RDC : la CENI publie un nouveau calendrier électoral

Près d’un million de Congolais n’avait pas voté lors des élections générales en décembre dans le Masisi et le Rutshuru au Nord-Kivu à l’est du pays et à Kwamouth dans le Mai-Ndombe à l’ouest de la RDC.

 

Pendant les élections générales du 20 décembre dernier, plusieurs Congolais n’avaient pas pu voter pour des raisons sécuritaires. C’est à cet effet que la Commission électorale a publié le nouveau calendrier électoral. Ce sont plusieurs scrutins qui sont attendus cette année dans le pays.

Selon la CENI, près d’un million de Congolais, n’avaient n’ont pas voter en décembre dans le Masisi et le Rutshuru au Nord-Kivu à l’est du pays et à Kwamouth dans le Mai-Ndombe à l’ouest de la RDC. Si les sièges attribués à ces territoires ont été gelés dans les différentes institutions, c’est tout de même sans ces élus que les parlementaires ont fait leur rentrée, lundi 29 janvier.

Ces sièges seront donc attribués par les électeurs après le scrutin fixé au 5 octobre 2024. Des électeurs qui seront, toujours selon la Commission, enrôlés dans le courant du mois de juillet. Ensuite ce sera la période du dépôt des candidatures et de gestion des contentieux avant la campagne électorale prévue du 4 septembre au 3 octobre.

Avant, d’autres élections législatives nationales et provinciales doivent avoir lieu dans les circonscriptions qui avaient voté en décembre, mais dont les résultats ont été ensuite annulés en raison d’irrégularités. A Masimanimba dans le Kwilu et à Yakoma, au Nord Ubangi, les électeurs retourneront aux urnes le 28 avril.

RDC : les résultats des élections contestés

La Coordination des opérations électorales de Lamuka (COEL) a rejeté en bloc, jeudi 25 janvier à Kinshasa, les résultats de tous les élections publiées par la CENI.

 

La COEL a tenu une conférence de presse à Kinshasa le jeudi 25 janvier 2024. Au cours de celle-ci, elle a rejeté en bloc tous les résultats publiés par la CENI. S’appuyant sur le monitoring effectué par cette structure, Faustin Kwakwa Nkakala, son coordonnateur, a révélé que ce qui s’est passé le 20 décembre 2023, était plutôt « un simulacre d’élections avec une fabrication des chiffres ».

Faustin Kwakwa Nkakala, a appelé à l’annulation de ces scrutins :
« Il n’y a pas eu élections, parce que toute la fraude, la tricherie a été boutiquée. En tant que tel, comme dit le principe de droit, la fraude annule tout. Nous estimons que les résultats ou les chiffres qui ont été publiés, ont été fabriqués de toute pièce ; et là, nous venons de démontrer que ces chiffres ne peuvent être acceptés par n’importe qui les analyse et qui les regarde ».

Pour le coordonnateur de la COEL, la Cour constitutionnelle et la CENI « qu’on a voulu neutre et indépendante une machine à fabriquer les dirigeants », sont politisées.

RDC-Elections 2023 : 688 personnes élues députés provinciaux (provisoire)

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a publié dans la nuit de dimanche à ce lundi 22 janvier la liste provisoire des députés provinciaux.

 

En RDC, ce sont 688 noms qui figurent sur la liste provisoire des députés provinciaux élus sur les 780 attendus. La CENI a publié la liste dans la nuit de dimanche à lundi 22 janvier 2024. L’institution chargée des élections, parle de de 17. 960.910 de suffrages valablement exprimés au niveau national avec un taux du seuil légal de représentativité de 3 % dans chaque province.

Il faut noter que la province de Kinshasa est celle qui a le plus de députés provinciaux, soit plus de 40 en raison de son grand nombre d’électeurs. En plus quelques circonscriptions ne sont pas concernées par cette publication. Notamment les circonscriptions de Budjala dans le Sud-Ubangi, Bomongo et Makanza dans l’Equateur n’ont pas été publiés pour raison d’enquête sur le disfonctionnement y observé le jour de vote.

A ces trois circonscriptions s’ajoutent celles de Masimanimba au Kwilu et Yakoma au Nord-Ubangi où les scrutins ont été annulés par la CENI pour fraude. Et aussi les territoires de Masisi et Rustshuru au Nord-Kivu où les élections n’ont pas été organisées à cause de l’insécurité.
Selon la CENI, près de 40 000 candidats avaient postulé aux législatives provinciales.

RDC : la requête de Théodore Ngoy jugée « recevable mais non fondée »

La requête de ce candidat malheureux à la dernière élection à la magistrature suprême du pays est en étude depuis lundi 08 janvier par la Cour Constitutionnelle.

 

Théodore Ngoy, demande à la Cour constitutionnelle d’annuler toutes les élections de décembre dernier pour violations flagrantes du cadre légal des élections. La requête de ce candidat à la présidentielle est l’une des deux déposées à cette instance juridique.

Siégeant exceptionnellement à la Cour de cassation en matière de contentieux des résultats provisoirement publiés par la CENI, la Cour a reçu une plaidoirie du requérant qui revenait sur les irrégularités des opérations électorales.

Partant de l’enrôlement des électeurs à la prorogation de sept jours des opérations de vote.  Théodore Ngoy estime que la loi électorale n’a pas été respectée. Par conséquent, il plaide notamment pour l’annulation de tous les scrutins et pour la recomposition d’une autre CENI devant organiser de nouvelles élections.

Pour la CENI, le requérant Théodore Ngoy ne peut prétendre l’annulation des résultats provisoires parce qu’il a été le dernier sur la liste. « Et sur les 18 millions de voix, il n’en a obtenu que 4.000. La décision de la CENI est régulière », a soutenu le représentant de la CENI.

La requête de Théodore Ngoy a été déclaré « recevable mais non fondée. La Cour Constitutionnelle a pris l’affaire en délibéré et se prononcera « avant le 12 janvier prochain ».

RDC-élections : la CNDH réclame des poursuites judiciaires contre les auteurs des cas de flagrances

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a déposé le 4 janvier devant la justice une dénonciation d’une quarantaine de cas de flagrance constatés le 20 décembre dernier.

 

Le 31 décembre 2023, la CENI a publié les résultats provisoires de la présidentielle du 20 décembre 2023. Ceux-ci mettent en tête Félix Tshisekedi. Une victoire qui intervient dans un processus électoral entaché d’irrégularités décriées par certaines missions d’observations électorales.

