Kinshasa : Daniel Bumba lance la Commission urbaine de l’Éducation axée sur l’Intelligence Artificielle

Le Gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a officiellement ouvert, ce vendredi 31 juillet 2026, les travaux de la Commission urbaine de l’Éducation. La cérémonie s’est tenue à l’École Marie-Immaculée, dans la commune de la N’sele, pour poser les bases de réformes durables pour l’école kinoise.

Placés sous le thème « Éducation et Intelligence artificielle », les travaux réunissent les principaux acteurs du secteur éducatif. Au menu, l’accès équitable à l’école, la lutte contre les abandons scolaires, le rehaussement du niveau d’enseignement, la bonne gouvernance ainsi que la préparation de la prochaine rentrée scolaire.

Pour Daniel Bumba, l’investissement humain est non négociable. Il appelle en effet à investir dans l’humain, rappelant que l’éducation reste le moteur du développement de Kinshasa.

Vers une école citoyenne et écoresponsable

Au-delà des chiffres, Daniel Bumba insiste sur l’éducation aux valeurs. Il appelle à intégrer dès le primaire des modules sur la protection de l’environnement, l’assainissement et les comportements écoresponsables. Une manière de former une nouvelle génération consciente de son rôle dans la ville.

Cette orientation traduit la volonté de l’exécutif provincial de lier performance scolaire et civisme. L’école doit donc former des esprits, mais aussi des citoyens capables de transformer leur milieu.

Ces assises sont appelées à déboucher sur des propositions concrètes. La Commission a pour mission de proposer un plan d’actions pour rendre le système éducatif kinois plus inclusif, plus efficace et adapté aux défis du 21e siècle. Entre l’arrivée du numérique et les enjeux climatiques, Kinshasa veut anticiper. Les conclusions serviront de boussole au gouvernement provincial pour piloter les réformes à venir et garantir une école à la hauteur des ambitions.

Avec plus de 15 millions d’habitants, Kinshasa concentre un bassin scolaire important de la République démocratique du Congo.

Face à la croissance démographique et à la révolution numérique, l’Hôtel de Ville multiplie les initiatives depuis 2024. La gratuité de l’enseignement de base décrétée par le Président Tshisekedi en 2019 demeure le pilier central de la politique éducative actuelle. Cette Commission s’inscrit donc dans la continuité des efforts pour moderniser l’école kinoise.

De Kinshasa à New York : le mois où la RDC a fait entendre sa voix au sommet de la diplomatie mondiale

Pendant trente-et-un jours, les regards de la communauté internationale se sont tournés vers la République démocratique du Congo. Du 1er au 31 juillet 2026, Kinshasa a occupé la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies, l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Une responsabilité que le pays n’avait plus exercée depuis plus de trois décennies.

À l’heure de transmettre le marteau de la présidence au Danemark, qui dirigera les travaux du Conseil durant le mois d’août, la RDC laisse derrière elle une empreinte diplomatique marquée par la défense du multilatéralisme, la promotion de la paix et la volonté de replacer les ressources naturelles au cœur des solutions aux conflits contemporains.

Plus qu’une simple rotation protocolaire, cette présidence a incarné le retour d’une diplomatie congolaise qui entend désormais peser davantage dans les grandes décisions internationales.

Une présidence portée par la paix, la justice et le multilatéralisme

Élue membre non permanent du Conseil de sécurité pour le mandat 2026-2027 avec 184 voix sur 187, la RDC retrouvait, en janvier dernier, l’une des plus importantes enceintes diplomatiques du monde, après ses précédents mandats de 1982-1983 et de 1990-1991.

Placée sous la devise « Plus de paix, plus de justice, plus de développement, plus de multilatéralisme », la présidence congolaise s’est construite autour d’une conviction : les crises internationales ne peuvent être durablement résolues sans s’attaquer à leurs causes profondes.

Pays confronté depuis plusieurs décennies aux violences armées dans sa partie orientale, la RDC a mis son expérience au service des débats internationaux. Gouvernance responsable des ressources naturelles, protection des populations civiles, lutte contre l’impunité, justice transitionnelle, participation des femmes et des jeunes à la consolidation de la paix ou encore renforcement des partenariats avec l’Union africaine ont constitué les principaux piliers de son agenda.

Sous la conduite de l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, représentant permanent de la RDC auprès des Nations unies, le Conseil de sécurité a poursuivi l’examen des grandes crises mondiales, du Moyen-Orient au Soudan, en passant par Haïti, la Syrie, l’Ukraine et plusieurs autres foyers de tension.

