RDC-Elections des sénateurs et gouverneurs : des cas de corruption dénoncés

La Commission électorale nationale indépendante (CENI), accuse certains candidats prétendants à l’élection sénatoriale, des gouverneurs et vice-gouverneurs de corruption.

 

C’est dans un communiqué de presse rendu public mercredi 28 février, que l’instance chargée des élections s’exprimé. Elle accuse de corruption certains candidats aux élections sénatoriales, des gouverneurs et vice-gouverneurs.

Le communiqué signé du rapporteur de la CENI, Patricia Nseya Mulela, explique que ces actes se font auprès des grands électeurs, que sont les députés provinciaux. Elle relève aussi l’exigence des sommes d’argent aux candidats en échange des suffrages.

« Quiconque s’y livre s’expose à des poursuite exemplaire », promet l’instance chargée d’organiser les élections en RDC.

RDC : 04 prétendants au poste de gouverneur dans le Haut-Katanga

La CENI enregistre quatre candidats donc deux hommes et deux femmes, tous indépendants, pour l’élection du gouverneur.

 

Les noms des quatre candidats prétendants et leurs colistiers ont été rendus public. Le Bureau de réception et de traitement des candidatures de Lubumbashi, a déjà traité et validés ces dossiers. Plusieurs autres candidats, qui ont déjà retiré les formulaires, ne les ont pas encore déposés et il ne leur reste plus quelques jours s’ils veulent être candidats.

L’heure est à la conquête des électeurs dans les médias traditionnels et les réseaux sociaux. Les partisans des uns et des autres transmettent des messages pour vanter le mérite de tel ou tel candidat gouverneur.

Du côté de la société civile, on appelle les députés à faire le bon choix.

RDC : la CENI publie un nouveau calendrier électoral

Près d’un million de Congolais n’avait pas voté lors des élections générales en décembre dans le Masisi et le Rutshuru au Nord-Kivu à l’est du pays et à Kwamouth dans le Mai-Ndombe à l’ouest de la RDC.

 

Pendant les élections générales du 20 décembre dernier, plusieurs Congolais n’avaient pas pu voter pour des raisons sécuritaires. C’est à cet effet que la Commission électorale a publié le nouveau calendrier électoral. Ce sont plusieurs scrutins qui sont attendus cette année dans le pays.

Selon la CENI, près d’un million de Congolais, n’avaient n’ont pas voter en décembre dans le Masisi et le Rutshuru au Nord-Kivu à l’est du pays et à Kwamouth dans le Mai-Ndombe à l’ouest de la RDC. Si les sièges attribués à ces territoires ont été gelés dans les différentes institutions, c’est tout de même sans ces élus que les parlementaires ont fait leur rentrée, lundi 29 janvier.

Ces sièges seront donc attribués par les électeurs après le scrutin fixé au 5 octobre 2024. Des électeurs qui seront, toujours selon la Commission, enrôlés dans le courant du mois de juillet. Ensuite ce sera la période du dépôt des candidatures et de gestion des contentieux avant la campagne électorale prévue du 4 septembre au 3 octobre.

Avant, d’autres élections législatives nationales et provinciales doivent avoir lieu dans les circonscriptions qui avaient voté en décembre, mais dont les résultats ont été ensuite annulés en raison d’irrégularités. A Masimanimba dans le Kwilu et à Yakoma, au Nord Ubangi, les électeurs retourneront aux urnes le 28 avril.

RDC : les résultats des élections contestés

La Coordination des opérations électorales de Lamuka (COEL) a rejeté en bloc, jeudi 25 janvier à Kinshasa, les résultats de tous les élections publiées par la CENI.

 

La COEL a tenu une conférence de presse à Kinshasa le jeudi 25 janvier 2024. Au cours de celle-ci, elle a rejeté en bloc tous les résultats publiés par la CENI. S’appuyant sur le monitoring effectué par cette structure, Faustin Kwakwa Nkakala, son coordonnateur, a révélé que ce qui s’est passé le 20 décembre 2023, était plutôt « un simulacre d’élections avec une fabrication des chiffres ».

Faustin Kwakwa Nkakala, a appelé à l’annulation de ces scrutins :
« Il n’y a pas eu élections, parce que toute la fraude, la tricherie a été boutiquée. En tant que tel, comme dit le principe de droit, la fraude annule tout. Nous estimons que les résultats ou les chiffres qui ont été publiés, ont été fabriqués de toute pièce ; et là, nous venons de démontrer que ces chiffres ne peuvent être acceptés par n’importe qui les analyse et qui les regarde ».

Pour le coordonnateur de la COEL, la Cour constitutionnelle et la CENI « qu’on a voulu neutre et indépendante une machine à fabriquer les dirigeants », sont politisées.

RDC-Elections 2023 : des contestations après la publication provisoire des députés

688 candidats ont été élus députés provinciaux en RDC. La liste publiée par la CENI dans la nuit de dimanche à ce lundi reste encore provisoire.

 

La CENI avance un chiffre de 17. 960.910 de suffrages valablement exprimés au niveau national avec un taux du seuil légal de représentativité de 3 % dans chaque province. Ce qui fait un total de 688 députés provinciaux élus sur l’ensemble du territoire national. Des résultats contestés par des politiques.

Face à ces contestations, le président de la CENI, Denis Kadima appelle, tous les candidats qui contestent les résultats à saisir les cours et tribunaux.

