Louis Watum Kabamba entre dans le Top 50 mondial du MIPAD et porte l’ambition minière de la RDC sur la scène internationale

Dans un secteur où les décisions façonnent les chaînes d’approvisionnement mondiales et les stratégies industrielles des grandes puissances, le nom de Louis Watum Kabamba vient de rejoindre un cercle particulièrement restreint.

Le ministre des Mines de la République démocratique du Congo figure dans le classement 2026 du Most Influential People of African Descent (MIPAD), dans la catégorie des 50 personnalités les plus influentes au monde dans les minerais solides. Une reconnaissance qui dépasse le symbole : elle place le responsable congolais aux côtés de dirigeants dont les choix pèsent sur l’industrie mondiale des ressources naturelles, de la finance et de l’investissement.

Pour la RDC, première puissance mondiale du cobalt et acteur majeur du cuivre, cette distinction intervient au moment où Kinshasa cherche à transformer son immense potentiel minier en moteur d’industrialisation.

Un cercle où se croisent les grands noms de l’économie mondiale

Le classement réunit des profils venus d’horizons différents mais réunis par leur influence sur l’économie mondiale.

Louis Watum Kabamba y apparaît aux côtés d’Aliko Dangote, Patrice Motsepe, Abdul Samad Rabiu, Larry Fink, Mike Henry ou encore Makhtar Diop, autant de figures qui incarnent les secteurs des mines, de la finance et des politiques économiques internationales.

Depuis plusieurs années, le MIPAD distingue des personnalités d’origine africaine dont l’impact dépasse les frontières nationales. Les précédentes éditions ont notamment consacré Oprah Winfrey, Beyoncé, Rihanna, LeBron James, Serena Williams, Usain Bolt, Lewis Hamilton et Ngozi Okonjo-Iweala.

Cette édition inscrit ainsi le ministre congolais dans un réseau de personnalités reconnues pour leur capacité à influencer leur secteur à l’échelle internationale.

Plus de trente ans au cœur de l’industrie minière

Cette distinction s’appuie sur un parcours construit bien avant son entrée au gouvernement.

Ingénieur de formation, Louis Watum Kabamba cumule plus de trois décennies d’expérience dans l’industrie minière. Il a dirigé plusieurs opérations majeures du secteur avant d’être appelé à prendre les commandes du ministère des Mines, où il intervient désormais au croisement des enjeux industriels, économiques et stratégiques.

Son arrivée au gouvernement s’inscrit dans un contexte particulier. La RDC cherche à redéfinir son modèle de développement minier, en faisant de la transformation locale un levier de création de valeur plutôt qu’un simple prolongement de l’extraction.

Cette orientation place le ministère des Mines au centre des discussions sur les investissements industriels, les raffineries, les chaînes de valeur du cuivre et du cobalt ainsi que les ambitions de montée en gamme de l’économie congolaise.

Transformer les minerais en valeur ajoutée

Pour le ministre, cette reconnaissance ne constitue pas un aboutissement.

Louis Watum Kabamba présente cette distinction comme une responsabilité supplémentaire : celle de contribuer à une industrie capable de générer davantage d’emplois, de compétences, d’entreprises locales, d’infrastructures et de transformation industrielle.

Cette vision rejoint l’un des défis majeurs auxquels fait face la RDC.

Malgré son statut de premier producteur mondial de cobalt et de grand acteur du cuivre, le pays cherche encore à accroître la part de valeur créée sur son territoire, notamment à travers le raffinage, la transformation industrielle et le développement d’écosystèmes économiques autour des minerais critiques.

L’objectif consiste à faire évoluer progressivement le modèle économique : réduire la dépendance aux exportations de matières premières brutes, renforcer les capacités industrielles locales et développer des chaînes de valeur susceptibles d’accroître les retombées économiques nationales.

Une reconnaissance qui accompagne les ambitions de Kinshasa

L’entrée de Louis Watum Kabamba dans le Top 50 du MIPAD intervient alors que la RDC multiplie les initiatives pour attirer les investissements dans la transformation du cuivre, du cobalt et d’autres minerais critiques.

Dans un contexte marqué par la compétition mondiale autour des ressources stratégiques, cette reconnaissance offre une visibilité supplémentaire au responsable congolais et accompagne les ambitions affichées par Kinshasa de faire des ressources minières un levier durable de développement économique, d’industrialisation et de création de valeur sur le territoire national.

RDC–Royaume-Uni : Kinshasa accélère les MoU avant le Forum économique de Londres

La République démocratique du Congo veut transformer son rapprochement avec le Royaume-Uni en résultats économiques concrets avant le Forum économique RDC–Royaume-Uni, prévu à Londres du 2 au 4 novembre 2026. Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a reçu ce mardi 22 septembre à Kinshasa la nouvelle ambassadrice britannique, Zoë Ware, pour un premier entretien stratégique consacré à l’accélération de la coopération commerciale et des investissements.

Cette rencontre marque le lancement d’une nouvelle séquence de la diplomatie économique entre Kinshasa et Londres, avec un objectif immédiat : aboutir à la signature d’un ou plusieurs Memorandums of Understanding (MoU) avant la fin du mois de septembre.

Une équipe technique conjointe pour accélérer les accords

L’une des principales décisions issues de cette rencontre est la mise en place d’une équipe technique mixte réunissant l’ambassade du Royaume-Uni et le ministère du Commerce extérieur.

Cette cellule devra assurer le suivi opérationnel des engagements pris entre les deux parties et préparer la conclusion de nouveaux accords destinés à renforcer les échanges économiques bilatéraux.

L’initiative intervient dans un calendrier particulièrement dense, à quelques semaines du grand rendez-vous économique de Londres, où les autorités congolaises souhaitent attirer davantage d’investissements britanniques dans plusieurs secteurs prioritaires.

Des producteurs congolais mieux préparés au marché britannique

Les discussions ont également porté sur l’accompagnement technique des producteurs congolais afin de leur permettre de répondre aux exigences du marché britannique.

Le Royaume-Uni et la RDC veulent notamment renforcer les programmes de formation aux normes sanitaires, techniques et commerciales applicables aux produits destinés à l’exportation, en particulier dans des filières telles que le cacao, le café et les épices.

Pour Kinshasa, l’enjeu dépasse l’accès préférentiel dont bénéficient déjà certains produits congolais : il s’agit désormais d’améliorer la compétitivité des entreprises locales afin qu’elles puissent tirer pleinement parti de ces opportunités commerciales.

Une architecture institutionnelle en cours de consolidation

La rencontre s’inscrit dans la continuité de plusieurs initiatives engagées ces dernières semaines.

Le ministre a notamment évoqué la mission économique britannique organisée à Kinshasa, le pré-forum conduit le 7 septembre par la Baronne Sandip Verma, ainsi que l’accréditation officielle, le 17 septembre 2026, de la Chambre de commerce RDC–Royaume-Uni, appelée à devenir un relais permanent entre les milieux d’affaires des deux pays.

Cette architecture institutionnelle doit permettre d’assurer un suivi plus régulier des projets économiques au-delà des rencontres diplomatiques ponctuelles.

Climat des affaires et lutte contre la corruption au cœur du dialogue

Au cours de l’entretien, les autorités congolaises ont également mis en avant les réformes engagées pour améliorer l’environnement des affaires.

Julien Paluku a présenté à la nouvelle ambassadrice les efforts entrepris en matière de digitalisation, de lutte contre la corruption et de renforcement du climat des investissements, autant d’éléments que Kinshasa considère comme essentiels pour convaincre davantage d’entreprises britanniques de s’implanter en RDC.

À moins de six semaines du Forum économique de Londres, la priorité est désormais de transformer cette dynamique diplomatique en engagements contractuels, puis en investissements effectivement réalisés sur le terrain.

À Genève, Julien Paluku veut transformer l’avantage du cobalt en puissance économique pour la RDC

À Genève, la République démocratique du Congo a porté un message qui dépasse les procédures douanières. Face aux perturbations du commerce mondial, Kinshasa plaide désormais pour une stratégie capable de transformer son statut de géant minier en véritable puissance économique.

Intervenant mercredi 16 septembre au Forum public 2026 de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a exhorté les pays les moins avancés à développer davantage de capacités locales afin de réduire leur vulnérabilité aux chocs géopolitiques et aux ruptures des chaînes d’approvisionnement.

Pour la RDC, cette ambition prend une dimension particulière : le pays assurait 74 % de la production mondiale de cobalt minier en 2025, un levier stratégique que le gouvernement souhaite désormais mieux convertir en valeur ajoutée.

Ormuz, révélateur de la fragilité des économies dépendantes

Organisé du 15 au 17 septembre à Genève, le Forum public de l’OMC réunit plus de 4 600 participants autour de 113 sessions consacrées aux mutations du commerce international. L’organisation prévoit d’ailleurs une progression de 4,8 % des échanges mondiaux de services en 2026, un rythme supérieur à celui attendu pour les marchandises.

Dans ce contexte, Julien Paluku a pris appui sur les récentes perturbations du détroit d’Ormuz pour illustrer la fragilité des économies fortement dépendantes des importations.

Selon l’OMC, le conflit au Moyen-Orient a perturbé les flux d’énergie et d’engrais transitant par cette voie maritime stratégique. Les expéditions d’engrais ont fortement reculé, entraînant une hausse des coûts d’approvisionnement pour plusieurs pays vulnérables.

Pour le ministre congolais, cette séquence confirme la nécessité de renforcer les capacités nationales afin de limiter l’exposition aux crises extérieures.

Digitalisation : Kinshasa accélère la modernisation du commerce extérieur

Sur le front des réformes internes, Julien Paluku a présenté la digitalisation des procédures commerciales comme l’un des principaux leviers de compétitivité.

Selon lui, 93 des 98 documents nécessaires aux opérations commerciales ont déjà été dématérialisés.

Cette modernisation s’appuie notamment sur la transmission électronique de la liasse documentaire entre le Guichet unique intégral du commerce extérieur et le système douanier SYDONIA World, déployée depuis fin 2025.

En parallèle, le futur Portail d’Informations Commerciales doit centraliser les procédures administratives, les documents exigés, les autorités compétentes ainsi que les conditions applicables aux opérations d’importation, d’exportation et de transit.

L’objectif affiché est de réduire les délais administratifs et les coûts supportés par les opérateurs économiques.

Au-delà de l’extraction, le défi de la valeur ajoutée

L’autre message porté par Kinshasa concerne la place de la RDC dans les chaînes de valeur des minerais critiques.

Julien Paluku a assuré que le gouvernement faisait de la traçabilité des minerais et de la lutte contre le travail des enfants une priorité.

Cette affirmation demeure toutefois une position gouvernementale. Sur ce volet, l’Organisation internationale du travail (OIT) poursuit encore en RDC des programmes consacrés à l’identification et à la remédiation du travail des enfants dans les exploitations artisanales de cobalt.

Au-delà de cette question, l’enjeu économique majeur réside dans la capacité du pays à conserver une plus grande part de la richesse générée par ses ressources.

La CNUCED souligne que les producteurs de minerais critiques restent souvent cantonnés à l’extraction, tandis que la transformation industrielle et les services associés concentrent une part importante de la valeur créée.

Avec près des trois quarts de la production mondiale de cobalt, la RDC dispose pourtant d’un levier susceptible d’attirer davantage d’investissements dans le raffinage, les services miniers, la logistique, la certification, le financement spécialisé et les outils numériques de traçabilité.

La Banque mondiale rappelle néanmoins que la croissance congolaise, estimée à 5,5 % en 2025, demeure largement portée par le secteur extractif, alors que les activités non minières progressent à un rythme plus modéré de 3,1 %.

Dans cette perspective, faciliter le commerce ne consiste plus uniquement à exporter plus rapidement le cuivre ou le cobalt. Pour Kinshasa, l’enjeu est désormais de faire émerger, autour de ces flux, davantage d’entreprises, de services et de capacités industrielles installées sur le territoire national.

C’est précisément cette montée en gamme qui pourrait permettre à la puissance minière congolaise de transformer son avantage géologique en une source plus durable de revenus, d’emplois et de création de valeur pour son économie.