Trois rendez-vous qui ont marqué la présidence congolaise

La diplomatie congolaise a surtout imprimé sa marque à travers trois rencontres de haut niveau.

Le 8 juillet, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a présidé un débat consacré aux violences sexuelles liées aux conflits armés. Face au Conseil de sécurité, elle a appelé la communauté internationale à renforcer la protection des survivantes, à combattre l’impunité et à faire de la participation des femmes une réalité dans les processus de paix.

« La participation des femmes ne peut pas être symbolique. Elle doit leur donner un pouvoir réel d’influencer les décisions », avait-elle déclaré devant les membres du Conseil.

Quelques jours plus tard, le 13 juillet, la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a présidé une réunion selon la formule Arria consacrée aux liens entre ressources naturelles, conflits et paix. Cette réflexion a préparé le grand débat public organisé le 22 juillet, consacré à la gouvernance des ressources naturelles comme fondement de la paix, de la sécurité et de la prospérité.

À cette occasion, la cheffe de la diplomatie congolaise a plaidé pour une nouvelle approche internationale.

« Le XXIᵉ siècle est celui des minerais critiques, de l’eau, des forêts, de l’énergie et de la biodiversité. La question est de savoir si ces ressources serviront la prospérité ou continueront d’alimenter les conflits », a-t-elle affirmé.

La RDC y a défendu le renforcement des mécanismes de traçabilité des minerais stratégiques et une gouvernance mondiale plus responsable des ressources naturelles.

Une voix africaine portée au cœur des grandes décisions internationales

Au-delà de ces initiatives, la présidence congolaise s’est attachée à promouvoir une diplomatie préventive fondée sur le dialogue, la médiation et le règlement pacifique des différends.

Lors d’un débat consacré à la prévention des conflits, Thérèse Kayikwamba Wagner a rappelé que la crédibilité du Conseil de sécurité dépend avant tout de la mise en œuvre effective de ses résolutions. Prenant l’exemple de la résolution 2773 sur la RDC, elle a insisté sur la nécessité de faire respecter les engagements relatifs au retrait des forces étrangères, à la fin du soutien aux groupes armés et au respect de la souveraineté des États.

Tout au long du mois, Kinshasa a également fait entendre la voix de l’Afrique au sein du groupe des A3, aux côtés du Libéria et de la Somalie, en plaidant pour une approche plus équilibrée des crises internationales, fondée sur le droit international, la coopération et la responsabilité collective.

Parallèlement, la ministre des Affaires étrangères a rencontré plusieurs candidats à la succession d’António Guterres au poste de secrétaire général des Nations unies, tandis que le président du Conseil de sécurité, Zénon Mukongo Ngay, a supervisé le premier vote indicatif (straw poll) de ce processus de désignation.

Le mois où la RDC a changé de stature diplomatique

En refermant ce chapitre, la République démocratique du Congo ne se contente pas d’avoir assuré la présidence tournante d’une institution internationale. Elle aura utilisé cette tribune pour porter ses priorités, défendre les intérêts du continent africain et proposer une lecture nouvelle des défis sécuritaires mondiaux, fondée sur la prévention, la justice et la gouvernance responsable des ressources naturelles.

Le passage du relais au Danemark marque ainsi la fin d’un mois de présidence, mais non celle de l’engagement congolais. Membre non permanent jusqu’en décembre 2027, la RDC continuera de siéger au Conseil de sécurité avant d’en reprendre la présidence en novembre 2027. D’ici là, ce mois de juillet 2026 restera comme celui où Kinshasa a démontré que son expérience des crises pouvait aussi devenir une force de proposition au service de la paix internationale.

Félix Tshisekedi inaugure l’hôpital Maman Denise Nyakeru et réaffirme le rôle du Service national à Kaniama-Kasese

Kaniama-Kasese, 31 juillet 2026. En marge de sa visite de travail dans le Haut-Lomami, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a inauguré le Centre hospitalier « Maman Denise Nyakeru », une nouvelle infrastructure sanitaire destinée à améliorer l’accès aux soins dans cette partie du pays. Le chef de l’État a également profité de son séjour pour réaffirmer le rôle du Service national dans la formation et la réinsertion de la jeunesse congolaise.

Un hôpital moderne au service des populations

Entièrement réhabilité et équipé, le Centre hospitalier « Maman Denise Nyakeru » offre désormais une prise en charge médicale spécialisée aux habitants de Kaniama-Kasese et des zones environnantes.