« La CENI s’est efforcée de réaliser un bon travail mais les erreurs ne sont pas totalement à exclure. Les Cours et Tribunaux sont là pour corriger de tels cas. Les récriminations voire les accusations sur les réseaux sociaux ou les canaux non indiqués sont tout à fait contre productives. Elles ne peuvent qu’uniquement susciter de l’émoi et créer de l’incompréhension. La voie la plus indiquée reste et demeure le recours à la justice », a-t-il dit.

Pour Denis Kadima, « bon nombre de plaintes sont purement et simplement sans fondement, parce que basées sur une compréhension erronée des dispositions légales telles que le seuil électoral ou encore le quotient électoral ».

« Dans les circonscriptions uninominales, c’est-à-dire à un seul siège, c’est le système majoritaire qui s’applique, le candidat qui a plus de voix est proclamé, tandis que dans les circonscriptions à plus d’un siège à pourvoir, c’est le système proportionnel doublé du seuil légal de représentativité qui s’applique, c’est la raison pour laquelle un candidat qui a obtenu 7000 voix peut être battu par celui qui n’en a reçu que 3000. Avec le seuil légal de représentativité, il peut arriver qu’un seul parti puisse atteindre le seuil dans une circonscription électorale donnée, dans ce cas, c’est ce parti qui rafle tous les sièges de ladite circonscription » a-t-il rappelé.

Les résultats provisoires de 915 conseillers communaux sur plus de 50.000 candidats seront publié ce lundi 22 janvier. Une annonce faite par la CENI.

 

 

RDC-résultats provisoires des législatives : 477 députés de 44 partis politiques élus

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a publié, dans la nuit de samedi à dimanche 14 janvier, les noms de 477 députés nationaux élus aux législatives nationales.

 

Les résultats provisoires aux législatives nationales du 20 décembre dernier, ont été publiés ce week-end. Selon les listes de la CENI, 477 députés nationaux de 44 partis et groupements politiques ont été élus. Cette instance chargée d’assurer les élections en RDC parle de 17.976.551 de suffrages valablement exprimés au niveau national avec un taux du seuil légal de représentativité de 1%.

Les résultats provisoires de ces législatives ont été publiés par circonscription électorale. L’UDPS/Tshisekedi est le parti qui emporte plus de sièges. On note de nouvelles entrées à l’hémicycle. Quatre candidats députés qui s’étaient également présentés à l’élection présidentielle raflent les sièges à l’Assemblée nationale. Il s’agit de Matata Ponyo Mapon, élu à Kindu, Constant Mutamba à Lubao, Jean-Claude Baende à Mbandaka et Adophe Muzito à Kikwit.

Justin Kalumba proclamé élu dans la circonscription électorale de Kasongo au Maniema était parmi les 82 candidats aux législatives dont les suffrages étaient annulés par la CENI pour notamment fraude électorale. Le candidat aurait obtenu gain de cause après son recours introduit à la CENI.

La liste des députés nationaux est encore incomplète à cause des scrutins annulés dans les circonscriptions de Masimanimba au Kwilu et Yakoma au Nord-Ubangi pour fraude.

RDC : le bureau de l’assemblée provinciale lève l’immunité de Gentiny Ngobila

La société China state construction engineering corporation (CSCEC), chargée de l’exécution du projet a procédé à sa livraison ce mardi 09 janvier 2024.

 

L’assemblée provinciale ordonne Gentiny Ngobila à déposer sa démission dans les 24 heures et à se mettre à la disposition de la Justice. Quatre membres sur les cinq qui composent le bureau de l’organe délibérant de Kinshasa ont décidé de lever l’immunité de Gentiny Ngobila à la demande du parquet près la Cour de cassation.

Une décision qui arrive après l’annulation de ses suffrages aux législatives pour fraude, violence et bourrage des urnes par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

La décision du bureau de l’assemblé provinciale a été transmise ce mardi au procureur près la Cour de cassation. L’objectif est de permettre à cette instance de poursuivre son action contre les auteurs de la fraude électorale et du vandalisme des kits électoraux le jour du vote, le 20 décembre 2023.

Rappelons que le procureur général près la Cour de cassation a interdit à tous les 82 candidats invalidés de sortir du pays. Selon le parquet général de cette Cour, une action publique est déjà enclenchée contre les faits de corruption, de fraude, de détention illégale des matériels électoraux et autres.

RDC : la requête de Théodore Ngoy jugée « recevable mais non fondée »

La requête de ce candidat malheureux à la dernière élection à la magistrature suprême du pays est en étude depuis lundi 08 janvier par la Cour Constitutionnelle.

 

Théodore Ngoy, demande à la Cour constitutionnelle d’annuler toutes les élections de décembre dernier pour violations flagrantes du cadre légal des élections. La requête de ce candidat à la présidentielle est l’une des deux déposées à cette instance juridique.

Siégeant exceptionnellement à la Cour de cassation en matière de contentieux des résultats provisoirement publiés par la CENI, la Cour a reçu une plaidoirie du requérant qui revenait sur les irrégularités des opérations électorales.

Partant de l’enrôlement des électeurs à la prorogation de sept jours des opérations de vote.  Théodore Ngoy estime que la loi électorale n’a pas été respectée. Par conséquent, il plaide notamment pour l’annulation de tous les scrutins et pour la recomposition d’une autre CENI devant organiser de nouvelles élections.

Pour la CENI, le requérant Théodore Ngoy ne peut prétendre l’annulation des résultats provisoires parce qu’il a été le dernier sur la liste. « Et sur les 18 millions de voix, il n’en a obtenu que 4.000. La décision de la CENI est régulière », a soutenu le représentant de la CENI.

La requête de Théodore Ngoy a été déclaré « recevable mais non fondée. La Cour Constitutionnelle a pris l’affaire en délibéré et se prononcera « avant le 12 janvier prochain ».