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a déposé le 4 janvier devant la justice une dénonciation d’une quarantaine de cas de flagrance constatés le 20 décembre dernier, y compris bourrages d’urnes et des violences.

« Il nous revient que, dans certaines de ces machines à voter, il y a eu bourrage » a affirmé le président de la CNDH, président de la CNDH

La CNDH attend des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces cas. « Cette clameur, dois-je souligner, a plus tourné autour de la détention des machines à voter par des particuliers, probablement avec la complicité de certains agents de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). La justice ainsi saisie par nous doit, je suppose, mener des enquêtes et des poursuites des personnes qui sont citées. » a-t-il expliqué

 

RDC : « ils préparaient plus la contestation que les élections », Patrick Muyaya

Le ministre congolais de la communication a lancé jeudi 28 décembre, un appel à l’apaisement et au respect du travail des journalistes.

 

La Commission électorale (Céni) a annoncé les résultats partiels de la présidentielle. Résultats qui révèlent le président sortant Félix Tshisekedi largement en tête avec un score de 77, 3%. Il est suivi par Moïse Katumbi avec 15,7%. Martin Fayulu vient en troisième position, avant Adolphe Muzito et Radjabho Tebabho Sorobabho.

On note des tensions autour des élections en RDC vise aussi les médias et notamment la presse étrangère. Il y a eu des déclarations politiques visant directement plusieurs médias internationaux. Face à la situation, Patrick Muyaya a estimé que : « Il est hors de questions de stigmatiser le journaliste, que ce soit par la couleur de sa peau ou par la couleur de son milieu. Les journalistes sont précieux à la démocratie parce que ce sont eux qui permettent aussi de montrer ce qui se passe ici. ». C’était au micro de RFI.

Une bonne partie de l’opposition remet en cause ce processus et demande son annulation pour refaire un vote. Celle-ci a appelé à une manifestation mercredi 27 décembre 2023, qui n’a pas vraiment été suivie à cause de l’interdiction du gouvernement et du matériel sécuritaire déployé dans la capitale congolaise.

A Kinshasa mercredi 27 décembre, il y a eu des échauffourées entre des jeunes militants du parti de Martin Fayulu et la police devant le siège du parti ECIDE. Des blessés ont été signalés. Pour Patrick Muyaya, elle ne respecte pas les règles du jeu électoral. « De toute évidence, ils préparaient plus la contestation que les élections, dit-il. Puis, il y a quand même un problème de cohérence parce qu’ils ont participé aux élections. Ce n’est pas parce que pendant les jeux, vous estimez que vous êtes mené 10 à 0 que vous devez renoncer. Le fair-play voudrait que les opposants participent aux jeux jusqu’au bout et que s’ils ont des contestations à faire, qu’ils les fassent en utilisant les voies légales. »

RDC : instauration d’un dispositif sécuritaire quelques jours après les élections

Des dizaines de militaires de la Garde républicaine seraient visibles dans plusieurs endroits stratégiques de Lubumbashi.

 

Cinq jours après les élections générales en RDC, un important dispositif militaire est instauré dans la ville de Lubumbashi, fief de Moïse Katumbi. Une situation qui inquiète les habitants de cette ville. Les autorités administratives assurent que l’armée est déployée pour assurer la sécurité en cette période de fête de fin d’année.

A la place de la poste, à la RTNC et à l’entrée Nord de la ville, des militaires de la Gardes républicaine y sont déployés. Arme à la main, ils sillonnent certaines avenues. D’autres sources estiment que ce dispositif militaire est renforcé afin de barrer la route à toute réaction violente de la part des militants de Moïse Katumbi à la suite de la publication des résultats partiels de l’élection présidentielle.

Dans un communiqué publié dimanche 24 décembre, l’armée accusait la chaîne de télévision Nyota, proche de Katumbi, de diffuser des informations tendant à démoraliser et déstabiliser les militaires. Une accusation rejetée par le média.

RDC : pas moins de 19 décès enregistrés pendant les élections

C’est annonce faite ce vendredi 22 décembre 2023, par le centre Carter.

 

Jusqu’à présent, au moins 19 décès, dont deux candidats, ont été associés à des actes de violence électorale en République démocratique du Congo. C’est une information rapportée par le centre Carter ce vendredi, sans aucune autre précision.

La mission d’observation électorale relève également que la période de campagne, initialement pacifique, a connu une détérioration dans certaines zones à l’approche du jour du scrutin, en raison d’affrontements violents entre des partisans de partis opposés.

« Une rhétorique enflammée pendant la campagne électorale a contribué à l’essor des discours de haine en ligne. Dans certaines régions, des observateurs du Centre Carter ont signalé un abus des ressources de l’État en faveur des candidats du pouvoir en place », a ajouté le Centre Carter.

Notons que les élections se poursuivent ce vendredi dans certaines localités notamment dans les communes rurales de Dibaya Lubwe et Mangay au territoire d’Idiofa, province du Kwilu.

 

RDC-présidentielle 2023 : « Une fraude généralisée a été organisée »

Le candidat à la présidence de la République Moïse Katumbi s’est exprimé dans une déclaration signée jeudi 21 décembre 2023.

 

Les opérations de vote se sont achevées dans l’ensemble du territoire national. Le candidat Moïse Katumbi affirme que « Le déroulement des scrutins de mercredi 20 décembre a donné lieu à des disfonctionnements et des irrégularités dont l’ampleur confirme la planification de la fraude organisée par le pouvoir sortant et la CENI, en violation de la Constitution et des lois de la République ».

Il s’est exprimé dans une déclaration signée jeudi 21 décembre avec les soutiens Matata Ponyo, Delly Sesanga, Franck Diongo et Seth Kikuni. Dans cette déclaration, les cinq opposants affirment que de nombreux électeurs n’ont pas pu voter, faute de déploiement des machines dans les centres, des machines défectueuses et des listes électorales incomplètes affichées.

« Une fraude généralisée a été organisée avec la démultiplication des bureaux fictifs, la détention du matériel électoral sensible par les membres issus de l’Union Sacrée au pouvoir, l’expulsion systématique de nos témoins et observateurs lors des opérations de dépouillement tant attendues », indique le document.

Pour les signataires, la CENI a, en violation de l’article 52 de la loi électorale, étendu les opérations électorales à plus d’un jour de scrutin contrairement à l’esprit et à la lettre de la loi. Ils appellent à la mobilisation générale de la population sur toute l’étendue du pays afin « d’assurer la défense de la liberté de vote exprimé le 20 décembre en faveur du candidat Moïse Katumbi », malgré les multiples irrégularités planifiées.

