RCA : la présence des rebelles perturbe la circulation à 18 kilomètres de Bria

La ville de Bria est à nouveau sous pression des rebelles ce mercredi 30 mars 2022 à cause de la présence des rebelles à nouveau signalée sur l’axe Ippy.

 

Après la sortie massive des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à 42 kilomètres de la ville sur l’axe Ouadda, puis l’ultimatum que les rebelles ont lancé samedi dernier aux autorités militaires et civiles locales, la ville de Bria est à nouveau sous pression des rebelles ce mercredi 30 mars 2022.  présence est à nouveau signalée à 18 kilomètres de Bria sur l’axe Ippy, et la voie a été coupée durant plusieurs heures.

De la pression militaire à la pression économique

Pour les rebelles, la pression militaire seule ne suffit pas. Il faut également mettre de la pression économique, c’est-à-dire perturber les activités  commerciales de la région. Donc la stratégie est de couper la principale voie de ravitaillement de la ville de Bria, si l’occasion se présente. Ceci n’est pas une simple idée, c’est une réalité du jour.

Présence des rebelles signalée dans le village Yangou-Mango, 18 KM de Bria

Ce mercredi 30 mars 2022, à la surprise de la population, plusieurs dizaines des rebelles, lourdement armés, sont sortis dans le village Yangou – Mango, à 18 kilomètres de la ville sur l’axe Ippy, bloquant les circulations dans les deux sens durant des heures. Les véhicules, en provenance de Bria avec des passagers à bord, ont été sommés de rebrousser chemin. Tout comme ceux qui venaient de la ville d’Ippy. D’après les rebelles, la voie ne sera libre de circulation que le lendemain, c’est-à-dire jeudi 31 mars 2022

Pour la population locale, c’est l’inquiétude qui domine. Alors, nombreux sont ceux qui se posent des questions pour savoir si ce sont les mêmes rebelles qui étaient sortis la semaine dernière dans le village Sans souci à 42 kilomètres ou c’est un autre groupe des rebelles.

RCA : Ben Wilson NGASSAN recherché par une milice

Le journaliste indépendant a adressé une lettre ouverte au Président Faustin Archange Touadera où il dénoncer son obsession à vouloir modifier la constitution.

 

Alors que le dialogue politique dit républicain vient de s’achever à Bangui, et que les proches du pouvoir ont proposé d’inclure dans les recommandations un projet de la modification de la Constitution pour permettre au chef de l’État de se présenter à un troisième mandat, le journaliste centrafricain Ben Wilson NGASSAN, droit dans ses bottes,  a « pris son courage à deux mains » pour envoyer une lettre ouverte à TOUADERA et dénoncer son obsession à vouloir modifier à tout prix la constitution de la République. Mais quelques jours après, le jeune homme devient la cible de menaces et d’intimidation de la part de la milice armée du pouvoir. Il est activement recherché, sa vie est aussi en danger. Ceci est une alerte rouge!

Des menaces, des intimidations

Cela fait trois jours que le jeune journaliste Ben Wilson NGASSAN se cache.  Le dimanche 27 mars au soir, quelques heures seulement après avoir adressé une lettre ouverte au Président de la République Faustin Archange Touadera et dénoncer son obsession à vouloir modifier à tout prix la constitution de la République, le journaliste a malheureusement commencé à constater des faits étranges devant son domicile.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le journalise ben Wilson NGASSAN précise que « Près de là où je vis en réclusion, deux véhicules noirs, vitres fumées, surtout non immatriculées, ont sillonné les encablures, à des segments opposés. Selon les voisins, cela paraît étrange, car les propriétaires du véhicule ne résident pas dans ce quartier, et ces véhicules n’ont jamais sillonné les parages. Pour des raisons de précaution, je vais changer en toute discrétion mon lieu de réclusion, en attendant de voir clair. J’interpelle les uns et les autres sur le danger sécuritaire perpétuel que j’encours. Jeune que je suis, assisté d’un autre jeune de la même génération que moi, je ne suis vraiment pas en sécurité. Je garde le moral malgré tout ».