RDC-législatives : 16 candidats invalidés saisissent le Conseil d’Etat

Ils ont introduit lundi 08 janvier, une requête pour demandent l’annulation de la décision qui rejette leurs suffrages.

 

La CENI a annulé vendredi 05 janvier, les suffrages de 82 candidats députés. C’est è l’issue de cette invalidation qu’une requête en contestation attaque la décision de la CENI. Celle-ci a été introduite lundi à la Cour constitutionnelle par le parti Alliance des Congolais Progressistes alliés (ACP).

Le candidat à la députation nationale et gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Gentiny Ngobila, a saisi la Cour constitutionnelle contre la décision de la CENI, annulant les suffrages en sa faveur pour fraude, corruption et détention des machines de vote.

Selon le parquet général de cette cour, une action publique est déjà enclenchée par son office contre les faits de corruption, de fraude, de détention illégale des matériels électoraux et autres. Le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde a envoyé une correspondance à la Direction générale de migrations ( DGM), pour interdire la sortie du territoire congolais toutes les personnes concernées par la décision de la CENI du 5 janvier 2024.

Dans une autre correspondance adressée à la CENI, le parquet près la Cour de Cassation lui demande de lui transmettre tous les documents ayant conduit à l’annulation des voix de ces candidats.

RDC-Elections : 82 candidats invalidés par la CENI

La Commission électorale nationale indépendante a invalidé vendredi 05 janvier, 82 candidats aux législatives nationales, provinciales et locales.

 

Un communiqué de la Céni sur les invalidations des candidats, évoque les raisons de soit de « fraude, incitation à la violence envers les agents électoraux et actes de vandalisme de matériel électoral », soit de « détention illégale » des dispositifs électroniques de vote. Par conséquent les suffrages obtenus par les candidats concernés dans ces différents niveaux de scrutins ont été annulés purement et simplement.

Ont également été annulées, les élections législatives nationales et provinciales dans les circonscriptions électorales de Masimanimba en province du Kwilu, et de Yakoma, en province de Nord-Ubangi. Parmi les invalidés, il y a 3 ministres en fonction, 2 administrateurs, 6 sénateurs, un ministre provincial de Kinshasa, 4 gouverneurs, un vice-gouverneur et deux députés nationaux.

Les membres du gouvernement concernés par cette décision, l’on cite, entre autres, Didier Manzenga (Tourisme), Antoinette Kipulu (Formation professionnelle), Manuanina Nana (ministre près le président de la République). Chez les les gouverneurs de province il s’agit de Gentiny Ngobila (Kinshasa), Bobo Boloko (Equateur), Pancras Boongo (Tshuapa) et César Limbiya (Mongala). Y figure également Charles Mbutamuntu, ministre provincial en charge de l’Education de Kinshasa. Deux députés nationaux, Colette Tshomba (actuelle rapporteure adjointe de l’Assemblée nationale) et Nsingi Pululu (député national) ont vu aussi leurs suffrages annulés.

Selon adiac-congo.com au rang des fraudeurs, quelques personnalités politiques de poigne telles que le sénateur Evariste Boshab dans la circonscription électorale de Mweka, dans le Kasaï, ou encore, Tryphon Kin-Kiey Mulumba et Jean Filbert Mabaya à Masimanimba, dans le Kwilu, sans oublier le ministre honoraire des Transports, Justin Kalumba

RDC-présidentielle 2023 : début du traitement des deux recours

La Cour constitutionnelle se penche dès ce lundi 8 janvier, sur deux recours déposés suite à la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle.

 

Les deux recours enregistrés par la Cour Constitutionnelle ont commencé à être examinés ce lundi matin. Il s’agit de celui d’un citoyen congolais qui n’a pas participé au processus et celui d’un du candidat malheureux Théodore Ngoy, arrivé dernier de cette présidentielle avec 0,02%. Une requête pour obtenir l’annulation du scrutin. Théodore Ngoy met en avant des irrégularités.

Durant l’audience prévue ce lundi, cet avocat de profession va devoir apporter la preuve de ses accusations. « C’est un débat devant l’histoire, a-t-il prévenu, pour mettre la Commission électorale devant sa responsabilité ».

La CENI avait proclamé les résultats provisoires de la présidentielle dimanche 31 décembre 2023. Selon les chiffres de la Céni, le président sortant, Félix Tshisekedi, remporte la victoire avec plus de 73% des suffrages.

RDC : la CENI reporte la publication des élections législatives et provinciales

Initialement prévue ce mercredi 3 janvier 2024, la publication des résultats provisoires des élections des députés nationaux et provinciaux est reportée à une date ultérieure.

 

« La compilation en cours des résultats », c’est la raison évoquée par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Pour le gouvernement, cette décision de la centrale électorale est liée aux défis d’ordre technique.

« On peut préjuger déjà de quoi il est question, parce que nous sommes dans une élection à seuil, que ce soit au niveau national, que ce soit au niveau provincial. Il y a eu des soupçons, évidemment, de fraudes, mais il y a eu des dénonciations qui ont été faites au niveau de la Céni, où il existe une commission.

Même nous, au niveau du gouvernement, on a bien accueilli l’idée pour la Céni de faire ce toilettage. Je pense que ce temps doit être mis à contribution pour traiter les différents cas qui ont été observés. Là où il y a eu flagrance, il y a, dans ce que j’ai entendu de la Céni, la possibilité d’annuler certains scrutins dans certaines zones.