La Céni compte publier de premiers résultats très partiels dès ce vendredi, après deux jours d’élections générales.

RDC : Denis Mukwege rejette le prolongement des élections

Le candidat à la présidentielle s’est exprimé dans un communiqué qu’il a rendu public quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, mercredi 20 décembre 2023.

 

Dans son programme présenté à la population pendant la campagne électorale, le prix Nobel de la paix 2018, avait promis de mettre fin à la guerre en RDC si venait à devenir président de la République. Mercredi 20 décembre, jour des élections, le candidat à la magistrature suprême a fait une sortie officielle quelques heures après l’heure de fermeture des bureaux de vote.

Dans son communiqué rendu public ce mercredi-là, Denis Mukwege se dit très préoccupé par la multiplication de « graves dysfonctionnements et des irrégularités qui émaillent le scrutin en cours ». Il dénonce plusieurs irrégularités constatées en cette journée électorale. Notamment les machines à voter qui n’ont soit pas été acheminées dans plusieurs localités du pays ou soit ont été trouvées entre les mains des personnes non attitrées voire des candidats ; les listes des électeurs n’ont pas été affichées dans plusieurs bureaux de vote ; l’ouverture tardive de bureaux de votes ; plusieurs électeurs n’ont pas trouvé leurs noms sur la liste électorale ; de nombreux cas de violence avec saccage des bureaux et machines de vote par des électeurs mécontents.

Pour le candidat Denis Mukwege, ces manquements constituent « la preuve que le Gouvernement, la Cour constitutionnelle et la Commission nationale électorale indépendante ne se sont pas suffisamment investis pour garantir à la population congolaise un scrutin transparent, fiable, crédible et apaisé ». Mais, il rejette la décision de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) « de prolonger le vote au-delà du délai fixé par la loi ».

Les élections se poursuivent ce jeudi dans certains bureaux de votes à cause des dysfonctionnements enregistrés mercredi 20 décembre, jour des élections.

RDC-Elections : plus de deux millions d’électeurs attendus à Lubumbashi

Dans un site de vote du complexe scolaire Malkia wa Amani, des électeurs sont en file indienne devant le portail.

 

Les bureaux de vote étaient prêts à accueillir les électeurs depuis 6h15 du matin. Ce sont plus de deux millions d’électeurs qui doivent passer dans les urnes ce mercredi 20 décembre 2023. Dans un site de vote du complexe scolaire Malkia wa Amani de la commune de Lubumbashi, plusieurs électeurs en file indienne sont observés devant le portail de ladite école.

Certains électeurs ont facilement eu accès au bureau tandis que d’autres ont encore des difficultés à retrouver leurs noms sur des listes électorales. Tout se passe sous le regard vigilant des observateurs et témoins des partis politiques présents.

Notons tout de même que certains observateurs déplorent la lenteur des opérations et craignent que le scrutin se termine très tard le soir.

RDC-Elections : le gouvernement demande l’aide des Nations unies

L’aide demandé par le gouvernement de la République du Congo consiste à acheminer le matériel électoral dans les zones d’accès difficiles.

 

Une lettre a été envoyée mardi 12 décembre au Conseil de sécurité des Nations unies, par l’ambassadeur congolais à l’ONU. Dan,s celle-ci, Zénon Mukongo Ngay demande l’aide de la Monusco pour acheminer du matériel électoral dans des zones d’accès difficiles. En gros, la RDC sollicite du Conseil de sécurité l’autorisation d’étendre le soutien logistique de la Monusco à d’autres provinces du pays.

Rappelons que les hélicoptères de la mission onusienne n’ont été utilisés que pour faciliter le déploiement du matériel électoral dans les provinces de l’Ituri ainsi que dans le Nord et le Sud-Kivu, où elle est déployée. Le mandat actuel de la Monusco limite son action à ces trois provinces. Il est à noter que même pour ces trois provinces, la résolution encadrant ce mandat précise que le soutien au processus électoral ne devrait pas compromettre la capacité de la Mission à s’acquitter de ses tâches prioritaires.

Il y a une semaine, la Commission électorale indépendante avait d’ailleurs sollicité auprès du gouvernement la mise à disposition de quatre Antonov et 10 hélicoptères pour le déploiement de kits électoraux.

 

Source: RFI

RDC : l’UE réduit sa mission d’observation à 8 experts électoraux

La mission de huit experts qui restera à Kinshasa « effectuera une analyse technique du processus électoral et remettra formellement un rapport ».

 

L’Union européenne (UE) enverra finalement sa mission d’observation électorale en République démocratique du Congo prévue pour les scrutins du 20 décembre prochain. Mais ce sera une mission réduite à huit experts électoraux qui resteront dans la ville de Kinshasa.

Dans un communiqué de l’UE, Nabila Massrali, porte-parole du chef de la diplomatie Josep Borrell, indique que « La mission électorale de l’Union européenne, initialement invitée par la République Démocratique du Congo à observer les élections générales du 20 décembre 2023 dans l’ensemble du pays, a été réduite à une mission d’experts électoraux qui analyseront le processus électoral depuis la capitale congolaise, en accord avec les autorités de la RDC »

Rappelons le 29 novembre dernier, l’UE avait annoncé qu’elle annulait sa mission électorale qui devait à terme se composer d’une cinquantaine d’observateurs déployés dans tout le pays. L’organisation évoquait des raisons « techniques ».

Selon plusieurs sources, les autorités de la RDC ont refusé que l’UE utilise des équipements satellitaires lors de sa mission, disant craindre une manipulation des résultats.

La mission de huit experts qui restera à Kinshasa « effectuera une analyse technique du processus électoral et remettra formellement un rapport avec leurs constats, conclusions et des éventuelles recommandations aux autorités nationales pour améliorer le cadre électoral, sur la base des engagements internationaux, régionaux et nationaux relatifs à la conduite d’élections démocratiques auxquels la RDC a souscrit », indique encore le communiqué de l’UE.

RDC-Elections 2023 : « CENI RDC Mobile » disponible en ligne

L’application permet aux électeurs de localiser leurs bureaux de vote via le portable ou la tablette connecté à Internet.

 

La CENI a mis, depuis mercredi 29 novembre, en ligne l’application « CENI RDC Mobila » pour permettre aux électeurs de localiser leurs bureaux de vote via le portable ou la tablette connecté à Internet.