L’établissement comprend des services de consultation, d’urgences, de réanimation, de chirurgie, de gynécologie-obstétrique, de médecine interne, de pédiatrie ainsi qu’un laboratoire. Son plateau technique est renforcé par des équipements modernes, notamment un appareil d’échographie, une radiographie et un scanner. L’hôpital dispose également de six salles d’hospitalisation totalisant 60 lits.

Selon le commandant du Service national, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, cette infrastructure porte le nom de la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, en hommage à son appui dans le financement de l’ensemble des équipements médicaux.

Le Service national présenté comme une école de patriotisme

Le Président Félix Tshisekedi s’est ensuite rendu au Centre d’encadrement et d’instruction Félix-Antoine Tshisekedi, où il a suivi une présentation des activités du Service national.

Le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik a expliqué que ce centre, relancé en 2020, accueille aujourd’hui des jeunes venus de plusieurs provinces du pays afin de leur offrir une formation civique, patriotique et professionnelle. Plus de 8 300 jeunes y ont déjà été formés, dont environ 4 000 participent actuellement aux opérations de la Task Force présidentielle chargée de l’assainissement de la ville de Kinshasa.

La nouvelle promotion regroupe des volontaires originaires notamment du Haut-Lomami, du Kasaï Oriental, du Kasaï Central et de l’ancien Bandundu. Elle comprend également d’anciens combattants du phénomène Mobondo ayant choisi de déposer les armes pour intégrer le programme de réinsertion.

S’adressant aux recrues, le Chef de l’État a insisté sur la vocation du Service national.

« Le Service national n’est pas un lieu de punition, mais une école de responsabilité et de patriotisme », a déclaré Félix Tshisekedi, encourageant les jeunes à mettre leurs compétences au service du développement du pays.

Le Président de la République a enfin réaffirmé la volonté du gouvernement de renforcer les capacités d’accueil et de formation du Service national, afin d’élargir l’accès de davantage de jeunes à ce programme qu’il présente comme un levier de réinsertion, de citoyenneté et de développement national.

Nouveau rebondissement au procès FRIVAO : Constant Mutamba brille par son absence devant la Cour

Kinshasa, 31 juillet 2026. Une chaise est restée vide ce vendredi dans la salle d’audience de la Cour de cassation. Après avoir quitté les débats avec fracas lors de la précédente audience en dénonçant un procès « entaché d’irrégularités », l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, ne s’est pas présenté devant les juges. Ses avocats étaient également absents. Cette absence marque un nouveau tournant dans le procès du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO).

La Cour de cassation a toutefois poursuivi l’instruction de cette affaire. Elle met en cause les anciens dirigeants du FRIVAO, notamment son ancien coordonnateur, Chançard Bolukola, ainsi que Constant Mutamba, ancien ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux.

Constant Mutamba dénonce des irrégularités de procédure

Cette audience intervient quelques jours après une comparution particulièrement mouvementée. Avant de quitter brusquement la salle, Constant Mutamba avait dénoncé ce qu’il qualifie de graves irrégularités de procédure.

L’ancien garde des Sceaux contestait la régularité de sa citation à comparaître. Selon lui, des « fausses mentions » auraient été ajoutées par les greffiers, alors qu’il avait accepté de comparaître.

« Les greffiers mentent », avait-il lancé devant la Cour. Il réclamait alors la production du document qu’il souhaitait contester.

Il reprochait également au tribunal de grande instance de la Gombe de ne pas avoir enregistré une citation directe déposée contre le greffier Kinakina Kiki. Il accuse ce dernier de faux en écriture. Selon Constant Mutamba, la Cour lui aurait aussi refusé la possibilité de présenter ses exceptions de procédure et ses moyens de défense.

Estimant que ses droits n’étaient pas respectés, il avait déclaré être prêt à « boire la ciguë comme Socrate » plutôt que de cautionner une procédure qu’il juge contraire aux principes d’un procès équitable. Il avait ensuite quitté la salle d’audience.

Une demande de retransmission publique avant le procès

Quelques jours auparavant, dans une lettre datée du 23 juillet, Constant Mutamba avait pourtant demandé la retransmission intégrale de son procès sur la RTNC. Il souhaitait également que les audiences restent ouvertes au public.

L’ancien ministre invoquait les articles 149 et 20 de la Constitution. Il estimait que cette diffusion garantirait la transparence des débats.

Les poursuites liées au dossier FRIVAO

Dans cette affaire, la justice poursuit Constant Mutamba aux côtés de Chançard Bolukola. Les deux hommes répondent de décaissements contestés effectués au profit de la société Congo Energy, dont un paiement de 14,3 millions de dollars américains.

