M23 Doha : l’AFC/M23 accuse la médiation de partialité et menace de revoir sa participation au processus de paix

La tension monte d’un cran autour du processus de paix engagé entre Kinshasa et l’AFC/M23. Lors d’une conférence de presse tenue jeudi 18 juin 2026 à Goma, les principaux responsables du mouvement rebelle ont multiplié les critiques contre la médiation internationale, accusée de fermer les yeux sur les violations présumées commises par le gouvernement congolais.

Entouré de Corneille Nangaa et de Freddy Kaniki, le coordonnateur adjoint de l’AFC/M23, Bertrand Bisimwa, a dénoncé ce qu’il considère comme un traitement inéquitable des parties impliquées dans les discussions de paix soutenues par les États-Unis et le Qatar.

M23 Doha : Bertrand Bisimwa dénonce une médiation devenue « aphone »

Face aux journalistes, Bertrand Bisimwa a affirmé que son mouvement avait respecté plusieurs engagements pris dans le cadre des initiatives diplomatiques en cours.

Selon lui, l’AFC/M23 a accepté de se retirer d’Uvira ainsi que de la plaine de la Ruzizi à la demande des médiateurs afin de démontrer sa volonté de privilégier une solution politique au conflit.

Cependant, il estime que ces gestes n’ont pas été reconnus à leur juste valeur.

Le dirigeant rebelle accuse la médiation de sanctionner systématiquement l’AFC/M23 et les acteurs qui lui témoignent de la sympathie, tout en épargnant ceux qu’il accuse de ne pas respecter leurs propres engagements.

Il soutient notamment que les protocoles portant sur le cessez-le-feu et la libération des prisonniers ne seraient pas appliqués de manière équilibrée. Selon lui, son mouvement a déjà procédé à plusieurs libérations alors qu’aucune mesure similaire n’aurait été observée du côté de Kinshasa.

Pour Bertrand Bisimwa, cette situation fragilise progressivement la crédibilité du processus de paix.

Corneille Nangaa accuse Kinshasa de violer le cessez-le-feu

Prenant à son tour la parole, le coordonnateur politique de l’AFC/M23, Corneille Nangaa, a dénoncé ce qu’il qualifie de « violations répétitives, généralisées et criminelles » du cessez-le-feu.

L’ancien président de la CENI estime que son mouvement a fait preuve de patience et de bonne volonté dans toutes les initiatives de dialogue entreprises jusqu’à présent.

Selon lui, les engagements diplomatiques n’ont pas produit les résultats attendus sur le terrain, malgré les concessions consenties par l’AFC/M23.

Corneille Nangaa a également affirmé que plusieurs opérations militaires attribuées à la coalition gouvernementale continueraient d’être menées dans certaines zones de conflit, notamment à travers des bombardements de drones et des offensives terrestres.

Il a notamment évoqué la situation dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, où il affirme que plusieurs localités subissent un blocus prolongé affectant l’accès à l’aide humanitaire, aux soins médicaux et aux produits de première nécessité.

M23 Doha : l’AFC/M23 agite la menace d’un retrait du processus

Au-delà des critiques adressées à Kinshasa, Bertrand Bisimwa a laissé entendre que son mouvement pourrait, à terme, remettre en question son adhésion à la médiation actuelle.

Sans annoncer une rupture immédiate, il a affirmé que l’AFC/M23 se réservait le droit de prendre ses responsabilités si les déséquilibres dénoncés persistaient.

Malgré cette mise en garde, les dirigeants du mouvement assurent continuer à croire à une solution négociée au conflit.

Cette nouvelle sortie médiatique intervient alors que les accords de Washington et le processus de Doha peinent encore à produire des avancées visibles sur le terrain. Entre accusations croisées, violations présumées du cessez-le-feu et méfiance grandissante entre les protagonistes, le fossé reste important entre les engagements diplomatiques et la réalité sécuritaire dans l’Est de la RDC.

Alors que les médiateurs internationaux poursuivent leurs efforts pour préserver le dialogue, les déclarations de Goma illustrent les difficultés croissantes auxquelles se heurte le processus M23 Doha, dont l’avenir dépend désormais de la capacité des différentes parties à restaurer la confiance et à respecter leurs engagements respectifs.

Kinshasa : Daniel Bumba reçoit les présidents des Assemblées provinciales en prélude de la session extraordinaire autour de la Constitution

Le Gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, a reçu, jeudi 18 juin 2026 à l’Hôtel de ville, la délégation de la Conférence des présidents des Assemblées provinciales (Copap-RDC). Conduite par son président Papy Mantezolo Diatezua, celle-ci est venue lui présenter ses civilités en marge de la session extraordinaire autour du débat sur la Constitution, prévue du 22 au 25 juin 2026 dans la capitale.

Cette rencontre lance officiellement les préparatifs de cet événement. Daniel Bumba prendra la parole devant les présidents des 26 assemblées provinciales de la République démocratique du Congo. Kinshasa, en tant que siège des institutions, doit garantir l’encadrement logistique et sécuritaire d’un débat national aussi sensible.

Révision constitutionnelle au cœur des débats : la Copap-RDC pose ses marques

La session extraordinaire réunira tous les leaders de la Copap-RDC autour de thématiques majeures. Le point central : l’examen d’une motion de soutien à la révision ou au changement de la Constitution.

Depuis 2024 à ce jour, la question y relative structure le débat politique au niveau national. Celle-ci est actuellement au centre des tensions politiques à travers des avis opposés entre le pouvoir et l’opposition.

L’intervention de Daniel Bumba marque directement l’implication de la ville de Kinshasa, déjà épicentre des manifestations politiques, dans les réflexions sur l’architecture institutionnelle du pays.

En tant que gestionnaire de Kinshasa, Daniel Bumba porte la voix d’une province de plus de 17 millions d’habitants. Sa position sur la Constitution sera scrutée, car elle reflète la sensibilité d’une capitale politiquement décisive.

