Ituri : Judith Suminwa à Bunia pour évaluer la riposte contre l’épidémie d’Ebola

Dans le cadre de sa mission dans l’espace Grande Orientale, la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, est arrivée jeudi 23 juillet 2026 à Bunia, dans la province de l’Ituri. Épicentre de la 17e épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, la ville accueille la Cheffe du Gouvernement pour évaluer la réponse sanitaire, soutenir les familles touchées et encourager les équipes mobilisées sur le terrain.

Dès son arrivée, Judith Suminwa a présidé une réunion de travail avec le comité provincial de sécurité, les responsables sanitaires et les partenaires nationaux et internationaux pour faire le point sur la situation épidémiologique et sécuritaire.

« J’avais dit que je ne peux pas aller à Kisangani sans arriver à Bunia. Je suis venue faire le même constat ici, soutenir la population, montrer que le Gouvernement est avec vous », a souligné la patronne de l’équipe gouvernementale congolaise.

Dans une zone marquée par l’insécurité et les déplacements de populations, la présence de l’exécutif national tient à renforcer la confiance des communautés.

Dans la foulée, la Première Ministre a passé en revue l’ensemble du dispositif de riposte. Trois volets ont été examinés, à savoir le dépistage, le traitement et la prise en charge des malades. L’accent a aussi été mis sur les défis d’accès aux zones touchées, rendues difficiles par l’insécurité.

Pour faire face à l’urgence, le Gouvernement avait déjà débloqué 50 millions de dollars américains. Judith Suminwa a insisté sur le suivi rigoureux de l’utilisation de ces fonds. À l’en croire, l’enjeu est d’accélérer les interventions et de garantir que chaque dollar serve à sauver des vies.

C’est depuis mi-mai dernier que la République démocratique du Congo fait face à une nouvelle flambée du virus Ebola en Ituri. Depuis 1976, le pays a déjà géré 16 épidémies. Le Gouvernement veut éviter que la 17e ne s’étende partout à travers le territoire national.

En effet, la stratégie repose sur 4 piliers principaux, notamment la surveillance, la vaccination ciblée, la prise en charge et la communication de proximité. C’est dans ce contexte que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le ministère Congolais de la Santé et l’Institut National des Recherches Biomédicales (INRB) travaillent en synergie avec les autorités provinciales. L’expérience acquise doit servir à éradiquer rapidement le virus et à protéger les populations frontalières.

D’après les sources de la primature, les prochaines destinations de Judith Suminwa sont Rwampara et Mongwalu. Sur place, il sera aussi question de renforcer la coordination des interventions et de s’assurer de la bonne application des mesures.

Cette tournée traduit la volonté du Gouvernement Congolais de piloter la riposte depuis les zones les plus affectées. L’État intensifie sa présence, mobilisé et déterminé à mettre fin à cette épidémie.

Kinshasa : Contrôle technique obligatoire dès le 10 août 2026, la RFCK lance un bouclage général

Sur instruction du Gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, la Régie des Fourrières et du Contrôle Technique des Véhicules de Kinshasa (RFCK), va lancer à partir du lundi 10 août 2026 une opération d’envergure de vérification technique des véhicules et des motos.

Cette nouvelle mesure fait suite au communiqué du 8 juillet 2026. Ce premier texte accordait 30 jours de passage volontaire dans les centres agréés. La RFCK rappelle qu’il ne reste désormais plus que 15 jours « non renouvelables » pour se mettre en conformité. L’objectif est d’obliger tous les usagers de la route à respecter les normes en vigueur.

Bien plus, le but de cette opération est de vérifier la conformité des engins en circulation afin de renforcer la sécurité routière et d’améliorer la mobilité urbaine. À Kinshasa, le parc automobile est vieillissant et les accidents liés aux défaillances mécaniques sont fréquents.

Dans une mégapole de plus de 17 millions d’habitants, le contrôle technique devient un levier essentiel pour réduire les risques et désengorger les axes routiers. En ciblant aussi les motos, la RFCK veut couvrir l’ensemble des moyens de transport qui structurent la ville.

La Régie des Fourrières et du Contrôle Technique des Véhicules de Kinshasa veut éviter les retards de dernière minute. En effet, l’autorité provinciale exhorte les propriétaires à anticiper et à se présenter dans les centres agréés avant la date butoir.