Sénat : une session décisive s’ouvre avec le budget 2027 à 24,8 milliards USD et le retour de la loi référendaire

Le Sénat de la République démocratique du Congo ouvrira sa session ordinaire le mardi 15 septembre 2026 à 11 heures. Cette rentrée intervient dans un contexte politique et budgétaire particulièrement dense.

Le même jour, le gouvernement doit déposer le projet de loi de finances 2027. Son enveloppe pourrait atteindre 24,8 milliards de dollars. Par ailleurs, le Parlement reprendra l’examen de la loi sur l’organisation du référendum, renvoyée après les réserves formulées par la Cour constitutionnelle.

En une seule journée, plusieurs dossiers majeurs s’invitent donc au cœur de l’agenda parlementaire.

Une ouverture solennelle avant l’examen du budget

La rapporteure de la Chambre haute, Néfertiti Ngudianza, a signé la convocation des sénateurs.

Les élus se réuniront dans la salle des Conférences internationales du Palais du Peuple. Cette première séance sera exclusivement consacrée à l’ouverture officielle de la session.

L’ordre du jour reste volontairement limité. Cependant, cette session de septembre revêt une importance particulière. La Constitution la consacre en priorité à l’examen du budget de l’État.

Le gouvernement défend un budget record de 24,8 milliards de dollars

En parallèle, le gouvernement de Judith Suminwa doit respecter le délai constitutionnel fixé pour le dépôt du projet de loi de finances.

Après la réunion préparatoire du 10 septembre et le Conseil des ministres du 11 septembre, l’exécutif défend une enveloppe de 24,8 milliards de dollars. Il la présente comme le budget le plus ambitieux jamais proposé par la RDC.

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, attribue cette progression aux réformes engagées ces dernières années.

« C’est la preuve qu’il y a une véritable dynamique économique engagée dans le pays. C’est la preuve aussi que les réformes et la stratégie mises en place par le Président de la République, et pilotées par la Première Ministre, donnent davantage de résultats », a-t-il déclaré sur la RTNC.

À titre de comparaison, le budget 2026 atteignait 20,3 milliards de dollars lors de son dépôt, le 15 septembre 2025.

En revanche, plusieurs paramètres restent encore inconnus. Le gouvernement n’a pas encore publié les hypothèses de croissance, d’inflation, de taux de change budgétaire ni les projections sur les prix du cuivre et du cobalt.

La loi sur le référendum revient devant les chambres

Cette session marquera également le retour de la loi sur l’organisation du référendum.

Le Sénat avait adopté ce texte à l’unanimité le 16 juin 2026. Ensuite, le 28 juillet, la Cour constitutionnelle l’a déclaré conforme à la Constitution tout en formulant des réserves sur treize articles.

Les dispositions concernées portent sur les articles 3, 4, 5, 7, 8, 9, 10, 12, 14, 19, 21, 23 et 43.

Le président de la Cour, Dieudonné Kamuleta, a précisé que les autorités devront publier la loi avec l’arrêt en annexe. Ainsi, elles intégreront les réserves de la Cour lors de son application.

Puis, à la mi-août, le président Félix Tshisekedi a renvoyé le texte au Parlement pour une nouvelle délibération.

La BCC attend encore une nouvelle note de conjoncture

Cette rentrée intervient aussi dans un contexte économique suivi de près par les marchés.

La Banque centrale du Congo (BCC) affiche actuellement un taux directeur de 12,50 %. Elle indique également un dollar à 2 266,93 francs congolais, un euro à 2 636 francs et une inflation annuelle de 3,385 %.

Toutefois, la dernière note de conjoncture couvre uniquement la période du 7 au 14 août 2026. En outre, la BCC ne publie plus le niveau de ses réserves de change dans ses données accessibles.

Le Comité de politique monétaire a progressivement réduit le taux directeur. Il l’a ramené de 15 % à 13,5 % en avril. Ensuite, il l’a fixé à 12,50 % après sa réunion du 17 juillet.

Une rentrée sous le signe des grands chantiers politiques

Enfin, cette session s’ouvre quelques jours après la création du comité d’organisation du Dialogue national.

Une ordonnance présidentielle a officialisé cet organe. Celui-ci regroupe un coordonnateur, un coordonnateur adjoint, plusieurs membres ainsi qu’un secrétariat technique composé de onze experts.

Selon la porte-parole de la présidence, Tina Salama, le comité travaillera directement sous l’autorité du président de la République.

Entre l’examen d’un budget historique, le retour d’une loi sensible sur le référendum et l’ouverture d’une nouvelle séquence autour du Dialogue national, cette session parlementaire s’annonce comme l’une des plus stratégiques de l’année institutionnelle en République démocratique du Congo.

RDC–Royaume-Uni : Kinshasa prépare son offensive économique avant le forum de Londres

La République démocratique du Congo veut transformer son potentiel économique en investissements concrets. À moins de deux mois du Forum économique Royaume-Uni–RDC, prévu du 2 au 4 novembre 2026 à Londres, le gouvernement a officiellement lancé, mardi à Kinshasa, la phase préparatoire d’un rendez-vous présenté comme une nouvelle étape dans le rapprochement économique entre les deux pays.

Autour de la même ambition, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, et le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, ont réuni partenaires institutionnels et acteurs économiques pour encourager une mobilisation nationale avant cette rencontre internationale.

Pendant trois jours, le forum réunira des autorités publiques, des investisseurs, des chefs d’entreprise, des représentants du secteur privé britannique, des institutions financières ainsi que des membres de la diaspora congolaise, avec un objectif clair : faire émerger des partenariats commerciaux et des investissements durables.

Londres, vitrine des ambitions économiques congolaises

Pour les autorités congolaises, ce forum doit permettre de présenter au marché britannique des projets capables d’attirer des capitaux dans plusieurs secteurs stratégiques.

Présidente du UK–RDC Business Partnership Consortium et membre de la Chambre des Lords, la baronne Sandip Verma a lancé un appel aux entreprises, investisseurs, institutions et entrepreneurs afin qu’ils rejoignent cette initiative.

« Nous invitons les entreprises, les investisseurs, les institutions, les représentants gouvernementaux, les membres de la diaspora, les entrepreneurs et les professionnels à manifester leur intérêt pour participer à ce Forum économique Royaume-Uni–RDC », a-t-elle déclaré.

Selon elle, les travaux porteront notamment sur les opportunités d’investissement, les projets à fort potentiel ainsi que les mécanismes de coopération entre les secteurs public et privé des deux pays.

Des rencontres B2B (Business to Business) et B2G (Business to Government) sont également prévues afin de faciliter des échanges directs entre opérateurs économiques et décideurs.

Julien Paluku appelle les entrepreneurs à préparer leurs projets

À Kinshasa, le gouvernement souhaite arriver à Londres avec des dossiers solides.

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a exhorté les opérateurs économiques, en particulier les jeunes entrepreneurs et les femmes cheffes d’entreprise, à identifier dès maintenant des projets suffisamment structurés pour séduire les investisseurs internationaux.

« Commencez à secouer vos gibecières pour identifier les projets qui disposent déjà d’un certain nombre d’études et pour lesquels nous assurerons une bonne promotion à Londres », a-t-il lancé.

Dans cette perspective, un comité préparatoire sera mis en place afin de coordonner les démarches administratives, notamment l’accompagnement des participants et les procédures liées à l’obtention des visas.

Pour le ministre, cette initiative s’inscrit dans la volonté d’accroître les échanges commerciaux entre la RDC et le Royaume-Uni, tout en renforçant la place du pays dans les chaînes de valeur africaines.

Le soft power économique au cœur de la stratégie de Kinshasa

Au-delà des enjeux commerciaux, Patrick Muyaya Katembwe voit dans ce forum un outil de rayonnement international.

Le ministre estime que cette plateforme constitue une occasion de renforcer le soft power congolais en améliorant l’image du pays auprès des partenaires économiques étrangers.

Les discussions ont également porté sur le climat des affaires et les garanties offertes aux investisseurs britanniques souhaitant développer leurs activités en RDC.

Patrick Muyaya a réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre les réformes destinées à améliorer l’environnement des investissements et à consolider l’attractivité économique du pays.

Il a par ailleurs mis en avant les avancées enregistrées depuis l’arrivée du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo au pouvoir en 2019, estimant que la RDC dispose aujourd’hui d’atouts capables d’attirer davantage de capitaux internationaux.

Transformer l’intérêt britannique en investissements concrets

À Londres, Kinshasa entend défendre une vision ambitieuse : faire connaître ses potentialités économiques, valoriser ses projets d’investissement et convaincre les partenaires britanniques de miser sur le marché congolais.

Le Forum économique Royaume-Uni–RDC se présente ainsi comme une plateforme stratégique destinée à renforcer les relations économiques bilatérales, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de coopération entre les milieux d’affaires des deux pays.

RDC–Royaume-Uni : Kinshasa prépare le Forum économique de Londres autour des investissements et des exportations

À moins de deux mois du Forum économique RDC–Royaume-Uni, prévu du 2 au 4 novembre 2026 à Londres, le gouvernement congolais accélère les préparatifs. À Kinshasa, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, multiplie les consultations pour faire de ce rendez-vous un levier d’investissements, de diversification des exportations et de transformation locale.

Le calendrier se resserre pour la diplomatie économique congolaise. Ce lundi 7 septembre à Kinshasa, Julien Paluku Kahongya a reçu la Baronne Sandip Verma, responsable du Consortium de Partenariat Commercial, dans le cadre des préparatifs du prochain Forum économique RDC–Royaume-Uni.

Prévu à Londres du 2 au 4 novembre 2026, l’événement doit réunir des décideurs publics, des investisseurs, des entrepreneurs et plusieurs acteurs du secteur privé. Pour Kinshasa, l’objectif est désormais de transformer les relations commerciales avec le Royaume-Uni en partenariats économiques concrets.

Des échanges centrés sur les opportunités d’investissement

Les discussions entre Julien Paluku et la Baronne Sandip Verma ont porté sur l’organisation du forum et les opportunités économiques susceptibles d’être présentées aux investisseurs britanniques.

Membre de la Chambre des Lords et ancienne ministre britannique, Sandip Verma dispose d’une expérience dans les domaines politique, économique et entrepreneurial. Elle est également chancelière et ambassadrice de l’Université de Roehampton.

Sa participation aux préparatifs constitue ainsi un relais supplémentaire entre les milieux économiques britanniques et les opportunités offertes par la RDC.

Pour le gouvernement congolais, l’enjeu consiste surtout à dépasser le cadre des échanges commerciaux pour attirer davantage de capitaux britanniques dans le pays.

Le marché britannique comme débouché pour le « Made in DRC »

Kinshasa entend également profiter du partenariat commercial avec Londres pour développer les exportations congolaises.

Certaines filières, notamment le cacao, le café et les épices, bénéficient de conditions préférentielles d’accès au marché britannique. Cette ouverture offre un potentiel important aux producteurs et exportateurs congolais.

Elle impose toutefois des exigences élevées.

Pour accéder durablement au marché britannique, les entreprises devront améliorer leur productivité, respecter les normes internationales et garantir une qualité constante. La capacité à produire des volumes suffisants constitue également un enjeu majeur.

Julien Paluku avait déjà insisté sur cette nécessité en mars 2026, en appelant à renforcer la formation des entreprises congolaises aux normes britanniques afin d’améliorer la compétitivité des produits « Made in DRC ».

Attirer les entreprises britanniques en RDC

La stratégie de Kinshasa ne se limite cependant pas à l’augmentation des exportations.

Le gouvernement veut également convaincre davantage d’entreprises britanniques d’investir directement en RDC. L’objectif est de favoriser la transformation locale des ressources, la création d’emplois et le transfert de technologies et de compétences.

Cette orientation avait déjà été mise en avant lors du lancement de la Chambre de commerce RDC–Royaume-Uni, en mars 2026. Julien Paluku avait alors plaidé pour une présence accrue des entreprises britanniques sur le marché congolais et pour une transformation plus importante des ressources naturelles sur le territoire national.

