arrêter des soldats des Nations unies, de surcroît français, n’est pas sans grande gravité », a commenté jeudi pour l’AFP le porte-parole de l’état-major français, le colonel Pascal Ianni.

 

Les tensions s’aggravent entre la Minusca et la Centrafrique

Les tensions entre le gouvernement centrafricain et la Minusca, la mission onusienne de maintien de la paix en Centrafrique, ne cessent de s’aggraver.

 

Lundi 21 février, quatre soldats français de cette force ont été arrêtés alors qu’ils étaient à l’aéroport de Bangui, escortant le chef de la Minusca qui devait prendre un vol.

Un incident qui s’ajoute à d’autres et qui illustre la mésentente croissante entre Bangui et la Minusca, notamment depuis le rapprochement de ce pays avec la Russie et la présence sur son sol des mercenaires du groupe Wagner.

Les soldats de l’ONU font face à une situation difficile sur le terrain.

La « propagation des rumeurs ».

Les réseaux sociaux et quelques radios privées à Bangui sont cités dans le communiqué de la Minusca comme étant ceux qui propagent en ce moment des rumeurs sur l’arrestation par la gendarmerie de quatre soldats français de la force onusienne.

Ces médias affirment en effet que les soldats français qui se trouvaient à l’aéroport de Bangui, à l’heure où l’avion de Faustin Archange Touadéra atterrissait, voulaient assassiner le président centrafricain. Une accusation que la Minusca rejette catégoriquement.

La source des tensions.

La Minusca est au centre de la polémique depuis un certain temps dans le pays. En novembre dernier, un bus transportant les éléments de la police onusienne, composé majoritairement par des Egyptiens, a été mitraillé par la garde présidentielle alors qu’il se trouvait près de la présidence centrafricaine.

Faustin Archage Touadéra, le président centrafricain.

Par ailleurs, la force onusienne a souvent souligné la coopération difficile avec l’Etat centrafricain, dénonçant notamment le blocage, par des soldats centrafricains, des routes qui conduisent aux différentes bases de la Minusca.

Selon plusieurs sources, les tensions se sont aggravées depuis que la Minusca a exprimé son mécontentement face à la coopération militaire entre l’Etat centrafricain et le groupe paramilitaire russe Wagner.

La Centrafrique nie formellement la présence de ce groupe sur son territoire mais l’Union européenne a suspendu sa mission de formation dans ce pays en mettant en avant la présence du groupe Wagner.

A cela s’ajoutent les nombreux rapports des droits de l’homme auxquels la Minusca a contribué, des rapports qui mettent en cause, « des agents de l’Etat » impliqués dans des actes de violations des droits humains.

Certains estiment aussi que le fait d’arrêter les quatre soldats français serait la conséquence d’un sentiment anti-français qui, comme dans certains pays du Sahel comme le Mali, a commencé à se propager en Centrafrique.

 

 

RCA : l’ONU demande au président la libération de quatre Casques bleus français

Un haut responsable de l’ONU en Centrafrique a rencontré le président Faustin Archange Touadéra afin d’obtenir « au plus vite » la libération de quatre militaires français, membres de la mission onusienne Minusca dans ce pays, a indiqué mardi le porte-parole des Nations unies.

«Ils portent des cartes d’identification de l’ONU» et «ne sont pas libres», toujours «détenus par la gendarmerie» centrafricaine, a précisé Stéphane Dujarric, lors de son point-presse quotidien. «Le commandant de la Force» de Casques bleus de l’ONU et l’adjoint de l’émissaire onusien dans ce pays ont «été reçus par le président afin de traiter ce dossier», a-t-il indiqué. «Tout le monde essaie de dénouer cela pour que l’on assiste à la libération au plus vite des quatre militaires», a-t-il dit.