« Aucune dérogation ne sera accordée », préviennent les autorités compétentes, indiquant qu’un déploiement systématique est prévu sur toute l’étendue de la capitale pour intercepter les véhicules et motos non contrôlés.

Lubumbashi : un marché central ultramoderne de trois niveaux va remplacer le marché Mzee Kabila

À Lubumbashi, le visage du commerce pourrait bientôt changer. Dans une ville en pleine croissance démographique, l’actuel marché central Mzee Kabila, plus connu sous le nom de marché Lunsonga, s’apprête à céder sa place à une infrastructure plus moderne et adaptée aux nouvelles réalités urbaines.

L’annonce a été faite jeudi par Martin Kazembe, gouverneur intérimaire du Haut-Katanga. Le projet prévoit la démolition de l’actuel marché et la construction d’un nouveau complexe commercial répondant aux standards internationaux.

Derrière cette décision, les autorités provinciales veulent répondre à un double défi : accompagner l’expansion de Lubumbashi tout en s’attaquant au développement des marchés pirates qui occupent progressivement les espaces publics.

Trois niveaux et un parking de 300 véhicules

Le marché Mzee Kabila n’aura bientôt plus le même visage. Selon le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, l’infrastructure actuelle ne correspond plus à la taille et aux besoins d’une ville qui a connu une forte croissance démographique.

Le futur marché devrait ainsi s’élever sur trois niveaux et disposer d’un parking pouvant accueillir jusqu’à 300 véhicules.

« L’actuel marché central Mzee Kabila de Lubumbashi, communément appelé marché Lunsonga, doit être détruit et remplacé par un marché répondant aux standards internationaux », a déclaré Martin Kazembe.

Le projet, déjà inscrit au budget de l’année en cours, devrait entrer prochainement dans sa phase opérationnelle. Les travaux sont annoncés comme imminents.

Pour les autorités, cette transformation doit permettre de créer un espace commercial mieux organisé, plus adapté aux flux de marchandises et de clients, mais aussi de contribuer à la lutte contre le phénomène des marchés pirates.

Les commerçants au cœur du projet

La modernisation du marché ne se limitera toutefois pas aux travaux de construction. Une commission de suivi travaille déjà sur les modalités concrètes du projet.

Au cours d’une séance de travail avec l’autorité provinciale, les membres de cette commission se sont penchés sur le démarrage effectif du chantier, mais aussi sur l’identification et l’encadrement des commerçants actuellement installés sur le site.

L’objectif est de préparer leur réinstallation dans le futur marché une fois les travaux achevés.

Pour Georges Mbambuni, ministre provincial de l’Économie, cette étape est essentielle pour éviter que la modernisation de l’infrastructure ne se traduise par une rupture dans les activités commerciales.

De son côté, la députée provinciale Sorel Tshikala, membre de la commission, a appelé à accompagner le projet, qu’elle considère comme une opportunité pour améliorer les infrastructures de la province du Haut-Katanga.

Le marché de Kenya également dans le viseur

Le projet de modernisation ne s’arrête pas au marché Mzee Kabila.

Dans sa volonté de transformer les infrastructures urbaines, le gouvernement provincial du Haut-Katanga prévoit également la modernisation du marché central de la commune de Kenya.

Devenu saturé au fil des années, ce marché est également confronté à d’importants problèmes d’insalubrité.

Cette série de projets s’inscrit dans une ambition plus large affichée par les autorités provinciales : adapter les infrastructures commerciales à la croissance de Lubumbashi et améliorer le cadre de vie des habitants.

Ainsi, derrière la construction d’un marché de trois niveaux et d’un parking de 300 places, c’est une nouvelle vision de l’espace commercial qui se dessine.

À Lubumbashi, les autorités veulent désormais tourner la page des infrastructures dépassées et offrir aux commerçants comme aux consommateurs des espaces capables de répondre aux exigences d’une métropole en pleine expansion.

Les médecins suspendent leur grève et reprennent le chemin des hôpitaux

Après plusieurs semaines de tension dans les structures sanitaires publiques, un souffle de répit se dessine dans le secteur de la santé en République démocratique du Congo. À Kinshasa, le Syndicat Libre des Médecins (SYLIMED) a décidé de suspendre son mouvement de grève pour une durée de deux semaines.

La trêve, annoncée du 23 juillet au 6 août 2026, doit permettre au gouvernement de concrétiser les engagements pris lors des négociations avec le banc syndical. Pendant cette période, les médecins sont appelés à reprendre le travail, alors que la population attend le retour à un fonctionnement normal des services de santé publics.

