RCA : fin de session extraordinaire à l’assemblée nationale

Débutée le 12 août 2021, la troisième session extraordinaire de la mandature 2021- 2026 a été clôturée le 26 août 2021.

 

La cérémonie officielle de fin de session extraordinaire était présidée par le président de l’Assemblée nationale l’honorable député Simplice Mathieu Sarandji.

C’était en présence du Premier ministre et chef du gouvernement Henri-Marie Dondra, du  représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, des députés de la nation, des autorités centrafricaines.

« La présente session a également adopté la loi des finances rectificatives 2021 pour la réadapter aux nouvelles contraintes et permettre ainsi au gouvernement de se donner les moyens de choix politiques opérés.

« C’est pour moi l’occasion de féliciter l’ensemble des élus de la nation, mes chers collègues, pour leur clairvoyance et la sagesse dont ils ont fait preuve en adoptant à une écrasante majorité cette loi dont l’objectif principal, dans le contexte qui est le nôtre, vise le rétablissement de la sécurité, de la paix et garantit le fonctionnement régulier de l’état », a déclaré le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji.

Le gouvernement initie et soumet à l’assemblée nationale pour examen et adoption du projet de loi de finances et du rectificatif pour l’année 2021. Il est urgent de réduire les dépenses jugées non prioritaires afin de compenser la hausse des dépenses supplémentaires et d’augmenter les dépenses prioritaires telles que la sécurité l’éducation la santé l’eau et l’assainissement l’agriculture et d’autre face aux défis sanitaires humanitaires économiques considérables. Les élus du peuple encouragent le gouvernement de poursuivre sans relâche avec le concours des partenaires de la RCA les efforts visant à rétablir l’autorité de l’état sur toute l’étendue du territoire et d’améliorer la gouvernance afin de lutter efficacement contre la pauvreté.

RCA-CPI : l’audience de Patrice Édouard Ngaïssona et Alfred Yekatom se poursuit avec l’audition du 16e témoin

Le procès de Patrice-Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité se poursuit ce lundi  30 août 2021.

 

L’audience de ce mardi est consacrée à la déposition du seizième témoin présenté par l’accusation. Selon le bureau de la Cour pénale internationale  à Bangui en République centrafricaine, l’audience se poursuit avec la déposition du témoin P-2462 à 9h30 de la RCA.

Selon le bureau du procureur de la CPI, le 16e témoin cité par l’accusation – le témoin P-2462 – devrait déposer (avec des mesures de protection), entre autres sujets, sur : la prise de Bossangoa par la Séléka en mars 2013 et le départ subséquent de certains chrétiens de la ville prétendument pour suivre une formation en vue de se venger de la Séléka; des attaques présumées des Anti-Balaka contre les villages entourant Bossangoa début septembre 2013, et le déplacement de musulmans de ces villages qui en serait résulté ; des attaques présumées des Anti-Balaka contre Bossangoa les 17 septembre 2013 et 5 décembre 2013.

Rappelons que Patrice Édouard Ngaïssona, ex-coordonnateur de la milice Anti-Balaka,  et Alfred Yekatom, ex-commandant en chef de la milice Anti-Balaka  sont poursuivis devant la cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2013 et 2014.

RCA : un mort après un accrochage entre deux motos

Un  mort et deux autres personnes grièvement blessées dans une collision entre deux motocyclettes survenues cette nuit sur l’avenue Koudoukou, dans le troisième arrondissement de Bangui, a-t-on appris de  sources sécuritaires.

 

D’après le constat de la police, l’accident a eu lieu dans la nuit du dimanche à lundi 30 août 2021 vers 23 heures à hauteur de la pharmacie Sambo, dans le troisième arrondissement de Bangui.

Selon ce même constat, la première moto, à son bord une seule personne, était en provenance du côté du commissariat du cinquième arrondissement, tandis que la seconde, venue du côté du marché Sambo, transportait deux personnes dont le conducteur.  Elles se sont rentrées en collusion exactement à hauteur de la pharmacie Sambo vers 23 heures.  Le conducteur de la moto venue du côté du marché Sambo est mort sur le coup, tandis que son passager était grièvement blessé comme le conducteur de la moto en provenance du côté du commissariat du cinquième arrondissement. Transportés à l’hôpital, les deux blessés se trouvent dans un état grave.

Pendant ce temps, au centre-ville, devant la radio Bangui FM, ce lundi matin, vers 7 heures, un véhicule en circulation a happé une moto. Le conducteur de la moto est aussi dans un état grave et transféré à l’hôpital.

