Ebola en RDC : 6 041 cas confirmés, la riposte se stabilise avec 82,4% de suivi des contacts

Au 29 août 2026, la République Démocratique du Congo compte au total 6 041 cas confirmés d’Ebola, répartis dans 6 provinces et 60 zones de santé touchées, sans aucune nouvelle zone affectée au cours des dernières 24 heures. C’est ce que révèle le point de situation de l’Institut National de Santé Publique (INSP), dans son bulletin publié ce lundi 31 août 2026.

Sur ce cumul, 1 366 patients sont déclarés guéris. 619 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés. Le nombre cumulé de décès parmi les cas confirmés s’élève à 2 911, soit un taux de létalité global de 48,2%.

L’indicateur le plus encourageant reste le taux de suivi des contacts qui atteint 82,4% à l’échelle nationale, signe d’une surveillance qui se maintient à un niveau soutenu.

6 provinces touchées, foyer toujours actif à l’Est

La cartographie épidémiologique confirme la concentration de l’épidémie dans l’Est du pays.

L’Ituri, épicentre de la maladie, compte 28 zones sur 36 touchées, dont Aru, Aungba, Bambu, Bunia, Drodo, Gety, Komanda, Lita, Logo, Mambasa, Mangala, Mongwalu, Nynankunde, Rimba, Rwampara, Tchomia, Kambala, Hoho, Aba, Faradje, Mandima, Lolwa, Boga, Arowari, Mahagi et Adja.

Pour sa part, la province du Nord-Kivu compte 15 zones touchées sur 34, notamment Beni, Biena, Butembo, Goma, Karisimbi, Kayna, Kibirizi, Lubero, Mabalako, Masereka, Musienene, Vuhovi, Mutwanga et Manguredjipa.

La province du Haut-Uélé totalise 6 zones sur 13 touchées, parmi lesquelles Boma Mangbetu, Gombari, Isiro, Pawa, Rungu et Wamba.

Quant à la province de la Tshopo, celle-ci compte 7 zones sur 23 touchées, à savoir Bafwasende, Kabondo, Lubunga, Makiso-Kisangani, Mangobo, Wania-Rukula et Yakusu.

3 zones sur 11 sont affectées au Bas-Uélé, dont Buta, Viedana et Ganga.

Enfin, la province du Sud-Kivu n’a qu’une zone touchée sur les 34. Il s’agit de Miti-Murhesa, qui totalise 90 jours sans nouveau cas confirmé.

Surveillance et prévention renforcées

Selon l’INSP, les équipes maintiennent une investigation systématique des cas suspects, le transfert des patients vers les structures de prise en charge et la poursuite des activités de laboratoire.

Par ailleurs, les interventions restent renforcées en Ituri, au Nord-Kivu et dans le Haut-Uélé, avec la poursuite de la décontamination, de la sensibilisation communautaire, du soutien psychosocial et de l’appui logistique afin d’interrompre les chaînes de transmission.

Rentrée scolaire 2026-2027 : Raïssa Malu lance 78 cantines scolaires pilotes pour retenir les élèves à l’école

La ministre d’État, ministre de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, annonce le lancement, dès ce mardi 1er septembre 2026, de 78 cantines scolaires pilotes à travers la République Démocratique du Congo, soit trois par province.

Dans son message officiel publié ce lundi 31 août, Raïssa Malu fait de cette mesure le symbole de sa politique pour l’amélioration des conditions d’apprentissage et la lutte contre l’abandon scolaire.

« Nous lançons également 78 cantines scolaires pilotes, soit trois par province, ainsi que les Clubs de veille citoyenne, pour améliorer les conditions d’apprentissage et faire vivre les valeurs de civisme, de patriotisme et de respect du bien commun », a déclaré la ministre de tutelle.

Une rentrée sous le
signe de la résilience et de la cantine scolaire

Pour Raïssa Malu, ces cantines pilotes répondent à un enjeu concret, à savoir maintenir les enfants à l’école toute la journée, particulièrement dans les provinces où la précarité alimentaire est une cause majeure de déperdition scolaire. Le dispositif sera couplé aux Clubs de veille citoyenne pour inculquer le civisme.