Selon des informations recueillies, le jeune journaliste Ben Wilson  serait actuellement traqué par un certain Thierry Lébené alias 12 puissances et certains éléments de la garde présidentielle. Ils l’ont prémédité depuis trois jours.   Ceci  est grave, car on connaît très bien la méthode du pouvoir dans ses actions qui consistent à assassiner les journalistes indépendants. On se souvient encore de l’empoisonnement mortel du journaliste Jean Saint-Claire Maka Gbossokotto à Bangui.

 

RCA : des rebelles lancent un ultimatum aux autorités militaires et civiles à Bria

« De force ou de gré, nous serons de retour bientôt à Bria », c’est avec ces mots sur une pancarte qu’ils ont fait passer leur message.

 

Samedi, 26 mars 2022, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont lancé, dans la matinée, un ultimatum aux autorités militaires et civiles de la ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto.

« De force ou de gré, nous serons de retour bientôt  à Bria », avertissent les rebelles de la  CPC sur une grande pancarte placée aux abords du stade municipal et découverte par la population.

Le préfet de la Haute-Kotto, dont la résidence se situe à quelques 200 mètres du lieu, a été alerté par les habitants. Le commandant du détachement militaire à Bria, et le chef des mercenaires russes ont aussi été informés de la nouvelle. Une réunion avait été organisée par le préfet.

La guerre se précise de nouveau à Bria, dans la Haute-Kotto, où  les FACA, appuyés par les mercenaires russes, étaient entrés en action il y’a un an pour chasser les rebelles du FPRC, du MPC, de l’UPC, du MLCJ, du RPRC et du PRNC.

RCA : présence massive des rebelles armés dans le village sans souci

Les populations, paniquées, ont trouvé refuge dans la brousse, pendant qu’une centaine de rebelles lourdement armé, continuent d’occuper le village.

 

La psychose a gagné, depuis vendredi 25 mars 2022, les habitants de la localité de Sans souci, située à environ 42 kilomètres de Bria sur l’axe Ouadda, dans la préfecture de la Haute-Kotto, suite à la présence massive des combattants rebelles.

Les rebelles sont de retour

Vendredi 25 mars, un mois après le massacre commis par les mercenaires de la société russe Wagner ayant causé la mort d’au moins 25 civils dans le village minier de Mouka, les rebelles, estimés à une centaine,  sont de retour dans la localité, mais cette fois dans le village « Sans souci », après avoir été chassés par les hommes de Wagner le 9 février 2022.

« Ce sont des Peuls, ils sont nombreux, très nombreux,  marchant à pied, d’autres sur des motos. Ils sont arrivés vers 15 heures dans notre village en faisant de légères sommations partout. Par mesure de sécurité, j’ai pris la fuite avec ma famille dans la brousse », raconte un déplacé du village sans souci.

Les rebelles ont intercepté un conducteur de taxi moto

Au même moment, à Mouka, un autre déplacé raconte que les rebelles auraient intercepté un jeune du village avec sa moto, et il ignore s’ils l’ont agressé physiquement.

Pour l’heure, l’État-major n’a pas encore réagit, encore moins le gouvernement sur cette présence massive des rebelles dans cette localité.

RCA : près de 600 propositions faites pendant le dialogue républicain

Le dialogue républicain en Centrafrique s’est terminé ce dimanche 27 mars 2022. Une semaine de discussions, 450 participants, mais pas l’opposition ni les groupes armés, et au final, 600 propositions.

 

Près de 600 propositions ont donc été retenues à l’issue de cette semaine de discussion. La seule mesure à avoir véritablement déchainer les passions a finalement été retirée. Elle prévoyait une révision de la Constitution. Certains proches de pouvoir y voyaient déjà la possibilité d’un troisième mandat pour le président Touadéra. La société civile s’y est aussi fermement opposée. Le dialogue s’est déclaré incompétent et a renvoyé la question vers la présidence et l’Assemblée nationale.

Les recommandations retenues sont assez générales. Il s’agit de réviser les accords bilatéraux et multilatéraux, renforcer l’armée, réformer les institutions électorales, trouver de nouvelles recettes pour les finances publiques. Pour vérifier l’application de ces mesures, le dialogue propose la création d’un organe de suivi rattaché à la présidence, mais sans préciser de calendrier.

