RDC : retrait progressif de la Monusco annoncé

Le gouvernement congolais estime que la Monusco n’a pas su apporter de réponse définitive à la grave crise sécuritaire qui mine l’est du pays.

 

Les retrait des casques bleus du territoire congolais se fera en trois phases. D’abord, d’ici la fin du mois d’avril prochain, un départ total de la province du Sud-Kivu, qui connait actuellement un regain de tension, doit être effectué. Durant cette période, 2 350 militaires et policiers de l’ONU auront quitté le pays.

Ensuite, il y aura une évaluation de cette première phase avant de poursuivre le retrait du Nord-Kivu et de l’Ituri. L’ONU et le gouvernement congolais ont signé ce plan de retrait de la Monusco en RDC en novembre dernier.

Il faut tout de même relever que Plusieurs membres du Conseil, notamment les États-Unis, ont émis des doutes ces derniers mois sur le fait que les forces congolaises soient prêtes à remplacer la Monusco pour assurer la sécurité de la population.

RDC-Elections : les Congolais invité à voter dans le calme

C’est un appel lancé mardi 19 décembre, par la cheffe de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en république démocratique du Congo (Monusco).

 

Près de 44 millions d’électeurs iront dans les urnes ce mercredi 20 décembre 2023, dans le cadre des élections générales (présidentielle, législatives et locales). Dans un message diffusé mardi 19 décembre, la cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, appelle les Congolais à exercer leur droit civique dans le calme et la sérénité.

« En ce jour de vote, j’appelle la population congolaise et les acteurs politiques à exercer leur droit civique dans le calme et la plus grande sérénité et dans le strict respect des lois et des institutions de la RDC. J’apprécie les efforts et l’investissement des missions d’observation électorale nationales pour assurer la crédibilité du processus et des résultats des scrutins », indique Mme Bintou Keita.

Aux partis et groupements politiques et leurs candidats, elle demande de garantir le calme lors des affichages et la publication des résultats par la CENI.

Notons que La mission onusienne a apporté un appui logistique fondamental au processus électoral en cours, à la demande de la CENI. Le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et l’Ituri sont les trois provinces concernées par cet appui. La mission a transporté 128 tonnes de matériel pour l’enregistrement des électeurs et 100 tonnes de matériel électoral vers différents sites.

RDC-Elections : le gouvernement demande l’aide des Nations unies

L’aide demandé par le gouvernement de la République du Congo consiste à acheminer le matériel électoral dans les zones d’accès difficiles.

 

Une lettre a été envoyée mardi 12 décembre au Conseil de sécurité des Nations unies, par l’ambassadeur congolais à l’ONU. Dan,s celle-ci, Zénon Mukongo Ngay demande l’aide de la Monusco pour acheminer du matériel électoral dans des zones d’accès difficiles. En gros, la RDC sollicite du Conseil de sécurité l’autorisation d’étendre le soutien logistique de la Monusco à d’autres provinces du pays.

Rappelons que les hélicoptères de la mission onusienne n’ont été utilisés que pour faciliter le déploiement du matériel électoral dans les provinces de l’Ituri ainsi que dans le Nord et le Sud-Kivu, où elle est déployée. Le mandat actuel de la Monusco limite son action à ces trois provinces. Il est à noter que même pour ces trois provinces, la résolution encadrant ce mandat précise que le soutien au processus électoral ne devrait pas compromettre la capacité de la Mission à s’acquitter de ses tâches prioritaires.

Il y a une semaine, la Commission électorale indépendante avait d’ailleurs sollicité auprès du gouvernement la mise à disposition de quatre Antonov et 10 hélicoptères pour le déploiement de kits électoraux.

 

Source: RFI

RDC : après 25 ans de maintien de paix la Monusco s’en va

Bien qu’aucun calendrier ferme n’ait été annoncé, les observateurs estiment qu’il est peu probable que le retrait soit accéléré avant la fin du cycle électoral actuel en cours.

 

La mission de nation unie s’engage à quitter la République démocratique du Congo. Le calendrier du départ n’a pas encore été donné mais des observateurs estiment qu’il est peu probable que le retrait soit accéléré avant la fin du cycle électoral actuel en cours. La Monusco s’est installée en RDC il y a 25 ans. Notons que la Monusco et l’Etat congolais ont convenu du retrait des Casques Bleus de la RDC.

Mardi, le ministre congolais des Affaires étrangères, Christophe Lutundula a estimé que la collaboration,  » a montré ses limites, dans un contexte de guerre permanente, sans que la paix tant attendue, ne soit rétablie dans l’Est du Congo ».

Devant l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre, le président congolais, Félix Tshisekedi avait déjà réclamé le retrait accéléré des 15 000 soldats de l’ONU. L’institution souhaite un « retrait progressif, responsable et durable ».

L’est du Congo est depuis longtemps envahi par des dizaines de groupes armés cherchant à s’approprier une part de l’or et d’autres ressources de la région.

Les Congolais frustrés, affirment être sans défense face aux attaques des rebelles, ce qui conduit à des protestations, parfois meurtrières, contre la mission des Nations Unies. Le mois dernier, le gouvernement congolais a réclamé le départ, avant décembre, de la forces sous-régionales d’Afrique de l’Est du pays. Raison évoquée : un « manque de résultats satisfaisants sur le terrain ».

RDC : 08 casques bleus arrêtés pour exploitation sexuelle

Huit Casques bleus déployés à Beni, dans l’est de la RDC, ont été arrêtés le 1er octobre et un officier suspendu dans le cadre d’une affaire d’exploitation sexuelle et de violence présumées.

Ces soldats appartiennent tous au contingent sud-africain de la force onusienne. Ils pourraient être impliqués dans ce que les rapports internes qualifient de « violation systématique et généralisée » des règles de l’ONU contre l’exploitation et les abus sexuels.

« Le bureau des services de contrôle interne a été saisi et des mesures conservatoires ont déjà été prises conformément à la politique de tolérance zéro du secrétaire général des Nations unies », a indiqué la Monusco mercredi soir dans un communiqué.

Les mesures prises « incluent la suspension, la détention et le confinement des Casques bleus concernés », ajoute la Monusco. Le gouvernement de RDC demande également un départ « accéléré » à partir de décembre prochain de la force de l’ONU, qu’il accuse, après 25 ans de présence, de ne pas être parvenue à mettre fin aux violences des groupes armés.