RCA-Afro basket : courte victoire des fauves de Bas-Oubangui face à la Guinée

Pour leur 2ème match de poule, les Fauves ont remporté de justesse la victoire 61 à 60 devant la Guinée Conakry du groupe A.

 

L’ambiance était électrique à Kigali Aréna qui a accueilli cette grande compétition. D’entrée de jeux, les Fauves étaient au-dessus de leurs adversaires avec un score de 18 points contre 7 points au premier carton. Pendant la 2nd manche, le score devient très serré, les deux équipes partent en trêve sur la marque de 33 à 32 en faveur des Fauves de Bas-Oubangui.

De retour sur le parquet après la trêve, les Fauves essaient d’imposer les muscles à leurs adversaires, c’est le sang froid dans le camp adverse. La Guinée Conakry mène toujours l’offensive. A ce niveau, le combat devient rude entre les deux équipes qui n’arrivent toujours pas à se dominer.

Les deux derniers cartons ont fait l’objet d’un combat de muscle entre les deux formations jusqu’à la dernière minute. Au bout du souffle, les Fauves arrachent la victoire à la dernière seconde, une victoire de justesse 61 à 60. Les Fauves sortent victorieux en 2nd match de poule après leur défaite devant les pharaons d’Egypte.

Les résultats de ses deux derniers rencontres voire la suite de  la compétition sont les fruits de nombreuses tractations au sein de l’équipe nationale Centrafricaine pendant les préparatifs. En raison de disputer plusieurs matches amicaux sans repos et jusqu’à 48 du début de la compétition, certains maillants forts de l’équipe ont été blessés et déclarés forfaits pour la suite de la compétition.

Après la Guinée Conakry, les Fauves affronteront les Aigles de Quartage le samedi prochain. Précisant que la Tunisie a malmené la Guinée Conakry en 1èr match de groupe 86 à 44. Avec le résultat de la rencontre Centrafrique Guinée Conakry 61 à 60, la prochaine rencontre Centrafrique Tunisie s’annonce difficile.

RCA : 650 policiers rejoignent les rangs des forces de sécurité intérieure

Après 9 mois de formation de base à l’école nationale de police, 650 nouvelles recrues de la police  ont été présentées au drapeau national au cours d’une cérémonie qui s’est tenue à l’École nationale de police ce mercredi 25 août 2021.

 

Mercredi, 25 août 2021, la cérémonie de sortie officielle de 650 nouveaux policiers a été présidée par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA en présence du Président de l’assemblée nationale, du représentant de la Minusca,  des membres du gouvernement et des représentants du corps diplomatique accrédité en République centrafricaine.

Cette nouvelle promotion de la police  est désormais opérationnelle au service de la population centrafricaine pour assurer l’ordre républicaine et la paix dans leur pays.

Le Président de la République, qui a présidé la cérémonie de sortie de ces 800 agents, les exhorte à assurer dignement leur rôle en tant que gardiens de la paix et non « les auxiliaires du désordre ».

Rappelons que c’est au mois de novembre  2020 que ces nouvelles recrues ont intégré l’École nationale de police à l’issue d’une campagne de recrutement lancée sur toute l’étendue du territoire et qui avait vu la participation de plusieurs milliers des candidats.

RCA-Bozoum : les trois otages libérés

Trois personnes  qui ont été kidnappées dans la matinée du mardi 24 août 2021 par de présumés rebelles de 3R.

 

Selon le témoignage de trois ex-otages, leurs ravisseurs seraient effectivement des présumés éléments rebelles de 3R qui étaient au nombre de douze au moment de leur rapt. D’après eux, l’objectif de leur kidnapping serait de les aider à transporter  leur bagage jusqu’aux profondeurs de la brousse. C’est ce qui avait été fait effectivement. Par la suite, les otages ont été libérés quelques heures plus tard vers 18 heures ce mardi.

Selon le maire de la ville de Bozoum, les otages ne sont que des adolescents âgés de 12 à 14 ans. Ils sont actuellement sains et saufs et ne présentent aucune marque des violences sur leur corps. Ils ont été référés au commandant de compagnie de la gendarmerie locale pour nécessité d’enquête, selon le maire.

Rappelons que ce mardi 24 août 2021, vers 7 heures du matin,   dans un petit village situé dans la périphérie de Bozoum, à 10 kilomètres de la ville sur l’axe Bossemptélé, située à 385 kilomètres au nord-ouest de Bangui, trois personnes ont été kidnappées.  Selon les témoins, les ravisseurs seraient des éléments rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ce que confirment les ex-otages.

RCA : deux morts dans une explosion de deux mines terrestres

Deux personnes viennent de se faire exploser par des mines terrestres dans les localités de Lim-Pendé, au nord-ouest de la RCA. Les deux victimes étaient toutes sur leur moto au moment de l’explosion.