L’enjeu est stratégique : exporter des produits ayant davantage de valeur ajoutée permettrait à la RDC de mieux capter les revenus générés par ses ressources et de développer progressivement son tissu industriel.

Diversifier les débouchés commerciaux de la RDC

Le rapprochement avec Londres s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification des marchés congolais.

Kinshasa cherche à renforcer ses relations commerciales avec plusieurs grands pôles économiques, notamment les marchés américain, européen, africain, chinois et émirati.

Le Royaume-Uni représente ainsi un débouché supplémentaire, mais aussi une source potentielle de capitaux et de savoir-faire dans plusieurs secteurs.

L’agriculture et l’agro-industrie figurent parmi les domaines susceptibles de bénéficier de cette dynamique. Les minerais, l’énergie, les infrastructures, la transformation industrielle et les services constituent également des secteurs à fort potentiel.

De Londres aux investissements concrets

Le véritable test du Forum économique RDC–Royaume-Uni interviendra toutefois après les rencontres.

Pour Kinshasa, il ne s’agit plus seulement de présenter les opportunités offertes par le pays. Il faudra convertir les discussions en investissements, contrats commerciaux, partenariats industriels et débouchés pour les producteurs congolais.

Le défi sera d’autant plus important que les investisseurs arbitrent leurs décisions sur plusieurs critères : accès au marché, stabilité réglementaire, qualité des infrastructures, disponibilité énergétique, fiscalité et capacité des entreprises locales à répondre aux standards internationaux.

À moins de deux mois du rendez-vous londonien, le gouvernement congolais cherche donc à préparer une offensive économique structurée.

L’objectif affiché par Julien Paluku est clair : faire du partenariat avec le Royaume-Uni un instrument capable de soutenir les exportations, l’investissement privé, la création d’emplois et la transformation locale.

Pour la RDC, le Forum de Londres devra ainsi marquer le passage d’une diplomatie fondée sur les opportunités à une diplomatie davantage tournée vers les résultats économiques.

Le gouvernement révise le budget 2026 à 21,9 milliards USD et mise sur les investissements prioritaires

Face à un contexte économique international moins favorable, le gouvernement congolais revoit sa copie budgétaire sans renoncer à ses ambitions. Présentant, mardi 7 juillet, le projet de loi de finances rectificative devant le Sénat réuni en session extraordinaire, le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a défendu un collectif budgétaire qui ajuste les ressources de l’État tout en maintenant le cap sur les secteurs prioritaires.

Équilibré en recettes et en dépenses à 21,9 milliards de dollars américains, soit 50.295 milliards de francs congolais, ce nouveau budget traduit la volonté de l’exécutif d’adapter les finances publiques à l’évolution de la conjoncture économique nationale et internationale.

Un budget revu à la baisse sous l’effet du recul des financements extérieurs

Le projet de loi de finances rectificative enregistre une diminution de 7,4 % par rapport au budget initial, fixé à 22 milliards de dollars américains (54.336 milliards de francs congolais).

Selon Adolphe Muzito, cette baisse s’explique principalement par la diminution des ressources extérieures, qui oblige le gouvernement à réajuster ses prévisions financières.

Le budget général est désormais arrêté à 19,8 milliards de dollars américains (45.320 milliards de francs congolais), soit une baisse de 7,5 %. Les budgets annexes sont fixés à 389,6 millions de dollars, tandis que les comptes spéciaux s’établissent à 1,78 milliard de dollars, enregistrant tous deux une réduction de 7,3 %.

Malgré cette contraction, l’exécutif affirme avoir procédé à une redistribution des crédits afin de préserver les dépenses jugées essentielles et de soutenir les investissements publics.

Des recettes en hausse pour financer les secteurs prioritaires

Si les ressources extérieures diminuent, les recettes courantes affichent en revanche une progression significative. Elles passent de 14,4 milliards à 15,2 milliards de dollars américains, soit une augmentation de 739,5 millions de dollars.

Ces ressources supplémentaires permettront de financer plusieurs priorités gouvernementales, notamment :

  • 45 millions de dollars destinés au paiement des salaires ;
  • 87 millions de dollars pour les transferts et subventions ;
  • 162 millions de dollars consacrés aux investissements financés sur ressources propres ;
  • 360 millions de dollars affectés aux dépenses exceptionnelles.

Cette réorientation budgétaire vise à préserver les engagements de l’État tout en maintenant les programmes d’investissement malgré les contraintes financières.

Les euro-obligations au cœur de la stratégie de financement

Le projet de loi de finances rectificative introduit également un nouvel instrument de financement avec l’intégration de la première tranche des euro-obligations (Eurobonds), évaluée à 650 millions de dollars américains.

Ces ressources seront mobilisées pour soutenir des projets d’investissement structurants considérés comme stratégiques pour le développement du pays.

En parallèle, le gouvernement prévoit d’accroître les émissions d’obligations du Trésor à hauteur de 308 millions de dollars américains afin de contribuer à la couverture du déficit budgétaire.

À travers ce collectif budgétaire, l’exécutif cherche ainsi à concilier discipline financière, maintien des dépenses essentielles et poursuite des investissements destinés à soutenir la croissance économique de la République démocratique du Congo.

« Debout Jeunes Congolais » : le pari à 1,3 milliard de dollars de la RDC pour sa génération future

Dans les couloirs feutrés de la primature, l’heure n’est plus aux atermoiements. Ce vendredi 19 juin 2026, sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Judith Suminwa Tuluka, les derniers réglages ont été passés au crible. En ligne de mire : le lancement officiel, prévu le 30 juin prochain, du programme présidentiel « Debout Jeunes Congolais ». Une initiative qui se veut bien plus qu’un simple slogan politique. Ici, il s’agit d’une réponse structurelle à une équation démographique vertigineuse : près de 65 % de la population congolaise a moins de 25 ans. Autant dire que l’avenir économique du pays se jouera sur le front de l’insertion de cette jeunesse.

Ce programme, pierre angulaire du premier pilier du Programme d’actions du Gouvernement 2024-2028, est explicitement dédié à la création d’emplois et à la relève du pouvoir d’achat des ménages. Pour les observateurs, il incarne la volonté affichée de transformer un dividende démographique potentiel en levier de croissance durable.

1,3 milliard de dollars pour bâtir un écosystème vertueux

L’ambition affichée est à la hauteur des moyens engagés. Le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, Justin Kalumba, a détaillé les contours d’un dispositif qu’il veut « cohérent et intégré ». Son credo : « Pour créer des emplois, il faut des entreprises, et pour avoir des entreprises compétitives, il faut une main-d’œuvre qualifiée répondant aux besoins réels du marché. »

Le plan d’action repose sur trois piliers indissociables. D’abord, la formation professionnelle, pensée comme un pont entre les compétences des jeunes et les attentes des recruteurs. Ensuite, l’emploi et l’égalité des chances, pour fluidifier l’accès aux opportunités. Enfin, l’entrepreneuriat, avec un soutien renforcé à la création et à la croissance des petites et moyennes entreprises.

Sur le plan financier, l’enveloppe globale est colossale : 1,3 milliard de dollars. Un montant qui sera abondé par une coalition inédite entre l’État, les partenaires techniques et financiers, ainsi que plusieurs organismes publics. La quote-part nationale, évaluée à environ 110 millions de dollars par an, est d’ores et déjà sécurisée pour le second semestre 2026, grâce au collectif budgétaire en cours.

La mesure de l’impact, véritable juge de paix

Mais comme le soulignent les analystes du marché du travail, l’argent ne fait pas tout. L’heure est désormais à la conversion de cet effort financier en résultats tangibles. Les autorités ont d’ailleurs prévu un système de suivi rigoureux, destiné à comptabiliser, chiffres à l’appui, le nombre d’emplois nets créés et d’entreprises pérennisées.

Autre défi de taille : l’accès au crédit. Des mécanismes de garantie et des instruments financiers spécifiques sont en cours de mobilisation pour désengorger le goulot d’étranglement du financement des jeunes entrepreneurs. Par ailleurs, pour éviter les écueils d’une concentration urbaine, le programme ambitionne de couvrir l’intégralité du territoire national, en adaptant ses dispositifs aux réalités des zones rurales comme des métropoles.

L’accès à ces ressources ne sera pas un dû, mais une récompense. Les porteurs de projets devront passer par une sélection rigoureuse, sur la base de la qualité de leurs plans d’affaires. Une logique de mérite qui, espèrent les autorités, stimulera l’excellence et l’innovation.

Un cap, mais encore des lignes d’horizon à tracer

Dans un contexte de forte poussée démographique, la création d’emplois durables, l’accompagnement des jeunes pousses et l’adéquation formation-emploi seront les trois principaux indicateurs de succès de cette initiative présidentielle. Pour les économistes, « Debout Jeunes Congolais » a le potentiel d’être un accélérateur de transformation, à condition que la machine administrative et financière suive le rythme des promesses.

Le 30 juin prochain, ce ne sera donc pas seulement un lancement politique, mais le début d’un test grandeur nature pour toute une génération. Et pour la République démocratique du Congo, un pari économique dont les retombées se mesureront sur une décennie.

le mégaprojet agro-industriel de Mbanza-Ngungu séduit les bailleurs, plus de 20 000 emplois en perspective

La République démocratique du Congo veut tourner une nouvelle page de son histoire agricole. À Kinshasa, le gouvernement a franchi une étape importante dans la concrétisation du Parc agro-industriel de Mbanza-Ngungu, un projet ambitieux présenté comme l’un des futurs moteurs de la transformation économique du pays.

Jeudi 11 juin 2026, le ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, a réuni autour d’une même table les principaux partenaires techniques et financiers internationaux afin de mobiliser les ressources nécessaires au lancement effectif de cette initiative stratégique située dans la province du Kongo Central.

L’objectif est clair : faire émerger un puissant pôle agricole capable de réduire la dépendance alimentaire du pays, stimuler la transformation locale et créer des milliers d’emplois.

Un projet géant pour révolutionner l’agriculture congolaise

Avec une superficie estimée à près de 105 000 hectares, le Parc agro-industriel de Mbanza-Ngungu se présente comme l’un des projets agricoles les plus ambitieux jamais envisagés en RDC.

Pensé dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) avec le Groupe Mole, le projet vise à produire, transformer et commercialiser à grande échelle plusieurs cultures stratégiques, notamment le manioc, le maïs, le riz, le blé et la canne à sucre.

À terme, les installations devraient permettre de transformer jusqu’à 700 000 tonnes de produits agricoles chaque année. Une partie importante de cette production sera valorisée localement à travers des unités industrielles destinées à fabriquer de la farine, du sucre raffiné, de l’éthanol et d’autres produits à forte valeur ajoutée.

Pour les autorités, il s’agit d’un levier essentiel pour réduire les importations alimentaires qui coûtent chaque année des milliards de dollars à la RDC.

Banque mondiale, BAD et FIDA prêts à accompagner le projet

La réunion organisée à Kinshasa a réuni plusieurs institutions de premier plan, notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds international de développement agricole (FIDA), l’Agence française de développement (AFD), l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) ainsi que la Cellule de suivi des projets et programmes de la Présidence de la République.

Les échanges ont permis aux partenaires de prendre connaissance des détails du projet et d’évaluer les opportunités de financement.

Selon les responsables présents, le projet répond aux priorités actuelles de développement agricole et de sécurité alimentaire en Afrique. Les partenaires ont particulièrement insisté sur la nécessité d’approfondir les études de faisabilité et de confirmer la viabilité économique de l’investissement avant le lancement opérationnel.

Guy Ngeleza, représentant de la Banque mondiale, a réaffirmé la disponibilité de son institution à accompagner la RDC dans les différentes étapes de structuration du projet.

Plus de 20 000 emplois et une nouvelle vision pour la sécurité alimentaire

Au-delà des infrastructures agricoles, le Parc agro-industriel de Mbanza-Ngungu porte une ambition plus large : contribuer à la transformation structurelle de l’économie congolaise.