Cette année, ce sont des millions d’élèves qui reprennent le chemin de l’école, dans un contexte national que la ministre qualifie d’« exigeant ». Elle a eu une pensée particulière pour les élèves, enseignants et familles confrontés à l’insécurité et aux conflits dans l’Est du pays.

« Leur droit à l’éducation doit rester pleinement garanti », a-t-elle souligné.

Le message de Raïssa Malu aux parents et aux gestionnaires

S’adressant directement aux parents, la ministre d’État les a appelés à veiller à la reprise des enfants dès le premier jour et à accompagner leur travail scolaire.

Elle a dans la foulée lancé un avertissement ferme aux responsables scolaires.

« J’appelle les responsables scolaires au strict respect des dispositions en vigueur afin qu’aucune pratique irrégulière ne prive un enfant de son droit à l’éducation », a-t-elle insisté. Une allusion claire à la gratuité de l’enseignement primaire, pilier du Gouvernement.

Aux membres de la communauté éducative dans les zones touchées par Ebola, Raïssa Malu annonce des mesures sanitaires renforcées et un dispositif léger d’enseignement à distance prêt à être activé si la situation l’exige.

Bien plus, la ministre a exprimé sa reconnaissance aux enseignants pour leur engagement quotidien, tout en rappelant les chantiers en cours sur la régularité de la paie, la retraite et la protection sociale.

Aux élèves, elle a demandé assiduité, discipline et persévérance. D’où son appel vis-à-vis des élèves, afin qu’ils travaillent avec sérieux, croient en leurs capacités et qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes.

« Dans un pays qui aspire à la paix et à la cohésion, l’école doit continuer à former des citoyens responsables, fidèles à la République, attachés au bien commun et respectueux des autres », a-t-elle conclu.

La rentrée scolaire 2026-2027 sera lancée un mardi. Une première pour la République Démocratique du Congo.

Kinshasa : le bouclage des véhicules reporté au 15 octobre, ce qui change pour les conducteurs

À la veille du lancement d’une vaste opération de contrôle routier, les autorités provinciales de Kinshasa ont finalement choisi d’appuyer sur le frein. Les opérations de bouclage destinées à vérifier les certificats et vignettes de conformité technique des véhicules, attendues ce lundi 31 août 2026, n’auront finalement pas lieu avant le 15 octobre prochain.

Annoncée dimanche par le ministère provincial des Transports et Mobilité urbaine, cette décision intervient à quelques heures de la rentrée scolaire et vise à éviter que les contrôles ne viennent aggraver les difficultés de circulation dans une capitale où des milliers d’élèves, de parents et de travailleurs reprendront simultanément le chemin des écoles et des bureaux.

Un délai supplémentaire avant le contrôle généralisé

Dans son communiqué, le ministère explique que ce report doit permettre aux conducteurs et propriétaires de véhicules de régulariser leur situation avant le début des contrôles.

« Les opérations de bouclage destinées au contrôle des certificats et vignettes de conformité technique, initialement prévues le 31 août 2026, sont reportées au 15 octobre 2026 », précise le ministère.

Au-delà de l’objectif de préserver une rentrée scolaire apaisée, les autorités souhaitent offrir un délai supplémentaire aux automobilistes afin qu’ils puissent effectuer les démarches exigées par la réglementation en matière de contrôle technique.

Un calendrier déjà repoussé à plusieurs reprises

Ce nouveau report s’inscrit dans une série de réaménagements décidés ces derniers mois.

En juillet, la Régie des Fourrières et de Contrôle Technique des Véhicules de Kinshasa (RFCK) avait accordé aux usagers un premier délai jusqu’au 8 août pour se mettre en conformité, avant d’annoncer un bouclage général à partir du 10 août.

Face aux contraintes rencontrées sur le terrain, l’échéance avait ensuite été repoussée au 31 août. Désormais, les contrôles ne débuteront qu’à partir du 15 octobre, laissant ainsi plus de six semaines supplémentaires aux propriétaires de véhicules pour accomplir les formalités requises.

Quels véhicules sont concernés ?

L’opération concerne plusieurs catégories de véhicules circulant à Kinshasa :

  • les motos ;

  • les voitures particulières ;

  • les camionnettes ;

  • les camions de moins de 20 tonnes.