Du 22 au 25 juin, les présidents d’assemblées provinciales poseront les bases d’une position commune sur l’avenir constitutionnel du pays. Kinshasa devient ainsi le laboratoire du débat entre provinces.

Pour les analystes politiques, organiser ce conclave dans la capitale, c’est aussi tester la capacité de l’État à encadrer un dialogue institutionnel apaisé. La Copap-RDC joue ici son rôle de courroie entre le pouvoir central et les provinces. La suite dépendra de la qualité des conclusions qui sortiront de ces quatre jours de travaux.

Affaire Hakimi : le joueur du PSG sera jugé pour viol

C’est une épée de Damoclès qui s’est abattue sur le camp marocain en ce vendredi 19 juin. Alors que l’équipe du Maroc s’apprête à fouler la pelouse de Boston pour son deuxième match de Coupe du Monde, l’ombre d’un procès plane désormais sur l’un de ses leaders : Achraf Hakimi. La cour d’appel de Versailles a tranché : le joueur du PSG sera bien jugé pour viol par la cour criminelle des Hauts-de-Seine.

La décision, rendue publique par un communiqué lapidaire, balaie les espoirs d’un non-lieu que l’ancien Madrilène espérait. Après des mois d’investigations minutieuses, la chambre de l’instruction a estimé qu’il existait des « charges suffisantes » à l’encontre du défenseur pour justifier sa mise en accusation. Un coup de tonnerre dans le monde du football, alors que les regards du globe sont braqués sur les pelouses américaines.

« Enfin, je pourrai parler » : Le cri du cœur du Lion de l’Atlas

Loin de se murer dans le silence, Achraf Hakimi a choisi la contre-attaque médiatique. Dans la foulée de l’annonce, il a investi le réseau social X pour lâcher une phrase lourde de sens : « J’attends ce procès depuis le premier jour. Et je l’attends désormais avec impatience. Enfin, je pourrai parler. »

Un message qui résonne comme une promesse de combat. Pour son avocate, Me Fanny Colin, cette décision n’est qu’une étape logique dans un long cheminement judiciaire. « Cette confirmation était attendue. Il n’est pas dit ici qu’il est coupable de quoi que ce soit, il est ferme dans sa défense » , a-t-elle martelé, tentant de recentrer le débat sur la présomption d’innocence du sportif de 27 ans.

Le calvaire d’une femme, le combat d’un champion

Face à la détermination du joueur, la voix de la plaignante, une jeune femme de 24 ans prénommée Jeanne (prénom d’emprunt), tente de se faire entendre. Pour elle, l’issue de ce feuilleton judiciaire, débuté en février 2023, est une bouffée d’air frais. Son avocate, Me Rachel-Flore Pardo, n’a pas caché l’émotion de sa cliente : « Après plus de trois ans de combat judiciaire, après avoir été calomniée et traînée dans la boue, cette décision suscite soulagement et espoir. »

Dans un témoignage poignant accordé à Mediapart jeudi soir, la jeune femme, qui assure avoir été violée après avoir rejoint le joueur à son domicile via un VTC, a livré sa vérité crue : « J’ai envie qu’on me croie. » Elle réclame un procès pour se défendre, pour que sa parole pèse enfin aussi lourd que la notoriété de son agresseur présumé.

Alors que la date du procès reste inconnue, cette affaire divise déjà l’opinion. D’un côté, un sportif au sommet de son art, pressé de se blanchir ; de l’autre, une femme qui attend depuis trois ans que la justice reconnaisse sa douleur. Le verdict final se jouera dans les prochains mois, mais le match des apparences, lui, a déjà commencé.

Ébola en RDC : 896 cas, 232 décès, mais 78 guérisons… les premiers signes d’espoir dans l’enfer d’Ituri

Bunia, 18 juin 2026 – Les chiffres tombent, lourds, implacables. 896 cas confirmés. 232 décès. Un taux de létalité de 26 % qui serre le cœur. Mais dans ce bilan qui semble ne vouloir s’alourdir que davantage, une lueur d’espoir émerge, fragile mais bien réelle. Ce jeudi soir, à Bunia, le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, a annoncé une nouvelle qui pourrait changer le cours de la riposte : 78 personnes sont déclarées guéries. Dans une province d’Ituri meurtrie par la maladie, par l’insécurité et par la méfiance, ces guérisons sont bien plus qu’un simple chiffre. Elles sont un message, une preuve que la bataille peut être gagnée, et un appel lancé à toutes les communautés qui hésitent encore à se faire soigner.

78 guérisons : la preuve que la prise en charge précoce sauve des vies

L’annonce a été faite par le ministre Roger Kamba, lors d’un briefing consacré à l’évaluation de la riposte, un mois après la déclaration officielle de l’épidémie. Le visage grave mais la voix porteuse d’un message d’espoir, il a tenu à mettre en avant ce signal encourageant au milieu des chiffres sombres.

« Nous avons 78 personnes guéries de la maladie. Ce sont des personnes qui ont été malades, qui ont eu un test positif et qui ont ensuite obtenu deux tests négatifs. Ces personnes-là sont déclarées guéries », a-t-il expliqué, insistant sur le protocole rigoureux qui entoure cette déclaration de guérison.

Ces 78 survivants sont bien plus que des statistiques. Ce sont des mères, des pères, des enfants qui ont frôlé la mort et qui ont retrouvé la vie. Ils sont la preuve vivante que la détection précoce et la prise en charge rapide dans les centres spécialisés font la différence. Selon le ministre, d’autres patients pourraient quitter prochainement les centres de traitement, signe que la prise en charge médicale s’améliore.