Selon les projections présentées lors de cette rencontre, le projet pourrait générer plus de 20 000 emplois directs et indirects tout en améliorant les revenus des producteurs agricoles locaux.

Pour Muhindo Nzangi Butondo, cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision du gouvernement visant à moderniser l’agriculture nationale et à exploiter davantage le potentiel des terres arables congolaises.

« Il est temps de transformer notre agriculture et de valoriser le potentiel du sol congolais pour créer de la richesse et des emplois », a souligné le ministre.

De son côté, le directeur général du Groupe Mole, Gandi Mole, s’est félicité des avancées enregistrées lors de cette séance de travail. Selon lui, les discussions ont permis d’harmoniser la compréhension du projet entre les différents acteurs et de clarifier les prochaines étapes essentielles, notamment la sécurisation foncière et l’achèvement des études techniques.

Si les financements attendus se concrétisent, Mbanza-Ngungu pourrait devenir dans les prochaines années l’un des plus grands pôles agro-industriels d’Afrique centrale et un symbole du renouveau agricole de la RDC.

OCC : Julien Paluku dresse le contrat de rigueur des nouveaux patrons – “Tolérance zéro contre le coulage”

À quelques heures de leur installation officielle, les nouveaux mandataires de l’Office congolais de contrôle (OCC) savent désormais à quoi s’en tenir. Lundi 8 juin, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a procédé à une notification aussi solennelle que directe : la rigueur ne sera pas une option, mais une obligation.

Prévue ce mardi 9 juin, la prise de fonction de la nouvelle équipe dirigera désormais une institution stratégique pour l’économie nationale. Car l’OCC, rappelons-le, est le gardien de la conformité des produits importés et exportés en RDC. Un rempart pour le consommateur congolais, une vitrine pour les produits locaux, et un verrou contre les entrées frauduleuses.

Cohésion ou chaos : le ministre pose ses conditions

Dès l’ouverture de la séance de travail, Julien Paluku a mis les points sur les « i ». Pas de place pour les luttes intestines : le Conseil d’administration et la Direction générale doivent impérativement naviguer en parfaite symbiose.

« J’ai appelé à une cohésion totale entre le Conseil d’administration et la Direction générale, condition sine qua non pour relever les défis actuels », a martelé le ministre.

Une injonction claire, adressée à des dirigeants souvent tentés par des querelles internes qui finissent par paralyser l’action publique. Cette fois, le message a valeur d’avertissement.

Lutte anticorruption : tolérance zéro et sanctions à la clé

Mais le cœur de l’allocution ministérielle a porté sur un fléau qui ronge les finances publiques : la corruption et le coulage des recettes.

« Engager une lutte effrénée contre la corruption et appliquer la tolérance zéro face au coulage des recettes publiques », a exhorté Julien Paluku.

Pour que ces mots ne restent pas vains, le ministre a préconisé un système de sanctions positives et négatives : des récompenses pour les méritants, des conséquences pour les défaillants. Avec un principe clé : “l’homme qu’il faut à la place qu’il faut”. Finies les nominations de complaisance, place à la compétence.

Des laboratoires modernes pour asseoir la crédibilité de l’OCC

Au-delà de la gouvernance, l’ambition est aussi technique. Julien Paluku a exigé une accélération de la construction de laboratoires à travers le pays — des infrastructures indispensables pour certifier localement la qualité des produits congolais.

Objectif affiché : faire de l’OCC « la vitrine de la certification des produits congolais pour les marchés national et international ». Un défi de taille dans un environnement où la contrefaçon et les produits non conformes inondent encore trop souvent le marché.

Capital humain : mieux payer, mieux former, mieux motiver

Autre pilier de la feuille de route : l’amélioration substantielle des conditions de travail. Le ministre a insisté sur la nécessité de remettre l’humain au centre du dispositif. Car sans agents motivés et bien formés, aucun laboratoire, aussi moderne soit-il, ne suffira à redresser l’institution.

Une révision des grades et des recrutements est également attendue, afin d’adapter les effectifs aux besoins réels de l’OCC. Plus question de gonfler artificiellement les salaires ou de multiplier les postes sans utilité stratégique.

Une évaluation à mi-parole pour éviter les dérives

Pour transformer ces belles intentions en actes tangibles, les nouveaux mandataires devront soumettre une matrice de planification pour le second semestre 2026. Ce document servira de base à une évaluation à mi-parcours.

Une façon pour le ministère de garder la main sur le volant, et de s’assurer que les promesses de rigueur et de performance ne restent pas lettre morte. Reste désormais à savoir si cette feuille de route, aussi exigeante soit-elle, survivra aux premiers obstacles du terrain.

Judith Suminwa à Washington : le potentiel hydraulique de la RDC au service de la sécurité mondiale

En marge des Réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI à Washington, la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a participé le 15 avril 2026 au lancement de l’initiative mondiale « Water Forward ». Accompagnée d’une délégation ministérielle de haut niveau, elle a plaidé pour faire du potentiel hydraulique exceptionnel de la RDC un levier de solution aux crises majeures de l’humanité : stress hydrique, transition énergétique et sécurité alimentaire.

Un patrimoine hydrique au service du monde

La RDC dispose de l’une des plus importantes réserves mondiales d’eau douce, un atout qui en fait un pilier de la sécurité environnementale et alimentaire globale. Selon les données internationales, l’eau soutient 1,7 milliard d’emplois dans le monde, un chiffre qui donne la mesure des enjeux.

« Le potentiel hydraulique congolais ne constitue pas seulement un atout national, mais une offre de solution concrète aux problèmes internationaux », a souligné la Première ministre.

Cette ressource stratégique place la RDC au cœur des discussions sur la résilience climatique et la décarbonation de l’économie mondiale, alors que les pénuries d’eau menacent déjà plusieurs régions du globe.

La RDC, « pays solution » face aux crises globales

L’initiative « Water Forward », lancée ce 15 avril, vise à coordonner les réformes mondiales autour de la gouvernance de l’eau. Pour la RDC, cette plateforme est une opportunité d’accélérer la transformation de ses systèmes hydrauliques en moteurs de création d’emplois et de stabilité économique.

Judith Suminwa a décliné cette vision autour de trois axes :

Axe stratégique Objectif pour la RDC
Eau et énergie Développement hydroélectrique pour l’industrie et les ménages
Eau et agriculture Sécurisation des récoltes et réduction de la dépendance alimentaire
Eau et climat Valorisation des forêts et des bassins comme puits de carbone

 

Cette approche s’inscrit dans la stratégie plus large du « Pays-Solution », où la RDC met en avant ses ressources (eau, minerais critiques, forêts) comme des leviers de réponse aux dérèglements climatiques mondiaux.

Des projets structurants soutenus par la Banque mondiale

Tout au long de son séjour à Washington, la Première ministre a multiplié les séances de travail avec les dirigeants de la Banque mondiale. Les discussions ont porté sur trois chantiers prioritaires :

  1. Le développement d’infrastructures majeures : modernisation des réseaux de distribution d’eau et renforcement de la capacité hydroélectrique (notamment sur le fleuve Congo et ses affluents).

  2. Les réformes prioritaires et le climat des affaires : amélioration de la gouvernance sectorielle pour attirer des investissements massifs et durables, publics comme privés.

  3. La valorisation du « Pays-Solution » : construction d’un récit et d’un portefeuille de projets bancables autour des ressources naturelles congolaises.

Pourquoi l’eau est devenue un enjeu géopolitique majeur

Le timing de cette intervention n’est pas anodin. Plusieurs signaux mondiaux convergent :

  • Stress hydrique croissant : des régions entières (Afrique du Nord, Moyen-Orient, Inde, Californie) subissent des pénuries récurrentes.

  • Transition énergétique : l’hydroélectricité est une énergie pilotable et bas-carbone, complémentaire du solaire et de l’éolien.

  • Sécurité alimentaire : l’agriculture irriguée dépend directement de la disponibilité en eau douce.

Dans ce contexte, le bassin du Congo, avec ses fleuves, lacs et nappes phréatiques, apparaît comme une infrastructure naturelle d’intérêt mondial. Sa préservation et sa valorisation dépassent le cadre national.

Les prochaines étapes pour la RDC

La participation de Judith Suminwa à « Water Forward » n’est qu’une étape. Pour que le potentiel hydraulique congolais devienne réellement un levier de développement, plusieurs conditions doivent être réunies :

  • Sécuriser les financements : mobiliser la Banque mondiale, la SFI et les bailleurs bilatéraux.

  • Renforcer les capacités institutionnelles : former les régulateurs et opérateurs du secteur de l’eau et de l’électricité.

  • Protéger les bassins versants : lutter contre la déforestation et les pollutions minières.

  • Développer des partenariats public-privé : attirer les opérateurs internationaux pour la construction de barrages et de stations de traitement.

Une vision stratégique pour la RDC et le monde

En positionnant le potentiel hydraulique congolais au cœur de la sécurité mondiale, Judith Suminwa envoie un signal fort : la RDC n’entend plus être seulement un fournisseur de matières premières, mais un acteur de solutions globales. L’initiative « Water Forward » lui offre une tribune pour porter cette ambition.

Reste à transformer le discours en actes. Les prochains mois seront décisifs pour que les projets structurants évoqués à Washington sortent des cartons et commencent à irriguer l’économie congolaise – et, à terme, à contribuer à la résilience hydrique de la planète.

Gouvernance en RDC : À qui profite l’immunité ? Le cri d’alarme de la Cour des comptes

Palais du Peuple, Kinshasa – 3 mars 2026

Sous les ors et les dorures de l’hémicycle, l’atmosphère était solennelle, presque pesante. En effet, ce mardi-là, la République avait sorti ses plus beaux atours pour la rentrée judiciaire de la Cour des comptes.

Au premier rang, le Président Félix Tshisekedi, la Première ministre, les présidents du Parlement et tout l’état-major judiciaire du pays écoutaient attentivement. Pourtant, peu imaginaient que le discours qui allait suivre secouerait autant les certitudes.

Jimmy Munganga brise le silence sur l’impunité

Jimmy Munganga, Premier président de la Cour des comptes, s’avança alors à la tribune. Derrière ses lunettes, son regard trahissait la détermination d’un homme décidé à parler franchement.

Il évoqua d’abord la notion de « redevabilité ». Ce terme technique renvoie pourtant à une idée simple : tout gestionnaire public doit rendre des comptes.

Cependant, très vite, le ton changea. Sa voix devint plus grave. Le magistrat venait de toucher au cœur du problème.

« La question de la redevabilité ne saurait être close », lança-t-il, « sans évoquer la problématique préoccupante de l’impunité dont bénéficient les ministres et les gouverneurs. »

L’article 32 dans le viseur de la Cour des comptes

Aussitôt, un silence glacial s’abattit sur l’assemblée. En effet, Jimmy Munganga venait de briser un tabou.

Il pointait directement l’article 32 de la loi organique de la Cour. Selon lui, cette disposition agit comme un véritable bouclier juridique. Elle protège certains hauts responsables contre les poursuites pour fautes de gestion.

Ministres du gouvernement central, gouverneurs de province ou encore responsables des assemblées : tous échappent à la justice financière dans ce cadre précis.

« Cette disposition crée une discrimination manifeste », asséna-t-il. « Elle viole le principe constitutionnel de l’égalité des citoyens devant la loi. »

Dans la salle, certains ministres baissèrent les yeux. D’autres échangèrent des regards furtifs. Manifestement, le Premier président venait de poser une question explosive au cœur même de la République.

Un appel direct à réformer la loi

Pourtant, Jimmy Munganga ne s’arrêta pas là. Au contraire, il poursuivit son plaidoyer avec insistance.

Face au Chef de l’État, connu pour faire de la bonne gouvernance un pilier de son action, il demanda clairement une réforme.

« Nous devons rendre les ordonnateurs politiques justiciables devant la Cour pour leurs fautes de gestion », déclara-t-il. « Ainsi, nous restaurerons l’égalité devant la loi et renforcerons la lutte contre la criminalité financière. »

Une institution qui veut désormais peser

Pendant longtemps, la Cour des comptes était restée en retrait. Beaucoup la percevaient comme une institution discrète, presque invisible dans le paysage institutionnel congolais.