Mais derrière cette suspension, une question demeure : le gouvernement parviendra-t-il à transformer les promesses en résultats concrets avant la fin de la trêve ?

Le SYLIMED donne deux semaines au gouvernement

La décision est tombée après une réunion du Bureau national du SYLIMED avec les responsables syndicaux et plusieurs représentants provinciaux, organisés en visioconférence.

Au cœur des discussions : l’avenir de la grève déclenchée depuis le mois de juin par les médecins du secteur public pour réclamer de meilleures conditions de travail et l’amélioration de leur situation professionnelle.

Après avoir examiné les avancées enregistrées dans les négociations avec le gouvernement, le syndicat a choisi de faire un geste à son tour.

Le SYLIMED a ainsi annoncé une trêve de deux semaines, du jeudi 23 juillet au jeudi 6 août 2026. L’objectif est de donner au gouvernement le temps nécessaire pour concrétiser les engagements pris.

À travers son communiqué, le syndicat a également appelé l’ensemble de ses membres à reprendre leurs activités dès le 23 juillet afin de répondre aux besoins de la population.

À l’issue de cette période, le SYLIMED promet d’évaluer la situation avant de prendre une position définitive.

Paie complémentaire, alignement de 800 médecins : les avancées saluées

Pour justifier cette suspension temporaire, le syndicat met en avant plusieurs avancées obtenues au cours des négociations.

La première concerne la rémunération. Selon le SYLIMED, la paie complémentaire aurait été intégrée à la paie ordinaire. Certains médecins auraient déjà pu constater cette évolution sur leurs fiches de paie du mois de juillet 2026.

Autre point présenté comme une avancée : l’alignement de 800 médecins au troisième trimestre 2026. Un chiffre supérieur aux 200 médecins initialement annoncés.

Le syndicat a salué l’implication du ministre de la Santé dans le suivi de ce dossier.

La mise en grade et la mécanisation des médecins figurent également parmi les revendications examinées. Sur ces questions, le gouvernement aurait informé les représentants syndicaux de l’état d’avancement des dossiers.

Selon le communiqué, les documents seraient déjà prêts. Le SYLIMED dit désormais compter sur la volonté des autorités pour concrétiser ces engagements.

Une trêve sous surveillance avant le prochain verdict

La reprise du travail ne signifie donc pas la fin définitive du bras de fer entre les médecins et le gouvernement.

Elle ressemble davantage à une période d’observation. Pendant deux semaines, les médecins vont reprendre leurs activités tandis que le syndicat suivra de près la mise en œuvre des engagements annoncés.

Cette décision intervient après plusieurs semaines de grève dans les hôpitaux publics, un mouvement qui avait fortement perturbé le fonctionnement des structures sanitaires et suscité l’inquiétude des patients.

Le 17 juillet 2026, le gouvernement congolais et les syndicats des médecins avaient signé un procès-verbal d’accord ouvrant la voie à la suspension de la grève nationale.

Désormais, le calendrier est fixé. Jusqu’au 6 août, le SYLIMED laisse une nouvelle chance au dialogue.

Mais à l’issue de cette trêve, les actes pèseront davantage que les promesses. Pour les médecins comme pour les patients, l’enjeu est désormais clair : faire en sorte que les engagements pris à la table des négociations se traduisent enfin par des changements visibles dans les hôpitaux publics.

Minerais de la RDC : le plaidoyer de Guterres relance la colère contre l’inaction internationale

À New York, les mots d’Antonio Guterres ont résonné avec une intensité particulière à des milliers de kilomètres de là, en République démocratique du Congo. Alors que l’Est du pays continue de vivre au rythme des violences armées et des trafics de minerais, le secrétaire général des Nations unies a une nouvelle fois pointé du doigt un mal qui ronge les zones de conflit : l’exploitation illégale des ressources naturelles.

Son message est clair. Il faut couper les groupes armés et les réseaux criminels de leurs sources de financement. Mais en RDC, ce nouvel appel soulève une question devenue presque incontournable : combien de fois la communauté internationale dénoncera-t-elle le problème avant de passer réellement à l’action ?

Car depuis des années, Kinshasa alerte sur le pillage de ses richesses minières. Des alertes répétées, des rapports, des condamnations diplomatiques… mais sur le terrain, la violence persiste et les minerais continuent d’alimenter un commerce opaque.