Conformément à la réglementation en vigueur, ces véhicules doivent passer un contrôle technique tous les six mois, soit deux fois par an.

Le directeur général de la RFCK, Kasinzi Mafolo Joseph, avait d’ailleurs appelé les usagers à ne pas attendre les derniers jours pour obtenir leur certificat et leur vignette de conformité, rappelant que les véhicules en infraction s’exposeront aux sanctions prévues par les textes une fois les opérations lancées.

Un objectif affiché : sécuriser les routes de Kinshasa

Pour le gouvernement provincial, ce report ne remet pas en cause l’objectif poursuivi par cette campagne. Les autorités présentent le bouclage comme une étape importante de leur stratégie visant à renforcer la sécurité routière, assainir le parc automobile de Kinshasa et moderniser le secteur des transports.

À partir du 15 octobre, les contrôles devraient donc reprendre avec l’ambition de faire respecter les obligations techniques imposées aux conducteurs, tout en contribuant à réduire les risques liés à la circulation des véhicules non conformes dans la capitale congolaise.

Incident entre les marines de la RDC et du Congo : Guy Kabombo ouvre une enquête et pose un geste d’apaisement

Un incident survenu dans les eaux de l’îlot congolais de Makoloko, entre Makotimpoko et Yumbi, a provoqué une réaction rapide des autorités de la République démocratique du Congo. Face à cet épisode impliquant des éléments de la Marine des FARDC et de la marine de la République du Congo, le vice-Premier ministre chargé de la Défense, Guy Kabombo Muadiamvita, a ordonné l’ouverture immédiate d’une enquête tout en multipliant les gestes destinés à préserver les relations entre Kinshasa et Brazzaville.

Cette double démarche intervient après des échanges diplomatiques engagés entre les deux États afin d’éviter toute escalade autour de cet incident.

Une enquête pour établir les responsabilités

Le ministre de la Défense veut faire toute la lumière sur les faits.

L’enquête devra déterminer les circonstances exactes de l’incident et identifier les éventuelles responsabilités des personnes impliquées.

Tout en qualifiant cet épisode de « regrettable », Guy Kabombo a rappelé que la République démocratique du Congo et la République du Congo entretiennent des relations de bon voisinage ainsi qu’une coopération militaire que les autorités souhaitent préserver.

Un geste d’apaisement vers Brazzaville

Au-delà des décisions administratives, le vice-Premier ministre a posé un geste symbolique destiné à apaiser les tensions.

Il a personnellement accompagné deux militaires brazzavillois jusqu’au Beach Ngobila, d’où ils ont embarqué pour regagner la République du Congo.

À ses côtés se trouvaient le chef d’état-major général des FARDC, le lieutenant-général Jules Banza Muilambwe, ainsi que le commandant de la Première zone de défense, le général-major Chico Tshitambwe.

Préserver la coopération entre les deux marines

Les autorités congolaises attendent désormais les conclusions de l’enquête, qui devront permettre de clarifier le déroulement des faits survenus à Makoloko.

Au-delà de l’établissement des responsabilités, Kinshasa souhaite tirer les enseignements de cet épisode afin de renforcer les mécanismes de coordination entre les deux forces navales et de prévenir la répétition d’incidents similaires dans cette zone frontalière où les deux pays entretiennent une coopération sécuritaire régulière.

Mbuji-Mayi : Tshisekedi assiste à la dédicace de l’église Notre-Dame-de-l’Espérance et reçoit les doléances du Grand Kasaï

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, et la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, ont pris part, dimanche 30 août 2026, à la messe de dédicace de l’église Notre-Dame-de-l’Espérance à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental.

L’événement marque l’aboutissement d’un projet pastoral de 40 ans, porté par l’abbé Blaise Kanda. Le complexe, d’une capacité de 1 300 places assises, est appelé à devenir un pôle majeur pour l’encadrement religieux et éducatif de la jeunesse de la région.

Pour l’abbé Blaise Kanda, initiateur du projet, cette dédicace est un moment historique et le fruit d’un long parcours de persévérance de la communauté paroissiale. Au-delà du lieu de culte, le site intègre des infrastructures socio-éducatives destinées à renforcer l’action de l’Église catholique dans le développement local.