Avec cette procédée informatique, tout électeurs pourra seulement saisir son numéro national à 11 chiffres tel que repris à la partie supérieure droite de sa carte ou simplement scanner le QR code de sa carte d’électeur afin d’effectuer la recherche de son bureau de vote.

Pour télécharger l’application, l’électeur doit suivre la procédure suivante : se connecter sur PlayStore ou AppStore, saisir et télécharger CENI RDC mobile, installer l’application et l’ouvrir.

 

RDC-Elections 2023 : l’UE annule sa mission d’observation électorale

C’est dans un communiqué rendu public mercredi 29 novembre, que l’Union européenne va annoncer sa décision d’annuler sa mission d’observation électorale en RDC.

 

« En raison de contraintes techniques échappant au contrôle de l’UE, nous sommes contraints d’annuler la mission d’observation électorale de l’UE en République démocratique du Congo. La mission de l’UE avait prévu de déployer des observateurs à long terme dans la plupart des provinces de la RDC, mais cela n’est désormais plus possible », indique le communiqué.

L’UE encourage les autorités de la RDC et toutes les parties prenantes à poursuivre leurs efforts pour faire en sorte que « le peuple congolais puisse exercer pleinement ses droits politiques et civils légitimes » lors des prochaines élections.

« L’UE étudie d’autres options avec les autorités congolaises, y compris la possibilité de maintenir une mission d’experts électoraux afin d’observer le processus électoral depuis la capitale », ajoute le communiqué.

RDC-Mongala : rencontre entre la CENI et les acteurs du processus électoral

Cette rencontre visait à explorer les voies et moyens d’organiser des élections crédibles, inclusives et apaisées le 20 décembre prochain.

 

Organiser des élections crédibles, inclusives et apaisées le 20 décembre prochain. Le sujet était au centre des échange entre la Commission nationale électorale indépendante (CENI), avec les parties prenantes au processus électoral. Il était question d’explorer les voies et moyens d’organiser des élections crédibles, inclusives et apaisées

A cet effet, le secrétaire exécutif provincial de la CENI/Mongala, Norbert Mandima, a précisé les étapes déjà réalisées dans ce processus électoral. Notamment la cartographie, l’identification et l’enrôlement des électeurs, la révision du fichier électoral, l’inscription des candidats, le repérage des sites et bureaux de vote, le déploiement des kits électoraux.

La CENI s’emploie à la délivrance des duplicatas des cartes d’électeur aux requérants. C’est du moins ce qu’a expliqué Norbert Mandima pendant les échanges.

 

RDC : après 25 ans de maintien de paix la Monusco s’en va

Bien qu’aucun calendrier ferme n’ait été annoncé, les observateurs estiment qu’il est peu probable que le retrait soit accéléré avant la fin du cycle électoral actuel en cours.

 

La mission de nation unie s’engage à quitter la République démocratique du Congo. Le calendrier du départ n’a pas encore été donné mais des observateurs estiment qu’il est peu probable que le retrait soit accéléré avant la fin du cycle électoral actuel en cours. La Monusco s’est installée en RDC il y a 25 ans. Notons que la Monusco et l’Etat congolais ont convenu du retrait des Casques Bleus de la RDC.

Mardi, le ministre congolais des Affaires étrangères, Christophe Lutundula a estimé que la collaboration,  » a montré ses limites, dans un contexte de guerre permanente, sans que la paix tant attendue, ne soit rétablie dans l’Est du Congo ».

Devant l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre, le président congolais, Félix Tshisekedi avait déjà réclamé le retrait accéléré des 15 000 soldats de l’ONU. L’institution souhaite un « retrait progressif, responsable et durable ».

L’est du Congo est depuis longtemps envahi par des dizaines de groupes armés cherchant à s’approprier une part de l’or et d’autres ressources de la région.

Les Congolais frustrés, affirment être sans défense face aux attaques des rebelles, ce qui conduit à des protestations, parfois meurtrières, contre la mission des Nations Unies. Le mois dernier, le gouvernement congolais a réclamé le départ, avant décembre, de la forces sous-régionales d’Afrique de l’Est du pays. Raison évoquée : un « manque de résultats satisfaisants sur le terrain ».

RDC-Elections : Marie-Josée Ifoku veut faire de la corruption sa bataille

Candidate à la présidentielle de décembre 2023, s’est engagée, lundi 20 novembre, à mettre fin à la corruption, au népotisme et aux abus de pouvoir en RDC.

 

Les candidats multiplient les actions sur le terrain pour conquérir l’électorat. Marie-Josée Ifoku a lancé sa campagne lundi 20 novembre à Kinshasa. La candidate à la présidentielle a présenté son programme devant les journalistes. Elle veut mettre fin à la corruption, au népotisme et aux abus de pouvoir en RDC.

« Ma vision met l’accent sur les idées de transparence, de responsabilité, de participation citoyenne et de justice sociale. Elle cherche à remettre en question les pratiques politiques traditionnelles, telles que la corruption, le népotisme et les abus de pouvoir, en faveur d’une gouvernance plus éthique et équitable », a-t-elle souligné.

Selon radio Okapi, la présidente de l’Alliance des élites pour un nouveau Congo, (AENC) a prôné la renaissance d’une République avec des réformes institutionnelles, des changements dans le système électoral et l’établissement de mécanismes de contrôle et de surveillance pour garantir l’intégrité du gouvernement et prévenir les abus.

RDC : la population de Kisangani accueille Moïse Katumbi

Le candidat à la présidentielle a lancé sa campagne électorale lundi 20 novembre dans la ville de Kisangani (Tshopo).

 

Moïse Katumbi a lancé lundi 20 novembre sa campagne électorale dans la ville de Kisangani. Le président du parti Ensemble pour la République a tenu son meeting à la place de la poste, où une tribune a été montée pour la circonstance.

Notons que près de 24h après le lancement de la campagne électorale, des ralliements à sa candidature se multiplient. Matata Ponyo Mapon annule sa candidature au profit de Moïse Katumbi. L’ancien Premier ministre, candidat de l’opposition à la présidentielle, a fait son annonce le 19 novembre dans un message qu’il a diffusé sur sa page Facebook.

C’est au tour de Seth Kikuni de rejoindre Moïse Katumbi. Il lance un appel aux autres candidats, appelant à faire de Moïse Katumbi, le candidat unique de l’opposition face au président sortant et candidat à sa succession, Félix Tshisekedi. Franck Diongo s’est lui aussi rallié à Moïse Katumbi.