Lundi, ces quatre Français qui escortaient un général de la force de l’ONU avaient été arrêtés à l’aéroport de Bangui. Cet incident est survenu au moment où les relations entre la France et son ancienne colonie sont de plus en plus tendues, exacerbées par une féroce guerre d’influence entre Paris et Moscou, dans ce pays en guerre civile depuis 2013.

La France reproche à la Centrafrique d’être «complice» d’une campagne antifrançaise orchestrée par Moscou notamment par d’innombrables trolls sur les réseaux sociaux et dans certains médias. Et Moscou reproche à Paris d’accuser la compagnie de sécurité privée russe Wagner d’avoir fait main-basse sur le pouvoir et les ressources du pays. La Minusca compte environ 15.000 militaires et policiers dans ce pays parmi les plus pauvres du monde et en guerre civile depuis près de neuf ans.

RCA : ouverture d’enquête après l’arrestation de quatre militaires de l’armée française

Les légionnaires, qui opéraient sous la bannière de l’ONU, sont accusés sur les réseaux sociaux d’avoir voulu « assassiner » le président Touadéra.

 

La République centrafricaine a ouvert une enquête, mardi 22 février, après l’arrestation la veille à Bangui de quatre militaires du corps de la Légion étrangère de l’armée française opérant sous la bannière de l’Organisation des Nations unies (ONU) et accusés sur les réseaux sociaux d’avoir voulu « assassiner » le chef de l’Etat, Faustin-Archange Touadéra.

Cette annonce survient le jour même où la France et les Etats-Unis ont accusé, par la voix de leurs ambassadeurs devant le Conseil de sécurité de l’ONU, les « mercenaires » de la société russe de sécurité privée Groupe Wagner d’avoir « exécuté » et « massacré » des dizaines de civils, et de mener une campagne « systématique » de « terreur » en République centrafricaine où ils combattent les rebelles aux côtés de l’armée régulière.

Les quatre légionnaires arrêtés lundi devant l’aéroport de Bangui étaient lourdement armés et en treillis, « de nationalité française, italienne, roumaine et bulgare », et circulaient à bord d’un véhicule banalisé non siglé ONU, a fait savoir le procureur de la République de Bangui mardi soir, en annonçant l’ouverture d’« une enquête régulière pour faire la lumière sur les faits ».

Ils escortaient le général français Stéphane Marchenoir, chef d’état-major de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), à l’aéroport, où il prenait un avion pour Paris, avaient assuré alors l’armée française et l’ONU.

Mais ils avaient été accusés aussitôt par de nombreux comptes privés sur les réseaux sociaux, avec force photos de leurs équipements, d’avoir voulu « assassiner » le président centrafricain, dont le convoi devait passer au même endroit, ce que Paris et l’ONU avaient immédiatement démenti avec force, dénonçant une « désinformation » et une « manipulation grossière ».

Relations de plus en plus tendues

A bord d’un « véhicule suspect », en possession de quatre pistolets automatiques, trois fusils d’assaut, une mitrailleuse et des grenades, les quatre hommes se trouvaient « à moins de 30 mètres du passage du convoi présidentiel », a assuré le procureur Laurent Lengande, ajoutant : « Le véhicule était suivi par les services de renseignements de la police depuis deux mois. »

Un haut responsable de l’ONU en République centrafricaine a rencontré le président Touadéra afin d’obtenir « au plus vite » la libération des quatre militaires, a déclaré le porte-parole de l’ONU à New York. Cet incident survient au moment où les relations entre la France et son ancienne colonie sont de plus en plus tendues, exacerbées par une féroce guerre d’influence entre Paris et Moscou, dans ce pays en guerre civile depuis 2013.

La France reproche à la République centrafricaine d’être « complice » d’une campagne antifrançaise orchestrée par Moscou, notamment par d’innombrables trolls sur les réseaux sociaux et dans certains médias. Et Moscou reproche à Paris d’accuser les paramilitaires du Groupe Wagner d’avoir fait main basse sur le pouvoir et les ressources du pays.