Depuis plusieurs semaines, les responsables sanitaires multiplient les témoignages de survivants. Ces hommes et ces femmes, qui ont vaincu le virus, deviennent les meilleurs ambassadeurs de la riposte. Leur message est simple : consulter dès l’apparition des premiers symptômes peut sauver une vie. Un message crucial dans une région où les rumeurs et la méfiance envers les équipes de santé restent des obstacles majeurs à la lutte contre l’épidémie.

Un bilan qui s’alourdit mais qui se précise : 896 cas et 232 décès

Mais il serait malhonnête de ne regarder que le verre à moitié plein. Le bilan global, présenté par le ministre, témoigne de l’ampleur de la crise. 896 cas confirmés depuis le début de l’épidémie, dont 232 décès. La province de l’Ituri, épicentre de la maladie, concentre l’essentiel de ces cas, et les autorités sanitaires restent en état d’alerte maximale.

Roger Kamba a tenu à souligner la fiabilité de ces données. « Nous avons décidé de vous donner toujours les vrais chiffres des malades et non de donner des suspects. Ces chiffres viennent des tests de laboratoire qui ont confirmé les cas et résultent du travail réalisé avec tous les partenaires avant leur validation », a-t-il martelé.

Car dans une épidémie, les chiffres sont parfois sujets à caution. Rumeurs, approximations, doubles comptages : les autorités ont choisi la rigueur. Ces 896 cas sont des cas confirmés en laboratoire, validés conjointement avec l’Organisation mondiale de la Santé, l’Africa CDC et l’ensemble des partenaires engagés dans la riposte. Une transparence qui se veut gage de crédibilité, alors que la confiance reste un enjeu central sur le terrain.

Pourquoi les cas augmentent : un signe positif selon le ministre

L’augmentation continue du nombre de cas pourrait faire craindre une aggravation de la situation. Mais Roger Kamba propose une autre lecture, celle des épidémiologistes sur le terrain. Selon lui, cette hausse est en partie le reflet d’une amélioration de la capacité des équipes à identifier les malades.

« Le nombre de personnes qui augmente est vu de deux manières. Les épidémiologistes voient cela comme une avancée de la riposte. Nous allons maintenant retrouver les cas qui sont dans la communauté et qu’éventuellement nous ne connaissions pas », a-t-il expliqué.

En clair : plus on cherche, plus on trouve. L’intensification de la recherche active des cas, au cœur des villages et des quartiers les plus reculés, permet de sortir de l’ombre des personnes infectées qui échappaient jusque-là aux systèmes de surveillance. Une avancée, certes, mais qui révèle aussi l’ampleur de la tâche restant à accomplir.

« Ces activités de recherche active des malades deviennent de plus en plus importantes. Du point de vue de la riposte, cela peut être considéré comme un élément positif », a poursuivi le ministre. Une personne identifiée à temps, c’est une personne qui peut être isolée, prise en charge, et dont les contacts peuvent être suivis avant que le virus ne se propage davantage.

6 000 contacts surveillés : la course contre la montre continue

La stratégie de la riposte repose en grande partie sur le suivi des cas contacts. Aujourd’hui, près de 6 000 personnes contacts sont surveillées par les équipes sur le terrain. Un chiffre impressionnant, mais qui révèle aussi les défis à relever.

Le taux de suivi atteint actuellement 71 %, alors que l’objectif fixé est de 95 %. Un écart significatif qui montre les difficultés rencontrées par les équipes : l’insécurité, le manque de moyens logistiques, mais aussi la réticence de certaines communautés à coopérer.

Les autorités sanitaires insistent : l’efficacité de cette surveillance dépend de la collaboration des populations. Signaler rapidement les personnes présentant des symptômes, accepter les mesures d’isolement, participer aux campagnes de vaccination : chaque geste compte. Et chaque guérison, comme les 78 annoncées ce jeudi, est une preuve que ces efforts ne sont pas vains.

Le pari de la confiance : les survivants, meilleurs ambassadeurs de la riposte

Alors que l’Ituri demeure la province la plus touchée, les autorités sanitaires misent sur la multiplication des guérisons pour renforcer la confiance des communautés. Les survivants deviennent des acteurs clés de la communication. Leur témoignage, leur parcours, leur combat : des armes redoutables contre les rumeurs et la méfiance.

Plusieurs patients guéris ont déjà pris la parole, affirmant avoir retrouvé la santé grâce à une consultation rapide dès l’apparition des premiers symptômes. Leur message est clair : la peur ne doit pas empêcher de se faire soigner. Les équipes de la riposte rappellent que plus les malades arrivent tôt dans les centres de traitement, plus leurs chances de guérison augmentent.

Le gouvernement espère que ces histoires de survie contribueront à briser les barrières, à encourager le dépistage précoce et à sauver des vies. Dans une région où la confiance dans les institutions est fragile, où les rumeurs se propagent aussi vite que le virus, ces témoignages sont peut-être le meilleur vaccin contre la peur.

Un mois après : la riposte s’organise, mais la route est encore longue

Un mois après la déclaration officielle de l’épidémie, la riposte a franchi des étapes importantes. Les 78 guérisons, l’intensification de la recherche active, le suivi de près de 6 000 contacts, la mobilisation internationale : des progrès incontestables. Mais les défis restent immenses.

L’Ituri, épicentre de la crise, continue d’enregistrer de nouveaux cas. Le taux de létalité de 26 %, bien que stable, demeure préoccupant. Les épidémiologistes estiment que la bataille est loin d’être gagnée, et que les prochaines semaines seront décisives.

Les autorités sanitaires appellent à une mobilisation continue. La surveillance épidémiologique doit être renforcée, les capacités de traitement améliorées, la communication auprès des communautés intensifiée. Et surtout, la confiance doit continuer à se construire, guérison après guérison.