Tout ce dont nous parlons-là n’aura pas d’incidences sur l’élection du président. Évidemment, il y a des compilations en cours au niveau de la Céni, mais vous savez, il faut départager : il y avait combien de candidats députés ? Il y avait à peu près 25 000, 32 000 aux provinciales, 49 000 aux municipales. Mais tout ça s’est compliqué, parce qu’il faut prendre le un, le un, le un de tout le monde et réussir à dégager les partis qui auront atteint le seuil au niveau national, au niveau provincial. Ensuite, voir comment on fait l’attribution des sièges. Il y a des génies sans doute qui travaillent à la Céni, nous espérons que dans les meilleurs délais, ils publieront les résultats. », a expliqué Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement.

 

RDC-législatives 2023 : Georges Erick Makangu dénonce une « tricherie à ciel ouvert »

Le candidat à la députation nationale à Buta a fait cette dénonciation à travers une lettre.

 

Georges Erick Makangu a saisi la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le 29 décembre dernier. Il dénonce des multiples cas d’irrégularités constatées le jour des élections à Buta ville et territoire dans la province du Bas-Uele concernant spécifiquement les scrutins législatifs.

L’homme politique cite une « tricherie à ciel ouvert », le tribalisme et le bourrage d’urnes orchestrés, par certains membres de la plateforme politique Union sacrée de la Nation. C’est du moins ce qu’a révélé Georges Erick Makangu, lui-même étant membre de ladite plateforme.

Ce candidat affirme également qu’un policier est candidat aux législatives à Buta alors que la loi électorale l’interdit. Enfin il condamne les irrégularités qui entachent sa famille politique l’Union sacrée de la Nation. Georges Erick Makangu juge ces actions inacceptables.

RDC-présidentielle 2023 : l’opposition conteste les résultats

Les principales figures de l’opposition n’ont pas reconnu leur défaite à la suite de la publication des résultats de la présidentielle par la CENI.

 

Selon des chiffres officiels publiés par la commission électorale (CENI), Félix Tshisekedi a été réélu pour un second quinquennat. Il est suivi de Moise Katumbi (18,08%) et Martin Fayulu (5, 33%). Ces principales figures de l’opposition n’ont pas reconnu leur défaite. Dans une déclaration conjointe, Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Denis Mukwege et six autres candidats ont qualifié ces résultats de « mascarade, une farce ». Ils ont pointé des irrégularités et exigent la réorganisation des scrutins sans envisager un éventuel recours devant la cour constitutionnelle jugée soumise au pouvoir.

Après la publication des résultats provisoire de l’élection présidentielle consacrant la victoire de Félix Tshisekedi, les partisans de Moïse Katumbi sont déçus. Selon RFI, Maitre Ali Sudi membre du parti de Moïse Katumbi a suivi la publication des résultats au siège de cette formation politique à Lubumbashi. Il est sous le choc. Les jeunes du parti de Moïse Katumbi rejette aussi ces résultats qu’ils considèrent loin de refléter la réalité.

Quelques minutes après la publication des résultats officiels, Martin Fayulu s’est exprimé dans un discours, rejetant en bloc ce qu’il a qualifié de « simulacre d’élection ». Il dénonce un « coup d’État » après la publication dimanche après-midi des résultats officiels. L’opposant, arrivé troisième de la présidentielle, charge le président de la Céni Denis Kadima : « M. Kadima et la Céni viennent de franchir le Rubicon. Honte à eux. Tout le monde sait que M. Tshisekedi Tshilongo ne peut en aucun cas gagner une élection organisée régulièrement en RDC. C’est pourquoi je rejette en bloc le simulacre d’élection et les résultats farfelus de la Céni. La crise de légitimité s’enracine davantage dans notre pays. »

Martin Fayulu réitère son appel à réorganiser le scrutin :« N’acceptez pas ce nouveau coup d’État, il nous faut résister comme nous le demande l’article 64 de la Constitution. Il nous faut de nouvelles élections. Des élections crédibles, transparentes, apaisées et impartiales. »

Denis Mukwege dit ne pas être surpris par les résultats provisoires proclamés dimanche par la Céni. Le docteur Mukwege rappelle qu’avant d’annoncer sa candidature, il avait prôné une révolution démocratique pour éviter ce qu’il considère comme une fraude planifiée.

« J’ai fait ma part. Il appartient au peuple de prendre ses responsabilités, dénoncer et résister », dit-il. Denis Mukwege affirme avoir essuyé des insultes, les mensonges et la calomnie, mais en aucun cas, il ne regrette d’avoir posé sa candidature. « J’ai le sentiment de la satisfaction et du devoir accompli », a assuré le docteur. Le candidat numéro 15 regrette que le peuple congolais chemine, selon lui, sans le savoir vers une dictature

Le docteur Mukwege rappelle qu’il souhaitait restaurer la paix et la dignité du peuple congolais, mais le peuple en a décidé autrement, il indique respecter ses orientations. Il rappelle cependant qu’un peuple qui se laisse corrompre, qui ne dénonce pas les injustices et qui applaudit ses bourreaux sans résister à leurs tyrannies est complice de son esclavage et devrait en assumer les conséquences.

La seule femme candidate à l’élection présidentielle Marie-Josée Ifoku, ancienne gouverneure de la province de la Tshuapa, est arrivée en 8e position avec moins de 1% des suffrages. Malgré ce faible score, elle estime que sa candidature, sa deuxième après une première participation à la présidentielle de 2018, participe d’un changement plus profond au sein de la vie politique congolaise.

RDC-Félix Tshisekedi réélu : les contestataires ont 2 jours pour saisir la Cour Constitutionnelle

Félix Tshisekedi a été réélu pour un second quinquennat, selon des chiffres officiels publiés par la commission électorale (CENI).