Lors de sa première comparution, le 13 juillet, Constant Mutamba avait affirmé n’avoir jamais reçu de citation régulière. Il soutenait également ne pas avoir eu accès au dossier avant son passage devant la Cour.

Une précédente condamnation judiciaire

Ce dossier s’ajoute à une précédente condamnation. Le 2 septembre 2025, la Cour de cassation avait condamné Constant Mutamba à trois ans de travaux forcés pour détournement de fonds destinés à la construction d’une prison à Kisangani.

La justice lui avait aussi interdit de voter et de se présenter à une élection pendant cinq ans. Elle l’avait exclu de toute fonction publique et condamné à restituer 19 millions de dollars américains. Selon les éléments retenus dans cette procédure, ces fonds présentaient également des liens avec le FRIVAO.

Quelle suite pour le procès ?

L’absence de Constant Mutamba ouvre désormais une nouvelle séquence dans ce procès très suivi. La Cour poursuivra-t-elle l’instruction malgré cette absence ? L’ancien ministre reviendra-t-il défendre sa position lors des prochaines audiences ? Les prochaines audiences devraient apporter des éléments de réponse.

À Kaniama-Kasese, Félix Tshisekedi réaffirme sa vision : « Le Service national n’est pas un lieu de punition »

Sous le soleil de Kaniama-Kasese, dans la province du Haut-Lomami, les rangs impeccablement alignés de centaines de jeunes recrues ont donné le ton d’une visite hautement symbolique. En se rendant jeudi au Centre d’encadrement et d’instruction du Service national, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est venu porter un message clair : pour lui, le Service national n’est pas une sanction, mais un tremplin vers la citoyenneté, la discipline et le développement.

Face aux jeunes venus de plusieurs provinces du pays, le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de faire de cette institution un pilier de la reconstruction nationale, où le patriotisme se conjugue avec la formation professionnelle et l’engagement au service de la République.

Un centre devenu le symbole de la réinsertion des jeunes

À l’origine, Kaniama-Kasese avait été conçu pour accueillir et réinsérer les jeunes impliqués dans le phénomène des « Kuluna ». Au fil des années, le site a progressivement changé de dimension pour devenir un véritable centre de formation civique, patriotique et professionnelle.

Devant le président de la République, le commandant du Service national, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, a dressé le bilan de cette transformation.

Selon lui, plus de 8 300 jeunes ont déjà été formés dans ce centre depuis sa relance. Parmi eux, 4 000 participent aujourd’hui aux missions de la Task Force présidentielle, chargée notamment des opérations d’assainissement de la ville de Kinshasa.

La nouvelle promotion rassemble des volontaires issus du Haut-Lomami, du Kasaï Oriental, du Kasaï Central ainsi que de l’ancienne province du Bandundu. Elle compte également d’anciens combattants du phénomène Mobondo, qui ont choisi d’abandonner les armes pour s’engager dans un parcours de réinsertion.

« Une école de responsabilité et de patriotisme »

Prenant la parole devant les recrues, Félix Tshisekedi a tenu à déconstruire l’image souvent associée au Service national.

« Le Service national n’est pas un lieu de punition, mais une école de responsabilité et de patriotisme », a déclaré le chef de l’État, invitant les jeunes à faire de cette expérience un véritable levier pour bâtir leur avenir.

Pour le président de la République, cette structure doit permettre à chaque recrue d’acquérir des valeurs citoyennes, des compétences professionnelles et le sens du devoir, afin de participer activement au développement du pays.

Il a également assuré que le Gouvernement poursuivra les investissements destinés à renforcer les capacités d’accueil et de formation du Service national, avec l’ambition d’offrir cette opportunité à un nombre toujours plus important de jeunes Congolais.

Former une jeunesse capable de construire le Congo de demain

Relancé en 2020 à l’initiative du chef de l’État, le Centre d’encadrement et d’instruction de Kaniama-Kasese s’est progressivement imposé comme l’un des principaux sites du Service national. Discipline, apprentissage des métiers, civisme et travail productif y constituent les fondements d’un modèle présenté par les autorités comme un outil de réinsertion socio-économique.

Au-delà des chiffres et des infrastructures, la visite présidentielle a mis en lumière une ambition plus large : faire de la jeunesse congolaise une force capable de transformer le pays. À Kaniama-Kasese, chaque promotion qui achève son parcours est appelée à quitter le centre avec bien plus qu’une formation : la conviction que servir la République peut aussi être un chemin vers un avenir plus stable, plus utile et plus prometteur.