Les 78 survivants de l’épidémie d’Ebola en Ituri sont bien plus que des statistiques. Ils sont les premiers rayons de lumière dans une nuit qui semblait sans fin. Ils sont la preuve que le combat peut être gagné, que la science peut vaincre le virus, et que la détermination des hommes et des femmes engagés sur le terrain finit par payer. À eux, et à tous ceux qui luttent en première ligne, le Congo doit une reconnaissance éternelle.

Coupe du Monde 2026 : Tchéquie 1-1 Afrique du Sud, le groupe A s’emballe

La Tchéquie et l’Afrique du Sud se sont quittées sur un score de parité, 1-1, ce mercredi 18 juin 2026 pour le compte de la deuxième journée du groupe A en Coupe du Monde 2026. Les Tchèques ont frappé fort d’entrée par Michal Sadilek dès la 6e minute. Un avantage qui a tenu jusqu’au bout du temps réglementaire. Mais les Bafana Bafana n’ont rien lâché. À la 83e minute, Themba Mokoena a transformé un penalty pour remettre les deux équipes à égalité. Un but tardif qui sauve l’honneur de l’Afrique du Sud et relance un match qui semblait plié.

Ce nul a des conséquences directes sur le classement du Groupe A. Après deux journées pour Tchéquie et Afrique du Sud, le Mexique et la Corée du Sud occupent la tête avec 3 points chacun, avec un match en moins. Les deux nations s’affronteront lors de la 2e journée, le 19 juin à 2 heures (heure d’Afrique centrale).

Le duel Mexique-Corée va redistribuer les cartes : le vainqueur prendra seul les commandes, le nul relancerait davantage la Tchéquie et l’Afrique du Sud. Le Groupe A se décante donc très vite : deux équipes lancées, deux équipes en difficulté. La lutte pour la qualification s’annonce féroce lors de la 3e journée, où chaque point comptera double.

Tchéquie et Afrique du Sud : 1 point, dos au mur

Pour la Tchéquie et l’Afrique du Sud, la situation est critique. Les deux équipes comptent 1 point en 2 matchs. 0 victoire, 1 nul, 1 défaite. Avec déjà deux rencontres disputées, elles n’ont plus droit à l’erreur. La Tchéquie, 3e, et l’Afrique du Sud, 4e, devront s’imposer lors de leur dernier match de poules pour espérer une qualification en tant que meilleur 3e.

Le nul 1-1 les maintient en vie, mais les place sous pression maximale. Le scénario est simple : gagner ou rentrer à la maison. Le suspense reste entier pour les deux nations européennes et africaines.

Un point partout, des destins qui divergent

Au-delà du score, ce 1-1 illustre deux dynamiques opposées. La Tchéquie a mené mais n’a pas su tuer le match. L’Afrique du Sud a subi mais a trouvé les ressources pour égaliser aux ultimes dernières minutes de jeu.

Sadilek a brillé tôt, Mokoena a répondu tard. Dans le ventre du stade d’Atlanta, les supporters des deux camps ont vibré jusqu’au dernier penalty. Désormais, tout se jouera lors de la dernière journée du Groupe A. La Coupe du Monde 2026 tient ses promesses : intensité, rebondissements, et classement serré.

Ébola en RDC : 204 morts et 894 cas, les ministres Roger Kamba et Patrick Muyaya en mission d’urgence à Bunia

Bunia, 18 juin 2026 – L’ambiance est pesante à l’aéroport de Bunia lorsque l’avion gouvernemental se pose sur le tarmac. À bord, deux hommes en mission : le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, et son collègue de la Communication et Médias, Patrick Muyaya. Leur objectif est clair : évaluer une riposte qui s’essouffle face à une épidémie d’Ebola qui ne cesse de gagner du terrain. Alors que l’Africa CDC annonce un bilan macabre de 204 morts et 894 cas confirmés, la province de l’Ituri retient son souffle. Les défis sont immenses : insécurité, méfiance des communautés, personnels soignants décimés. Les deux ministres sont là pour insuffler un nouvel élan et tenter de sauver des vies.

Une épidémie meurtrière qui défie toutes les prévisions

Le virus Ebola, sous sa souche Bundibugyo, a frappé avec une violence inouïe depuis sa déclaration officielle en mai 2026. L’Ituri, province déjà meurtrie par des années de conflits armés, est devenue l’épicentre d’une crise sanitaire d’une ampleur rarement vue. Selon les derniers chiffres de l’Africa CDC, le bilan ne cesse de s’alourdir : 204 morts confirmés en incluant les décès enregistrés en Ouganda voisin, et pas moins de 894 cas recensés, dont 875 rien qu’en RDC.

Ces statistiques terrifiantes ne racontent pourtant pas toute l’histoire. Derrière chaque chiffre, il y a un visage, une famille anéantie, un village plongé dans le deuil. La souche Bundibugyo, bien que moins virulente que la souche Zaïre, n’en reste pas moins mortelle, et sa propagation dans une région où les systèmes de santé sont fragilisés par des années de conflit rend la situation dramatique.

Mais il y a une lueur d’espoir dans ce tableau sombre : 74 personnes ont été déclarées guéries. Une victoire arrachée de haute lutte par des équipes médicales qui paient pourtant un lourd tribut. « Plusieurs soignants ont déjà perdu la vie depuis le début de la riposte », a alerté le ministre Roger Kamba lors d’un point de presse, rappelant le sacrifice ultime consenti par ceux qui sont en première ligne.

Bunia, épicentre de la riposte : les ministres sur le terrain

Dès leur descente d’avion, les deux membres du gouvernement ont été plongés dans le bain de la réalité. Pas de discours convenus, pas de cérémonies protocolaires : une évaluation directe des dispositifs sanitaires mis en place à Bunia, ville devenue le quartier général de la lutte contre l’épidémie.

