Santé publique : L’Éthiopie forme 20 diplômés de santé grâce au programme SPARK-NCD et devient le 3e pays africain certifié

L'Éthiopie rejoint le cercle restreint des pays africains ayant certifié 20 agents diplômés de santé de première ligne dans le…

L’Éthiopie rejoint le cercle restreint des pays africains ayant certifié 20 agents diplômés de santé de première ligne dans le cadre du programme SPARK-NCD. L’annonce a été saluée par les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) qui félicitent le Gouvernement fédéral éthiopien pour cette avancée majeure dans la lutte contre les maladies non transmissibles (MNT).

Cette certification marque une étape importante pour Addis-Abeba qui mise désormais sur des ressources humaines qualifiées et des données fiables pour faire face à la montée des MNT sur son territoire.

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Le programme SPARK-NCD vise à doter les pays africains d’équipes capables de surveiller, analyser et riposter face aux maladies non transmissibles comme le diabète, l’hypertension ou les cancers. Avec cette première cohorte de 20 professionnels, l’Éthiopie démontre sa volonté de structurer une riposte nationale basée sur la preuve.

Les maladies non transmissibles représentent aujourd’hui environ 40% des décès en Afrique. Former des agents de terrain est donc vital. Sans données locales et sans personnel instruit, soulignent les experts du secteur, il est impossible de prévenir efficacement ces maladies qui pèsent de plus en plus sur les systèmes de santé.

Sélectionnés dans l’ensemble des régions du pays, ces nouveaux agents de santé ont reçu une formation pointue. Ils maîtrisent désormais la surveillance des MNT, l’analyse de situation et l’investigation de foyers épidémiques.

Le choix d’une couverture nationale est stratégique. Cela permet d’avoir des points focaux partout et d’éviter que les zones rurales restent en marge. L’objectif est de rapprocher l’expertise du terrain pour détecter tôt et agir vite.

Dans la foulée, Africa CDC a également rendu hommage au ministre d’État à la Santé, le Dr Dereje Duguma, pour son rôle moteur. Selon l’organisation continentale, son engagement en faveur du partenariat et de la collaboration est essentiel pour assurer la montée en échelle et la durabilité du programme SPARK-NCD en Éthiopie. Le soutien politique de haut niveau est un facteur clé de réussite. Sans portage ministériel, ce type de programme peine à être intégré dans les budgets et les politiques nationales de santé.

Avec cette première vague de diplômés, l’Éthiopie devient le 3e pays africain à atteindre ce jalon après le lancement du programme SPARK-NCD. L’enjeu est désormais de capitaliser sur cet acquis pour élargir la formation et ancrer les pratiques dans la routine du système de santé. Pour Africa CDC, l’ambition est de faire de SPARK-NCD un standard. L’idée est de passer d’un projet pilote à une stratégie nationale durable, avec des agents formés, des données utilisables et des décisions de santé publique mieux orientées.

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