« Les questions de fond n’ont pas été abordées », pour les opposants

À l’exception d’une poignée d’opposants, par la suite exclus de la coalition, les poids lourds de l’opposition et des groupes armés étaient absents. Le président Touadéra les a vertement fustigés dans son discours : « Il est irresponsable de se calfeutrer derrière des arguments fallacieux pour refuser le dialogue et abandonner le peuple qu’on prétend servir. La porte du dialogue vous reste grandement ouverte. »

« Il suffisait d’accepter nos conditions, répond le porte-parole de l’opposition Nicolas Thiangaye. Les faits nous ont donné raison : on a tenté d’amener le troisième mandat alors que les questions de fond telles que la guerre, la présence des mercenaires ou la crise post-électorale n’ont pas été abordées. »

Plus largement, le dialogue répondait à une attente des partenaires internationaux de la Centrafrique. Ils en avaient fait une condition pour maintenir leurs aides financières. Reste à voir s’ils ont été convaincus.

RCA : le chef d’État-major de 3r trouve la mort dans une embuscade des mercenaires russes

L’autoproclamé général Kaou de 3R, a été pris en étau dans une embuscade tendue par les mercenaires russes de la société Wagner.

 

Plusieurs officiers de 3R, dont le chef d’État-major, l’autoproclamé général Kaou, ont été pris en étau dans une embuscade tendue par les mercenaires russes de la société Wagner. Le général a été tué ainsi que trois de ses officiers.

De Paoua en passant par Pougole, les rebelles sont recherchés

La scène s’est produite ce vendredi 25 mars 2022 vers 6 heures du matin dans un petit campement situé à une soixantaine de kilomètres de la frontière du Tchad.

Les mercenaires russes, sur des motos, en provenance de la ville de Paoua, ont emprunté une piste rurale vers Pougole en allant vers la frontière du Tchad. Mais avant d’arriver dans le coin, ils ont mis la main sur des conducteurs clandestins de taxi-moto. En essayant de leur soutirer des informations, les cers derniers ont catégoriquement nié avoir eu connaissance  de la présence des rebelles dans le secteur. Mais pour leur faire peur, les mercenaires russes ont abattu froidement l’un des conducteurs de taxi-moto et mettent la pression sur les autres qui ont aussitôt dévoilé l’endroit où sont positionnés les rebelles.

Embuscade des Russes et affrontement avec les rebelles

De bouche à oreille, les Russes finissent finalement à localiser les rebelles, mais essayent de les encercler méthodiquement. C’est ainsi qu’ils attendent le lendemain vers 6 heures pour les réveiller par des tirs d’artillerie lourde et légère. Le chef d’État-major de 3R tué ainsi que trois de ses officiers

Dès le début de l’affrontement, le chef d’État-major de 3R, le général Kaou Laddé a été abattu, suivi du général Djakakoutou Ibrahim et du colonel Dido,  blessé, mais mort plus tard. Un lieutenant avait été blessé, mais mort aussi de ses blessures quelques minutes après le combat. Le général Djoborodje  a lui été, selon des informations du CNC, blessé, mais on ignore sa position actuelle. Il y’a également cinq blessés parmi les rebelles.

Il y’a lieu de rappeler que dans la matinée du mardi 22 mars 2022, les rebelles de 3R, membres de la coalition  des patriotes pour le changement (CPC), ont attaqué les positions des soldats FACA dans le village Nzakoundou, situé à environ 72 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Ndim. Les soldats FACA, pris en étau, ont abandonné leur position avant de se retirer à 12 kilomètres du village Nzakoundou. Ils ont fait appel aux mercenaires russes qui sont positionnés vers Paoua pour leur venir en aide militaire.

RCA : le dialogue républicain se poursuit

Un dialogue pour ramener la paix et la sécurité, mais qui se déroule sans les groupes armés, ni les poids lourds de l’opposition qui ont choisi de boycotter la rencontre.