Éducation : Engen DRC lance le programme « Jeunes Talents Engen DRC 2026 » pour les diplômés de Kinshasa et du Grand Katanga

Engen DRC, filiale du groupe Vivo Energy, annonce le lancement dès le 1er août 2026 de la première édition du programme « Jeunes Talents Engen DRC 2026 ». Ce dispositif s’adresse aux jeunes diplômés résidant dans les provinces de Kinshasa et du Grand Katanga. Il a pour objectif de leur offrir une première expérience professionnelle au sein de l’entreprise.

Dans son communiqué, la structure souligne que ce programme propose une immersion de 6 à 12 mois dans le secteur pétrolier. Il est conçu pour valoriser l’apport des jeunes talents et soutenir leur développement professionnel. Les participants évolueront dans un environnement de travail dynamique, avec des méthodes efficaces et un coaching personnalisé. Ils pourront également avoir la possibilité d’intégrer durablement l’équipe Engen.

Diversité, inclusion et critères de sélection

Engen DRC affirme promouvoir la diversité et l’inclusion au sein de ses équipes. L’entreprise encourage les candidatures de tous profils, notamment les femmes, les personnes à mobilité réduite, les communautés locales et les personnes vivant avec l’albinisme.

Pour postuler, les candidats doivent avoir 28 ans au maximum, être titulaire d’un diplôme BAC+5 ou équivalent et avoir validé leur cursus universitaire avec une moyenne d’au moins 65%. Bien plus, les candidats doivent avoir obtenu leur diplôme dans les deux années précédant l’appel à candidature, être bilingue français-anglais et maîtriser les outils informatiques.

Calendrier et modalités de candidature

Les candidatures sont ouvertes du 1er août au 30 septembre 2026. Les dossiers doivent comporter une lettre de motivation, un CV, une copie de pièce d’identité valide et les copies des diplômes. Ils sont à envoyer à :

jeunetalents.cd@vivoenergy.com

Calendrier prévu :

– Appel à candidature : 1er août – 30 septembre 2026,
– Sélection : Octobre 2026,
– Tests & Entretiens : Novembre 2026,
– Début du programme : Janvier 2027.

RDC-Rwanda : la MONUSCO se désolidarise du retour de 39 personnes expulsées par Kigali

Le retour de 39 personnes en République démocratique du Congo, mercredi 29 juillet, n’aura pas seulement marqué un nouveau mouvement à la frontière entre Goma et Gisenyi. En quelques heures, cette opération est devenue un nouvel épisode de la guerre des récits qui oppose Kinshasa, Kigali et les acteurs du conflit dans l’Est congolais.

Alors que les personnes rapatriées contestent avoir appartenu aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) a tenu à prendre publiquement ses distances. Dans un communiqué publié jeudi, la mission onusienne affirme n’avoir été associée « à aucun titre » à cette opération, tout en rappelant les règles qui encadrent son programme de rapatriement des ex-combattants étrangers.

La MONUSCO clarifie son rôle et défend son programme de rapatriement

Face aux nombreuses interrogations suscitées par cette opération, la MONUSCO insiste sur un point : si les 39 personnes avaient bien été, par le passé, rapatriées au Rwanda dans le cadre de son programme de Désarmement, Démobilisation, Rapatriement, Réintégration et Réinstallation (DDRRR), elle n’a en revanche participé ni à leur transfert vers la RDC, ni à leur remise aux autorités congolaises.

La mission rappelle que son mandat, confié par le Conseil de sécurité des Nations unies, repose sur le principe du désarmement volontaire des combattants étrangers présents en RDC. Chaque rapatriement fait l’objet d’un processus de vérification rigoureux, au terme duquel les dossiers sont transmis à la Commission rwandaise de démobilisation et de réintégration (RDRC), seule habilitée à donner son approbation avant le départ vers le Rwanda.

Par cette mise au point, la MONUSCO affirme vouloir préserver « l’indépendance, l’intégrité et la transparence » de son programme, dans un contexte où chaque opération liée aux groupes armés fait désormais l’objet d’une forte bataille politique et diplomatique.

Des rapatriés qui contestent leur identité de combattants FDLR

Les 39 personnes ont franchi la frontière au poste de la Grande Barrière, entre Goma et Gisenyi, après plusieurs mois passés au centre de Mutobo, au Rwanda. À leur arrivée, elles ont été accueillies par le maire de Goma installé par l’AFC/M23, Désiré Ngabo Kisuba.

Interrogés après leur retour, plusieurs rapatriés affirment être des citoyens congolais, principalement originaires des territoires de Masisi et de Rutshuru. Tous rejettent leur présentation comme membres des FDLR, soutenant qu’ils auraient été convaincus d’accepter cette qualification avant leur transfert vers le Rwanda.