Cette inauguration illustre la vitalité de l’Église dans le Grand Kasaï, une région dominée par les catholiques et où les infrastructures religieuses jouent un rôle social de premier plan.

Énergie, MIBA et routes : les doléances du diocèse au Chef de l’État

La cérémonie a pris une tournure plus socio-politique lors de l’intervention de Mgr Bernard Emmanuel Kasanda. L’évêque du diocèse de Mbuji-Mayi a présenté au Chef de l’État le cahier de charges de la population.

Trois urgences ont été mises sur la table, notamment l’accès à l’électricité avec la mise en service effective de la centrale hydroélectrique de Tubi Tubidi II d’une capacité de 39 MW, la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), longtemps poumon économique de la ville, et la relance d’une cimenterie locale pour accompagner les chantiers.

Le prélat a également plaidé pour l’accélération des travaux de voirie, notamment sur la Route Nationale numéro 1 et le réseau urbain.

Ces différentes préoccupations seront au centre des débats de la Conférence sur le développement du Grand Kasaï, annoncée à Mbuji-Mayi du 5 au 7 octobre 2026. Ce forum va réunir le Gouvernement, les partenaires techniques et le secteur privé pour trouver des solutions durables au désenclavement de l’espace kasaïen.

Arrivé à Mbuji-Mayi depuis samedi 29 août, Félix Tshisekedi effectue là son sixième déplacement dans la ville diamantifère depuis son accession au pouvoir. Il a été accueilli par une foule immense venue lui témoigner son soutien indéfectible.

Cette itinérance est consacrée à l’évaluation des grands chantiers en cours, dont la modernisation de l’aéroport de Bipemba, la réhabilitation de la RN1 axe Mbuji-Mayi – Kananga, et la rénovation de la voirie urbaine, des projets jugés stratégiques pour reconnecter le Kasaï-Oriental au reste du pays.

RDC : L’opposition dit « non » aux consultations de Tshisekedi et maintient sa marche du 15 septembre

La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) oppose un refus catégorique aux consultations populaires annoncées par le Président de la République, Félix Tshisekedi. Dans un communiqué publié vendredi 28 août 2026 à Kinshasa, l’opposition dénonce une manoeuvre pour contourner le dialogue national inclusif et préparer un changement de Constitution.

Le regroupement politique, qui réunit les grandes figures de l’opposition, appelle en effet le peuple congolais à une marche nationale le 15 septembre 2026 contre tout projet de révision constitutionnelle.

Des consultations qui détournent des vraies urgences

Pour Fayulu, Sesanga, Kabund, Katumbi et Matata, ces nouvelles consultations ne répondent ni à l’urgence de la guerre dans l’Est, ni à l’insécurité grandissante, ni aux crises sanitaires et à la détresse sociale.

« Le pays est détourné de ses véritables priorités au moment où les congolais subissent quotidiennement la dégradation de leurs conditions de vie », ont-ils protesté.

La C64 dénonce un projet de troisième mandat

Derrière ces prétendus états généraux, la C64 accuse le régime en place de manoeuvrer pour la modification de la Loi fondamentale et ouvrir la voie à un troisième mandat de Félix Tshisekedi, au-delà de 2028.

Dans la foulée, l’opposition a dénoncé ce qu’il qualifie d’un « projet cynique de maintien au pouvoir au-delà des limites constitutionnelles », alors que le mandat en cours s’achèverait dans 754 jours. Un projet qui, selon elle, met en péril la stabilité, l’intégrité territoriale et mènerait à la balkanisation du pays.

Bien plus, Fayulu et ses compagnons dressent un bilan jugé négatif du pouvoir actuel, accusé d’être « incapable de résoudre les urgences présentes et de préparer les conditions de sa prolongation en exploitant la guerre dans l’Est comme fonds de commerce ».

« Le Congo n’appartient pas à Félix Tshisekedi et la République ne sera pas sacrifiée pour un troisième mandat », ont-ils insisté.

Par ailleurs, les opposants réaffirment leur appel du 15 septembre prochain, pour une manifestation qui se veut un rempart pour défendre la Constitution du 18 février 2006, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels.