 

Les résultats de la présidentielle du 20 décembre dernier, ont été publiés par la CENI dimanche 31 décembre 2023. Félix Tchisekedi remporte l’élection avec 73,34% des voix, soit l’équivalent de 13.215.366 suffrages exprimés. Ces Résultats officiels sont cependant contestés par l’opposition qui brandit des irrégularités et cas présumés de fraude.

Même si elle a deux jours pour saisir la Cour Constitutionnelle, elle semble ne pas vouloir aller jusqu’au bout de la contestation devant la justice. Il est important de rappeler que dépassé ce délai de deux jours, tout recours contre les résultats de la présidentielle sera nul et de nul effet. La Haute cour, elle, va disposer de 7 jours, soit du 5 au 11 janvier pour traiter de ces recours. La publication des résultats définitifs de la Présidentielle devra intervenir le 12 janvier 2014.

Mais au cas où il n’y aurait aucun recours déposé à la Cour constitutionnelle, celle- ci devra proclamer les résultats définitifs dans les deux jours qui suivent l’expiration du délai de dépôt des recours, soit le 5 janvier courant.

Félix Tshisekedi largement réélu avec 73,34% ce qui le met loin devant ses deux principaux poursuivants, à savoir Moïse Katumbi (18,08 %) et Martin Fayulu (5,33%).

RDC : « ils préparaient plus la contestation que les élections », Patrick Muyaya

Le ministre congolais de la communication a lancé jeudi 28 décembre, un appel à l’apaisement et au respect du travail des journalistes.

 

La Commission électorale (Céni) a annoncé les résultats partiels de la présidentielle. Résultats qui révèlent le président sortant Félix Tshisekedi largement en tête avec un score de 77, 3%. Il est suivi par Moïse Katumbi avec 15,7%. Martin Fayulu vient en troisième position, avant Adolphe Muzito et Radjabho Tebabho Sorobabho.

On note des tensions autour des élections en RDC vise aussi les médias et notamment la presse étrangère. Il y a eu des déclarations politiques visant directement plusieurs médias internationaux. Face à la situation, Patrick Muyaya a estimé que : « Il est hors de questions de stigmatiser le journaliste, que ce soit par la couleur de sa peau ou par la couleur de son milieu. Les journalistes sont précieux à la démocratie parce que ce sont eux qui permettent aussi de montrer ce qui se passe ici. ». C’était au micro de RFI.

Une bonne partie de l’opposition remet en cause ce processus et demande son annulation pour refaire un vote. Celle-ci a appelé à une manifestation mercredi 27 décembre 2023, qui n’a pas vraiment été suivie à cause de l’interdiction du gouvernement et du matériel sécuritaire déployé dans la capitale congolaise.

A Kinshasa mercredi 27 décembre, il y a eu des échauffourées entre des jeunes militants du parti de Martin Fayulu et la police devant le siège du parti ECIDE. Des blessés ont été signalés. Pour Patrick Muyaya, elle ne respecte pas les règles du jeu électoral. « De toute évidence, ils préparaient plus la contestation que les élections, dit-il. Puis, il y a quand même un problème de cohérence parce qu’ils ont participé aux élections. Ce n’est pas parce que pendant les jeux, vous estimez que vous êtes mené 10 à 0 que vous devez renoncer. Le fair-play voudrait que les opposants participent aux jeux jusqu’au bout et que s’ils ont des contestations à faire, qu’ils les fassent en utilisant les voies légales. »

RDC-Résultats partiels de la présidentielle : Félix Tshisekedi en tête avec 77,3%

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a poursuivi, mercredi 27 décembre à Kinshasa, la publication des résultats partiels de la présidentielle 2023.

 

Au total, sur 9.333.562 suffrages valablement exprimés, le candidat Félix Tshisekedi garde la première place en glanant 7.219.816 soit 77, 3%, suivi de Moïse Katumbi avec 15,7%. Martin Fayulu vient en troisième position, avant Adolphe Muzito et Radjabho Tebabho Sorobabho. Ces résultats partiels tablent sur cent soixante-treize circonscriptions électorales, plus la diaspora (cent soixante-dix-neuf).

Notons aussi que Félix Tshisekedi est également en tête dans les résultats partiels de trois des quatre circonscriptions de la ville-province de Kinshasa, à savoir Mont Amba, Funa et Tshangu, en attendant le dévoilement des résultats de la Lukunga.

A ce jour, la CENI a publié les résultats partiels de 173 circonscriptions électorales, plus la diaspora, sur 179. La publication finale des résultats provisoires par la Commission électorale nationale indépendante interviendra le 31 décembre 2023.

RDC : la CENI appelé à organiser un cadre de concertation spécial

Quelques organisations de la société civile ont appelé, lundi 25 décembre, le président de la CENI à organiser un cadre de concertation spécial.

 

La concertation devrait réunir les candidats présidents de la République et la société civile, « pour tirer les conséquences des élections et élaguer ce qui est mauvais du processus électoral en cours ». C’est ce qui ressort de cet appel lancé lundi 25 décembre, par quelques organisations de la société civile engagées dans les plateformes Veille citoyenne et Vigilance électorale.