À New York, Guterres pointe le lien entre minerais et conflits

Mercredi 22 juillet 2026, lors de la 10 200ᵉ séance du Conseil de sécurité des Nations unies, Antonio Guterres a placé la question des ressources naturelles au cœur de son intervention.

Le secrétaire général de l’ONU a appelé la communauté internationale à s’attaquer directement aux circuits qui permettent aux groupes armés et aux réseaux criminels de tirer profit des richesses naturelles.

Pour lui, le constat ne souffre plus de débat : tant que ces réseaux continueront à générer des revenus grâce à l’exploitation clandestine des ressources, les conflits risqueront de se prolonger.

« Nous devons priver les groupes armés et les réseaux criminels des revenus qui attisent des conflits qui n’ont que trop duré », a déclaré Antonio Guterres.

Le chef de l’ONU a également souligné que le contrôle des ressources naturelles transforme profondément les conflits, depuis leurs origines jusqu’à leur déroulement et leur issue.

Un discours qui, forcément, trouve un écho particulier en RDC. Le pays possède certaines des ressources minières les plus convoitées au monde. Pourtant, dans plusieurs régions, cette richesse reste paradoxalement associée à l’instabilité, à la pauvreté et aux violences.

Dans l’Est congolais, les minerais au cœur d’une guerre qui s’éternise

Au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri, la terre ne livre pas seulement ses minerais. Elle nourrit aussi les rivalités, les trafics et les convoitises.

Depuis des années, l’exploitation artisanale de certaines zones minières échappe en partie au contrôle de l’État. Des groupes armés et des réseaux économiques sont régulièrement accusés de tirer profit de cette situation.

Pour les autorités congolaises, une partie des minerais extraits clandestinement quitte ensuite le pays par des circuits de contrebande. Kinshasa accuse notamment le Rwanda de soutenir des mouvements armés actifs dans l’Est et de profiter du trafic des minerais provenant de cette région.

Kigali rejette fermement ces accusations et soutient que les minerais exportés par le Rwanda proviennent d’une exploitation légale et contrôlée.

Au-delà de cette bataille d’accusations, une réalité demeure : le lien entre exploitation des ressources naturelles et conflits reste l’un des dossiers les plus sensibles de la région des Grands Lacs.

Face à cette situation, la RDC n’a cessé de multiplier les appels à l’aide auprès de la communauté internationale. Dans les enceintes diplomatiques, Kinshasa réclame depuis plusieurs années des mesures plus fermes contre ceux qui, selon les autorités congolaises, contribuent à alimenter l’insécurité.

Pour le gouvernement congolais, le temps des simples condamnations semble révolu.

De la parole aux actes : le grand test pour la communauté internationale

C’est ici que le discours d’Antonio Guterres prend une dimension particulière.

Son appel remet indirectement sur la table une vieille interrogation congolaise : à quoi servent les alertes internationales si elles ne débouchent pas sur des décisions capables de changer la réalité sur le terrain ?

À Kinshasa, certains observateurs estiment que la multiplication des déclarations sans conséquences concrètes risque d’éroder progressivement la confiance envers les institutions multilatérales.

La question est donc désormais de savoir si les appels de l’ONU peuvent se transformer en mesures concrètes. Cela pourrait passer par des sanctions ciblées, un renforcement de la traçabilité des minerais, une lutte plus efficace contre les réseaux financiers des groupes armés ou encore une responsabilisation accrue des acteurs impliqués dans les circuits commerciaux illicites.

Mais le défi est immense. Le commerce des minerais dépasse largement les frontières de la RDC. Il implique des groupes armés, des réseaux criminels, des négociants, des entreprises et des chaînes internationales d’approvisionnement.

Et alors que le monde se lance dans une course effrénée aux minerais stratégiques nécessaires aux technologies numériques et à la transition énergétique, les richesses congolaises attirent plus que jamais les convoitises.

La RDC se retrouve ainsi au centre d’un paradoxe : ses minerais sont indispensables à l’économie mondiale de demain, mais leur exploitation peut aussi contribuer à financer les conflits d’aujourd’hui.

Le plaidoyer d’Antonio Guterres vient donc raviver un débat que Kinshasa porte depuis longtemps. Mais pour les autorités congolaises, l’heure n’est plus aux promesses.