Didier Budimbu lance un chantier de numérisation des sportifs avant les Championnats d’Afrique

À quelques jours des Championnats d’Afrique de karaté en Algérie, le Gouvernement congolais entend conjuguer préparation sportive et réforme structurelle. Reçu vendredi 28 août 2026 par le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, le nouveau président de la Fédération congolaise de karaté-do (FEKACO), Claude Tshisekedi, a placé au cœur des échanges les besoins immédiats de la sélection nationale, mais aussi les chantiers de modernisation de la discipline.

Au-delà de l’accompagnement sollicité pour les prochaines échéances continentales, la rencontre a débouché sur l’annonce d’une initiative plus large : la mise en place prochaine d’un système national d’identification numérique des sportifs congolais.

Cette mesure marque une nouvelle étape dans la volonté des autorités de renforcer la gouvernance des fédérations sportives et de disposer de données fiables sur les effectifs évoluant dans les différentes disciplines.

Les Léopards karaté en quête d’un meilleur accompagnement

La participation de la sélection congolaise aux Championnats d’Afrique, prévus prochainement en Algérie, figurait parmi les priorités de cette séance de travail.

Claude Tshisekedi a plaidé pour un appui gouvernemental destiné à améliorer les conditions de préparation des athlètes et à garantir leur déplacement vers cette compétition continentale.

Pour la FEKACO, ces échéances représentent une opportunité importante pour renforcer la visibilité du karaté congolais sur la scène africaine.

Une identification numérique pour mieux gérer les fédérations

L’annonce la plus structurante concerne toutefois la future opération nationale d’identification des sportifs.

Selon Didier Budimbu, cette campagne sera déployée dans le cadre du partenariat conclu entre le Gouvernement congolais et la société Toppan, spécialisée dans les solutions de numérisation et de gestion des identités.

L’objectif est d’établir un recensement fiable des athlètes évoluant dans plusieurs disciplines afin de permettre un meilleur suivi des sportifs, une planification plus efficace des compétitions et une gestion plus performante des fédérations.

Pour le président de la FEKACO, disposer d’une base de données nationale constitue également un outil essentiel pour identifier les pratiquants répartis sur l’ensemble du territoire et mieux organiser le développement du karaté.

Miser sur l’école pour préparer la relève

Les discussions ont également porté sur l’avenir de la discipline au-delà des compétitions internationales.

Claude Tshisekedi a insisté sur le rôle de l’éducation physique et sportive dans la formation des jeunes, estimant que le milieu scolaire constitue un levier essentiel pour détecter et accompagner les futurs talents.

Cette approche s’inscrit dans une logique de développement à long terme, où la pratique sportive devient un outil de formation, de discipline et de renouvellement des élites sportives nationales.

Un nouveau président porté par un parcours historique

Récemment élu à la tête de la Fédération congolaise de karaté-do, Claude Tshisekedi apporte également une légitimité sportive à son nouveau mandat.

Il reste le premier athlète congolais à avoir participé à une phase finale de Coupe du monde de karaté en 1996, un parcours qui nourrit aujourd’hui son ambition de renforcer la structuration de la discipline.

À l’approche des Championnats d’Afrique, cette rencontre entre la FEKACO et le ministère des Sports traduit une double ambition : améliorer les performances immédiates des Léopards karaté tout en posant les bases d’une gouvernance sportive davantage fondée sur les données, la planification et la modernisation des fédérations.

Dialogue national : la C64 convoque une réunion d’urgence avec Lamuka et l’ADD Congo après le discours de Tshisekedi

L’opposition veut parler d’une seule voix. Au lendemain de l’adresse à la Nation de Félix-Antoine Tshisekedi consacrée au dialogue national, la Coalition de l’article 64 (C64) a convoqué une réunion d’urgence avec ses partenaires de Lamuka et de l’ADD Congo afin de définir une position commune face à l’initiative présidentielle.

L’annonce a été faite ce vendredi 28 août par Prince Epenge, qui affirme que cette série de consultations doit permettre à l’opposition de fixer une ligne claire avant toute prise de position officielle.

Une réunion décisive après l’appel au dialogue

Intervenant au lendemain du discours présidentiel, cette rencontre est présentée comme une étape stratégique pour les principales plateformes de l’opposition.