Accompagnés des équipes sanitaires locales et des représentants de l’Organisation mondiale de la Santé, Roger Kamba et Patrick Muyaya ont arpenté les centres de traitement, écouté les témoignages des soignants épuisés, et pris la mesure des obstacles qui entravent la riposte. L’insécurité, d’abord, qui rend l’accès à certaines zones de santé particulièrement périlleux. Les déplacements de populations, ensuite, qui compliquent le suivi des cas contacts et favorisent la propagation du virus.

« Notre mission est d’évaluer l’état de la riposte, d’échanger avec les équipes mobilisées et d’identifier les obstacles qui ralentissent les interventions », a expliqué le ministre Roger Kamba, le visage marqué par la gravité de la situation. Les deux ministres doivent également renforcer la coordination entre les différents acteurs engagés et soutenir les actions de communication auprès des communautés affectées.

La méfiance, un ennemi aussi redoutable que le virus

Car au-delà des aspects logistiques et médicaux, la bataille se joue aussi dans les esprits. Dans plusieurs zones de l’Ituri, la méfiance envers les équipes de santé reste un obstacle majeur. Des rumeurs circulent, des croyances ancestrales persistent, et certains habitants refusent les mesures de prévention ou les soins proposés.

C’est là que le ministre de la Communication, Patrick Muyaya, entre en jeu. Sa présence aux côtés de Roger Kamba n’est pas un hasard : la communication des risques est devenue un pilier essentiel de la riposte. « Il faut restaurer la confiance entre les communautés et les services de santé », a martelé le ministre Roger Kamba, insistant sur l’importance de toucher les populations avec des messages clairs, adaptés, et portés par des relais locaux crédibles.

Les autorités sanitaires ont appris des épidémies précédentes : sans l’adhésion des communautés, aucune riposte ne peut être efficace. La vaccination, le suivi des cas contacts, les mesures d’hygiène, les funérailles sécurisées : autant de gestes qui nécessitent la coopération active de la population. Un défi colossal dans une région où l’État est souvent perçu comme absent ou hostile.

Une mobilisation nationale et internationale face à l’urgence

La visite des deux ministres s’inscrit dans une mobilisation plus large des autorités congolaises et de leurs partenaires internationaux. L’Organisation mondiale de la Santé a déployé des équipes sur le terrain. L’Africa CDC, qui a annoncé les chiffres alarmants de ce 18 juin, suit de près l’évolution de la situation. La Banque mondiale, l’UNICEF, Médecins Sans Frontières : tous les acteurs sont mobilisés.

Mais les besoins sont immenses. Le manque de ressources humaines et matérielles, les infrastructures de santé défaillantes, les difficultés d’accès aux zones reculées : la liste des défis est longue. Sans un renforcement significatif des moyens, la riposte risque de s’essouffler, et le virus de continuer à se propager.

Wessam Mankoula, représentant de l’Africa CDC, a appelé à une intensification des efforts. Le nombre de décès dépasse désormais les 200, un seuil symbolique qui sonne comme un avertissement. Si rien ne change, la crise pourrait s’étendre davantage et menacer toute la sous-région.

L’Ituri, terre de tous les drames

Cette épidémie d’Ebola frappe une province déjà meurtrie. L’Ituri, théâtre de violences ethniques récurrentes, de conflits armés et de déplacements massifs de populations, voit s’ajouter une nouvelle tragédie à un lourd passé. Les structures de santé, déjà fragilisées, sont mises à rude épreuve. Les personnels soignants, souvent insuffisamment protégés, paient un lourd tribut.

Roger Kamba a tenu à saluer leur courage. « Ces hommes et ces femmes qui risquent leur vie pour sauver celle des autres sont les héros de cette crise », a-t-il déclaré, rendant hommage à ceux qui sont tombés au combat. Leur sacrifice, a-t-il souligné, ne doit pas être vain.

Les prochains jours seront décisifs

Alors que les ministres poursuivent leur mission à Bunia et dans les zones de santé environnantes, la question qui brûle toutes les lèvres est simple : la riposte parviendra-t-elle à inverser la tendance ? Les signaux sont pour l’instant contradictoires. D’un côté, les 74 guérisons prouvent que le système peut sauver des vies. De l’autre, les 204 morts et les 894 cas confirment que le virus garde l’avantage.

Les prochains jours seront décisifs. Le renforcement des moyens, l’intensification des campagnes de vaccination, la communication auprès des communautés, la coordination entre les acteurs : autant de leviers que les ministres espèrent actionner pour endiguer la propagation.

Mais le chemin est encore long. L’épidémie d’Ebola en Ituri n’en est qu’à ses débuts, et la bataille ne fait que commencer. Les autorités congolaises, appuyées par la communauté internationale, sont face à un défi titanesque. Et tandis que les ministres Roger Kamba et Patrick Muyaya poursuivent leur mission à Bunia, les habitants de la province retiennent leur souffle, espérant que cette mobilisation de haut niveau saura sauver des vies et ramener un peu d’espoir dans une région qui en manque tant.

Corneille Nangaa accuse Félix Tshisekedi de torpiller la paix dans l’Est de la RDC

Goma, 18 juin 2026 – Alors que les Léopards de la RDC faisaient vibrer le NRG Stadium de Houston, c’est une tout autre onde de choc qui a traversé l’Atlantique en sens inverse. À des milliers de kilomètres du Texas, dans la ville martyre de Goma, une voix s’est élevée pour dénoncer ce qui serait une « déclaration de guerre » en provenance directe de la bouche du président congolais. Corneille Nangaa, coordinateur politique de l’AFC/M23, a pris la parole ce jeudi pour accuser Félix Tshisekedi de torpiller les efforts de paix internationaux, au moment même où les médiateurs américains et qataris tentent de sauver un cessez-le-feu déjà fragile. La tension est à son comble, et le spectre d’une escalade militaire plane de nouveau sur l’Est de la République Démocratique du Congo.