Ces déclarations ont rapidement alimenté la controverse.

Le porte-parole adjoint de l’AFC/M23, Oscar Balinda, accuse la MONUSCO et le gouvernement congolais d’avoir présenté ces personnes comme des combattants FDLR alors qu’elles seraient, selon lui, exclusivement des ressortissants congolais. Il affirme que les autorités rwandaises auraient elles-mêmes vérifié leur identité avant de conclure qu’elles ne relevaient pas du processus de rapatriement réservé aux anciens combattants rwandais.

Une nouvelle polémique au cœur des tensions entre Kinshasa et Kigali

Cette affaire intervient dans un climat diplomatique déjà extrêmement tendu. Quelques jours plus tôt, Kinshasa annonçait avoir conclu un protocole portant sur le désarmement et la démobilisation des FDLR, une initiative immédiatement rejetée par Kigali, qui estime qu’elle s’écarte des engagements prévus dans les accords de Washington signés le 4 décembre 2025.

La présence des FDLR demeure l’un des principaux points de friction entre les deux pays. Pour le Rwanda, ce groupe armé, composé à l’origine d’anciens responsables du génocide de 1994, constitue une menace sécuritaire majeure. De son côté, la RDC accuse régulièrement Kigali de soutenir les rebelles de l’AFC/M23, qui contrôlent plusieurs zones dans l’est du pays.

Dans ce contexte explosif, le retour de ces 39 personnes dépasse largement le simple cadre d’une opération de rapatriement. Il ravive les accusations croisées, nourrit les soupçons entre les différentes parties et rappelle combien chaque dossier lié aux FDLR est devenu un enjeu diplomatique de premier ordre. Pendant que les versions s’opposent et que les responsabilités se renvoient d’une capitale à l’autre, la recherche d’une solution durable au conflit continue, elle, de se heurter aux profondes fractures qui minent encore la région des Grands Lacs.

Accord avec les FDLR : Kigali dénonce une « manipulation » de Kinshasa et ravive les tensions autour des accords de Washington

À peine annoncé par Kinshasa, le protocole d’engagement en faveur du désarmement des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) fait déjà voler en éclats l’élan diplomatique né des accords de Washington. Présentée par le gouvernement congolais comme une avancée majeure dans la mise en œuvre de ses engagements sécuritaires, cette initiative est catégoriquement rejetée par Kigali, qui y voit une entorse aux accords de paix conclus sous la médiation des États-Unis.

Derrière cette nouvelle passe d’armes diplomatique se dessine une réalité plus complexe : un processus de paix toujours fragile, des interprétations opposées des engagements signés et une crise sécuritaire qui continue d’embraser l’est de la République démocratique du Congo.

Kinshasa mise sur le désarmement, Kigali exige la neutralisation des FDLR

Selon les autorités congolaises, les FDLR ont signé un protocole portant sur leur désarmement, leur démobilisation et leur cantonnement. Le document prévoit, en principe, que les combattants rejoignent des sites dédiés dans le cadre d’un processus encadré, à condition de bénéficier de garanties sécuritaires et de ne pas être extradés de force vers le Rwanda.

Toutefois, plusieurs zones d’ombre subsistent. Le protocole ne précise ni le nombre de combattants concernés, ni les lieux de cantonnement, ni le calendrier de mise en œuvre, pas plus qu’il n’indique si certains membres du groupe armé ont déjà déposé les armes.

Pour Kinshasa, cette démarche s’inscrit pleinement dans les engagements pris dans le cadre du Concept des opérations (CONOPS), élaboré en application des accords de Washington. Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, estime qu’elle constitue une étape importante vers le rétablissement de la sécurité dans l’est du pays.

Les FDLR occupent en effet une place centrale dans l’accord de paix conclu entre la RDC et le Rwanda. Celui-ci prévoit la neutralisation du mouvement armé en contrepartie du désengagement des forces rwandaises déployées sur le territoire congolais.

Le Rwanda rejette le protocole et accuse Kinshasa de contourner ses obligations

À Kigali, la réaction n’a pas tardé. Sur son compte X, le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Olivier Nduhungirehe, a rejeté le protocole avec fermeté, estimant qu’il n’a aucun fondement juridique dans les accords de Washington.

« La signature de ce prétendu protocole entre le père (le gouvernement congolais), le fils (les FDLR) et le mauvais esprit (l’idéologie du génocide) n’est en rien conforme aux accords de Washington », a-t-il déclaré.