Cependant, depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir, la situation a évolué. Aux côtés de l’Inspection générale des finances, la Cour a progressivement repris sa place dans le dispositif de contrôle de l’État.

Mais ce mardi, elle demandait davantage qu’un simple rôle consultatif. En réalité, elle revendiquait les moyens d’agir réellement.

Une question au cœur de la République

Car derrière les mots juridiques et les formules protocolaires, c’est une vieille histoire congolaise qui ressurgit. Celle des biens publics dilapidés, des détournements impunis et des privilèges qui protègent les puissants.

Ainsi, en demandant la suppression de l’article 32, la Cour des comptes ne s’adressait pas seulement au législateur.

En réalité, elle tendait un miroir à la République. Une question restait alors suspendue dans l’air : le pays est-il prêt à appliquer la même justice à tous ses responsables publics ?

38 ans, et désormais patron de la SOKIMO : Yannick Mulundu Nzondé, le prodige Congolais qui bouscule les codes

Il y a des parcours qui semblent tout droit sortis d’un roman d’apprentissage. Celui de Yannick Mulundu Nzondé en est un. À 38 ans, ce jeune entrepreneur congolais vient d’être nommé Directeur général de la SOKIMO, la Société Minière de Kilo-Moto, l’une des plus anciennes et prestigieuses entreprises minières de la République démocratique du Congo.

Une nomination qui fait souffler un vent de jeunesse sur un secteur souvent perçu comme conservateur, et qui place un homme de défis à la tête d’une société aux immenses potentialités mais aussi aux lourdes responsabilités.

De l’Afrique du Sud aux cimes de Forbes

Pour comprendre l’homme, il faut remonter le fil d’un destin pas comme les autres. Né en RDC mais ayant grandi en partie en Afrique du Sud, Yannick Mulundu Nzondé a très tôt baigné dans un environnement multiculturel qui a forgé sa vision du monde et des affaires.

Très jeune, il plonge dans l’entrepreneuriat avec une détermination qui ne le quittera plus. Il fonde Mulundu Investments and Holdings, une société de conseil et de développement d’affaires qui travaille rapidement avec des multinationales et des investisseurs de premier plan. Son talent ? Détecter les opportunités là où d’autres voient des obstacles, et jeter des ponts entre l’Afrique et le monde.

Ce parcours hors norme ne tarde pas à être remarqué. Le magazine Forbes, référence planétaire de la réussite économique, le classe parmi les « Top 30 jeunes Africains prometteurs ». Une consécration qui, à l’époque, n’était qu’une étape. Aujourd’hui, elle prend tout son sens.

L’entrepreneur devenu patron de mine

Car désormais, Yannick Mulundu Nzondé ne se contente plus de conseiller les entreprises : il en dirige une. Et pas n’importe laquelle. La SOKIMO, héritière des riches gisements de Kilo-Moto, dans la province de l’Ituri, est un géant aux pieds d’argile. Spécialisée dans l’exploration et l’exploitation de l’or et du diamant, elle recèle un potentiel colossal, mais a traversé ces dernières années des turbulences opérationnelles et financières.

La mission du nouveau Directeur général est claire : redynamiser la machine, moderniser les méthodes, et hisser la SOKIMO au niveau de compétitivité attendu d’un fleuron national.

La philanthropie comme boussole

Mais Yannick Mulundu Nzondé n’est pas qu’un homme d’affaires. C’est aussi un philanthrope engagé. Cofondateur d’ATI Congo Groupe, il investit dans divers secteurs avec une obsession : contribuer au développement économique de l’Afrique, et en particulier de son Congo natal.

Cette fibre sociale, rare dans les cercles du pouvoir économique, pourrait bien faire la différence à la tête de la SOKIMO. Dans une région où l’exploitation minière a parfois rime avec conflits et spoliations, l’arrivée d’un homme sensible aux questions de développement communautaire est un signal fort.

La nouvelle génération débarque

Cette nomination ne tombe pas du ciel. Elle s’inscrit dans un mouvement plus large de renouvellement des élites économiques en RDC. Une nouvelle génération de dirigeants, formés à l’international, connectés aux réseaux mondiaux, mais profondément attachés à leur pays, est en train de prendre la relève.

Yannick Mulundu Nzondé rejoint ainsi ce cercle restreint de jeunes Congolais qui portent sur leurs épaules l’espoir d’un renouveau. Fally Ipupa, récemment, dans l’un de ses morceaux, a célébré cette émergence. Lui chante, d’autres agissent. Et quand l’art et l’entreprise se rejoignent dans un même élan patriotique, cela dessine les contours d’une nation qui croit en elle-même.

Les défis qui attendent le jeune patron

Reste l’essentiel : les chantiers. À la SOKIMO, Yannick Mulundu Nzondé devra affronter des défis de taille. Moderniser des infrastructures parfois vieillissantes, assainir les finances, lutter contre la fraude et l’exploitation artisanale illégale, et surtout, attirer des partenaires stratégiques pour valoriser le potentiel minier de Kilo-Moto.

L’homme, rompu aux arcanes du conseil international, sait que la théorie doit désormais rencontrer la pratique. Que les rapports de Forbes ne pèsent pas lourds face à la réalité du terrain. Mais il a un atout : sa jeunesse, justement, qui lui permet d’aborder les problèmes avec un regard neuf, libéré des pesanteurs du passé.

Un symbole pour la jeunesse africaine

Au-delà de sa personne, c’est tout un symbole que cette nomination. Celui d’une Afrique qui confie ses leviers économiques à une génération montante, formée, ambitieuse. Celui d’un Congo qui ose miser sur ses fils les plus prometteurs, même quand ils n’ont pas gravi tous les échelons d’une hiérarchie traditionnelle.

Yannick Mulundu Nzondé, à 38 ans, devient le visage d’une jeunesse qui ne veut plus attendre son tour, mais qui prend sa place. Reste à écrire, ensemble, la suite de l’histoire. Celle de la SOKIMO, de ses milliers d’employés, de ses communautés, et d’un pays tout entier qui regarde désormais vers Kilo-Moto avec un espoir renouvelé.

La Chine ouvre grand son marché à l’Afrique : la RDC dans le cercle des 53 élus

L’information est tombée de l’agence Xinhua, officielle et précise comme une estampe chinoise. Ce jour-là, à Pékin, les diplomates ont dû se frotter les yeux : la Chine venait d’élargir son régime de « tarif zéro » à 53 pays africains, contre 33 auparavant. Un bond spectaculaire, un geste d’une ampleur rare, et une nouvelle qui va faire le tour du continent.

Pour la République démocratique du Congo, partenaire historique et privilégié de l’empire du Milieu, cette annonce a la douceur d’une confirmation. Kinshasa reste dans le cercle très fermé des nations qui peuvent exporter vers la Chine sans se heurter aux droits de douane. Une aubaine pour un pays dont les sous-sols regorgent de ce dont Pékin a soif : cobalt, cuivre, lithium, or.

Un seul exclu : le prix du choix diplomatique

Mais toute médaille a son revers. Dans ce tableau presque parfait de la coopération sino-africaine, un nom brille par son absence : Eswatini. L’ancien Swaziland, petit royaume d’Afrique australe, paie là le prix d’un choix diplomatique que Pékin n’a jamais pardonné. Seul pays africain à encore reconnaître Taïwan comme une nation souveraine, il se retrouve aujourd’hui sur le quai, regardant le train du « tarif zéro » s’éloigner sans lui.

La leçon est claire : pour Pékin, la diplomatie et le commerce ne font qu’un. Reconnaître Taïwan, c’est s’exclure soi-même des largesses économiques de la Chine continentale. Un avertissement silencieux mais terriblement efficace adressé aux rares récalcitrants de la planète.

Le contexte Trump et la recomposition mondiale

Cette générosité calculée de Pékin n’émerge pas dans un vide géopolitique. Elle intervient alors que les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, ont érigé des murs tarifaires un peu partout dans le monde. Les droits de douane américains, élevés et punitifs, ont poussé de nombreuses nations africaines à chercher ailleurs des débouchés pour leurs produits.

La Chine, elle, a ouvert ses bras. Stratégie gagnante.

Déjà premier partenaire commercial du continent africain, Pékin consolide sa mainmise économique avec la constance d’un joueur d’échecs qui voit plusieurs coups à l’avance. Les Nouvelles Routes de la Soie, cette toile d’infrastructures gigantesques que la Chine tisse à travers le monde, trouvent dans cette mesure un prolongement naturel : après avoir construit les ports et les routes, il faut désormais faire circuler les marchandises.

Ce que cela change pour la RDC

Pour la RDC, les implications sont immédiates et concrètes. Les relations entre Kinshasa et Pékin sont déjà parmi les plus denses du continent. Le secteur minier, poumon de l’économie congolaise, est largement orienté vers la Chine. Les géants chinois extraient le cobalt et le cuivre dans le Katanga, tandis que les entreprises de construction venues de l’empire du Milieu bitument les routes et érigent les bâtiments administratifs.

Avec le « tarif zéro » élargi, les produits congolais – minerais bien sûr, mais peut-être demain produits agricoles, bois, ou artisanat – pourront pénétrer le marché chinois sans la barrière des taxes. Une opportunité de diversification pour une économie encore trop dépendante des matières premières.

Une danse à plusieurs

Cette annonce de Xinhua ne marque pas une rupture, mais une accélération. La Chine et l’Afrique dansent ensemble depuis des décennies, et le rythme s’intensifie. Pour la RDC, pays-continent aux ressources infinies, cette mesure est à la fois une reconnaissance et une promesse.

Reste à savoir, désormais, si les exportateurs congolais sauront saisir cette chance. Si les producteurs locaux pourront répondre aux standards et aux exigences du marché chinois. Et si, dans ce grand rééquilibrage des échanges mondiaux, la RDC trouvera sa place non plus seulement comme fournisseur de matières premières, mais comme partenaire à part entière.

Le 53 pays africains concernés viennent de recevoir un cadeau diplomatique et commercial de Pékin. À eux d’en faire bon usage. Et à Eswatini, peut-être, de réfléchir à ses alliances.

Tshisekedi négocie un partenariat sur les minerais critiques avec les USA

Le président Félix Tshisekedi a mené, mercredi 4 février au siège de la US International Development Finance Corporation (DFC), une série d’entretiens stratégiques de haut niveau pour sceller le partenariat économique entre la RDC et les États-Unis autour des minerais critiques.

Accompagné des vice-Premiers ministres de l’Économie et des Finances, le chef de l’État a rencontré John Jovanovic, président de l’Export-Import Bank (EXIM Bank) des États-Unis, ainsi que des responsables de la DFC et de l’unité de Guerre Économique du Département de la Défense.

Au cœur des discussions : les minerais, la transformation et les infrastructures

Les échanges ont porté sur des sujets concrets visant à structurer la coopération :

  • La commercialisation des minerais critiques congolais (cobalt, cuivre, lithium).

  • La transformation locale et la création de chaînes de valeur industrielles.

  • Les opportunités de stockage stratégique, en lien avec le programme américain « Project Vault ».

  • Le financement des projets structurants comme le corridor de Lobito et le barrage d’Inga.

Une ambition : transformer les ressources en souveraineté

Le président Tshisekedi a réaffirmé la vision de la RDC : convertir ses ressources stratégiques en levier de développement et faire de ses partenariats, notamment avec Washington, des « accélérateurs de souveraineté, de stabilité et de prospérité partagée ».

Ces discussions marquent une étape cruciale dans la matérialisation de l’accord de principe sur les minerais stratégiques. Elles visent à attirer des investissements américains massifs et des technologies pour que la RDC ne soit plus un simple fournisseur de matières premières, mais un acteur intégré dans les chaînes de valeur globales.