« La situation des élections depuis le 20 décembre ne peut laisser personne indifférente. Nous avons vu dans quelles conditions les élections ont été organisées. Le premier jour, nous avons donné le bénéfice du doute par rapport au retard de déploiement (Ndlr : du matériel de vote), par rapport à toutes ces irrégularités et puis nous avons pris acte de la décision de la CENI de pouvoir prolonger d’un jour, le vote. A un jour, nous sommes partis à je ne sais combien de jours. Nous avions encore de territoires qui n’avaient pas encore réceptionné tout le matériel de vote », a déclaré Danny Singoma, membre de la société civile

Cette démarche est justifiée au regard de ces organisations qualifient, de chaos électoral issu des élections du 20 décembre qui se sont déroulées sur plusieurs jours. Pour la société civile, le déroulement des élections ont conduit au doute de la véracité des résultats.

Notons que les candidats et des membres de la société civile demandent l’annulation des résultats de ces scrutins. C’est du moins ce qu’a affirmé Danny Singoma.

RDC-Elections 2023 : la MOE CENCO-ECC reçoit 1185 rapports d’incidents

La Mission d’observation électorale citoyenne (MOE-C) l’a affirmé jeudi 21 décembre, au cours d’une conférence de presse qu’elle a tenu.

 

La MOE CENCO-ECC avoir reçu 1185 rapports d’incidents enregistrés lors de ces élections à travers le pays. Ces incidents portent notamment sur le disfonctionnement du Dispositif électronique de vote (DEV), la non-ouverture de certains bureaux de vote, l’interdiction des observateurs et témoins d’accéder aux bureaux de vote lors du dépouillement. Elle affirme que certains observateurs électoraux ont été expulsés de bureaux de vote et une religieuse observatrice tabassée dans le Sankuru.

La Mission d’observation électorale citoyenne (MOE-C) appelle la CENI à mettre en place un mécanisme de riposte rapide pour parer à tous cas de disfonctionnements. Par ailleurs, 302 rapports reçus par cette structure attestent que les opérations se sont déroulées normalement à travers le pays. Toutefois, elle dit continuer à analyser les rapports des incidents jusqu’à évaluer leur impact sur l’intégrité des scrutins.

RDC-présidentielle 2023 : « Une fraude généralisée a été organisée »

Le candidat à la présidence de la République Moïse Katumbi s’est exprimé dans une déclaration signée jeudi 21 décembre 2023.

 

Les opérations de vote se sont achevées dans l’ensemble du territoire national. Le candidat Moïse Katumbi affirme que « Le déroulement des scrutins de mercredi 20 décembre a donné lieu à des disfonctionnements et des irrégularités dont l’ampleur confirme la planification de la fraude organisée par le pouvoir sortant et la CENI, en violation de la Constitution et des lois de la République ».

Il s’est exprimé dans une déclaration signée jeudi 21 décembre avec les soutiens Matata Ponyo, Delly Sesanga, Franck Diongo et Seth Kikuni. Dans cette déclaration, les cinq opposants affirment que de nombreux électeurs n’ont pas pu voter, faute de déploiement des machines dans les centres, des machines défectueuses et des listes électorales incomplètes affichées.

« Une fraude généralisée a été organisée avec la démultiplication des bureaux fictifs, la détention du matériel électoral sensible par les membres issus de l’Union Sacrée au pouvoir, l’expulsion systématique de nos témoins et observateurs lors des opérations de dépouillement tant attendues », indique le document.

Pour les signataires, la CENI a, en violation de l’article 52 de la loi électorale, étendu les opérations électorales à plus d’un jour de scrutin contrairement à l’esprit et à la lettre de la loi. Ils appellent à la mobilisation générale de la population sur toute l’étendue du pays afin « d’assurer la défense de la liberté de vote exprimé le 20 décembre en faveur du candidat Moïse Katumbi », malgré les multiples irrégularités planifiées.

La Céni compte publier de premiers résultats très partiels dès ce vendredi, après deux jours d’élections générales.

RDC-Elections 2023 : les premières tendances attendues ce vendredi

La Céni prévoit la publication des premières tendances des résultats dès ce vendredi soir.

 

Les opérations de vote sont officiellement terminées dans presque tout l’ensemble du territoire. Des dysfonctionnements et problèmes logistiques ont été signalés. Selon les différentes missions d’observation déployées dans le pays, c’était un scrutin entaché d’irrégularités et de violences. Le vote qui était prévu mercredi 20 décembre, s’est poursuivi jusqu’à très tard jeudi. La Céni s’est félicitée de la mobilisation des électeurs, et annoncé l’ouverture d’au moins 97% des 75 400 bureaux de vote avaient ouvert.

En réponse aux critiques, la Commission électorale relativise les retards accumulés, en soulignant que ce n’est pas la première fois que la RDC prolonge d’un jour le vote dans certaines régions du pays. Elle compte publier de premiers résultats très partiels dès ce vendredi, après deux jours d’élections générales dans tout le pays.

Malgré les défis logistiques et techniques rencontrés au cours de ces deux derniers jours, la Céni annonce un taux de participation élevé. Elle invite d’ailleurs les candidats à la présidentielle à participer aux travaux de compilation des résultats pour garantir la transparence du processus.

RDC : Denis Mukwege rejette le prolongement des élections

Le candidat à la présidentielle s’est exprimé dans un communiqué qu’il a rendu public quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, mercredi 20 décembre 2023.

 

Dans son programme présenté à la population pendant la campagne électorale, le prix Nobel de la paix 2018, avait promis de mettre fin à la guerre en RDC si venait à devenir président de la République. Mercredi 20 décembre, jour des élections, le candidat à la magistrature suprême a fait une sortie officielle quelques heures après l’heure de fermeture des bureaux de vote.

