RDC-Elections : le gouvernement demande l’aide des Nations unies

L’aide demandé par le gouvernement de la République du Congo consiste à acheminer le matériel électoral dans les zones d’accès difficiles.

 

Une lettre a été envoyée mardi 12 décembre au Conseil de sécurité des Nations unies, par l’ambassadeur congolais à l’ONU. Dan,s celle-ci, Zénon Mukongo Ngay demande l’aide de la Monusco pour acheminer du matériel électoral dans des zones d’accès difficiles. En gros, la RDC sollicite du Conseil de sécurité l’autorisation d’étendre le soutien logistique de la Monusco à d’autres provinces du pays.

Rappelons que les hélicoptères de la mission onusienne n’ont été utilisés que pour faciliter le déploiement du matériel électoral dans les provinces de l’Ituri ainsi que dans le Nord et le Sud-Kivu, où elle est déployée. Le mandat actuel de la Monusco limite son action à ces trois provinces. Il est à noter que même pour ces trois provinces, la résolution encadrant ce mandat précise que le soutien au processus électoral ne devrait pas compromettre la capacité de la Mission à s’acquitter de ses tâches prioritaires.

Il y a une semaine, la Commission électorale indépendante avait d’ailleurs sollicité auprès du gouvernement la mise à disposition de quatre Antonov et 10 hélicoptères pour le déploiement de kits électoraux.

 

Source: RFI

RDC-Election 2023 : lancement de l’opération de vérification et validation des noms

La CENI veut permettre au candidat ou mandataire d’un parti politique de vérifier la véracité du dossier retenu.

 

L’opération de vérification et validation des noms et photos des candidats ainsi que les logos des partis et regroupements politiques a débuté, mardi 5 décembre, à la Maison des élections à Kinshasa. Cette opération vise à   renforcer la transparence lors des scrutins combinés du 20 décembre.

Dès le lancement de l’opération mardi 05 décembre, ils étaient déjà des dizaines de candidats et mandataires présent à la CENI pour s’assurer qu’aucune erreur ne s’est glissé.

Il faut tout de même noter que certains candidats ou mandataires se plaignent du fait que cette opération de courte durée ait été annoncée la veille alors qu’elle demande plus de concentration et de préparation.

RDC-Elections 2023 : début de la campagne électorale des conseillers communaux

Elle se déroulera uniquement aux chefs-lieux des provinces et dans les 24 communes de la ville de Kinshasa et se termine le 18 décembre à minuit.

 

La campagne électorale des conseillers communaux a débuté ce lundi 04 décembre 2023. Celle-ci se déroule dans les chefs-lieux des provinces et dans les 24 communes de Kinshasa. Selon un communiqué publié samedi dernier, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a fixé les règles pour un bon déroulement de cette opération.

Les candidats s’expriment librement au cours de leur campagne électorale. Il leur est interdit cependant des propos injurieux, diffamatoires, susceptibles d’inciter au mépris envers les tiers, la haine, au racisme, au tribalisme ou à tout autre fait répréhensible par les lois de la République.

Le communiqué de la CENI rappelle qu’il est également interdit aux candidats conseillers communaux d’inciter quiconque à commettre des actes de nature à entrainer la violence, des menaces, ou à priver d’autres personnes, de l’exercice de leurs droits ou libertés constitutionnellement garantis.

Notons que c’est la première fois que la CENI va organiser l’élection pour le conseiller communal après trois cycles électoraux organisés en RDC.

RDC : des présumés fabricants de cartes d’électeur aux arrêts

La police a mis la main sur quatre individus, dont trois policiers, accusés d’appartenir à un réseau de producteurs de pseudo cartes d’électeur.

 

Les agents de la PNC ont appréhendé lundi 27 novembre, quatre présumés fabricants de fausses cartes d’électeurs. Cette information vient de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Papy Niati Mpolo, ancien agent temporaire de la CENI, fait partie des faussaires. Il travaillait avec trois policiers : brigadier-chef Nzuzi Kinzunga Djoly, Séraphin Muanda Muangala et Gloire Mbala Luyeye. Informaticien de son état, a réussi à mettre en place un réseau de faussaires qui produisaient autant des cartes d’électeurs à partir de sa résidence sise 30, avenue Kimpemba, quartier 3 dans la commune de Ndjili. Les trois policiers incriminés avaient pour rôle de trouver des demandeurs de nouvelles cartes d’électeurs ou de duplicata.