Ce sont près de 44 millions d’électeurs inscrits sur les listes électorales qui devront élire le prochain président de la République parmi les 26 candidats, mais aussi choisir parmi 25 832 candidats aux législatives, 44 110 candidats aux élections provinciales et 31 234 aux municipales.

RDC-élections : c’est parti pour un mois de campagne électorale

La campagne électorale a officiellement été lancée en République démocratique du Congo, dimanche 19 novembre 2023.

 

Ce sont près de 44 millions d’électeurs inscrits sur les listes électorales qui devront élire le prochain président de la République parmi les 26 candidats, mais aussi choisir parmi 25 832 candidats aux législatives, 44 110 candidats aux élections provinciales et 31 234 aux municipales. Ils sont près de 70 000 candidatures en lice pour ces trois scrutins.

Les différents candidats ont un mois pour convaincre les électeurs à travers des grandes réunions populaires, des passages dans les médias, des affiches et flyers et bien d’autres stratégies.

Notons que les élections se passent en RDC dans un climat politique tendu et sur fond de conflit armé dans l’est de l’immense pays. C’est la dernière ligne droite vers les élections générales du 20 décembre prochain.

 

RDC-élections : la compagne avant le lancement officiel à Lubumbashi

Les candidats aux différents scrutins sont à la conquête des voix à moins deux semaines du lancement officiel de la compagne électorale.

 

Dans la ville de Lubumbashi, les candidats aux élections ont commencé la conquête des voix. Cela est visible à travers des affiches installées à plusieurs endroits. Des messages sont relayés dans les lieux publics l’instar des églises, où certains remettent plusieurs objets, tels que les équipements de musique, les chaises, les pagnes et mêmes des enveloppes aux responsables pour la réalisation de tel ou tel autre projet.

D’autres candidats quant à eux distribuent déjà des pagnes portant leurs effigies et même leurs numéros de campagne. Dans la périphérie de la ville de Lubumbashi, il y a des candidats qui font le don des semences agricoles, des outils aratoires et autres aux cultivateurs.

Pendant ce temps, sur les réseaux sociaux, ce sont les photos et vidéos de campagne qui sont postées, où d’autres candidats ne s’empêchent pas de solliciter les voix des électeurs promettant mots et merveilles.

La société civile qui qualifie de ces actions de campagne précoce déplore le silence des autorités et mêmes des structures qui sont appelées à réguler ce secteur.

RDC-Elections : plus de 349 000 agents électoraux seront formés

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) se dit déterminée à tenir les élections dans le délai constitutionnel.

 

La CENI a clôturé lundi 6 novembre 2023, sur toute l’étendue de la RDC, le niveau 2 de la formation des formateurs électoraux. Pour le rapporteur adjoint de la CENI, Paul Mohindo Mulemberi, le chronogramme a été respecté, c’est un premier pari remporté.

La CENI se dit déterminée à tenir les élections dans le délai constitutionnel. C’était au cours de la clôture lundi 6 novembre sur toute l’étendue de la RDC du niveau 2 de la formation des formateurs électoraux. L’institution chargée des élections procède au déploiement du matériel électoral dans tous les bureaux de vote.

Après la formation des formateurs, ceux-ci assureront à leur tour, dans les jours qui suivent, la formation de plus de 349 000 agents électoraux.

RCA : Faustin Archange Touadéra réélu avec 53,92% des voix

Le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra, a été réélu dès le premier tour du scrutin avec 53,92% des voix. Reste à la Cour constitutionnelle à valider les résultats alors que l’opposition crie à la « mascarade ».

Faustin Archange Touadéra a gagné son double pari : maintenir les élections présidentielles et législatives malgré les offensives d’une coalition rebelle dans une grande moitié du pays et s’assurer un nouveau mandat à la tête de la Centrafrique.

« Les résultats sont proclamés, je ne peux que m’en réjouir, comme tous ceux qui ont soutenu le président et c’est un vote de rejet de la violence », se félicitait, Ange-Maxime Kazagui, porte-parole du gouvernement, qui défend des élections « crédibles ».

« Une farce et une mascarade » selon l’opposition

Pourtant, le taux de participation, qui devait légitimer véritablement un second mandat du chef de l’Etat ne comptabilisait que 910.000 électeurs sur 1,8 million inscrits initialement, soit seulement un électeur sur deux.

« L’Autorité nationale des élections (ANE) a pris la responsabilité d’ignorer avec le plus grand mépris les 947.452 Centrafricains que la violence des groupes armés a empêché de voter, soit « 51% du corps électoral », a affirmé dans un communiqué Anicet Georges Dologuélé, arrivé deuxième de l’élection avec 21,01% des voix.

« C’est une farce, il y a eu de nombreuses irrégularités et fraudes. Je ne reconnais donc pas ces résultats provisoires et déposerai un recours auprès de la Cour constitutionnelle », a annoncé mardi le candidat de l’opposition.

Martin Ziguélé, troisième du scrutin avec 7,46%. des voix, s’est montré encore plus véhément : « je ne donne aucun crédit à ces résultats, c’est une mascarade, une honte pour notre pays », a-t-il déclaré.

L’Union Africaine prend note des résultats

L’Union africaine (UA), l’Union européenne (UE), l’ONU et la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), qui ont investi des millions dans l’organisation du scrutin, ont loué « la détermination des Centrafricains à exercer leur droit de vote, malgré les nombreux obstacles » dans une déclaration conjointe « prenant note des résultats provisoires ».

Les résultats des législatives, organisées aussi le 27 décembre, n’ont pas encore été annoncés.

RCA : dix candidats réclament l’annulation de la présidentielle

L’élection présidentielle en Centrafrique remportée par le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, a été remise en cause mardi par dix candidats qui dénoncent « de nombreuses irrégularités » et réclament « l’annulation pure et simple » du scrutin.

Dix candidats à l’élection présidentielle en Centrafrique remportée par le sortant Faustin-Archange Touadéra sortant ont exigé mardi 5 janvier l’« annulation pure et simple » du scrutin auquel seul un électeur sur deux a pu participer et entaché, selon eux, de « nombreuses irrégularités ».

Lundi soir, l’Autorité des élections (ANE) a déclaré Faustin-Archange Touadéra réélu au premier tour avec 53,92 % des suffrages, mais ce résultat doit encore être certifié par la Cour constitutionnelle après les recours contentieux. « Nous demandons l’annulation pure et simple et la reprise » des élections présidentielle et législatives du 27 décembre, ont écrit dix candidats de l’opposition dans un communiqué.