Houston-Goma : la guerre des mots s’intensifie

C’est un discours prononcé depuis la tribune du mondial de football qui a mis le feu aux poudres. À Houston, en marge de la rencontre historique entre les Léopards et le Portugal, Félix Tshisekedi s’est exprimé devant ses partisans, évoquant avec optimisme les opérations militaires en cours dans l’Est du pays. Le président congolais a notamment annoncé la « récupération prochaine » des villes de Goma et de Bukavu, actuellement sous le contrôle de l’AFC/M23, une déclaration qui n’a pas tardé à provoquer une réaction virulente.

Dans une communication tenue à Goma ce jeudi 18 juin, Corneille Nangaa, ancien président de la CENI devenu figure de proue de la rébellion, a dénoncé avec véhémence ce qu’il perçoit comme un revirement dangereux. Selon lui, les propos du chef de l’État congolais constituent une rupture des engagements pris dans le cadre des négociations de paix.

« Cette nuit à Houston, sur le sol du médiateur américain et devant ses partisans, Monsieur Tshisekedi a de nouveau fait une déclaration de guerre ; alors qu’un processus de négociation est en cours et qu’un protocole sur le cessez-le-feu a été signé entre son régime et l’AFC/M23 », a martelé Nangaa, le visage fermé. Et de poursuivre : « Monsieur Tshisekedi affirme que son armée est en train d’écraser l’ennemi en ce moment même et annonce la récupération prochaine des villes stabilisées de Goma et de Bukavu. Un discours irresponsable et va-t-en-guerre qui assume officiellement l’option militaire au plus haut niveau de l’État. »

La médiation internationale prise en otage ?

Au-delà de la charge personnelle contre le président congolais, c’est tout le processus de paix qui est pointé du doigt par l’AFC/M23. Corneille Nangaa a estimé que les déclarations de Félix Tshisekedi risquent de compromettre gravement les discussions engagées sous l’égide des États-Unis et du Qatar, deux médiateurs qui s’efforcent de maintenir un dialogue entre les parties.

« Ce discours met en cause le processus de paix en cours ainsi que les efforts de la médiation. L’AFC/M23 en prend acte », a-t-il déclaré, soulignant que la confiance nécessaire à la poursuite des négociations était sérieusement ébranlée.

Cette accusation survient dans un contexte déjà tendu. Malgré la signature d’un protocole de cessez-le-feu, les hostilités n’ont jamais réellement cessé sur le terrain. Chaque camp accuse l’autre de violations, et les médiateurs peinent à transformer les engagements papier en réalités tangibles. Les accords de Washington et le processus de Doha, censés jeter les bases d’une paix durable, peinent à produire des résultats concrets.

L’AFC/M23 menace de riposter : « Nous nous réservons le droit de nous défendre »

Corneille Nangaa ne s’est pas contenté de dénoncer. Il a également adressé un avertissement sans équivoque à Kinshasa. Face à ce qu’il qualifie de « posture militariste du régime », le coordinateur politique de l’AFC/M23 a prévenu que son mouvement n’hésiterait pas à répondre par la force.

« Cette posture militariste du régime de Kinshasa ne nous laisse d’autres choix que de nous défendre afin d’éliminer systématiquement cette menace ouvertement proclamée par Kinshasa », a-t-il lancé, laissant planer la menace d’une riposte militaire qui pourrait plonger la région dans une nouvelle spirale de violence.

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Ces déclarations interviennent alors que les combats se poursuivent dans plusieurs zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les forces gouvernementales et la rébellion s’affrontent dans une guerre d’usure qui a déjà fait des milliers de victimes civiles. La perspective d’une offensive annoncée sur Goma et Bukavu, si elle se concrétisait, provoquerait un désastre humanitaire supplémentaire dans une région déjà exsangue.

Un conflit régional aux ramifications internationales

Au-delà du face-à-face entre Kinshasa et l’AFC/M23, c’est toute l’architecture sécuritaire de la région des Grands Lacs qui est en jeu. Le Rwanda, accusé par Kinshasa de soutenir la rébellion, est au cœur de cette crise aux multiples facettes. Les tensions diplomatiques entre les deux pays sont à leur comble, et chaque déclaration publique risque d’envenimer un peu plus une situation déjà explosive.

Les appels au calme se multiplient, mais peinent à trouver un écho. À l’ONU, à l’Union Africaine, comme dans les capitales occidentales, on s’inquiète de la dégradation rapide de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la RDC. Les voix s’élèvent pour demander aux parties prenantes de respecter leurs engagements, mais jusqu’à présent, ces appels sont restés lettre morte.

Le cessez-le-feu vacille, la paix s’éloigne

Le conflit dans l’Est de la RDC, qui dure depuis plusieurs années, semble entrer dans une phase critique. Alors que les médiateurs américains et qataris tentent de sauver ce qui peut encore l’être du processus de paix, les déclarations belliqueuses de part et d’autre réduisent à néant les espoirs d’une solution négociée.

Les accords de Washington et de Doha, censés instaurer un cessez-le-feu durable, n’ont pas encore produit d’effets concrets sur le terrain. Les hostilités se poursuivent, les populations civiles continuent de payer le prix fort, et la confiance entre les parties semble plus que jamais compromise.

La sortie de Corneille Nangaa, accusant directement Félix Tshisekedi de « déclaration de guerre », illustre à quel point le dialogue est devenu impossible. Chaque camp campe sur ses positions, interprétant les accords à sa manière, tandis que les appels à la raison se heurtent à la logique implacable du conflit armé.

L’Est de la RDC, otage d’une guerre sans fin ?

Alors que la nuit tombe sur Goma, la ville retient son souffle. Les habitants, déjà marqués par des années de violence, savent que les mots prononcés ce jour pourraient bien annoncer de nouveaux jours sombres. La perspective d’une reprise des combats à grande échelle, avec pour objectif annoncé la « récupération » de Goma et de Bukavu, plonge la population dans une angoisse palpable.