*Sur les sommes d’argent exigées à leurs victimes, Papy Niati Mpolo, le cerveau moteur de cette bande, percevait la somme de 10 000 francs congolais. Le matériel utilisé par ces faussaires est composé de trois imprimantes utilisées par la CENI en 2017, un ordinateur, avec une maquette de la carte d’électeur conçue et préinstallée.

RDC-Mongala : rencontre entre la CENI et les acteurs du processus électoral

Cette rencontre visait à explorer les voies et moyens d’organiser des élections crédibles, inclusives et apaisées le 20 décembre prochain.

 

Organiser des élections crédibles, inclusives et apaisées le 20 décembre prochain. Le sujet était au centre des échange entre la Commission nationale électorale indépendante (CENI), avec les parties prenantes au processus électoral. Il était question d’explorer les voies et moyens d’organiser des élections crédibles, inclusives et apaisées

A cet effet, le secrétaire exécutif provincial de la CENI/Mongala, Norbert Mandima, a précisé les étapes déjà réalisées dans ce processus électoral. Notamment la cartographie, l’identification et l’enrôlement des électeurs, la révision du fichier électoral, l’inscription des candidats, le repérage des sites et bureaux de vote, le déploiement des kits électoraux.

La CENI s’emploie à la délivrance des duplicatas des cartes d’électeur aux requérants. C’est du moins ce qu’a expliqué Norbert Mandima pendant les échanges.

 

RDC-Présidentielle : la CENI demande l’implication des candidats

Le président de cette institution chargée d’organiser les élections, Denis Kadima a fait cette demande lundi 13 novembre, pendant la concertation avec les 26 candidats à la magistrature suprême.

 

Les différents candidats à la présidentielle de décembre ont eu une concertation avec le président de la CENI, lundi 13 novembre 2023, à Kinshasa. A cette occasion, Denis Kadima a exhorté ses interlocuteurs à jouer leur partition pour la tenue des élections crédibles transparentes, inclusives et apaisées.

« Je vous lance un vibrant appel à jouer pleinement votre rôle parce que la CENI compte jouer le sien. Elle est disposée à construire avec vous une relation de collaboration basée sur le respect mutuel pour la tenue des élections crédibles transparentes, inclusives et apaisées », a-t-il demandé.

Denis Kadima a indiqué que son institution mène ce processus électoral dans des conditions difficiles vue l’immensité du pays.

RDC-Elections : plus de 349 000 agents électoraux seront formés

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) se dit déterminée à tenir les élections dans le délai constitutionnel.

 

La CENI a clôturé lundi 6 novembre 2023, sur toute l’étendue de la RDC, le niveau 2 de la formation des formateurs électoraux. Pour le rapporteur adjoint de la CENI, Paul Mohindo Mulemberi, le chronogramme a été respecté, c’est un premier pari remporté.

La CENI se dit déterminée à tenir les élections dans le délai constitutionnel. C’était au cours de la clôture lundi 6 novembre sur toute l’étendue de la RDC du niveau 2 de la formation des formateurs électoraux. L’institution chargée des élections procède au déploiement du matériel électoral dans tous les bureaux de vote.

Après la formation des formateurs, ceux-ci assureront à leur tour, dans les jours qui suivent, la formation de plus de 349 000 agents électoraux.

RDC : le déploiement du matériel électoral se poursuit

La CENI continue son déploiement du matériel électoral malgré les difficultés liées au mauvais état des routes dans certaines provinces.

 

Dans le Grand Equateur, le matériel électoral atteint les antennes au niveau de chaque territoire. C’est du moins ce qu’a affirmé la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

« Nos contacts avec les 5 secrétaires exécutifs provinciaux de la CENI : Équateur, Mongala, Nord et Sud Ubangi, et Tshuapa révèlent que partout la CENI a déjà déployé, au niveau des antennes, les dispositifs électroniques de vote (DEV), jadis appelés machines à vote ».

Dans cette même partie du pays, la formation du niveau II, pour les membres des SEP, chefs d’antenne, informaticiens et formateurs électoraux nationaux, débutée depuis le 28 octobre dernier se termine ce lundi 6 novembre.

Au Sud-Ubangi, par exemple, 536 kits ont progressivement atteint, depuis le 25 octobre dernier, Gemena, Budjala, Kungu, Libenge et Zongo, y compris les kits bureautiques.