RCA : le marché Mamadou Mbaïki prend feu

Une nuit sombre pour les commerçants du Km5, un incendie a été déclaré dans la nuit du 17 au 18 févier 2022.

 

Dans la nuit du 17 au 18 février 2022, une partie du marché Mamadou Mbaïki au Km5 de Bangui est partie en fumée. L’incendie du marché a été déclaré jeudi soir aux environs de 21 heures, alors que l’électricité revenait dans le secteur après un temps de délestage.

Des sources locales ont confié que la tension électrique a été à l’origine de cet incendie. Un câble haute tension a pris feu, avant que la flamme n’atteigne un magasin de vente des parfums. Ces produits inflammables ont alors fait propager le feu dans l’entourage.

Des autorités nationales notamment le Premier ministre, le Président de l’Assemblée Nationale, le Maire de la ville de Bangui ainsi que des ministres se sont rendus tôt ce matin pour constater les dégâts et consoler les commerçants de ce marché, reconnu être le poumon de l’économie nationale.

Plusieurs boutiques et magasins sont réduits en cendre.

Un peu plus tard, notamment à la mi-journée du 18 février 2022, l’on apprend l’incendie à la Direction des Services Financiers et Comptables de l’ENERCA. Les sapeurs-pompiers sont aussi intervenus comme au km 5 mais tout le bâtiment avait déjà pris feu.

Le directeur général de l’ENERCA Thierry Patience Bendima a précisé que cette partie de la direction financière qui a pris feu n’impactera pas sur la fourniture de l’électricité. Selon les premières informations, l’incendie est causé par le dysfonctionnement d’un climatiseur au niveau du service de la comptabilité.

La saison sèche devient de plus en plus un calvaire pour les commerçants. Après l’incendie du marché Kolongo dans le 6e arrondissement de Bangui, plus loin en province, notamment à Ndele, le marché soudanais était aussi parti en fumée la semaine dernière.

RCA : quatre casques bleus français arrêtés à Bangui

Ils ont été arrêtés par la gendarmerie, lundi 21 février, en fin de journée et sont accusés de « tentative d’assassinat » du président centrafricain.

 

Quatre militaires français de la Minusca, la mission de l’ONU en Centrafrique, ont été arrêtés par la gendarmerie, lundi 21 février, en fin de journée à l’aéroport de Bangui. Immédiatement, leurs images ont été diffusées sur les réseaux sociaux accompagnées d’accusations de « tentative d’assassinat » du président centrafricain. L’ambassade de France et l’ONU dénoncent une opération de « désinformation grossière ».

Le général Marchenoir, chef d’état-major de la Minusca, venait à peine de décoller pour Paris lorsque quatre militaires français de sa garde rapprochée ont été arrêtés puis emmenés à bord d’un véhicule de gendarmerie. L’aéroport de Bangui était alors sous haute surveillance, car l’avion du président Faustin-Archange Touadéra, de retour d’une visite à l’étranger, devait atterrir d’une minute à l’autre.

C’est un véhicule de location, immatriculé en Centrafrique, qui aurait attiré l’attention des services de sécurité. Selon plusieurs sources, il s’agirait d’un véhicule provisoire mis à disposition du chef d’état-major de la Minsuca, dans l’attente d’une voiture officielle.

La Minusca regrette l’incident

Dans un communiqué, la Minusca dit « regretter cet incident » et condamne « son instrumentalisation sur les réseaux sociaux ». En effet, des images des quatre casques bleus arrêtés, de leurs badges « Nations unies » et de leur équipement militaire ont inondé les réseaux sociaux, la nuit dernière, via des dizaines de comptes à travers l’Afrique. Elles étaient accompagnées du commentaire « tentative d’assassinat du président centrafricain ».