 

En République centrafricaine se poursuit actuellement le dialogue républicain, promis de longue date par le président Touadéra et censé mettre un terme à la crise qui secoue le pays depuis maintenant plusieurs décennies. Un dialogue pour ramener la paix et la sécurité, mais qui se déroule sans les groupes armés, dont les principaux leaders sont exilés au Tchad, ni les poids lourds de l’opposition qui ont choisi de boycotter la rencontre. Après la phase de travail en commission, les débats en plénière se sont ouverts jeudi dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale.

Parmi les recommandations de la commission « politique étrangère et coopération », dit son président Fleury Junior Pabandji, il y a celle de revoir les accords avec la France.

« La France a toujours été au chevet de la République centrafricaine, mais la plupart des participants ont pensé que depuis une décennie, la France a tourné le dos au peuple centrafricain. »

D’autres intervenants réclament des clarifications sur l’accord de défense avec Moscou : « Les soldats présents sont-ils réellement des instructeurs ? Sont-ils là pour former ou combattre ? » s’interroge l’un d’eux.

Dissoudre les milices présentes dans la capitale

Tous appellent à augmenter le budget de la défense : « Il faut payer les primes d’alimentation de nos soldats » lance une participante, « et dissoudre les milices notamment celle des “requins” qui sévissent dans la capitale » ajoute un autre.

Jean-Sosthène Dembé, président de la commission paix et sécurité : « À Bangui, on ne peut plus parler de milices puisque même au Kilomètre 5 les gens circulent. Je crois que certaines personnes reviennent par d’autres manières comme les braqueurs, les voleurs. C’est ce qui existe dans toutes les grandes villes du monde. »

Les débats se poursuivent ce vendredi sur le thème de la gouvernance. Certains participants craignent que les recommandations n’aboutissent à une révision de la Constitution.

RCA : mise en garde du collectif « touche pas à ma constitution » au gouvernement

Depuis le démarrage des travaux du dialogue républicain censé mettre fin à la crise qui a secoué le pays durant plusieurs années,  les centrafricains sont surpris de voir les débats s’orientent de plus en plus sur l’opportunité de la modification de la constitution. Face à cette agitation, le collectif « touche pas à ma constitution » met en garde les membres du Présidium dudit Dialogue.

Mesdames et Messieurs les membres du Présidium du Dialogue Républicain,

Le Collectif « Touche pas à ma Constitution », suit de près les travaux du Dialogue républicain qui devrait permettre de prendre des recommandations consensuelles et exécutoires afin de mettre terme à ces multiples crises militaro-politiques qui ont secouées violement depuis des années notre pays la République centrafricaine.

Par ailleurs, le Collectif « Touche pas à ma Constitution »constate depuis l’ouverture des travaux des agitations malsaines tendant à obtenir via cette assise la modification de la durée du mandat du président de la République qui constitue l’une des raisons de ces crises récurrentes.

Il ressort de l’article 35 alinéa 2 de la Constitution centrafricaine du 30 mars 2016 « Que la durée du mandat de la Président de la République est de 5ans. Le mandat est renouvelable qu’une seule fois ».

Fort de tout ce qui précède, le Collectif porte à l’attention de l’opinion nationale et internationale qu’il mènera la lutte de la préservation des valeurs démocratiques acquises au prix de plusieurs sacrifices en cas de toute modification sur les dispositions constitutionnelles portant sur la durée du mandat du Président de la République.

Veuillez recevoir Mesdames et Messieurs les membres du Présidium du Dialogue Républicain, l’expression de nos salutations militantes

RCA-CPI : première audience de l’ancien chef anti-balaka Maxime Mokom

Il est soupçonné de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2013 et 2014  en République centrafricaine.

 

Un ex-responsable militaire des anti-balaka, Maxime Mokom, a comparu mardi devant les juges de la Cour pénale internationale. Arrêté au Tchad fin février, il avait été envoyé à La Haye le 14 mars, sur la base d’un mandat d’arrêt confidentiel émis en décembre 2018. Il est soupçonné de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2013 et 2014  en Centrafrique.

Devant les juges de la CPI, Maxime Mokom n’a pas été très loquace. Destinée à vérifier son identité et l’informer de ses droits, sa première comparution n’aura duré qu’une trentaine de minutes.