Selon Prince Epenge, plusieurs réunions sont également programmées au sein des partis et regroupements politiques afin d’harmoniser les positions avant une communication commune.

« Nous allons nous réunir aujourd’hui et nous allons fixer l’opinion », a-t-il déclaré.

Les discussions porteront notamment sur l’attitude à adopter face au processus de dialogue annoncé par le chef de l’État et sur la possibilité de dégager une position commune entre les différentes composantes de l’opposition.

« Personne ne va trahir le peuple »

Dans l’attente de cette décision collective, Prince Epenge appelle les Congolais à rester mobilisés.

« Nous appelons le peuple à rester vigilant, à rester debout, à rester mobilisé. Personne ne va trahir le peuple », a-t-il assuré.

L’opposant affirme que les décisions qui seront arrêtées tiendront compte, selon lui, des attentes de la population et des objectifs que ces plateformes disent poursuivre pour le pays.

Une mise en garde adressée au pouvoir

Si aucune position définitive n’a encore été arrêtée, Prince Epenge exclut déjà tout soutien automatique au processus lancé par Félix Tshisekedi.

« Ce qui est sûr, c’est que nous n’accompagnerons personne dans n’importe quelle entreprise périlleuse », a-t-il prévenu.

Cette réaction intervient alors que le président de la République a posé une ligne rouge lors de son adresse à la Nation : les groupes qui combattent encore les institutions par les armes ne pourront pas participer au dialogue national en tant que composantes politiques, renvoyant notamment l’AFC/M23 au processus distinct de Doha.

La position officielle de la C64, de Lamuka et de l’ADD Congo devrait être rendue publique à l’issue des consultations engagées ce vendredi, dans un contexte où le dialogue national s’impose désormais comme le nouveau terrain de confrontation politique entre le pouvoir et une partie de l’opposition.

Ebola : Roger Kamba lance la vaccination à Kisangani, la Tshopo passe à l’offensive avec le vaccin Everbo

Kisangani. Face à une épidémie qui continue de progresser, la riposte franchit une nouvelle étape. Le ministre de la Santé, Roger Kamba, a lancé ce vendredi 28 août la campagne de vaccination contre Ebola dans la province de la Tshopo. Les autorités y ont déjà confirmé 17 cas.

Dès l’ouverture de la campagne, les premiers bénéficiaires ont afflué vers le centre de vaccination. Les médecins, les infirmiers, les relais communautaires et les agents de la communication engagés dans la riposte ont reçu les premières doses. Ainsi, le gouvernement a accordé la priorité aux professionnels les plus exposés au virus.

Les soignants en première ligne face au virus

Devant les équipes mobilisées, Roger Kamba a rendu hommage au personnel de santé. Il a rappelé le lourd tribut payé par les soignants depuis le début de cette 17ᵉ épidémie.

« Le virus challenge les prestataires des soins. Depuis le début, ils ont payé un lourd tribut », a déclaré le ministre, avant d’inviter l’assistance à applaudir les équipes engagées dans la riposte.

Ensuite, il s’est adressé directement aux professionnels de première ligne. Il a insisté sur l’importance de la vaccination, même pour ceux qui respectent déjà les protocoles de protection.

« Même avec toutes les précautions, une erreur peut toujours arriver. On voit malheureusement certaines personnes être contaminées alors qu’elles étaient bien protégées. J’exhorte tous les prestataires des soins à prendre ce vaccin », a-t-il lancé.

Trois zones de santé ciblées dans la Tshopo

Dans un premier temps, la campagne cible trois zones de santé de la Tshopo. Le ministère les considère comme prioritaires dans sa stratégie de riposte.

Par ailleurs, Roger Kamba a souligné les premiers résultats observés chez les personnes ayant reçu un traitement après un contact avec des malades.

« Les personnes qui ont reçu le traitement après des contacts avec les malades n’ont pas développé la maladie ici, dans la Tshopo », a-t-il affirmé.

Selon lui, les équipes doivent maintenir une forte mobilisation sur le terrain afin de freiner la propagation du virus.

Plus de 50 000 doses d’Everbo pour renforcer la riposte

Pour cette nouvelle phase de la lutte contre Ebola, la République démocratique du Congo mise sur le vaccin Everbo.