Refus de tout commentaire

Une version reprise par un site d’information réputé proche des intérêts russes en Centrafrique, mais démentie par l’ambassade de France et la Minsuca. Le porte-parole de la présidence, le gouvernement ainsi que la direction générale de la police confirment l’arrestation, mais se refusent pour l’heure à tout commentaire. Selon plusieurs sources, les quatre hommes sont toujours en détention.

RCA : près de 400 mercenaires russes et 200 ex-combattants de l’UPC déployé dans la Haute-Kotto

Les opérations de ratissage menées par les hommes de Wagner depuis le 16 janvier 2022 sur des chantiers miniers dans la Haute-Kotto continuent de s’étendre vers le nord-Est.

 

Au moins 400 mercenaires de la société de mafia russe Wagner, et environ 200 ex-combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) ont été déployés ces dernières semaines dans la préfecture de la Haute-Kotto pour soi-disant combattre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), selon des sources sécuritaires.

Prévues de longue date, les opérations de ratissage menées par les hommes de Wagner depuis le 16 janvier 2022 sur des chantiers miniers dans la Haute-Kotto continuent de s’étendre vers le nord-Est. Parmi ces 400 mercenaires de Wagner déployés dans la région, au moins une centaine est arrivée cette semaine à Sam-Ouandja, une localité située à 80 kilomètres du Soudan, au nord de la République centrafricaine. Mais D’ores et déjà, c’est la débandade totale de la population, les hommes de Wagner font feu partout sans distinction sur la population.

Selon des témoins, dans chaque village, chaque sous-préfecture de la Haute-Kotto, ils installent leur base avancée et multiplient de patrouille. Selon eux, personne ne doit se livrer aux activités minières dans la Haute-Kotto. Même dans les communes voisines, c’est l’inquiétude qui domine. À Ndélé, à Bamingui-Bangoran, et à Birao, Vakaga, toutes les activités sur des sites miniers tournent au ralenti. Les artisans ont peur de se faire tuer par les mercenaires russes.

Dans la ville de Sam-Ouandja, le Président de la délégation spéciale, nommée par le Président Touadera, se  joint aux autres notables locaux pour dénoncer les massacres commis par les mercenaires russes dans la localité.

RCA : huit mercenaires russes tués dans un accident de la circulation

L’accident a eu lieu mercredi 16 février 2022, sur la route reliant Dongbaïkè  à Abba, dans la localité de la Nana-Mambéré.

 

Au moins 8 mercenaires russes sont morts dans un accident de la route survenu mercredi 16 février sur la route reliant la ville de Baboua à celle de « Abba », dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au Nord-ouest de la République centrafricaine, a-t-on appris des sources sécuritaires locales.

Selon les mêmes sources, c’est le chauffeur qui aurait perdu le contrôle de son véhicule qui est allé s’écraser complètement dans un ravin au bord de la route, et 8 paramilitaires russes ont perdu la vie.

L’accident a eu lieu sur la route reliant Dongbaïkè  à Abba, dans la localité de la Nana-Mambéré.

Selon certains témoins, le véhicule des Russes avait quitté la ville de Baboua vers 12  heures pour aller à Abba. Mais en arrivant au croisement de Dongbaïkè, situé à 5 kilomètres de Baboua, le véhicule a quitté la route goudronnée reliant Baboua à Béloko pour  emprunter celle en latérite menant jusqu’à Abba. Mais en parcourant seulement 7 kilomètres sur la route de montagne communément appelée Dan-Ngaï, le conducteur a voulu dépasser une moto roulant au même sens, perd le contrôle de son engin et fait une chute de plusieurs mètres dans un ravin, provoquant ainsi la mort de tous les agents à bord ainsi que le conducteur qui est aussi un russe.

Les 8 corps sont restés sur le lieu de l’accident durant plusieurs heures avant qu’un autre véhicule des Russes, venu depuis  la ville de Bouar vienne les ramasser. Même les passants, qui ont vu la carcasse du véhicule et les 8 corps en contrebas   de la route, n’ont pu rien faire.