Pour le chef de la diplomatie rwandaise, les FDLR ne sont pas signataires de l’accord de paix mais en constituent l’objet principal. Selon lui, le texte conclu sous médiation américaine prévoit leur neutralisation, et non l’ouverture de négociations avec ce groupe armé.

Olivier Nduhungirehe accuse également Kinshasa de chercher à gagner du temps afin d’échapper aux obligations prévues par le CONOPS et son Ordre opérationnel (OPORD), qui devaient, selon lui, être exécutées dans un délai de 90 jours.

Le ministre rwandais va plus loin en affirmant que, depuis la signature des accords de Washington en décembre 2025, les autorités congolaises auraient renforcé leur soutien militaire aux FDLR et facilité leur structuration politique en s’appuyant sur plusieurs personnalités rwandaises vivant en Europe. Des accusations que la RDC rejette régulièrement.

Une paix encore fragile malgré les engagements internationaux

Cette nouvelle controverse intervient alors que l’accord de Washington peine toujours à produire les effets attendus sur le terrain. Malgré les engagements pris par Kinshasa et Kigali, les affrontements persistent dans l’est de la RDC, tandis que les accusations de soutien aux groupes armés continuent d’alimenter la méfiance entre les deux voisins.

Le Rwanda accuse depuis plusieurs années la RDC de collaborer avec les FDLR, un groupe créé par des combattants hutus, dont certains sont accusés d’avoir participé au génocide des Tutsis en 1994. À l’inverse, Kinshasa continue d’accuser Kigali de soutenir les rebelles de l’AFC/M23, présents dans plusieurs territoires de l’est du pays.

Face à cette impasse, les efforts diplomatiques se poursuivent. Au nom de l’Union africaine, le président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé, mène une mission de médiation destinée à rapprocher les positions des deux États. De son côté, Washington, par l’intermédiaire de Massad Boulos, continue d’exhorter les deux parties à respecter les engagements souscrits dans le cadre des accords de paix.

Mais sur le terrain, les populations civiles restent les premières victimes d’un conflit qui ne cesse de se prolonger, tandis que la situation humanitaire demeure alarmante.

Le protocole signé avec les FDLR ouvrira-t-il réellement la voie au désarmement du groupe armé et au retrait des forces rwandaises, ou ne fera-t-il qu’accentuer les divergences entre Kinshasa et Kigali, au risque de compromettre davantage la mise en œuvre des accords de Washington ?

Haut-Lomami : À Kamina, Tshisekedi inaugure l’usine de traitement d’eau potable de Lovoy et met fin à plus de 50 ans de pénurie

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a inauguré, mercredi 29 juillet 2026, l’usine de captage et de traitement d’eau potable de Lovoy, à Kamina dans la province du Haut-Lomami. Réalisée dans le cadre du programme sino-congolais, cette infrastructure met un terme à plus de 50 ans de manque d’accès à l’eau potable pour la population de cette contrée de la République.

Conçue pour traiter les eaux de la rivière Lovoy, reconnue pour sa forte concentration en fer, l’usine applique un processus de purification conforme aux normes internationales. Elle a une capacité de production de 7.000 m³ par jour. Cette quantité permettra de desservir 230.000 habitants de Kamina et d’améliorer durablement leurs conditions de vie et d’hygiène.

« Cette eau qui coulera désormais de nos robinets sera le témoignage de votre [Président] engagement en faveur de la population du Haut-Lomami », a déclaré le Gouverneur du Haut-Lomami, sans cacher sa satisfaction.

Pour leur part, le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Molendo Sakombi, l’Ambassadeur de Chine en RDC, Zhao Bin, ainsi que les Directeurs généraux de l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT) et de la Regideso ont salué un projet qui traduit « la volonté du Chef de l’État d’étendre l’accès aux services sociaux de base ».

Lancement du pompage et programme de raccordement social

Après la visite de toutes les installations, le Président Tshisekedi a officiellement lancé le pompage. Un programme de branchements sociaux sera déployé dans les prochains jours pour garantir que tous les ménages bénéficient de l’ouvrage. Cette usine vient s’ajouter à la liste des infrastructures hydrauliques déjà livrées à Kinshasa et dans plusieurs provinces.

Pour rappel, l’inauguration de l’usine de captage et de traitement d’eau potable de Lovoy intervient alors que l’accès à l’eau potable reste un défi majeur en RDC. Selon la Banque Mondiale, moins de 50% des Congolais ont accès à une source d’eau améliorée, avec des taux encore plus bas en milieu urbain secondaire comme Kamina.