Dans son communiqué rendu public ce mercredi-là, Denis Mukwege se dit très préoccupé par la multiplication de « graves dysfonctionnements et des irrégularités qui émaillent le scrutin en cours ». Il dénonce plusieurs irrégularités constatées en cette journée électorale. Notamment les machines à voter qui n’ont soit pas été acheminées dans plusieurs localités du pays ou soit ont été trouvées entre les mains des personnes non attitrées voire des candidats ; les listes des électeurs n’ont pas été affichées dans plusieurs bureaux de vote ; l’ouverture tardive de bureaux de votes ; plusieurs électeurs n’ont pas trouvé leurs noms sur la liste électorale ; de nombreux cas de violence avec saccage des bureaux et machines de vote par des électeurs mécontents.

Pour le candidat Denis Mukwege, ces manquements constituent « la preuve que le Gouvernement, la Cour constitutionnelle et la Commission nationale électorale indépendante ne se sont pas suffisamment investis pour garantir à la population congolaise un scrutin transparent, fiable, crédible et apaisé ». Mais, il rejette la décision de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) « de prolonger le vote au-delà du délai fixé par la loi ».

Les élections se poursuivent ce jeudi dans certains bureaux de votes à cause des dysfonctionnements enregistrés mercredi 20 décembre, jour des élections.

RDC : le élections se poursuivent dans certains bureaux de vote ce jeudi

A cause de nombreux dysfonctionnements enregistrés au cours de la journée du mercredi 20 décembre, le scrutin continue ce jeudi.

 

Plusieurs centres ont clôturé les opérations de vote tard dans la nuit de mercredi, d’autres ont déjà entamé le dépouillement des résultats. C’était en présence des électeurs, des témoins et les observateurs rester dans les bureaux de vote jusqu’au bout de la nuit.

La journée de vote de mercredi a été marquée par plusieurs dysfonctionnements notamment du matériel électoral. Selon la coalition d’organisations de la société civile Regard citoyen, près d’un tiers des bureaux n’étaient pas accessibles aux électeurs à l’heure officielle d’ouverture. Une situation qui a souvent entrainé des mouvements d’humeur.

Le président de la Céni, Denis Kadima, reconnait ces dysfonctionnements, mais estime tout de même qu’au moins 70 % des votants ont pu accomplir leur devoir civique, notamment car les bureaux ouverts en retard ont été autorisés à recevoir les électeurs bien après leur fermeture officielle à 17 h.

Début des dépouillements en cours

Selon RFI, dans les bureaux dans lesquels le vote a eu lieu, le dépouillement a effectivement déjà commencé. À Lubumbashi, il a débuté tard dans la soirée.

RDC-Elections 2023 : ouverture des bureaux de vote marqué par une mouvement d’humeur

Dans la ville de Bunia, le centre de vote de l’Institut supérieur de pédagogie (ISP) a été saccagé dès l’ouverture du scrutin.

 

Des machines à voter détruites, le centre de vote de l’Institut supérieur de pédagogie a été saccagé ce matin du 20 décembre, dès l’ouverture du scrutin à Bunia.

Selon RFI, le mouvement d’humeur est parti d’un malentendu entre les déplacés des camps voisins et les agents de la Céni. Les déplacés pensaient pouvoir voter au centre de l’ISP. Mais d’après les listes électorales, leur centre de vote se trouve dans le territoire de Djugu, un territoire confronté à de violents conflits communautaires.

Lors de l’enrôlement, les déplacés de Djugu avaient pu s’enregistrer ici à l’ISP de Bunia. Mais pour la circonscription de Djugu, c’est sans doute ce qui est à l’origine du malentendu. La foule en colère a tenté de s’en prendre à l’école des garçons de Mudzi-Pela, mais les agents de la Céni et la police ont pu protéger le matériel électoral. Deux autres centres de vote ont fermé.

La police a opéré des tirs de sommation pour arrêter ce mouvement d’humeur.

RDC-Elections : les premiers bureaux de vote ouverts à 6h à Kinshasa

Les premiers bureaux de vote ont ouvert à 6h heure dans la capitale congolaise. Dans l’est de la RDC, ils sont ouverts depuis 5h.

 

Près de 44 millions d’électeurs sont appelés à élire leur président mais aussi leurs députés nationaux et provinciaux et leurs conseillers communaux ce mercredi 20 décembre 2023. Le président sortant, Félix Tshisekedi, brigue un second mandat de cinq ans face à 18 autres candidats dont les opposants Moïse Katumbi, Martin Fayulu, ou le Dr Denis Mukwege. Selon RFI, les équipes affichent les listes électorales sous le regard des différents observateurs locaux et internationaux.

Rappelons que pour ces élections, près de 75 000 bureaux de vote doivent être déployés à travers le pays. Mais relevons aussi qu’un million de Congolais ne pourront pas se rendre aux urnes. C’est du moins une information donnée par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), notamment pour des raisons sécuritaires.

Des heures de décalage dans le territoire de Fizi, dans le Sud-Kivu

L’agence officielle de presse évoque plusieurs heures de décalage dans le territoire de Fizi, dans le Sud-Kivu. La Céni évoque 11 heures ou midi comme nouvelle heure de vote selon les centres au lieu de 6 heures. Ce sont donc 17 000 électeurs qui y sont concernés.

Le défi logistique de ces élections en RDC se poursuit et il faut encore dans certains endroits déployer du matériel pour voter. Si jamais ce n’était pas le cas, les autorités promettent que le vote pourra se tenir jusqu’à ce samedi, 23 décembre.

RDC-Elections : les Congolais invité à voter dans le calme

C’est un appel lancé mardi 19 décembre, par la cheffe de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en république démocratique du Congo (Monusco).