Pour faire face aux difficultés de transport des matériels vers les antennes, la CENI a recouru aux motards, afin que ses équipements parviennent à destination.

RDC-Présidentielle 2023 : début de l’examen du contentieux de candidatures

Ce vendredi 27 octobre 2023, la Cour constitutionnelle entame l’examen du contentieux de candidatures à la présidentielle de décembre.

Il a fallu sept jours à la Cour constitutionnelle pour statuer sur le contentieux de candidatures à la présidentielle de décembre. Sur douze requêtes reçues par le greffe électoral, seules les candidatures de Félix Tshisekedi et Moise Katumbi font objet de contestation. Les autres requêtes sont déposées contre la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

C’est le 18 novembre prochain qu’est prévue la publication de la liste définitive de candidats à ce scrutin, soit un jour avant le début de la campagne électorale.     

RDC : la Céni, le CNSA et des représentants religieux reçus par Félix Tshisekedi

Le chef de l’Etat de la République démocratique du Congo a reçu lundi 2 novembre des personnalités impliquées dans le processus électoral.

Première journée des consultations nationales promises par le président Felix Tshisekedi. Le chef de l’Etat de la République démocratique du Congo a reçu ce lundi 2 novembre des personnalités impliquées dans le processus électoral. Institutions d’appui à la démocratie, société civile, confessions religieuses…

Les premiers à être reçus ont été les membres de la commission électorale sortante, avec notamment Corneille Nangaa son président qui, à la sortie de l’entretien avec Félix Tshisekedi, a rappelé que son équipe n’était plus légitime pour organiser les prochaines élections.

Il a insisté sur la nécessité de les tenir en 2023, assurant même qu’il avait déjà dans ses tiroirs un chronogramme pour les organiser. Mais pour cela, a rappelé Corneille Nangaa, il est urgent de désigner les membres du nouveau bureau de la Céni. Or c’est un point d’achoppement avec la coalition pro-Kabila.

Suivi de l’accord

Parmi les autres institutions consultées, il y a eu le Conseil national de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre, un accord resté lettre morte. Son président, Joseph Olenghankoy, a regretté que Félix Tshisekedi et Joseph Kabila n’aient pas pu se parler, il a insisté sur un dialogue en excluant « les extrémistes des deux côtés ».

« Notre rôle ici, ce n’est pas de venir dire des mensonges à celui qui a le destin du pays entre ses mains. On aurait souhaité qu’ils se rencontrent d’abord avec son prédécesseur Joseph Kabila, qu’ils arrivent à échanger sans avoir les extrémistes des deux côtés et qu’ils parlent des problèmes en face. »

Leaders religieux

Plusieurs représentants des confessions religieuses ont été reçus, musulmans, Eglises du réveil, le vice-président de l’Eglise du Christ au Congo et même le cardinal Monsengwo, pour l’Eglise catholique. Ce dernier a rappelé au président l’urgence de tout centrer sur l’économie du pays frappée par la récession et aggravée non seulement par le Covid-19 mais aussi par les blocages engendrés par les tensions entre alliés au pouvoir.

Ces rencontres sont importantes puisque des huit confessions religieuses reconnues dépend la désignation du nouveau président de la Céni. A noter que l’autre cardinal Fridolin Ambongo, la conférence épiscopale et les Kibamguistes seront reçus plus tard dans la semaine.

Inquiétudes

Le président congolais est revenu avec chaque délégation sur les raisons de ces consultations, ses difficultés avec son partenaire Joseph Kabila. Il en parle comme de son « ancien allié », ont noté certains participants. Joseph Kabila détient toujours officiellement la majorité dans les deux chambres du parlement. Moins de deux ans après son investiture, Felix Tshisekedi a peur pour son bilan et ne le cache pas, il assure ses interlocuteurs de sa volonté de voir le Congo changer.

Face à lui, le chef de l’Etat congolais avait plutôt des interlocuteurs favorables à ses démarches. Certains se sont toutefois inquiétés pour la paix et la stabilité dans le pays, et notamment en cas de rupture avec le camp de l’ancien chef de l’Etat. D’autres ont prôné un changement radical ou, à défaut, un nouveau dialogue.

Felix Tshisekedi s’est intéressé à chaque proposition concrète de sortie de crise. Le chef de l’Etat congolais dit avoir sa « petite idée » sur ce qu’il compte dire à l’issue de ces consultations, mais chercher des « éléments de langage » ou même des « solutions ».