Le recours au partenariat sino-congolais pour financer ce type d’ouvrage s’inscrit dans une logique de rattrapage après des décennies de sous-investissement. Pour le Gouvernement, multiplier ces usines est aussi un moyen de répondre aux attentes sociales et de réduire les maladies liées à l’eau.

Par ailleurs, la réussite du programme de raccordement social sera déterminante pour mesurer l’impact réel de cette infrastructure sur le quotidien des habitants.

Félix Tshisekedi bouleverse les hautes juridictions, de nouvelles figures émergent

Une nouvelle page s’ouvre pour la justice congolaise. À travers une série d’ordonnances présidentielles lues le 28 juillet 2026 sur la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC), le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a lancé un vaste réaménagement de la magistrature. Entre nominations stratégiques, départs à la retraite, révocations et confirmations de hauts responsables, ces décisions redessinent l’architecture des principales juridictions du pays.

Au-delà des mouvements administratifs, ces changements interviennent dans un contexte politique particulièrement sensible, marqué par les débats autour du référendum constitutionnel et les discussions engagées entre le pouvoir et l’opposition.

Kilomba Ngozi Noël démis d’office, plusieurs hauts magistrats quittent leurs fonctions

Parmi les décisions les plus marquantes figure la révocation de Kilomba Ngozi Noël. Ancien juge à la Cour constitutionnelle et président de la Cour de cassation, il est démis d’office de ses fonctions ainsi que de son grade pour n’avoir jamais repris son poste après sa nomination en 2020, malgré les notifications et sommations qui lui avaient été adressées.

Le renouvellement touche également plusieurs magistrats arrivés à l’âge de la retraite. À la Cour constitutionnelle, les avocats généraux Ndaka Matandubi et Likoko Bangala quittent officiellement leurs fonctions.

À la Cour de cassation, plusieurs figures de cette juridiction sont également admises à la retraite, notamment Badidengani Bilolo, Mwangila, Atiba, Kazadi Placide, Musenga Wa Kasanji Joachim, Belanteko Sambi Patrice et Kwilu Vangu.

Dans les juridictions militaires, Jean Bivegete Pinga Solo est admis à la retraite au grade de président de la Haute Cour militaire.

Une nouvelle génération propulsée aux commandes de la Cour de cassation

En parallèle des départs, le chef de l’État a procédé à une série de nominations destinées à renforcer les hautes juridictions.

À la Cour de cassation, Bakila Luvunga Noël, Mananga Mpezi Boniface, Kalumba Ilunga Christian et Otshudi Wongodi Okita Thomas sont promus présidents. Plusieurs magistrats rejoignent également cette juridiction en qualité de conseillers, parmi lesquels Kanku Kingombe Antoine, Kibala Akidi Fidèle et Kalonda Pauni Yvette.

Sylvain Kaluila Muana est nommé premier avocat général près la Cour de cassation, tandis qu’à la Cour constitutionnelle, Kapita Kanyama, Ngandu Mukendi, Shindano Bulenge, Kama Alama et Nsangu Mataya accèdent aux fonctions d’avocats généraux.

Ces nominations traduisent la volonté des autorités de renouveler progressivement les effectifs des plus hautes instances judiciaires du pays.

Firmin Mvonde reste en poste malgré les rumeurs

Si les ordonnances ont provoqué de nombreuses réactions, elles ont également donné lieu à une confusion concernant le parquet général près la Cour de cassation.

Dans les heures qui ont suivi leur lecture, plusieurs informations faisaient état du départ de Firmin Mvonde. Une interprétation rapidement démentie. Aucune ordonnance n’a désigné un nouveau procureur général près la Cour de cassation.

Firmin Mvonde demeure donc à la tête du parquet de cette juridiction. De la même manière, plusieurs personnalités influentes de la magistrature conservent leurs fonctions, notamment le premier président de la Cour de cassation, le professeur Élie Léon Ndomba, ainsi que les principaux responsables du Conseil d’État.

Au-delà de la Cour de cassation et de la Cour constitutionnelle, les ordonnances présidentielles concernent également la Haute Cour militaire, les cours militaires, les tribunaux militaires de garnison, les cours d’appel ainsi que plusieurs tribunaux de grande instance, où des magistrats ont été nommés, réhabilités, révoqués, démis d’office ou admis à la retraite.

Par son ampleur, ce réaménagement constitue l’un des plus importants mouvements opérés ces dernières années au sein de la magistrature congolaise. Il ouvre une nouvelle séquence pour les institutions judiciaires de la République démocratique du Congo, dans un climat politique où les questions institutionnelles occupent plus que jamais le devant de la scène.