Car derrière les discours prononcés dans les grandes salles de New York, une question continue de hanter la RDC : quand ses richesses naturelles cesseront-elles d’être le carburant des conflits pour devenir enfin le moteur de son développement ?

Enseignement Supérieur et Universitaire : La cérémonie officielle de clôture de l’année académique 2025-2026 reportée au 8 août 2026

La cérémonie officielle de clôture de l’année académique 2025-2026 est reportée au samedi 8 août 2026. La décision a été annoncée par le ministère de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations (ESURSI). La rencontre nationale se tiendra à l’Université de Kinshasa et sera présidée par la ministre de tutelle.

D’après une note circulaire, la ministre Marie-Thérèse Sombo Ayanne Safi Mukuna justifie ce réaménagement du calendrier par une contrainte gouvernementale. Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a convoqué un Conseil des ministres le 31 juillet 2026, date initialement prévue pour la clôture.

De ce fait, le ministère a préféré décaler pour permettre la présence des autorités sectorielles et garantir l’éclat de l’événement. Bien plus, ce report montre la volonté de donner à la clôture une portée nationale et institutionnelle.

Si l’activité se tiendra à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), elle réunira en même temps les Présidents des Conférences des Chefs d’Établissements, les Chefs d’Établissements publics et privés, ainsi que les membres des Comités de Gestion. Bilan de l’année, perspectives et remise de distinctions seront au menu du jour.

Seule la cérémonie officielle nationale est concernée par le report. Toutefois, les universités et instituts supérieurs qui avaient déjà fixé leur clôture au 31 juillet 2026 peuvent garder leurs dates. Ils sont invités à poursuivre leurs activités selon leur calendrier interne.

Par ailleurs, le ministère demande à tous les responsables du secteur de s’aligner. L’objectif est d’assurer une organisation harmonieuse et coordonnée, éviter les chevauchements et présenter un front uni à la fin de l’année académique.

RDC-Rwanda: Guillaume Ngefa conduit Kinshasa à La Haye pour une bataille judiciaire

C’est une étape judiciaire décisive qui s’est ouverte ce lundi 20 juillet à La Haye. Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux de la République démocratique du Congo, Guillaume Ngefa, a conduit la délégation congolaise à une réunion procédurale devant la Cour internationale de Justice (CIJ), dans le cadre du différend historique opposant Kinshasa à Kigali. Une requête introductive d’instance déposée le 26 juin dernier accuse le Rwanda de violations graves du droit international, ouvrant un front judiciaire inédit face à l’agression rwandaise dans l’Est du pays.

L’atmosphère était solennelle au siège de la Cour internationale de Justice, ce lundi. La délégation congolaise, menée par le ministre Guillaume Ngefa – également co-agent de la RDC auprès de la CIJ –, a pris place en présence du Président de la Cour et des membres du Greffe. Face à elle, la délégation rwandaise, conduite par son ministre de la Justice.

Une réunion exclusivement procédurale

Conformément au Règlement de la Cour, cette rencontre préliminaire a été consacrée exclusivement aux aspects procéduraux. Aucun débat sur le fond du différend n’a été engagé. Les échanges ont porté sur :

  • Le calendrier de dépôt des mémoires et des autres écritures des deux parties ;

  • Les modalités pratiques du déroulement de l’instance judiciaire ;

  • Les aspects organisationnels liés à la bonne administration de la justice.

« En ma qualité de ministre de la Justice et garde des Sceaux de la République démocratique du Congo, et de co-agent de la RDC auprès de la Cour internationale de Justice, j’ai conduit la délégation congolaise à la réunion des parties au différend introduit par la RDC contre le Rwanda », a déclaré Guillaume Ngefa.

Un front judiciaire pour briser l’impunité

La requête introductive d’instance, déposée le 26 juin 2026, constitue l’acte fondateur de cette offensive judiciaire. Par cette procédure, Kinshasa demande à la CIJ de constater la responsabilité internationale du Rwanda pour violations de plusieurs conventions internationales :

  • La Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (1948) ;

  • La Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (1965) ;

  • La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (1979) ;

  • La Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (1984).

Selon le gouvernement congolais, les forces armées rwandaises (APR/RDF) et les groupes armés soutenus, dirigés ou contrôlés par Kigali – dont l’AFDL, le RCD, le CNDP et le M23/AFC – auraient mené des opérations militaires illicites sur le territoire congolais, provoquant des pertes en vies humaines considérables, des déplacements massifs et des souffrances d’une ampleur exceptionnelle.