Les organisations humanitaires, déjà présentes en nombre dans la région, se préparent au pire. Les camps de déplacés, qui abritent déjà des centaines de milliers de personnes, pourraient voir leurs effectifs gonfler considérablement si les hostilités s’intensifient.

Dans ce contexte tendu, une seule certitude subsiste : le chemin vers la paix est plus long et plus tortueux que jamais. Et les déclarations de Houston comme celles de Goma ne font qu’éloigner un peu plus l’horizon d’une solution négociée. La communauté internationale, les médiateurs, les acteurs régionaux : tous sont désormais devant un défi colossal : empêcher que les mots ne se transforment en nouvelles larmes et en nouveaux sanglots pour les populations de l’Est de la RDC.

Révision Constitution RDC : la CENCO consulte Delly Sesanga avant de dévoiler sa position

Kinshasa, 18 juin 2026 – Le débat sur l’avenir de la Constitution congolaise franchit une nouvelle étape. Ce jeudi, Delly Sesanga a été reçu au siège de la CENCO à Kinshasa. Le président du parti Envol a participé aux consultations organisées par les évêques catholiques.

Ces échanges s’inscrivent dans le cadre d’une assemblée plénière extraordinaire consacrée à la question constitutionnelle. Les évêques souhaitent recueillir les avis des différentes forces sociopolitiques avant de rendre leur position publique.

Delly Sesanga expose la position de l’opposition

La rencontre s’est tenue dans un contexte marqué par de vifs débats sur une éventuelle révision ou un changement de la Constitution.

Face aux évêques, Delly Sesanga a présenté la vision de son parti. Il a également partagé ses préoccupations sur l’avenir institutionnel du pays.

À l’issue de l’entretien, le leader d’Envol a confirmé avoir exposé sa lecture de la situation. Il a insisté sur la nécessité d’une réflexion responsable et respectueuse des principes démocratiques.

Même si le contenu détaillé des discussions n’a pas été rendu public, cette consultation témoigne de la volonté de la CENCO d’entendre toutes les sensibilités politiques.

La CENCO prépare sa position sur la Constitution

Les évêques ont choisi une démarche inclusive. Plusieurs acteurs politiques et sociaux sont consultés avant l’adoption d’une position officielle.

L’objectif est de disposer d’une vision globale du débat. Cette méthode doit permettre à l’Église catholique de formuler une appréciation fondée sur les différentes opinions exprimées.

La question constitutionnelle continue de diviser la classe politique. Certains défendent une réforme du texte actuel. D’autres mettent en garde contre les risques d’instabilité politique.

Une déclaration attendue le 20 juin

Le calendrier est déjà fixé. La CENCO prévoit de rendre publique sa position au plus tard le samedi 20 juin.

Cette déclaration est très attendue. Elle pourrait influencer le débat national et peser sur les discussions à venir.

Forte de son expérience dans la médiation des crises politiques, la CENCO conserve une importante capacité d’influence. Sa prise de parole sera donc suivie de près par les acteurs politiques et l’opinion publique.

À l’approche de l’échéance, les consultations se poursuivent. D’autres personnalités sont attendues au siège de la CENCO. Tous les regards sont désormais tournés vers la déclaration des évêques, annoncée dans les prochaines heures.

« Le combat continue » : Mosengo-Omba galvanise les Léopards après l’exploit face au Portugal

L’onde de choc venue du Texas a traversé l’Atlantique pour embraser toute une nation. Dans un NRG Stadium en effervescence, les Léopards de la République Démocratique du Congo viennent d’inscrire leur nom en lettres d’or dans les annales du football mondial. Face à la redoutable machine portugaise, championne d’Europe en 2016 et portée par ses stars planétaires, les fauves congolais ont arraché un nul héroïque (1-1) qui résonne comme un véritable manifeste. Ce n’est pas un simple point glané dans le groupe K : c’est un coup de tonnerre dans un ciel jusqu’alors dominé par les favoris. Et alors que les échos de cette performance historique continuent de vibrer, une voix officielle s’est élevée pour transformer la frustration en promesse d’un avenir radieux.

Véron Mosengo-Omba : « Les regrets ne doivent pas masquer la grandeur de votre combat »

Au lendemain de cette rencontre qui restera gravée dans les mémoires, le président de la FECOFA a brisé le silence par un message d’une rare intensité émotionnelle. Dans une publication enflammée sur X, Véron Mosengo-Omba a livré une analyse qui porte en elle toute l’âme d’un peuple meurtri par des décennies d’absence sur la scène mondiale, mais soudainement réveillé par un éclat de génie collectif.

« Comme des millions de Congolais, j’ai suivi cette rencontre avec passion, fierté et espoir. Ce match nul (1-1) nous laisse certainement des regrets, mais il témoigne aussi de votre combativité et de votre détermination à défendre les couleurs de notre nation », a-t-il martelé, les mots percutants comme des tirs cadrés.

Le dirigeant congolais a refusé de voir ce résultat comme une simple déception. Pour lui, ce point arraché aux lusitaniens est bien plus qu’un score : c’est la preuve irréfutable que les Léopards ont leur place parmi l’élite du football planétaire. La force de caractère démontrée par les hommes de Sébastien Desabre face à l’une des nations les plus prestigieuses du football mondial mérite bien plus que des regrets éphémères.

« Chaque rencontre est une étape sur le chemin de nos ambitions. Vous avez montré du caractère, de l’engagement et cette volonté de ne jamais baisser les bras. C’est cet état d’esprit qui permettra à notre football de continuer à progresser », a-t-il poursuivi, transformant l’amertume d’une victoire manquée en carburant pour la suite du tournoi.

Un « supporter en béton » au cœur de la ferveur texane

Dans cet océan d’émotions, le président de la FECOFA a tenu à mettre en lumière une figure particulière, véritable symbole de l’attachement indéfectible du peuple congolais à ses Léopards : le « supporter en béton ». Ce fan, dont le périple jusqu’à Houston incarne la passion viscérale d’une nation, a reçu un hommage appuyé du dirigeant.