 

Selon des sources locales, la première explosion a eu lieu sur l’axe Ndim à Ngaoundaye. La victime est un conducteur de taxi-moto. Il transportait un fût de l’essence lorsque sa moto était sautée sur une mine sur ce trajet. La moto calcinée avec le fût de l’essence. Quant au conducteur, il est mort plus tard à l’hôpital de Dim.

La deuxième explosion a eu lieu dans la localité de BHOLARA. La victime était également sur sa moto qui a été totalement calcinée par l’effet de l’explosion.

Quant au conducteur, il est mort sur le champ. Son corps éparpillé en morceaux.

Il faut noter au passage que deux policiers, à savoir Moutadji Arnold Didier et son collègue Mazity Désire Nathanael  ont été   tous deux tués  le vendredi28 mai 2021 dans une explosion d’une mine terrestre au passage de leur véhicule dans la localité de Bondiba, sur l’axe Dongbaïkè Abba en allant également vers Nguia Bouar, située dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au Nord-ouest de la République centrafricaine.r

Trois mercenaires russes de la société Wagner, qui combattent au côté de l’armée nationale contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC),  ont également été tués dans cette même explosion.

Rappelons que c’est dans le même secteur de la Nana-Mambéré que s’est produite l’explosion de la mine qui a détruit le véhicule de la mission catholique de Niem le 5 mai dernier, faisant un mort. Mais deux semaines plus tard, le 16 mai, trois personnes sur une moto ont sauté   également sur une mine terrestre  à moins de 15 kilomètres de Yéléwa près de Service Kolo. Vu l’impact du choc, les trois passagers de la moto sont morts sur le champ.

La Minusca, de son côté, se disait très préoccuper par la multiplication de l’utilisation des engins explosifs dans le pays. Elle met en garde les auteurs contre une possible poursuite judiciaire pour crime contre l’humanité.

RCA : conférence de presse sur la situation humanitaire

La situation humanitaire s’est récemment détériorée en Centrafrique, avec des violations de droits de l’homme et du droit international humanitaire par des hommes armés.

 

La Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée tous les ans le 19 août célèbre l’engagement des femmes et hommes qui parfois au prix de leurs vies se dévouent à venir en aide aux personnes en besoin. C’est également une occasion pour sensibiliser l’opinion sur les problématiques humanitaires existantes, et la nécessité de garantir un accès sans entrave aux personnels humanitaires.

La situation humanitaire s’est récemment détériorée en Centrafrique, avec des violations de droits de l’homme et du droit international humanitaire par des hommes armés, provoquant notamment d’importants mouvements de populations jamais enregistrés depuis 2014. L’insécurité qui en résulte empêche également les populations d’accéder à leurs moyens de subsistance : 2,6 millions de centrafricains, soit 57% de la population est en situation d’insécurité alimentaire.

La Centrafrique demeure également l’un des pays les plus dangereux pour les travailleurs humanitaires. Au moins un incident sécuritaire les affecte par jour, avec 297 incidents enregistrés de janvier à juillet 2021 dont 2 décès et 19 blessés. Malgré ces conditions extrêmement difficiles, la communauté humanitaire a apporté au premier semestre une aide vitale multisectorielle à 1,4 million de personnes vulnérables.

Plus de la moitié de la population centrafricaine – 2,8 millions de personnes – ont besoin d’assistance humanitaire. Parmi elles, 1,8 million pourraient ne pas survivre si elles ne reçoivent pas l’assistance nécessaire.

OCHA-RCA

RCA : un collectif des officiers et des soldats FACA expriment leur colère

Mais l’état-major, de son côté, préfère appeler au calme et tient également à mettre en garde les militaires récalcitrants.

 

Un collectif des soldats, des officiers et sous-officiers  de forces armées centrafricaines ( FACA) ont exprimé leur mécontentement dans un document de 20 pages envoyé au chef de l’État Faustin Archange Touadera. Dans cette pièce écrite, les auteurs ont non seulement exprimé leur  rage, mais fait savoir que « Les Forces armées ne sont plus républicaines et non plus au service du peuple comme écrit dans la constitution de la RCA, mais au service de l’exécutif, des gouvernants et leurs alliés les riches expatriés ». Mais l’état-major, de son côté, préfère appeler au calme et tient également à mettre en garde les militaires récalcitrants.

Cet appel du collectif des « soldats sans voix » intervient seulement quelques jours après  le décernent au grade aux militaires. Ces distinctions   ont été mal appréciées  par certains officiers, sous-officiers et soldats FACA qui dénoncent le tribalisme  et le clanisme qui entourent chaque année les inscriptions sur le tableau d’avancement dans l’armée nationale.