« De nombreuses irrégularités »

Le jour de ce double scrutin, le vote n’a pu avoir lieu ou être pris en compte que dans moins d’un bureau sur deux dans un pays en guerre civile depuis huit ans, aux deux tiers contrôlé par des groupes armés, dont les principaux ont lancé une nouvelle offensive huit jours avant les élections.

Les dix candidats font état « de nombreuses irrégularités qui ont émaillé les scrutins », dont de très nombreuses dérogations accordées par l’ANE à des électeurs pour voter ailleurs que dans leur circonscription. Ils ajoutent que « sur un total de 1 858 436 inscrits (…), seuls 695 019 ont pu voter, correspondant à un taux de participation de 37 % et non de 76,31 % annoncé par l’ANE ».

Par conséquent, « nous ne reconnaissons pas les résultats publiés par l’ANE », poursuivent les 10 candidats, dont Anicet Georges Dologuélé et Martin Ziguélé, deux ex-Premiers ministres arrivés respectivement deuxième et troisième selon l’ANE, sur 17 prétendants au total.

RCA : la moitié de l’électorat a été privée du scrutin

L’opposition dénonce le manque de «transparence» et d’ «équité» de ces élections dont la moitié de l’électorat centrafricain a été privé, en raison d’une nouvelle offensive rebelle.

Le président Touadéra a été déclaré réélu lundi 4 janvier au premier tour par l’Autorité nationale en charge des élections, avec 53,92% des suffrages exprimés, devant l’opposant Anicet Georges Dologuélé crédité de 21,01% des voix et Martin Ziguélé avec 7,46%. Mais l’opposition annonce déjà qu’elle saisira la Cour constitutionnelle. Elle dénonce le manque de «transparence» et d’ «équité» de ces élections dont la moitié de l’électorat centrafricain a été privé, en raison d’une nouvelle offensive rebelle en cours dans le pays.

Le taux de participation officiel annoncé lundi soir s’élève à 76,31% mais dans son calcul, l’autorité en charge des élections l’ANE, n’a tenu compte que des électeurs inscrits dans les bureaux de vote où le scrutin a pu se tenir : 910 000 sur un total de 1,8 million d’inscrits, soit environ la moitié de l’électorat du pays. Ailleurs, soit « le scrutin n’a pas pu avoir lieu, soit les bulletins de vote ont été détruits », explique Théophile Momokoama, le rapporteur général de l’ANE.

« Ce n’est pas de notre fait mais du fait de ceux qui ne voulaient pas que l’élection se tienne » réagissait lundi soir le directeur de campagne du président sortant, précisant néanmoins : « Les élections se sont tenues, le peuple en a décidé ainsi. On aurait aimé avoir plus. Je suis convaincu que si nous avions laissé le champ libre à la population de pouvoir s’exprimer librement, le score serait mieux que ce que nous avons engrangé. »

L’opposition annonce une saisine de la Cour constitutionnelle

Mais l’opposition annonce d’ores et déjà qu’elle saisira la Cour constitutionnelle notamment sur ce point. Lundi matin, dans un courrier adressé à l’ANE, 9 candidats de l’opposition ont dénoncé le manque d’ « équité » de ces élections, mais aussi  de « transparence » lors du dépouillement et de la compilation des résultats, des « bourrages d’urnes », un recours « massif » au vote par dérogation, ou encore la difficulté pour leurs représentants d’obtenir un exemplaire des feuilles de résultat le soir du vote.

« Le code électoral centrafricain stipule qu’à l’issue du scrutin, on affiche les résultats sur les lieux de vote pour que toute personne puisse y avoir accès et on donne aux représentants des candidats un procès-verbal, pointe le candidat Martin Ziguélé, qui a obtenu 7,46% des suffrages. Ça permet au candidat d’être sûr de ce qui s’est passé. Nous n’avons pas eu de procès-verbaux. C’est une situation complètement inédite ! Comment peut-on contester, approuver ou commenter quelque chose dont on ignore tout en réalité ? Les chiffres sont partis des bureaux de vote à l’ANE et on nous dit : « voilà les résultats, c’est tout ». Ce n’est pas du tout transparent. C’est une forfaiture. Nous ne pouvons pas accepter cela. »

Arrivé deuxième de ce scrutin avec 21,01% des suffrages, l’ex-Premier ministre Anicet Georges Dologuélé conteste également les résultats et entend déposer des recours. Il dénonce une « véritable farce » : « II y a un certain nombre d’incohérences grossières sur le fait que le calcul dépasse les 100% de voix. Et puis on annonce un taux de participation de 76,31% alors que le véritable taux de participation est de 37,40%. Donc vous voyez que nos amis [de l’ANE] n’avaient vraiment pas leurs esprits tellement on leur a mis la pression pour trouver un chiffre pour que Touadéra soit réélu au premier tour. »

Le code électoral centrafricain ne prévoit pas de seuil minimum de votants pour valider une élection. Il prévoit en revanche que la Cour constitutionnelle a le pouvoir de « redresser les résultats provisoires » du scrutin, « si l’impact des irrégularités constatées peut être déterminé ». A noter que Jean-Charles Bokassa qui avait retiré sa candidature arrive en 8ème position avec 1,39% des voix.

L’opposition dispose de 3 jours à compter de l’annonce des résultats provisoires pour saisir la Cour constitutionnelle, qui a de son côté jusqu’au 19 janvier pour les examiner et proclamer les résultats définitifs.

RCA-Élections : l’opposition dénonce un recours «massif» au vote par dérogation

En République centrafricaine, neuf candidats à la présidentielle ont saisi l’autorité en charge des élections (ANE) ce lundi 4 janvier 2021.

Ils dénoncent une série de « faits graves » ayant entaché « la transparence » du scrutin du 27 décembre et notamment le recours « massif », selon eux, au vote par dérogation, via des certificats signés par l’ancienne présidente de l’ANE. Ils demandent des explications.

La pratique du vote par dérogation, autrement dit, le fait pour un électeur d’aller voter dans une autre circonscription que la sienne, est prévue par le Code électoral dans des conditions très précises. C’est le cas pour des fonctionnaires en mission, par exemple, qui doivent présenter le jour du vote leur ordre de mission et un certificat d’inscription et de radiation, agrafé ensuite au procès-verbal.