Le FMI satisfait des réformes budgétaires du gouvernement congolais

Kinshasa – Le gouvernement congolais a reçu un satisfecit de la part du Fonds monétaire international (FMI). Ce vendredi 30 janvier, le vice-premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito, s’est entretenu avec une délégation de l’institution de Bretton Woods, conduite par Jean-Baptiste Gros, chef de mission d’assistance technique.

À l’issue d’une mission de deux semaines axée sur l’analyse des processus d’exécution budgétaire et de la qualité de l’information financière publique, le FMI a exprimé sa satisfaction concernant les réformes engagées par Kinshasa.

« Nous avons pu observer les efforts qui ont été entrepris pour modifier ces procédures », a déclaré Jean-Baptiste Gros, saluant notamment la déconcentration de l’ordonnancement dans quatre ministères pilotes, dont la mise en œuvre débute en février. Cette réforme vise à rapprocher la gestion des dépenses des ministères concernés, pour en améliorer l’efficacité.

L’objectif de la mission était d’« analyser les processus d’exécution budgétaire pour améliorer l’efficacité de la dépense, et analyser aussi les processus de reporting et la qualité de l’information disponible auprès du public », a précisé le chef de délégation.

Les experts du FMI sont repartis « très satisfaits » des discussions sur la faisabilité technique des réformes en cours. Ce bilan positif renforce la crédibilité du gouvernement dans sa gestion des finances publiques, un élément clé dans le cadre de son partenariat avec les institutions financières internationales.

Un plan humanitaire ambitieux de 1,4 milliard $ pour transformer la crise en espoir

Face à l’une des crises humanitaires les plus complexes et prolongées au monde, le gouvernement congolais et ses partenaires internationaux ont officiellement lancé, ce mercredi, le cadre stratégique pour l’année 2026. Sous la présidence de la Ministre d’État des Affaires Sociales et Humanitaires, Ève Bazaiba Masudi, le lancement de l’Aperçu des besoins humanitaires (HNO) et du Plan de réponse humanitaire (HRP) 2026 marque une étape cruciale. Avec un objectif de financement fixé à 1,4 milliard de dollars américains, ce plan vise à atteindre au moins 14,9 millions de personnes parmi les plus vulnérables.

Un contexte qui se dégrade, une réponse qui veut se transformer

La présentation a été l’occasion de dresser un bilan sans concession de l’année 2025. Carla Martinez, cheffe du bureau de l’OCHA en RDC, a pointé une détérioration marquée de la situation sécuritaire, en particulier dans l’Est du pays. Le Coordonnateur humanitaire, Bruno Lemarquis, a quant à lui énuméré les défis multiformes qui persistent : conflits armés, déplacements massifs de populations, insécurité alimentaire aiguë, crises sanitaires récurrentes et, surtout, une baisse drastique des financements internationaux.

Face à ce sombre tableau, les autorités congolaises entendent opérer un changement de paradigme. « L’objectif est de passer progressivement de l’assistance d’urgence au relèvement durable pour que les populations retrouvent leur autonomie », a martelé la Ministre Ève Bazaiba, insistant sur la nécessité de « s’attaquer aux causes profondes des crises ». Le HRP 2026 se veut ainsi bien plus qu’un catalogue d’aide d’urgence ; il se présente comme un outil stratégique de transformation.

Une approche intégrée et sectorielle

Le lancement a été marqué par une forte implication interministérielle, illustrant la volonté d’une réponse globale. Plusieurs ministres sont venus apporter l’éclairage de leurs secteurs :

  • Éducation : La Ministre Raïssa Malu a présenté la stratégie nationale 2025-2030 pour l’éducation en situations d’urgence, alertant sur les ravages irréversibles de la malnutrition infantile sur le développement cognitif des enfants. Protéger l’apprentissage est devenu une priorité vitale.

  • Genre et Famille : La Ministre Micheline Ombae a plaidé pour l’autonomisation économique des femmes et le renforcement de la lutte contre les violences basées sur le genre, facteurs essentiels de résilience communautaire.

Un appel à l’engagement pour l’avenir

En clôturant la cérémonie, la Ministre d’État Ève Bazaiba a lancé un appel solennel à la communauté internationale et aux acteurs locaux. Elle les a exhortés à un engagement résolu et orienté vers les résultats. L’ambition est claire : offrir aux populations congolaises touchées par les crises, non plus seulement une aide de survie, mais une véritable perspective d’avenir.

Le succès de ce plan ambitieux dépendra maintenant de la mobilisation des ressources financières promises et de la capacité de tous les acteurs à travailler en synergie pour transformer une réponse humanitaire en un tremplin vers le développement durable. Les mois à venir seront décisifs pour des millions de Congolaises et Congolais.

PayServices porte plainte contre la RDC pour 4 milliards de dollars

L’histoire commence par une promesse de révolution numérique et se termine devant un tribunal fédéral américain. Au centre du conflit : le projet pharaonique de numérisation des paiements de l’État congolais, porté par la société américaine PayServices, qui réclame aujourd’hui 4 milliards de dollars à la RDC en dommages et intérêts.

Tout débute fin 2023, dans les bureaux de l’ambassade de la RDC à Washington. Le 6 décembre, PayServices rencontre pour la première fois des responsables congolais. La société veut créer une plateforme pour centraliser tous les flux financiers de l’État. Selon elle, le projet pourrait générer plus de 8 milliards de dollars par an.

De l’accord à la plainte : une escalade rapide

En janvier 2024, la CADECO signe un accord d’exclusivité avec PayServices. Le contrat prévoit un premier versement de 20 millions de dollars avant mars. Cependant, en avril, les fonds n’arrivent pas. La CADECO sollicite la Banque centrale du Congo pour débloquer l’argent, mais la tentative échoue. Face à cet échec, PayServices saisit la justice américaine.

Dans sa plainte, l’entreprise ne se limite pas à dénoncer la rupture contractuelle. Elle évoque des pressions, des tentatives de corruption et un pot-de-vin présumé de 5 millions d’euros. Plusieurs hauts responsables congolais sont cités : la ministre du Portefeuille, le ministre des Finances, le directeur de cabinet du président, le gouverneur de la Banque centrale et le patron de la CADECO.

Kinshasa riposte et défend sa légalité

Face à cette attaque, Kinshasa réagit avec fermeté. Dans un communiqué du 13 janvier, le ministère du Portefeuille réfute point par point les accusations de PayServices.

L’argument principal est juridique : PayServices n’est pas une banque. Le ministère cite une décision du Département des Finances de l’État de l’Idaho, datée du 18 octobre 2024. Cette décision retire toute reconnaissance conditionnelle à la société et lui interdit d’utiliser le terme « bank » pour non-respect des règles.

Le communiqué précise : « Nos vérifications administratives confirment que PayServices ne dispose d’aucune autorisation pour gérer des fonds publics. » La loi congolaise sur les finances publiques bloque donc toute procédure administrative liée au projet.

Kinshasa ajoute qu’aucun fonds n’a été transféré et qu’aucune autorisation régulière n’a été délivrée. Par conséquent, « aucun préjudice financier ne peut être établi ». Le ministère conteste aussi la crédibilité de PayServices, en soulignant l’absence d’états financiers certifiés, d’audit indépendant, et qualifie les investissements présumés de 72 millions de dollars de « dénués de tout fondement ».

Enfin, selon les autorités, les accusations de corruption n’apparaissent qu’après le refus de paiement et en réaction à la contestation du statut bancaire de l’entreprise.

Une bataille judiciaire longue et complexe

Le décor est planté pour une bataille juridique complexe devant les tribunaux américains. D’un côté, PayServices affirme avoir été flouée après avoir investi temps et ressources. De l’autre, le gouvernement décrit son adversaire comme une entité au statut douteux, avec laquelle aucun engagement ferme n’aurait été possible.

Au-delà des 4 milliards de dollars, cette affaire questionne la gouvernance des grands contrats publics en RDC et les risques liés aux partenariats avec des entités étrangères aux assises floues.

La RDC assure qu’elle coopère avec toute juridiction légalement compétente et se réserve « toutes les voies de droit ». PayServices, elle, a déjà joué ses cartes. Désormais, le prochain mouvement revient à la justice fédérale américaine. L’enjeu pour Kinshasa est clair : prouver que son refus était non seulement légal, mais aussi la décision responsable et nécessaire.

l’Assemblée nationale adopte un budget 2026 à 22 milliards de dollars

Kinshasa-RDC — L’Assemblée nationale a adopté mercredi 10 décembre 2025 le budget de l’État pour l’année 2026. Aimé Boji Sangara a dirigé la plénière qui a validé un budget réévalué à 54 335,7 milliards de francs congolais, soit environ 22 milliards de dollars.
Selon Guy Mafuta Kabongo, rapporteur de la Commission Économique, Financière et Contrôle budgétaire, ce changement découle d’un nouvel ajustement du taux de change. Le gouvernement avait déposé le projet initial en septembre en s’appuyant sur un dollar à 2 490 francs congolais. Les nouvelles prévisions fixent la parité à 2 400 francs, avec une projection à 2 600 francs, conformément aux estimations du Fonds monétaire international.

Un budget révisé pour intégrer les priorités

Cette mise à jour entraîne une hausse de 7,2 % des dépenses, qui passent de 50 691,8 à 54 335,7 milliards de francs congolais. Plusieurs secteurs profitent de cette augmentation. Le gouvernement renforce le service de la dette extérieure, les investissements financés sur ressources propres, les rémunérations des agents publics, les opérations électorales et les dépenses de sécurité.
En parallèle, il mise sur une progression des recettes. Les budgets annexes devraient croître de 6,6 %, tandis que les comptes spéciaux pourraient augmenter de 9 %, grâce à une meilleure gestion des établissements publics concernés.

Des propositions en plénière et un vote massif

Au cours du débat, plusieurs députés ont défendu des ajustements. Certains ont suggéré une hausse des taxes dans le secteur des télécommunications. D’autres ont demandé l’intégration de projets jugés urgents, comme la route Kolwezi–Dilolo.
Après ces échanges, les députés ont procédé au vote. Le texte a obtenu une adhésion quasi totale : 428 voix pour, seulement 2 contre et aucune abstention. Les recommandations de la commission parlementaire partiront au gouvernement pour examen.
Cette adoption ouvre désormais la voie à l’exécution des priorités financières de l’État congolais en 2026. Elle arrive dans un contexte international toujours fragile, marqué notamment par une forte incertitude monétaire.

FMI-Banque Mondiale: André Wameso porte la voix de la RDC aux Assemblées annuelles

Washington— Sous les dorures sobres des salles de conférence du siège du Fonds monétaire international (FMI), André Wameso, gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), prend part depuis le 13 octobre aux Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale. Ces rencontres, qui réunissent chefs d’État, ministres, gouverneurs de banques centrales et représentants de la société civile, visent à dresser un diagnostic lucide des défis économiques mondiaux et à proposer des pistes de coopération renforcée.

Les échanges, nourris par l’ombre persistante des crises successives, ont mis en lumière une série de constats :

  • la montée des drames humanitaires liés à la fragilité et aux conflits ;

  • la nécessité de consolider le lien entre paix et développement ;

  • le rôle central des politiques intérieures pour contenir l’inflation ;

  • et l’alourdissement du fardeau de la dette, qui menace la croissance à long terme.

Le G24 plaide pour une solidarité internationale accrue

Lors de la 114ᵉ réunion du Groupe des 24 (G24), dont la RDC est membre actif, les participants ont adopté une série de recommandations ambitieuses. L’objectif : soutenir les pays vulnérables, assainir la gestion de la dette et préserver l’indépendance des banques centrales.
Les membres ont notamment exhorté la communauté internationale à maintenir son engagement envers les États fragiles ou touchés par des conflits, et à honorer leurs promesses d’aide pour faciliter reconstruction et développement durable.

Le communiqué final souligne que les tensions commerciales mondiales et les incertitudes géopolitiques pèsent lourdement sur les pays émergents et en développement (PEPD). La baisse des exportations, la diminution des devises et la volatilité des marchés accentuent la vulnérabilité de leurs économies. « La croissance reste bridée, et les perspectives demeurent trop faibles pour effacer les séquelles laissées par la succession des chocs », avertit le rapport.