« Qu’est-ce que le soldat centrafricain a fait à l’exécutif actuel pour mériter tout cela : Honte, humiliation et déshonneur », dénoncent-ils.

D’après eux, la « Confiscation de liberté, restriction de mouvements et perte de vie » sont des exemples  palpables de l’humiliation de la part des éléments d’une autre force soi-disant venue défendre la patrie aux côtés des FACA. « Un frère d’armes ne traiterait jamais et à grand jamais son frère de la sorte, quelque soit le degré de sa forfaiture ». Mais l’arrestation du général Ludovic Ngaïfei, puis celle du colonel Moussa Kitoko   par des mercenaires de Wagner ainsi que d’autres assassinats des soldats par les requins témoignent bien cette volonté de l’humiliation de notre armée par l’exécutif actuel.

« Dans l’archive du parti MCU vous trouverez des noms des militaires qui sont des adhérents, allez-y comprendre, du jamais vu, car c’est dans ce parti politique qu’ils pourront bénéficier des avantages liés à leur soumission. Est-ce une armée au service du peuple ou une armée pour défendre les intérêts de certains individus qui sont au pouvoir ? Des militaires qui ne vivent que pour des avancements rapides dans les grades, le racket des opérateurs économiques centrafricains et expatriés, des orpailleurs, des Na gba ta et mêmes des cherchés à manger les Bouba-Nguéré, sur des barrières illicites, avec la bénédiction de la présence des mercenaires de la société Wagner et des forces rwandaises qui se battent pour eux.

Après tout ce qui se passe, ce n’est que l’humiliation et le déshonneur dans les rangs des soldats centrafricains, une telle gifle, une telle honte que la présente politique menée par le Chef Suprême des armées en personne est à l’origine », s’alarment-ils.

Pour l’État-major,  le dernier tableau d’avancement serait consacré pour les faits d’éclat  ou les services exceptionnels rendus à la nation en temps de conflit armé ou au cours d’une mission spéciale.

« C’est pourquoi l’État-major demande  à ces militaires ainsi qu’à  la population de garder le calme, car le tableau d’avancement au titre normal est en cours de confection.  Par contre, des mesures disciplinaires  seront prises à l’endroit de ceux enfreindront aux règlements de discipline  généraux dans les armées », a déclaré le porte-parole de l’état-major de l’armée.

Rappelons que la semaine dernière, la ville de Bangui était sous tension.  Les forces de défense et de sécurité ont été déployées partout dans la ville. Plusieurs sources sécuritaires évoquent des tensions militaires au sein de l’armée.

RCA : déclaration de la coalition de l’opposition démocratique relative à la déchéance de l’honorable Abdou Karim Meckassoua

DECLARATION RELATIVE À LA DÉCHÉANCE
DE L’HONORABLE ABDOU KARIM MECKASSOUA

 

Par décision N°I16/CC/21du 12 août 2021, la Cour constitutionnelle a rendu une décision inique à l’encontre du député de la nation [’Honorable Abdoui Karim MECKASSOUA en le destituant de son siège.

La COD-2020, après avoir examiné ladite Décision, fait la mise au point suivante :

    • La décision de déchoir le Député MECKASSOUA de son siège de député de la Nation est politique et la responsabilité pleine et entière est imputable à l’actif de Monsieur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République qui ne cesse de manipuler et instrumentaliser les Institutions de la République pour régler des comptes politiques ;
      • Cette décision intervient au moment où le Président TOUADERA prépare son Dialogue dit « Républicain ». La COD-2020 se surprend à s’interroger sur quel type de dialogue voudra-il mener le peuple centrafricain tout en terrorisant les principaux acteurs dudit dialogue ?
  • Par ces agissements, le Président TOUADERA montre aux yeux du monde son incapacité à unir le peuple centrafricain.
  • Le peuple centrafricain a tant souffert des errements de la politique de division du Président TOUADERA et n’aspire qu’à la paix et à la réconciliation.

Par conséquent, la COD-2020 condamne avec la dernière énergie :

  • la décision inopportune et conflictogène de la Cour Constitutionnelle à l’encontre de l’élu de la Nation Abdoui Karim MECKASSOUA ;
  • la tendance du Chef de l’Etat, le Président TOUADERA à instrumentaliser les Institutions républicaines à des fins politiques.

En conclusion, la COD-2020 se réserve le droit de remettre en cause sa ferme volonté à contribuer à la réussite du prochain dialogue qu’elle voudra inclusif et consensuel si la répression doit continuer à s’abattre sur les membres de l’opposition démocratique.

Fait à Bangui, le 23 août 2021