Ce que dénonce l’opposition, c’est un recours jugé « massif » à cette pratique et en dehors des cas prévus par la loi. Les signataires du courrier adressé ce lundi matin à l’ANE, parmi lesquels Anicet Georges Dologuélé et Mahamat Kamoun, disent par exemple avoir consulté des certificats, visiblement signés par la présidente sortante de l’ANE et, autorisant un électeur inscrit dans un quartier de Bangui à aller voter dans un autre au sein de la même circonscription, ce qui n’est pas prévu par la loi.

Il faut rappeler que mardi 29 décembre dernier déjà, le réseau d’observateurs de la société civile Arc-en-ciel s’était étonné d’avoir constaté un nombre élevé de vote par dérogation dans la capitale. Il avait soulevé la question de la « régularité » de ces certificats. Sollicitée à ce sujet, la présidente sortante de l’ANE n’avait pas souhaité répondre.

Les opposants demandent donc à l’Autorité en charge des élections plus de transparence sur le sujet. Ils lui demandent de fournir le nombre exact des certificats d’inscription et de radiation délivrés ainsi que les noms de leurs bénéficiaires et l’ensemble des bureaux de vote concernés. Ils souhaitent aussi que soient fournis aux représentants des candidats, les registres de dérogation tenus dans chaque bureau de vote.

RCA-élections : des soupçons de fraudes massives

Si la quasi-totalité des candidats pense que les élections du 27 décembre ne sont pas des élections, mais plutôt une véritable escroquerie politique,  les manœuvres de la Minusca et de l’autorité nationale des élections ne font que confirmer ces allégations.

Alors que les milliers des électeurs qui se sont mobilisés massivement dans la capitale dimanche s’attendaient à ce qu’à la fin du vote,  toutes les urnes soient transportées à l’autorité nationale des élections, force est de constater malheureusement que la réalité sur le terrain est tout autre.

Imaginez-vous, à Bangui, le siège national de l’autorité nationale des élections, qui se trouve à moins de 15 kilomètres de certains centres électoraux, n’a pas reçu, à la fin du scrutin dimanche, plus de la moitié des urnes de la capitale. Les forces de la Minusca, accompagnées de certains agents de l’autorité nationale des élections, ont transporté effectivement dans la nuit du dimanche à lundi 28 décembre les urnes, mais leurs destinations finales n’étaient pas connues. Et à la grande surprise de tous, une partie de ces urnes de la capitale commencent à arriver que 24 heures plus tard, c’est-à-dire le lendemain au siège de l’ÂNE. Incroyable !

Et ce n’est pas tout ! Ce lundi 28 décembre, vers 18 heures, dans le huitième arrondissement, les habitants sont surpris de voir deux véhicules de l’autorité nationale des élections,  escortées par quatre véhicules des Casques bleus rwandais de la Minusca, transportaient des urnes du huitième à destination du siège de l’ÂNE au centre-ville. Et c’est la même chose dans le cinquième arrondissement.

Dans les villes de province, à Berberati, chef-lieu de la préfecture de Mambéré-Kadéï, les dépouillements se faisaient au domicile du préfet. Incroyable ! À Bria et dans d’autres villes où il y’avait de l’insécurité, les dépouillements se faisaient également dans les bases de la Minusca.

Alors, pour de nombreux Centrafricains, à quel jeu jouent la communauté internationale et les autorités centrafricaines ?

RCA-Elections : malgré les menaces, les électeurs sont allés aux urnes

Les Centrafricains ont voté, dimanche 27 décembre, pour élire leur président et des députés, et l’explosion de violence redoutée n’a finalement pas eu lieu.

Les électeurs ont voté, dimanche, en Centrafrique pour des élections présidentielle et législatives sous extrême tension. Le pays, toujours plongé dans une guerre civile, est sous la menace d’une nouvelle offensive rebelle contre le régime. Finalement, malgré des incidents épars, l’explosion de violence redoutée n’a pas eu lieu.

Les Centrafricains ont voté, dimanche 27 décembre, pour élire leur président et des députés, et l’explosion de violence redoutée n’a finalement pas eu lieu. Toutefois, les observateurs redoutent que nombre d’électeurs n’aient pu voter dans ce pays occupé aux deux tiers par des groupes armés dont les principaux mènent une offensive contre le régime du président sortant et favori, Faustin Archange Touadéra.

Les groupes rebelles avaient juré, il y a neuf jours, de « marcher sur Bangui » pour empêcher le scrutin, mais ils ont finalement été tenus à distance de la capitale de ce pays parmi les plus pauvres au monde, en guerre civile quasi ininterrompue depuis huit ans.

Ils n’y sont pas parvenus grâce au renfort de centaines de paramilitaires russes, soldats rwandais et Casques bleus de la force de maintien de la paix de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca).

« Globalement, le vote a eu lieu et les électeurs sont venus. Il y a eu un engouement (…) malgré des petits soucis sécuritaires dans quelques endroits », a indiqué en fin de journée Momokoama Théophile, rapporteur général de l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Un satisfecit contesté par les experts et des observateurs dépêchés pour surveiller le scrutin.

« Ce vote va changer notre pays »

« Je veux d’abord la paix et cela passe par le vote », s’est enthousiasmé Roméo Elvin, un étudiant de 24 ans avant de voter au lycée Boganda.

« À Bangui, cela a l’air de bien se passer mais le gros point noir, c’est que les gens ne votent pas du tout dans plusieurs localités. Nous sommes complètement aveugles sur la situation en dehors de la capitale », estimait un observateur de l’UE en soirée, sous couvert de l’anonymat.

« C’est très important pour moi d’être là en tant que citoyenne. Je pense que ce vote va changer notre pays, quel que soit le président », s’enthousiasme Hortense Reine, une enseignante.

La tenue de ces élections présidentielle et législatives est un enjeu majeur pour le pays, mais aussi la communauté internationale, qui tente de l’aider à se reconstruire et d’y maintenir une sécurité toute relative depuis 2014.

Matériel électoral saisi

À Bangui, le calme règne ces derniers jours mais la peur suinte dans certains quartiers. « Je pense que beaucoup de gens n’iront pas voter et moi-même j’hésite encore », lâchait samedi soir Bertrand, un commerçant. À l’intérieur du pays, loin de la capitale encore, des combats sporadiques ont toujours lieu depuis neuf jours.

 

Des incidents épars ont été rapportés dimanche et des milliers de personnes ont été empêchées de voter ou privées de leurs cartes d’électeurs jamais arrivées en raison de l’insécurité, selon des responsables locaux et de l’ONU anonymes.