Renforcer les institutions, préserver l’indépendance monétaire

Les représentants du G24 ont insisté sur la nécessité de préserver l’indépendance des banques centrales, condition indispensable pour garantir la crédibilité de la politique monétaire. Ils appellent à rationaliser les dépenses publiques, à renforcer la transparence de la dette et à promouvoir des réformes structurelles favorisant la croissance portée par le secteur privé.

Les délégués ont également recommandé la création de mécanismes de financement concessionnels et la mise en œuvre de réformes globales sur la viabilité des finances publiques. Ces efforts, estiment-ils, doivent aller de pair avec un renouveau de la coopération internationale, afin de rétablir un environnement commercial stable, transparent et propice au développement durable.

Créé en 1971 par le Groupe des 77, le G24 permet aux pays en développement de coordonner leurs positions face aux grandes puissances économiques. Ses réunions, traditionnellement organisées avant celles du FMI, offrent un espace stratégique pour faire entendre la voix du Sud global dans les décisions financières internationales.

RDC et FMI : la diplomatie financière porte ses fruits

Le ministre des Finances a obtenu un nouveau décaissement du FMI après la revue du programme de crédit, récompensant les progrès de la RDC en matière de réformes structurelles et de stabilité économique.

WASHINGTON – La diplomatie financière congolaise a marqué un point ce jeudi 16 octobre 2025. Au siège du Fonds monétaire international (FMI), le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, a achevé avec succès la deuxième revue du programme de Facilité Élargie de Crédit (FEC). Ce résultat ouvre la voie à un nouveau décaissement en faveur de la République démocratique du Congo.

Des réformes saluées et une économie en progrès

Lors de son entretien avec Abebe Aemro Selassie, directeur du Département Afrique du FMI, le ministre a souligné les performances économiques du pays. La croissance reste soutenue, tandis que l’inflation a reculé à 7,7 %, contre 23,8 % en décembre 2023. Ces résultats confirment la solidité de la politique économique menée par le gouvernement congolais.

Sous l’impulsion du président Félix-Antoine Tshisekedi, le gouvernement poursuit ses réformes structurelles. Celles-ci reposent sur trois priorités : la transparence, la rigueur budgétaire et la mobilisation accrue des recettes internes.

De plus, le directeur du Département Afrique du FMI a salué la gouvernance financière du gouvernement congolais. Il a toutefois encouragé Kinshasa à maintenir la discipline budgétaire et à renforcer la coordination entre les politiques budgétaires et monétaires.

Par ailleurs, le ministre Doudou Fwamba a réaffirmé la volonté du gouvernement de préserver la stabilité macroéconomique et de consolider les acquis obtenus grâce au partenariat avec le FMI. Cette collaboration vise un objectif clair : améliorer durablement les conditions de vie de la population.

Cette rencontre, organisée en marge des Assemblées annuelles du FMI, confirme le retour en force de la RDC sur la scène financière internationale. Le nouveau décaissement attendu renforcera les réserves de change du pays et soutiendra les programmes de développement en cours, témoignant de la crédibilité retrouvée de l’économie congolaise.

Judith Suminwa clôt sa tournée américaine sur une note économique

La Première ministre congolaise a conclu sa visite officielle par des rencontres ciblées avec des investisseurs et des think tanks, capitalisant sur le succès du premier Forum économique bilatéral.

WASHINGTON – Jeudi 16 octobre 2025, Judith Suminwa Tuluka a achevé sa mission diplomatique et économique aux États-Unis par une série d’engagements stratégiques. Après avoir représenté le président Félix Tshisekedi au premier Forum économique et d’investissement RDC–USA, la cheffe du gouvernement a enchaîné les échanges avec des investisseurs, des groupes de réflexion influents et des médias internationaux. Par cette démarche, elle a réaffirmé sa volonté d’ouvrir la RDC à des partenariats économiques durables et transparents.

Des partenariats concrets et un plaidoyer d’influence

Parmi les moments forts de cette dernière journée figurait une séance de travail avec Rendeavour, le développeur de la zone économique spéciale de Kiswishi (SEZ), située dans le Haut-Katanga. Ce projet privé, premier du genre en RDC, illustre la stratégie nationale de diversification économique. Avec son usine Pepsi déjà en activité et ses pôles industriels, commerciaux et résidentiels, Kiswishi se veut une vitrine du renouveau congolais. Judith Suminwa a salué cette réussite et réaffirmé le soutien total de son gouvernement à ces initiatives porteuses de transformation.

Par ailleurs, la Première ministre a rencontré une délégation de l’Atlantic Council, dirigée par Rama Yade. Les discussions ont porté sur le renforcement du dialogue politique entre Kinshasa et Washington et sur l’accompagnement des réformes économiques en cours. Les représentants du think tank ont salué la clarté et la cohérence de la vision portée par la cheffe du gouvernement.

En outre, Judith Suminwa a échangé avec le Réseau des Femmes Leadership Congolaises – USA (CWLN-USA). Elle a souligné le rôle essentiel de la diaspora dans le développement du pays, particulièrement dans les secteurs de la santé, de la finance et de la technologie. Ces femmes ont présenté leurs projets en faveur de l’autonomisation économique et de l’éducation des jeunes filles.

Enfin, pour amplifier le message de son gouvernement, la Première ministre a accordé plusieurs interviews à Reuters, Politico et au Washington Examiner. Elle y a défendu les efforts de la RDC pour consolider la paix, attirer les investissements et renforcer sa crédibilité économique.

Cette tournée américaine, la première du genre pour une Première ministre congolaise, symbolise une nouvelle étape dans la diplomatie économique du pays. En passant des déclarations d’intention à des partenariats concrets, Judith Suminwa positionne la RDC comme un acteur africain ambitieux, prêt à construire des alliances solides et équitables.

la RDC signe un accord énergétique de 1,5 milliard $ avec Hydro-Link

Sous les lumières de Washington, la République Démocratique du Congo (RDC) vient de franchir une étape déterminante dans la modernisation de son secteur énergétique. En marge du Forum économique USA–RDC, le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a signé ce mardi un protocole d’accord d’une valeur de 1,5 milliard de dollars avec la société américaine Hydro-Link.

Ce partenariat, centré sur la construction d’une ligne de transport d’électricité reliant l’Angola à la RDC, ambitionne de réduire le déficit énergétique national et d’alimenter durablement les zones minières et industrielles du pays. Une infrastructure stratégique qui s’inscrit dans la vision du gouvernement congolais d’ériger l’énergie en moteur de développement.

Hydro-Link, un partenaire américain au cœur du redressement énergétique

« Ce partenariat s’inscrit dans la dynamique du Programme d’Actions du Gouvernement, notamment son pilier 5, visant à améliorer l’accès à l’eau et à l’électricité pour tous », a déclaré le ministre Aimé Sakombi Molendo lors de la cérémonie.

Pour Hydro-Link, spécialiste américain des infrastructures énergétiques en Afrique, ce projet marque une collaboration de long terme avec Kinshasa. L’entreprise apportera à la fois son expertise technique et son appui financier pour concrétiser ce chantier prioritaire.

Selon les premières estimations, les travaux de construction devraient démarrer au premier semestre 2026, une fois les études de faisabilité et les procédures réglementaires achevées.

Une alliance stratégique entre Washington et Kinshasa

Cet accord énergétique USA-RDC illustre le renforcement du partenariat économique entre les États-Unis et la République Démocratique du Congo, fondé sur des investissements durables et le développement d’infrastructures stratégiques.

Le Forum économique USA–RDC, qui réunit dirigeants politiques, investisseurs et chefs d’entreprise des deux pays, vise à bâtir des ponts économiques solides dans les secteurs de l’énergie, des mines, de l’agriculture et du numérique.

En misant sur la proximité énergétique de l’Angola et sur la technologie américaine, la RDC espère sécuriser son approvisionnement électrique, soutenir la croissance industrielle et accélérer son intégration régionale.

Un pas vers la transformation énergétique de la RDC

Avec cet accord énergétique USA-RDC, Kinshasa envoie un signal fort : celui d’un pays décidé à transformer ses ressources en puissance économique. En connectant ses ambitions à la technologie américaine et à l’énergie angolaise, la RDC choisit la voie d’une coopération pragmatique et durable, où le courant du progrès semble enfin prêt à circuler.

RDC-USA : le grand séduction économique à Washington

Washington accueille mardi l’ouverture du Forum économique et des investissements entre la République démocratique du Congo (RDC) et les États-Unis. La cérémonie a réuni plusieurs personnalités politiques et économiques des deux pays, dont la Première ministre congolaise Judith Suminwa, qui représente le président Félix Tshisekedi, accompagnée de huit ministres.

Jonathan Pratt, sous-secrétaire d’État américain par intérim aux Affaires africaines, était également présent avec une importante délégation d’officiels et d’investisseurs américains. Ce forum de deux jours vise à explorer les opportunités d’investissement en RDC et à soutenir la diversification de son économie.

Pour Joe Dumbi Kabangu, conseiller spécial du président Tshisekedi, la RDC est “de retour” sur la scène économique internationale. Julien Paluku, ministre du Commerce extérieur, a décrit le pays comme une “République des affaires, République des opportunités, République des milliards cachés”, soulignant les efforts menés dans le cadre du Code des investissements pour améliorer le climat des affaires. L’Agence nationale des investissements (Anapi) facilite désormais la création d’entreprises en moins de 24 heures, ouvrant la porte aux investisseurs internationaux.

Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a lancé un vibrant appel aux investisseurs : “Avoir vos investissements en RDC, c’est être connecté à toute l’Afrique centrale, orientale et australe. La RDC est la destination du XXIe siècle pour ceux qui veulent croître et prospérer.”

La Première ministre Judith Suminwa a rappelé les réformes profondes engagées pour créer un cadre économique transparent, compétitif et propice à l’investissement, favorisant la création d’emplois et consolidant la confiance entre l’État et les acteurs économiques.

Jonathan Pratt a également souligné l’importance stratégique de la RDC pour les États-Unis, en particulier la sécurisation de la chaîne d’approvisionnement en minerais critiques. Il a évoqué des partenariats bilatéraux bénéfiques, notamment autour du corridor de Lobito, pour soutenir le développement économique régional

Quand les cambistes prennent le pas : la BCC sonne l’alarme sur le marché des devises

KINSHASA – Le coup de semonce est tombé. Dans un avis public signé par son Premier Vice-Gouverneur, Dieudonné Fikiri Alimasi, la Banque Centrale du Congo (BCC) déclare la guerre aux pratiques spéculatives qui déstabilisent le marché des changes. Alors que le franc congolais connaît une embellie face au dollar, certains cambistes persistent à afficher des taux « déconnectés de la réalité », creusant un écart abyssal entre le cours officiel et le marché parallèle.

Le constat est sans appel : pendant qu’un dollar s’échange à 2 275 francs congolais selon le taux indicatif de la BCC, le marché parallèle, lui, propose des taux oscillant entre 1 700 et 1 800 FC. Une différence qui permet à certains opérateurs de réaliser des bénéfices jugés « indécents » – jusqu’à 50 000 FC sur un simple billet de 100 dollars.

La BCC passe à l’offensive

Face à ces dérives, la Banque Centrale rappelle l’existence de l’instruction administrative n°007, qui encadre strictement les opérations de change manuel. Ce texte interdit notamment l’affichage des taux à l’extérieur des bureaux de change, une pratique accusée d’alimenter la spéculation « sur la voie publique ».

Mais cette fois, l’avertissement s’accompagne d’une menace concrète : la BCC annonce le « déploiement imminent de ses services de contrôle » et promet des sanctions pouvant aller « jusqu’au retrait de l’agrément » pour les contrevenants. Après la phase de sensibilisation en mai 2024, place désormais à la répression.

La police en première ligne

En appui à cette offensive, la Police nationale congolaise intensifie ses opérations sur le terrain. Objectif : traquer les « cambistes récalcitrants » qui refusent d’appliquer le taux officiel. Le gouvernement envisagerait même de déployer des agents « apparents et non apparents » pour mettre fin à ce qu’il qualifie de « braquage des citoyens ».