Roger Kamba a annoncé la réception de 50 000 doses destinées à alimenter la campagne. Ensuite, le ministère prévoit d’étendre progressivement la vaccination à d’autres provinces voisines de l’Ituri, selon le calendrier établi.

Cette offensive vaccinale intervient alors que la 17ᵉ épidémie d’Ebola a déjà touché plus de 5 000 personnes en seulement 100 jours. Elle figure désormais parmi les flambées les plus rapides jamais enregistrées dans le pays.

Désormais, les autorités veulent renforcer la protection des personnels de première ligne. Elles espèrent aussi contenir plus efficacement la progression du virus dans les zones les plus exposées.

« Pas de dialogue avec les armes » : Tshisekedi fixe une ligne rouge à l’AFC/M23

Le président Félix Tshisekedi a fixé une ligne rouge. Dans son adresse à la Nation consacrée au « dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État », le chef de l’État a exclu toute participation des groupes qui combattent encore la République, tout en laissant entrevoir une possibilité de réintégration pour les combattants prêts à rompre avec la violence.

Cette position clarifie la doctrine de Kinshasa à l’approche des futures concertations nationales : pas de place à la table du dialogue pour ceux qui portent encore les armes contre l’État, mais une ouverture individuelle pour ceux qui choisissent de quitter la rébellion.

Une ligne rouge contre les groupes armés

Au cœur de son intervention, Félix Tshisekedi a rappelé que le dialogue national ne saurait accueillir comme composantes politiques les acteurs engagés dans une lutte armée contre les institutions de la République.

« Ne pourront donc pas participer à ce dialogue en qualité de composantes politiques ceux qui, à l’ouverture du processus, combattent par les armes l’ordre constitutionnel », a déclaré le président.

Le chef de l’État a justifié cette exclusion en invoquant ce qu’il considère comme « la réprobation de la Nation » face aux groupes qui poursuivent la guerre contre la République, ses institutions et ses citoyens.

Dans cette logique, il a une nouvelle fois renvoyé la coalition AFC/M23 au processus de Doha, réaffirmant que ce cadre demeure celui consacré aux discussions avec cette rébellion, malgré les appels de certains acteurs de l’opposition à son intégration dans le dialogue national.

Une porte entrouverte pour ceux qui déposent les armes

Si le ton est ferme à l’égard des groupes armés, le président a toutefois introduit une nuance importante.

Il a annoncé qu’une voie de réintégration resterait ouverte aux combattants qui renonceraient, à titre individuel, à leur engagement armé.

Cette possibilité est toutefois assortie de conditions précises : un renoncement sincère et vérifiable à la violence ainsi qu’une condamnation sans équivoque de l’agression dont la RDC affirme être victime.

« Notre responsabilité sera de tenir ensemble deux exigences indissociables : ouvrir le chemin de la paix à celles et ceux qui renoncent sincèrement à la violence et garantir la justice à celles et ceux qui en ont été les victimes », a affirmé Félix Tshisekedi.

Le chef de l’État a également réaffirmé son refus d’effacer les crimes et les violences sexuelles commis dans l’Est du pays au nom d’un compromis politique.

L’AFC/M23 maintient son rejet du dialogue national

Cette position présidentielle intervient alors que la coalition AFC/M23, qui contrôle plusieurs territoires dans l’Est de la RDC, a déjà rejeté l’idée de participer au dialogue national annoncé par Kinshasa.

Au lendemain de cette annonce, Corneille Nangaa avait estimé que la crise congolaise ne pouvait être résolue par de nouveaux compromis politiques.

Selon lui, la solution résiderait plutôt dans une « refondation de l’État » que dans ce qu’il qualifie de « compromis hypocrites ».

Deux processus désormais distincts

Avec cette prise de position, Félix Tshisekedi trace désormais une frontière nette entre deux cadres de discussion.

D’un côté, le dialogue national, réservé aux acteurs qui respectent l’ordre constitutionnel. De l’autre, le processus de Doha, maintenu comme canal distinct pour traiter des questions liées à l’AFC/M23.

Ce double dispositif traduit la volonté affichée par Kinshasa de poursuivre les efforts en faveur de la paix sans remettre en cause le principe de responsabilité pour les crimes commis dans l’Est de la République démocratique du Congo.