Ainsi, dans le nord-ouest, à plus de 500 km de Bangui, des rebelles ont saisi du matériel électoral à Koui, menacé de tuer des agents électoraux à Ngaoundaye, et quiconque ira voter à Bocaranga, comme dans de nombreuses autres bourgades, selon des responsables locaux et de l’ONU sous couvert de l’anonymat.

Plus près, à Bossembélé, une ville de 50 000 habitants à 150 km de Bangui, « nous n’avons pas reçu les cartes d’environ 11 000 électeurs », s’est désolé une haute responsable de la sous-préfecture.

Dans ce contexte, la question de la légitimité des futurs élus – le président et 140 députés – est déjà posée quand une partie importante de la population n’a pu voter, ou le faire librement et sereinement, en dehors de Bangui, selon les experts et l’opposition.

« Il y a le discours lénifiant qui dit que tout se passe bien à Bangui et on oublie tout le reste. Les groupes armés ont pris en otage la population », estime  Roland Marchal, du Centre de recherches internationales (Ceri) de Sciences Po à Paris.

« Ces élections sont partielles, non crédibles et ne respectent pas les standards internationaux », renchérit Thierry Vircoulon, de l’Institut français des relations internationales (Ifri).

Toutefois la journée s’est déroulée sans le chaos que certains prédisaient, même s’il est difficile d’obtenir des informations des territoires occupés ou sous influence des groupes armés.

Les rebelles, habitués en 2013 et 2014 à attaquer des civils abandonnés par une armée alors en déroute, font aujourd’hui face à quelque  Casques bleus, renforcés jeudi par 300 soldats rwandais Kigali et Moscou ont volé il y a quelques jours au secours du pouvoir de Faustin Archange Touadéra.

« Je vous appelle à ne pas aller voter »

L’ex-chef d’État, dont la candidature avait été invalidée, avait appelé à ne pas voter à la présidentielle. « Mes compatriotes, je vous appelle à ne pas aller voter. Restez chez vous. Laissez Touadéra seul aller déposer son bulletin dans les urnes », avait-il déclaré dans un message audio diffusé sur internet et authentifié par son parti auprès de l’AFP. « Je soutiens la CPC », avait-il ajouté invoquant la Coalition pour le changement, regroupant les plus puissants des groupes armés qui occupent depuis plusieurs années deux tiers de la Centrafrique.

L’opposition s’avançait donc dimanche en ordre dispersé, avec pas moins de 15 candidats, face à un président sortant qui a, selon les experts et les diplomates, toutes les chances d’obtenir un second mandat. Mais l’opposition a également accusé le camp du chef de l’État de préparer des fraudes massives pour l’emporter dès le premier tour.

Élections présidentielles et législatives 2020 : tendance à la mi-journée

Les Centrafricains  sont appelés aux urnes ce dimanche 27 décembre 2020 pour élire leur nouveau Président de la République ainsi que leurs députés.

Les électeurs auront à choisir parmi 16 candidats pour la présidentielle, et plus d’un millier pour les législatives. Malgré les menaces sécuritaires qui pèsent sur le scrutin, on note une présence massive des électeurs dans la capitale. Cependant, dans les villes de province, la quasi-totalité des bureaux de vote n’a pas ouvert leurs portes, et l’on commence malheureusement à constater dans la capitale des scènes d’achat de conscience des électeurs dans les bureaux de vote.

Si dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la RCA, tous les bureaux de vote sont restés fermés à cause de l’insécurité, à Bambari comme à Ippy, située dans la préfecture de la Ouaka,   on note également l’absence des agents préfectoraux de l’autorité nationale des élections. En conséquence, tous les bureaux de vote sont restés fermés dans ces deux villes.

Pendant ce temps, à Bocaranga,  dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, les rebelles, qui progressent vers la ville, sont signalés  à moins de 5 kilomètres, rendant impossible la tenue du scrutin dans la ville.

Cependant, à Bozoum,  chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Péndé,  les rebelles avaient tenté de perturber le scrutin, mais les Casques bleus, avec leur blindé,  sont venus sécuriser le processus.  Avec le climat d’insécurité dans la ville, les agents ont commencé le dépouillement vers 13 heures.

À Obo, Ndélé, puis à Berberati, malgré les menaces d’attaque des rebelles, le scrutin a pu se dérouler dans le calme avec une présence massive des électeurs.

Au même moment, à Bangui, malgré les menaces d’attaque des rebelles, les électeurs ont pu se rendre massivement dans les bureaux de vote dans la tranquillité. Malheureusement, dans le huitième arrondissement de Bangui, le candidat du MCU aux législatives, Monsieur Hassan Aristide ANGOURÉ,  inquiet de son impopularité grandissante dans cette circonscription, s’est lancé dans des manœuvres de fraudes électorales massives.

Ainsi, dans le centre de Gobongo, le Président de la jeunesse du parti au pouvoir, Monsieur Hugues NDEWANA, propose de l’argent à chaque électeur qui vote pour le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, candidat numéro 1 pour la présidentielle, et monsieur Hassan Aristide ANGOURÉ, candidat numéro 1  pour les législatives dans le huitième.

 

RCA : un groupe armé attaque la brigade de l’OCRB

L’attaque a eu lieu ce dimanche 27 décembre 2020,  vers 2 heures du matin, c’est-à-dire à quelques heures du début des élections.

Dimanche 27 décembre 2020, les centrafricains doivent passer devant les urnes. Quelques heures avant le début du vote, la brigade de l’Office central de la répression du banditisme (OCRB) a été attaquée par un groupe d’individus armés non identifiés.

Selon un commissaire de police interrogé, l’attaque a eu lieu ce dimanche 27 décembre 2020 vers 2 heures du matin.  Les policiers, qui ont reçu préalablement des renforts, ont réussi à repousser  les assaillants qui ont pris la fuite vers l’école Don Bosco, située non loin du lieu de la scène au quartier Damala.

Pour l’heure, le bilan provisoire fait état d’un policier blessé, mais son pronostic vital n’est pas engagé, selon la police nationale.

Notons qu’avant le début des élections ce dimanche, la Minusca, mission des nations unies en Centrafrique avait indiqué l’arrivée des renforts des Casques bleus rwandais en provenance du Soudan du Sud. Ils ont été déployés dans plusieurs coins stratégiques de la capitale ainsi que dans certaines villes de province.

Il y’a lieu de rappeler que ce samedi 26 décembre, au quartier combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui, les habitants ont découvert devant la station d’essence Total d’UCATEX un sac contenant des grenades offensives qui avait été récupéré par les gardes présidentiels.