Un engagement présidentiel pour la justice internationale

Cette démarche s’inscrit dans la stratégie globale définie par le Président Félix Tshisekedi, qui a engagé le gouvernement à renforcer le front judiciaire international pour :

  • Obtenir réparation pour les préjudices subis par la RDC et ses populations ;

  • Poursuivre les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ;

  • Documenter systématiquement le pillage des ressources naturelles congolaises.

Prochaines étapes : Une ordonnance de la Cour

À l’issue de cette réunion, la Cour internationale de Justice rendra une ordonnance fixant les prochaines échéances procédurales et le calendrier judiciaire. La RDC, par la voix de son ministre de la Justice, a réaffirmé sa détermination à défendre ses droits devant la plus haute juridiction des Nations unies.

« Le gouvernement de la République démocratique du Congo demeure pleinement engagé dans la défense de ses droits », a martelé Guillaume Ngefa.

La bataille judiciaire est engagée. Elle s’annonce longue, technique, mais porteuse d’espoir pour des millions de Congolais de l’Est qui attendent justice. À La Haye, comme à Kinshasa, on retient son souffle. Le droit, une fois de plus, pourrait offrir ce que la diplomatie n’a pas encore réussi à obtenir : la reconnaissance des crimes et la réparation des préjudices.

RDC : António Guterres nomme Damien Mama au poste de son Représentant spécial adjoint, Chef adjoint de la Monusco, coordonnateur résident et humanitaire par intérim

Le Secrétaire Général des Nations Unies, António Guterres, a nommé, mardi 21 juillet 2026, Damien Mama, au poste de son Représentant spécial adjoint, Chef adjoint de la Monusco, Coordonnateur résident et humanitaire par intérim en République démocratique du Congo. Cette nomination intervient dans un contexte tendu pour le pays, en proie à une crise sécuritaire majeure dans l’Est et à des besoins humanitaires en forte hausse.

Le nouveau Chef adjoint de la Monusco totalise plus de 25 années d’expérience au sein du système des Nations Unies. Damien Mama a servi au Burundi, au Togo, au Mali, au Soudan du Sud, en Sierra Leone et au Kosovo, dans des contextes de post-conflit et de transition. Ce parcours multi-pays lui donne une lecture fine des crises complexes. Il a appris à travailler avec les Gouvernements, les ONG et les communautés locales sous pression. Depuis mars 2023, il occupait déjà le poste de Représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en RDC.

L’agression rwandaise dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu a provoqué des déplacements massifs, des violations des droits humains et une détérioration de l’accès à l’aide. Plus de 6,9 millions de personnes sont déplacées internes selon l’ONU. En plaçant Damien Mama à ce poste, António Guterres envoie un signal fort. Il s’agit de renforcer la coordination entre action politique, paix et aide d’urgence à un moment où la population congolaise a besoin de réponses concrètes.

Avec cette nomination, Damien Mama cumule trois fonctions clés. Il sera à la fois Représentant spécial adjoint, Chef adjoint de la Monusco, Coordonnateur résident et Coordonnateur humanitaire par intérim. C’est précisément cette combinaison qui est attendue. La RDC a besoin de lier le court terme et le long terme.

D’un côté, il sera appelé à répondre à l’urgence, notamment l’eau, les abris, la santé pour les déplacés de Goma et Bukavu. De l’autre, il devra relancer le développement et la stabilisation dans cette contrée de la RDC. Son expérience au PNUD sera déterminante pour faire le pont entre l’aide humanitaire et les projets de résilience qui doivent permettre aux communautés de tenir malgré la guerre.

Au-delà des titres, l’enjeu est humain. Dans l’Est, des millions de congolais vivent dans des camps de déplacés, avec un accès limité à la nourriture et aux soins. L’insécurité, causée par le Rwanda voisin, freine l’agriculture, les écoles ferment et la pauvreté s’aggrave.

La mission de Damien Mama sera tout aussi de mobiliser plus de financements, de plaider pour l’accès humanitaire et de coordonner l’action de l’ONU sur le terrain. Sa connaissance de la RDC et son réseau au sein du système onusien sont des atouts majeurs. Pour Kinshasa et pour les populations, cette nomination est perçue comme un moyen d’accélérer la réponse et de remettre la protection des civils au centre des priorités.