Assez pour que son avocat, Nick Kaufman, dénonce ses conditions d’arrestation et de détention au Tchad fin février : « Le 27 février, il a été surpris sur une route poussiéreuse proche de la frontière avec la Centrafrique, poussé brutalement sur le siège arrière d’un véhicule de sécurité et conduit en direction de Ndjamena pendant 13 heures dans une chaleur torride entre deux officiers de sécurité. À son arrivée, il a été jeté dans une cellule crasseuse infestée par les moustiques, dans un donjon de l’agence nationale de sécurité ».

Mise en accusation en janvier 2023

Ce n’est pas la première fois qu’un suspect se plaint à la CPI des méthodes de détention, voire d’interrogatoire dans le pays où il a été arrêté. Mais la Cour ne s’estime responsable qu’à partir du moment où les suspects lui sont remis en main propre. L’ancien responsable anti-balaka n’a rien dit de sa nouvelle prison, à La Haye. Il devrait y passer du temps. Les juges ont annoncé que les audiences de mise en accusation auront lieu en janvier 2023.

RCA : l’opposition absente à l’ouverture du dialogue

Ces derniers ont, dans une déclaration dimanche, annoncé leur retrait, affirmant que leurs revendications n’avaient pas été satisfaites.

 

En République centrafricaine s’est ouvert, lundi 21 mars au matin, le dialogue républicain, promis de longue date par le président Touadéra, mais qui se fait finalement sans les principaux opposants politiques. Ces derniers ont, dans une déclaration dimanche, annoncé leur retrait, affirmant que leurs revendications, à savoir l’inclusion des groupes armés et l’inscription à l’ordre du jour de la crise post-électorale, n’avaient pas été satisfaites.

C’est sans les ténors de l’opposition que le dialogue a débuté, ce lundi matin, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Plusieurs centaines de personnes étaient présentes : des membres du gouvernement, des députés, des diplomates… Il y avait aussi les anciens présidents Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza, l’ancien chef de guerre Abdoulaye Hissène.

Le président du comité préparatoire, le ministre d’État, Obed Namsio, a dit regretter l’absence de l’opposition. Hormis deux représentants dans le présidium et malgré la « main tendue du chef de l’État ». « La porte est toujours ouverte », a-t-il lancé.

« Ce n’est pas un dialogue de trop, mais une chance de plus pour la paix », a déclaré le président Touadéra, avant de donner, d’un coup de clochette, le top départ pour trois jours de travail en commission puis trois jours de débats.

Les thématiques abordées vont être très larges. L’objectif des organisateurs est de mettre un terme à la crise et de ramener la paix, sans toutefois préciser par quelles mesures concrètes, espérant qu’une solution naîtra des discussions.

Des discussions qui se tiendront donc sans les groupes armés ni les partis d’opposition. Pour annoncer son boycott, l’opposition a décidé d’envoyer un émissaire dans l’hémicycle en la personne de Cyriaque Gonda, président de la COD 2020.

« Parler de la crise post-électorale, véritablement, qui est la cause de tout ce que nous vivons. Deuxièmement, parler des réformes des institutions de la république. Si ces points-là ne sont pas pris en compte, nous ne participerons pas aux travaux. Mais je suis là à l’ouverture pour l’exprimer de vive voix aux participants, à toute la nation et à la communauté internationale. »

Mais le député d’opposition Aurélien Simplice Zingas a décidé, lui, de rester. Il occupe la place de 1er vice-président du dialogue. C’est le signe que l’opposition ne parle pas d’une seule voix, estime le ministre Albert Yakole Mokpeme. « Il y a des divisions entre eux. Il y a ceux qui veulent raisonnablement se consacrer aujourd’hui à la construction du pays et au retour de la paix. Et il y en a qui veulent se cantonner toujours dans ces divisions et conflits. »

« Il faut tout faire pour qu’ils reviennent, lance le député Timoléon Mbaikoua. Parce qu’on ne peut pas dialoguer seul. Il faut absolument qu’on soit dans l’antagonisme pour essayer d’avancer. Et cela est désolant, parce qu’on a l’impression qu’on a fait deux mois de travail pour rien. »

Le dialogue républicain doit s’achever ce dimanche.