 

Près de 44 millions d’électeurs iront dans les urnes ce mercredi 20 décembre 2023, dans le cadre des élections générales (présidentielle, législatives et locales). Dans un message diffusé mardi 19 décembre, la cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, appelle les Congolais à exercer leur droit civique dans le calme et la sérénité.

« En ce jour de vote, j’appelle la population congolaise et les acteurs politiques à exercer leur droit civique dans le calme et la plus grande sérénité et dans le strict respect des lois et des institutions de la RDC. J’apprécie les efforts et l’investissement des missions d’observation électorale nationales pour assurer la crédibilité du processus et des résultats des scrutins », indique Mme Bintou Keita.

Aux partis et groupements politiques et leurs candidats, elle demande de garantir le calme lors des affichages et la publication des résultats par la CENI.

Notons que La mission onusienne a apporté un appui logistique fondamental au processus électoral en cours, à la demande de la CENI. Le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et l’Ituri sont les trois provinces concernées par cet appui. La mission a transporté 128 tonnes de matériel pour l’enregistrement des électeurs et 100 tonnes de matériel électoral vers différents sites.

RDC : les affiches de campagne interdit 24h avant le jour du vote

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a demandé aux partis politiques d’enlever un jour avant les scrutins les affiches de campagne.

 

La campagne électorale s’est achevée à minuit en RDC. Les électeurs savent désormais les candidats qui auraient été les plus convainquant en fonction de leurs arguments. A moins de 24h des scrutions, des affiches de campagne des candidats ont été enlevées non loin des bureaux de vote. C’est d’ailleurs ce que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) avait demandé samedi 16 décembre dernier dans un communiqué.

Le communiqué précise aux partis et regroupements politiques que d’enlever, vingt-quatre heures avant le jour du scrutin, toutes leurs affiches dans un rayon de 100 mètres du centre de vote. Autres recommandations de la CENI, les électeurs ne doivent pas aussi porter des habits vêtements avec motifs, couleurs ou logo des partis politiques ou regroupements politiques et effigies de leurs présidents ou candidats sur les lieux de vote conformément aux articles 32 de la loi électorale et 49 de ses mesures d’application.

Près de 44 millions d’électeurs sont attendus mercredi 20 décembre dans les différents bureaux de vote pour accomplir leurs devoirs civiques.

RDC-Elections : le gouvernement demande l’aide des Nations unies

L’aide demandé par le gouvernement de la République du Congo consiste à acheminer le matériel électoral dans les zones d’accès difficiles.

 

Une lettre a été envoyée mardi 12 décembre au Conseil de sécurité des Nations unies, par l’ambassadeur congolais à l’ONU. Dan,s celle-ci, Zénon Mukongo Ngay demande l’aide de la Monusco pour acheminer du matériel électoral dans des zones d’accès difficiles. En gros, la RDC sollicite du Conseil de sécurité l’autorisation d’étendre le soutien logistique de la Monusco à d’autres provinces du pays.

Rappelons que les hélicoptères de la mission onusienne n’ont été utilisés que pour faciliter le déploiement du matériel électoral dans les provinces de l’Ituri ainsi que dans le Nord et le Sud-Kivu, où elle est déployée. Le mandat actuel de la Monusco limite son action à ces trois provinces. Il est à noter que même pour ces trois provinces, la résolution encadrant ce mandat précise que le soutien au processus électoral ne devrait pas compromettre la capacité de la Mission à s’acquitter de ses tâches prioritaires.

Il y a une semaine, la Commission électorale indépendante avait d’ailleurs sollicité auprès du gouvernement la mise à disposition de quatre Antonov et 10 hélicoptères pour le déploiement de kits électoraux.

 

Source: RFI

RDC-Election 2023 : lancement de l’opération de vérification et validation des noms

La CENI veut permettre au candidat ou mandataire d’un parti politique de vérifier la véracité du dossier retenu.

 

L’opération de vérification et validation des noms et photos des candidats ainsi que les logos des partis et regroupements politiques a débuté, mardi 5 décembre, à la Maison des élections à Kinshasa. Cette opération vise à   renforcer la transparence lors des scrutins combinés du 20 décembre.

Dès le lancement de l’opération mardi 05 décembre, ils étaient déjà des dizaines de candidats et mandataires présent à la CENI pour s’assurer qu’aucune erreur ne s’est glissé.

Il faut tout de même noter que certains candidats ou mandataires se plaignent du fait que cette opération de courte durée ait été annoncée la veille alors qu’elle demande plus de concentration et de préparation.

RDC-Elections 2023 : début de la campagne électorale des conseillers communaux

Elle se déroulera uniquement aux chefs-lieux des provinces et dans les 24 communes de la ville de Kinshasa et se termine le 18 décembre à minuit.

 

La campagne électorale des conseillers communaux a débuté ce lundi 04 décembre 2023. Celle-ci se déroule dans les chefs-lieux des provinces et dans les 24 communes de Kinshasa. Selon un communiqué publié samedi dernier, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a fixé les règles pour un bon déroulement de cette opération.

Les candidats s’expriment librement au cours de leur campagne électorale. Il leur est interdit cependant des propos injurieux, diffamatoires, susceptibles d’inciter au mépris envers les tiers, la haine, au racisme, au tribalisme ou à tout autre fait répréhensible par les lois de la République.

Le communiqué de la CENI rappelle qu’il est également interdit aux candidats conseillers communaux d’inciter quiconque à commettre des actes de nature à entrainer la violence, des menaces, ou à priver d’autres personnes, de l’exercice de leurs droits ou libertés constitutionnellement garantis.

Notons que c’est la première fois que la CENI va organiser l’élection pour le conseiller communal après trois cycles électoraux organisés en RDC.