New York : Thérèse Kayikwamba et Mike Waltz réaffirment le partenariat RDC–États-Unis

La ministre d’État aux Affaires Étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a été reçue à New York, lundi 20 juillet 2026, par l’Ambassadeur Mike Waltz, Représentant des États-Unis auprès des Nations Unies. L’entretien a permis de réaffirmer l’excellence des relations bilatérales tout en braquant les projecteurs sur la riposte contre Ebola et la recherche de la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo.

La cheffe de la diplomatie congolaise a pour la circonstance salué la rapidité de la réponse américaine à l’épidémie d’Ebola. Elle a souligné l’importance de l’appui financier, technique et humain fourni par Washington. Pour la RDC, maintenir un canal de dialogue régulier avec les USA est indispensable pour adapter les mesures sanitaires à l’évolution du terrain.

Sur le plan sécuritaire, la ministre de tutelle a relevé un décalage entre les progrès diplomatiques et la réalité vécue par les populations. Contre toute attente, les populations de l’Est du Congo continuent de subir des violences malgré les annonces et les accords.

Renforcer la coordination pour des résultats visibles

Les États-Unis et la RDC ont convenu de poursuivre les efforts diplomatiques pour transformer les déclarations en actions tangibles sur le terrain humanitaire et sécuritaire. Pour la ministre congolaise des Affaires Étrangères, il ne s’agit plus seulement de signer des accords, mais de mesurer leur impact sur la vie des congolais. Dans ce contexte, Kinshasa fait de la souveraineté nationale la boussole, mais sans fermer la porte à des partenariats utiles.

Le partenariat RDC-USA : vers un modèle « gagnant-gagnant »

L’entretien a aussi mis en lumière la qualité du partenariat bilatéral entre Kinshasa et Washington. Les deux diplomates ont réaffirmé leur volonté de travailler ensemble dans un esprit de respect mutuel.

Au-delà de l’aide d’urgence, les USA s’imposent comme un partenaire clé pour la stabilisation et le développement en RDC. Cette relation s’appuie sur des intérêts convergents, notamment la paix, la santé et les opportunités économiques. Le message est clair, les États-Unis veulent accompagner la RDC, mais en s’alignant sur ses priorités nationales.

À l’issue de la rencontre, Kinshasa et Washington ont réitéré leur engagement à maintenir des consultations étroites. Pour la RDC, l’enjeu est de capitaliser sur ce soutien américain pour accélérer la riposte sanitaire et faire pression pour un retour effectif de la paix dans l’Est de son pays. Pour les USA, il s’agit de démontrer que leur implication diplomatique peut produire des changements concrets.

Washington, premier bailleur de la riposte contre Ebola en RDC

Les États-Unis figurent au premier rang des contributeurs à la lutte contre l’épidémie d’Ebola en RDC. Face à la souche « Bundibugyo » qui circule actuellement, Washington a activé plusieurs volets de financement. L’agence de santé publique des États-Unis, les CDC ont débloqué 107 millions de dollars de fonds d’urgence pour renforcer la surveillance, les laboratoires et l’appui au ministère de la Santé congolais. Au total, le Département d’État américain a déjà engagé plus de 200 millions de dollars en aide directe, et a annoncé un apport supplémentaire de 50 millions pour accélérer le développement de contre-mesures médicales. Cet effort massif vise à éviter un scénario similaire à celui de 2014-2016.

En effet, les CDC avaient prévenu que sans interventions fortes, l’épidémie actuelle pourrait devenir la plus grave de l’histoire. Les équipes américaines sont déployées sur le terrain, avec plus de 100 agents qui travaillent aussi sur l’acceptation communautaire et le dépistage aux frontières.

Les USA impliqués pour désamorcer la crise dans l’Est

Depuis 2025, Washington a pris le leadership diplomatique sur la crise dans l’Est de la RDC. Les États-Unis ont parrainé les « Accords de Washington pour la Paix et la Prospérité », signés le 27 juin 2025 puis réaffirmés le 4 décembre 2025 par le Président de la RDC, Félix Tshisekedi, et son homologue du Rwanda, Paul Kagame. L’objectif est de restaurer la paix et d’attirer des investissements dans une région riche en cobalt, cuivre et tantale.