Cette mobilisation des forces de l’ordre témoigne de la détermination des autorités à assainir un marché des changes où la confusion règne en maître. Les pratiques spéculatives ne perturbent pas seulement l’économie ; elles entretiennent un climat de défiance préjudiciable à la stabilité monétaire.

Un enjeu de souveraineté économique

Derrière cette bataille technique se cache un enjeu plus fondamental : la capacité de l’État à imposer sa souveraineté monétaire. La BCC l’affirme sans détour : elle veut « garantir la stabilité et la transparence » d’un marché essentiel à l’économie congolaise.

La population est invitée à jouer son rôle en effectuant ses opérations de change uniquement auprès des institutions agréées, dont la liste est disponible sur le site de la Banque Centrale. Un réflexe citoyen qui pourrait contribuer à assécher le marché parallèle.

Alors que le franc congolais montre des signes de fermeté, les autorités entendent bien profiter de cette dynamique pour reprendre le contrôle d’un marché trop longtemps laissé à lui-même. La guerre des changes ne fait que commencer.

La recette inédite du gouvernement pour opérer la métamorphose économique

KINSHASA – La République Démocratique du Congo entre dans une ère de transformation radicale. Ce mercredi, lors de la 10ᵉ édition de l’Expo Béton, le ministre d’État Guylain Nyembo a dévoilé la feuille de route gouvernementale pour reconstruire le pays autour d’un investissement pharaonique de 100 milliards de dollars. Un projet placé sous le signe de l’audace et de la planification rigoureuse.

Une vision articulée autour de 6 piliers stratégiques

Face à un parterre de décideurs et sous le haut patronage de la Première ministre Judith Suminwa, représentante personnelle du président Félix Tshisekedi, le ministre a présenté une approche structurée et inclusive :

  • Valorisation du capital humain : Former et impliquer les Congolais dans la reconstruction nationale

  • Projets structurants : Mise en œuvre ambitieuse du PDL-145T, un programme de développement local aux impacts nationaux

  • Bonne gouvernance : Transparence et efficacité comme leviers de confiance

  • Rationalisation des investissements publics : Optimiser chaque dollar investi

  • Attractivité économique : Faire de la RDC une destination privilégiée pour les investisseurs

  • Coordination de l’aide extérieure : Mettre la coopération internationale au service des priorités congolaises

Une RDC qui « n’avance pas en se plaignant, mais avec détermination »

« La RDC ne se plaint pas ; elle avance avec résilience, détermination et dignité sur la voie de son développement », a affirmé Guylain Nyembo, résumant l’état d’esprit qui anime le gouvernement.

Pour lui, le pays doit désormais miser sur un leadership économique fort et une synergie public-privé pour transformer son immense potentiel en richesses tangibles et durables.

Alors que l’Expo Béton consacre son édition anniversaire à cette ambition nationale, un message fort est envoyé aux partenaires techniques et financiers : la RDC a choisi de reprendre en main son destin, avec une vision claire, des projets concrets et une détermination sans faille. La reconstruction ne sera pas qu’une affaire de béton, mais bien une métamorphose humaine, économique et institutionnelle.

Judith Suminwa dévoile un plan de 100 milliards $ pour « rebâtir le pays »

KINSHASA – La Première ministre Judith Suminwa a frappé fort. Ce mercredi, elle a annoncé un plan d’investissement de 100 milliards de dollars américains pour transformer en profondeur les infrastructures de la République Démocratique du Congo. Cette annonce a marqué l’ouverture de la 10e édition du Salon Expo Béton, un événement désormais incontournable pour le secteur du bâtiment et des travaux publics.

Devant un public de professionnels et de décideurs réunis au Centre culturel de Kinshasa, la cheffe du gouvernement a appelé à l’unité et à l’action. « Le thème de cette édition — Catalyser une transformation audacieuse pour le XXIe siècle — n’est pas une incantation. C’est un cadre mobilisateur, un contrat collectif et un devoir de résultat », a-t-elle affirmé.

Judith Suminwa a dessiné les grandes lignes d’une vision modernisatrice : infrastructures durables, développement urbain, corridors économiques et zones économiques spéciales.

Expo Béton, vitrine d’une nouvelle ambition congolaise

Le président d’Expo Béton, Jean Bamanisa, a salué la « maturité » de cet événement devenu « une institution incontournable du secteur de la construction ». Selon lui, la RDC entre dans une phase où elle veut passer « des paroles aux actes » en matière de développement.

L’idée de ce projet pharaonique avait été soumise au président Félix Tshisekedi dès le mois de mai. « Nous étions convaincus que la RDC ne s’éterniserait pas dans les conflits. Sous son leadership, le pays aspire désormais à un développement concret », a déclaré Bamanisa.

Le plan, estimé à 100 milliards de dollars, repose sur quatre axes majeurs :

  • Le développement des villes et des corridors économiques ;

  • La création de zones économiques spéciales ;

  • La modernisation des réseaux de transport ;

  • La construction d’infrastructures durables et résilientes.

Malgré les tensions persistantes à l’Est, le gouvernement congolais veut envoyer un message clair : le Congo choisit la croissance et la reconstruction. Expo Béton devient ainsi le symbole d’un pays qui croit à sa renaissance et mise sur ses propres ressources pour bâtir l’avenir.

l’État et le patronat ouvrent un dialogue inédit sur la fiscalité

Ce mercredi 1er octobre 2025, Kinshasa a été le théâtre d’une rencontre que beaucoup attendaient. Dans une salle où résonnaient les enjeux de croissance et de réformes, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a présidé la toute première réunion officielle du Cadre d’échanges entre son portefeuille et la Fédération des Entreprises du Congo (FEC).

Ce nouvel espace permanent de dialogue se veut un lieu de co-construction : analyser les obstacles fiscaux, parafiscaux et douaniers qui pèsent sur les affaires en République démocratique du Congo, et surtout y apporter des solutions concrètes.

Vers une fiscalité plus transparente et équitable

Face aux représentants de la FEC, principale organisation patronale du pays, l’argentier national a rappelé la volonté du gouvernement de travailler « en synergie » avec les forces vives de l’économie. L’objectif : faciliter la compréhension et la mise en œuvre des réformes fiscales en cours, mais aussi les aligner sur la vision stratégique du président Félix Tshisekedi et le programme d’action 2024-2028 de la Première ministre Judith Suminwa.

Pour donner corps à cette ambition, Doudou Fwamba a annoncé la création prochaine d’une Commission nationale de médiation fiscale. Ce mécanisme aura pour mission d’instaurer un dialogue plus apaisé entre l’État et les contribuables, prévenir les litiges et favoriser un climat de confiance et de transparence.

Un Forum national attendu d’ici fin 2025

L’horizon est déjà tracé. Avant la fin de l’année, un Forum national sur la politique fiscale réunira toutes les parties prenantes. Il sera, selon le ministre, une étape « décisive » après les assises sur la réforme du système fiscal et la lutte contre le coulage des recettes publiques.

« Ce forum procédera à une évaluation sans complaisance de notre système fiscal, identifiera ses forces et ses faiblesses, et définira un chronogramme précis pour bâtir un système plus performant et équitable », a-t-il martelé. Des ateliers préparatoires viendront nourrir ce rendez-vous pour garantir que des solutions concrètes, réalistes et partagées en sortent.

Un partenariat appelé à durer

Au-delà des annonces, le ton de la rencontre a donné le cap : instaurer une concertation régulière et constructive entre le ministère des Finances et la FEC. Une dynamique qui, si elle se confirme, pourrait devenir l’un des leviers essentiels de l’amélioration durable du climat des affaires en RDC.

Doudou Fwamba annonce une croissance au-delà des prévisions malgré l’austérité

Ce lundi 26 septembre 2025, l’antenne de Top Congo FM s’est faite le théâtre d’une déclaration forte. Invité de la chaîne Top Congo FM, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a levé le voile sur l’état réel des finances publiques. À rebours des inquiétudes, il a affirmé avec assurance que l’économie congolaise demeure « stable et robuste ».

Mieux encore, le pays enregistre un taux de croissance de 6,5 % pour l’année 2024, contre 6 % initialement projetés dans le budget. « Notre priorité reste claire : plus d’emplois, plus de pouvoir d’achat », a insisté le ministre, dans une formule à la fois simple et percutante.

Des sacrifices budgétaires pour des résultats palpables

Mais cette performance ne s’est pas obtenue sans rigueur. Depuis le début de l’année, le gouvernement a imposé un resserrement de la politique budgétaire et monétaire. La mesure la plus emblématique reste la réduction de 30 % des dépenses liées au train de vie des institutions, y compris la présidence.

Conséquence immédiate : le Trésor public encaisse désormais plus de 15 millions de dollars américains chaque mois, soit près de 180 millions USD par an. Une épargne substantielle qui témoigne d’un changement de cap dans la gestion des finances de l’État.

Entre stabilité macroéconomique et défis quotidiens

« Le cadre macroéconomique est désormais stable, malgré un déficit estimé à 1 000 milliards de francs congolais », a poursuivi Doudou Fwamba. En comparaison avec la moyenne subsaharienne, l’économie congolaise se révèle plus résiliente, preuve d’un socle solide.

Reste à savoir comment ces chiffres flatteurs pourront transformer le quotidien des Congolais. Car si les indicateurs sont au vert, la population attend que cette croissance se traduise par des emplois décents, un pouvoir d’achat renforcé et une amélioration concrète de la vie de tous les jours.

UBA à l’ONU : le livre blanc qui veut réinventer l’avenir de l’Afrique

New York, septembre 2025 – Dans les couloirs feutrés du siège des Nations Unies, une institution bancaire africaine s’apprête à faire entendre sa voix. United Bank for Africa (UBA) Plc réunit dirigeants mondiaux et investisseurs lors de la 80e Assemblée Générale des Nations Unies pour présenter une vision audacieuse : faire du continent le moteur de la prospérité mondiale de demain.

Une feuille de route pour l’Afrique de demain

Le moment clé de cet événement sera le lancement d’un livre blanc novateur intitulé : « Miser sur l’avenir de l’Afrique : Mobiliser le capital et les partenariats pour une croissance durable ». Ce document, une première pour une institution financière africaine à l’UNGA, propose des stratégies concrètes pour libérer le potentiel économique du continent.

Le document met en avant cinq piliers essentiels :

  • Le développement du commerce intra-africain

  • Le financement des infrastructures critiques

  • L’innovation numérique et la fintech

  • Le financement climatique et la transition énergétique

  • La croissance inclusive et la création d’emplois

UBA, ambassadeur du privé africain

Sous l’impulsion de son président Tony Elumelu, UBA s’est imposé comme un acteur majeur des discussions sur l’investissement en Afrique. « Ces conversations déboucheront sur des décisions réalisables et concrètes », assure le businessman nigérian, dont la fondation promeut l’entrepreneuriat depuis des années.

Le directeur général du groupe, Oliver Alawuba, insiste sur l’urgence de l’action : « Davantage d’entreprises doivent démontrer leur engagement envers le développement du continent through des actions concrètes ». Un plaidoyer qui résonne particulièrement alors que l’Afrique cherche sa place dans la nouvelle architecture économique mondiale.

Au-delà du symbole, des engagements concrets

Présente dans 20 pays africains et employant 25 000 personnes, UBA incarne cette Afrique qui se prend en main. La banque entend profiter de sa plateforme new-yorkaise pour transformer le discours sur l’Afrique – passant d’un continent bénéficiaire d’aide à un partenaire incontournable.

Les activités prévues lors de l’UNGA incluent une table ronde du Business Council for International Understanding et la réception annuelle de UBA. Autant d’occasions de networking stratégique entre décideurs africains et investisseurs internationaux.

Alors que les projecteurs se braquent sur New York, UBA porte une ambition simple mais révolutionnaire : que l’Afrique cesse d’être perçue comme un problème à résoudre, mais comme la solution aux défis économiques de demain. Reste à voir si la communauté internationale sera à l’écoute de ce nouveau narratif.