« Je voudrais également adresser une pensée particulière et un immense merci à notre supporter en béton, qui a effectué le déplacement pour vous soutenir, porter haut les couleurs de la RDC et faire résonner la ferveur congolaise dans les tribunes », a-t-il souligné, rappelant que le football congolais ne se joue pas seulement sur le terrain, mais aussi dans le cœur de ses supporters.

Car cette présence au cœur du Texas est bien plus qu’un simple geste : elle est la manifestation tangible d’un rêve collectif porté par près de 100 millions d’âmes. Après des décennies d’absence sur la plus grande scène du monde, la RDC ne fait pas que participer ; elle vibre, elle rugit, elle existe avec une intensité qui force le respect de la planète football.

« La route continue, le rêve demeure intact » : un message qui résonne comme un manifeste

Avec une lucidité remarquable, Véron Mosengo-Omba a su transformer l’instant présent en promesse d’avenir. Dans une dernière exhortation qui sonne comme un discours de mobilisation générale, il a enjoint les Léopards à garder la tête haute et à poursuivre leur chemin avec une ambition décuplée.

« Gardez la tête haute. Continuez à travailler, à croire en vos qualités et à avancer avec ambition. Toute la nation reste derrière vous », a-t-il lancé, avant d’ajouter des mots qui résonneront longtemps comme un mantra pour toute une génération de footballeurs congolais :

« La route continue. Le combat continue. Et le rêve demeure intact. »

À travers cette adresse historique, le président de la FECOFA a voulu rappeler une vérité fondamentale : ce match nul face au Portugal n’est pas une fin, mais un commencement. Les Léopards ont envoyé un signal retentissant au monde du football, prouvant que l’exploit n’est plus une chimère mais une perspective concrète. Ce point arraché dans le groupe K a renforcé la conviction qu’une page d’histoire est en train de s’écrire, portée par l’élan d’un peuple entier qui croit désormais en son destin.

Alors que les regards du monde se tournent déjà vers les prochains défis des Léopards, une certitude s’impose : la RDC est de retour sur la scène mondiale, et elle compte bien y rester. Les fauves congolais ont rugi à Houston, et leur écho continuera de résonner bien au-delà des frontières du Texas. Le rêve est intact, la route est ouverte, et toute une nation retient son souffle, prête à écrire avec ses héros les plus belles pages de son histoire footballistique. Rendez-vous pour la suite de cette aventure qui promet encore bien des émotions.

RDC : « Les ennemis ont écarté un fils du pays et ont placé leur chien » (Félix Tshisekedi)

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, s’est exprimé, mercredi 17 juin 2026, devant la diaspora Congolaise à Houston aux États-Unis. Les propos du Chef de l’État Congolais sont directs : « Les ennemis étaient entrés, nous étions distraits. Ils ont même écarté un fils du pays, et ils ont placé leur chien qu’ils pouvaient dresser à leur guise ». La phrase tombe dans un contexte des tensions politiques autour du débat sur le changement de la Constitution. Le mot « chien » vient d’entrer dans le lexique politique officiel.

Dans son discours, Tshisekedi oppose deux figures : Laurent-Désiré Kabila, « fils du pays écarté », et Joseph Kabila, « chien dressé par les ennemis ». En une phrase, il disqualifie 18 ans de règne. Il renvoie Joseph Kabila à 2001, à son arrivée au pouvoir après l’assassinat de son père.

L’alternance pacifique de janvier 2019, première en RDC, est réduite à une parenthèse qui ne dit pas son nom. Tshisekedi requalifie son prédécesseur en marionnette des puissances étrangères. Le divorce avec Kabila, consommé depuis des années, vient de passer au vitriol.

La Constitution au centre de la tempête politique

Ces mots claquent alors que Kinshasa s’embrase sur la Constitution. L’Assemblée nationale et le Sénat ont validé séparément la proposition de loi sur le référendum. L’objectif affiché par la majorité : adapter la loi fondamentale de 2006 aux réalités actuelles.

De son côté, l’opposition s’oppose à cette initiative perçue comme un canal pour sauter le verrou des deux mandats. Depuis des semaines, le pays vit au rythme de ce bras de fer institutionnel. La Constitution n’est plus un texte juridique. Elle est devenue le champ de bataille entre deux camps politiques.

3e mandat : l’opposition contre-attaque

Face à la charge présidentielle, l’opposition riposte. Elle accuse Félix Tshisekedi d’instrumentaliser le Parlement pour forcer un troisième mandat en 2028. Le référendum, dit-elle, n’est qu’un paravent. Le vrai but est de réécrire l’article sur la limitation des mandats.

En face, Joseph Kabila sort du silence. À travers un communiqué, l’ancien Président appelle à un sursaut national. Il défend la Constitution de 2006 comme un rempart contre l’autoritarisme. Pour lui, toucher aux mandats, c’est détruire l’équilibre de 2006. Deux visions s’affrontent. Deux anciens alliés devenus ennemis politiques.

La tension est déjà montée d’un cran. Le 12 juin dernier, l’opposition réunie autour de la coalition C64 a tenté un sit-in à l’esplanade du Palais du Peuple. La réponse a été immédiate. La police congolaise a dispersé la manifestation dans la « violence ». Des blessés ont été comptés et un bilan controversé sur les décès.

Par ailleurs, la coalition C64 appelle à une grande marche le 8 juillet prochain, dont le point de chute sera le Palais de la Nation. Sur place, Fayulu, Sesanga, Kabund, Katumbi et Matata vont exiger la démission de Félix Tshisekedi pour « trahison » de son serment. Kinshasa se prépare donc à un bras de fer direct entre la rue et le pouvoir.