Le 24 juin 2026, lors de la 6e réunion du Comité de Supervision Conjoint à Londres, les USA, la RDC, le Rwanda, le Qatar, l’UA et le Togo ont exprimé une vive préoccupation face à l’escalade des combats et à la situation humanitaire. Le 25 juin dernier, le Trésor américain a visé des réseaux de trafic de minerais qui financent le M23 soutenu par le Rwanda. La stratégie américaine est double. Diplomatie pour un cessez-le-feu, et pression économique pour couper les circuits qui alimentent la guerre.

Ebola Bundibugyo : Deux essais cliniques prometteurs en cours en Ituri pour vaincre la souche sans vaccin

Un nouvel espoir naît en Ituri, au cœur de la 17ᵉ épidémie d’Ebola. La souche Bundibugyo continue de provoquer des décès. Pourtant, aucun vaccin ni traitement spécifique homologué ne permet encore de la combattre. Face à cette situation, les équipes de la riposte ont lancé deux essais cliniques à Bunia depuis le 2 juillet. L’INRB, l’OMS et Africa CDC soutiennent cette initiative. Leur objectif est clair : trouver enfin des solutions thérapeutiques contre cette souche du virus.

À Bunia, les équipes de la coordination provinciale de la riposte restent mobilisées. Ce mercredi 22 juillet, le coordonnateur Jean-Pierre Akili Mali suit l’évolution des essais cliniques Partner et Ebopep. Ces deux études poursuivent un même objectif. Elles veulent améliorer la prise en charge de la souche Bundibugyo.

Partner : une molécule pour traiter les malades

Le premier essai, baptisé Partner, cible les personnes déjà infectées. Les chercheurs veulent démontrer l’efficacité d’une molécule antivirale expérimentale. Celle-ci pourrait réduire les complications et limiter les décès liés à Ebola Bundibugyo.

« L’essai clinique Partner veut montrer l’efficacité d’une molécule qui peut traiter efficacement la maladie », explique Jean-Pierre Akili Mali.

Ainsi, cette recherche pourrait offrir une nouvelle option aux médecins. Aujourd’hui, ils disposent essentiellement de soins de support.

Ebopep : protéger les contacts à haut risque

Le second essai, Ebopep, poursuit un autre objectif. Il cible les personnes contacts à haut risque.

Ce protocole prévoit l’administration de médicaments aux personnes exposées à un cas confirmé. L’objectif consiste à empêcher le développement de la maladie.

« Ebopep utilise des médicaments permettant de protéger les personnes qui étaient en contact avec le malade, notamment les contacts à haut risque, afin qu’ils ne développent pas la maladie. De cette manière, nous réduisons l’incidence de la maladie parmi les contacts à haut risque », précise le coordonnateur.

Une méthodologie rigoureuse pour des résultats fiables

Les chercheurs appliquent un protocole scientifique strict pour ces essais. Chaque étude respecte une taille d’échantillon précise. De plus, les équipes sélectionnent les participants selon des critères rigoureux.

Par ailleurs, le recrutement se poursuit conformément au calendrier prévu. Cette démarche doit garantir la fiabilité des résultats.

« Les deux études respectent une méthodologie scientifique rigoureuse. Il faut poursuivre le recrutement des participants comme prévu afin d’obtenir des résultats fiables, permettant la validation de ces médicaments et leur utilisation éventuelle lors de prochaines épidémies », souligne Jean-Pierre Akili Mali.

Pourquoi ces essais sont-ils cruciaux ?

La souche Ebola Zaïre bénéficie déjà de vaccins et de traitements validés. En revanche, la souche Bundibugyo ne dispose toujours d’aucun vaccin ni traitement homologué.

C’est pourquoi les autorités sanitaires congolaises, l’INRB, l’OMS et Africa CDC ont lancé ces essais cliniques. Les chercheurs espèrent enrichir l’arsenal thérapeutique contre Ebola. Ils veulent également améliorer les stratégies de prévention lors des prochaines épidémies.

Une lueur d’espoir pour l’Ituri et le monde

L’épidémie continue de progresser. Toutefois, ces essais représentent une véritable source d’espoir. Ils pourraient offrir de nouvelles solutions aux populations de l’Ituri et aux autres régions confrontées à cette souche.

Le recrutement des volontaires continue. Parallèlement, les équipes poursuivent leurs recherches. Enfin, chaque nouveau participant rapproche un peu plus les chercheurs de leur objectif. À Bunia, la science progresse chaque jour avec l’ambition de vaincre un jour la souche Bundibugyo.