La RDC compte environ 5,8 millions de déplacés internes, dont la majorité subit l’effet combiné de la guerre et des aléas climatiques

« La République démocratique du Congo compte aujourd’hui environ 5,8 millions de déplacés internes, dont la majorité subit l’effet combiné de la guerre et des aléas climatiques ». C’est par cette phrase que la ministre de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, a ouvert lundi 27 juillet 2026 l’atelier national sur les enjeux de la mobilité climatique, tenu à l’Hôtel Béatrice à Kinshasa.

Les travaux se déroulent du lundi 27 au mercredi 29 juillet 2026. L’initiative est portée conjointement par le ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC), l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) et la FAO.

Décideurs publics, partenaires techniques et financiers ainsi que les représentants de la société civile prennent part aux échanges. L’objectif est d’approfondir la compréhension des interactions entre migration, environnement et changement climatique, sur base de données probantes.

En effet, la ministre Marie Nyange Ndambo a rappelé qu’au cours des cinq dernières années, plusieurs provinces ont été touchées par des événements climatiques extrêmes. Le Tanganyika, le Sud-Kivu, la Tshopo, le Kasaï-Central et la ville de Kinshasa sont des zones qui ont enregistré des mouvements massifs de populations. Bien plus, elle a souligné que « les pressions migratoires qui s’en sont suivies n’ont pas laissé le Gouvernement de la République indifférent ». Elle a insisté sur la nécessité d’une approche multisectorielle et coordonnée pour y faire face.

La Déclaration de Kampala sur la Migration, l’Environnement et le Changement Climatique (KDMECC) couvre les travaux de cet atelier. Elle a été adoptée en 2022 sous l’égide de l’Union Africaine (UA). Lesdits travaux prennent également en compte les initiatives de la SADC sur la mobilité humaine liée au climat.

Les discussions, organisées en exposés et groupes, devraient alimenter l’alignement des engagements internationaux de la RDC en général, et en particulier la Contribution Déterminée au niveau National (la CDN 3.0), avec les cadres régionaux.

« La gestion de ces événements extrêmes représente certes des défis importants, mais également des opportunités en termes d’adaptation et d’alignement de nos stratégies de lutte contre le changement climatique », a martelé la ministre de tutelle.

En outre, Marie Nyange Ndambo a formulé le vœu que « les résultats de cet atelier permettent de définir une approche intégrée d’une stratégie d’adaptation et d’un cadre de gouvernance nationale qui prennent en compte la mobilité humaine ».

Par ailleurs, les participants sont ainsi appelés à formuler des recommandations concrètes durant trois jours pour renforcer la résilience des communautés affectées et améliorer la gouvernance des déplacements liés aux changements climatiques.

Cette rencontre marque une étape dans la volonté de la République démocratique du Congo de structurer une réponse nationale cohérente face aux défis croissants de la mobilité humaine induite par le changement climatique.

Référendum en RDC : la Cour constitutionnelle au cœur d’un bras de fer politique autour de Tshisekedi

Kinshasa, 28 juillet 2026. Tous les regards se tournent ce mardi vers la Cour constitutionnelle. Dans les couloirs de la Haute Cour, une question juridique prend des allures de véritable bataille politique : la loi portant modalités d’organisation du référendum en République démocratique du Congo respecte-t-elle la Constitution ?

Saisie par le président Félix-Antoine Tshisekedi, la Cour doit examiner la conformité du texte adopté successivement par l’Assemblée nationale et le Sénat. Une étape institutionnelle préalable à toute promulgation, mais dont la portée dépasse largement le cadre juridique.

Car derrière cette procédure se joue un débat qui divise profondément la classe politique congolaise. Pour l’opposition, cette loi pourrait ouvrir la voie à une réforme constitutionnelle susceptible de permettre au chef de l’État de prolonger son maintien au pouvoir. Dans le camp présidentiel, cette lecture est catégoriquement rejetée. La réforme, assure-t-on, viserait plutôt à améliorer le fonctionnement des institutions.

À la Cour constitutionnelle revient désormais la lourde responsabilité de trancher sur la conformité du texte à la Loi fondamentale.

Une loi sous haute tension politique

Le processus a pris une nouvelle dimension le 30 juin dernier.

À l’occasion de la commémoration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la RDC, Félix Tshisekedi avait annoncé avoir saisi la Cour constitutionnelle afin que celle-ci examine la conformité de la loi avant toute éventuelle promulgation.

Le chef de l’État s’était alors inscrit dans le cadre de l’article 160, alinéa 3, de la Constitution, qui prévoit le contrôle préalable de constitutionnalité de certaines lois avant leur promulgation.

Sans se prononcer sur le fond du texte, Félix Tshisekedi avait défendu la légitimité du processus institutionnel. Pour lui, le Parlement exerce simplement ses prérogatives constitutionnelles lorsqu’il « débat, délibère et légifère ».

Le président de la République avait également présenté sa démarche comme une manifestation de la « coopération interinstitutionnelle » et du respect de l’État de droit.

Mais dans l’opposition, la méfiance demeure.

La coalition C64 et plusieurs autres composantes de l’opposition contestent ouvertement cette initiative. Elles accusent le pouvoir de vouloir utiliser la réforme constitutionnelle comme un moyen détourné de permettre à Félix Tshisekedi de rester au pouvoir au-delà de la limite constitutionnelle de deux mandats présidentiels.

Une accusation que le camp présidentiel rejette fermement.

Selon les soutiens du chef de l’État, l’objectif de la réforme serait avant tout de revoir le fonctionnement des institutions et de renforcer leur efficacité, et non de permettre au président de prolonger son règne.

La décision de la Haute Cour très attendue

Dans ce climat de tension, la décision de la Cour constitutionnelle est particulièrement scrutée.

La Haute Cour devra se prononcer sur la conformité à la Constitution d’un texte qui, depuis son adoption par les deux chambres du Parlement, nourrit de nombreuses interrogations dans l’opinion publique.

Son examen intervient également alors que le pays traverse une période politique délicate.

L’opposition avait notamment appelé à une mobilisation à Kinshasa pour dénoncer, entre autres, la gouvernance du chef de l’État et réclamer sa démission.

Mais les lignes semblent désormais évoluer.

La coalition C64 et plusieurs autres forces de l’opposition ont décidé de suspendre leurs actions de terrain pour privilégier la voie du dialogue national annoncé dans les prochains jours.

La tenue de ce dialogue pourrait ainsi offrir un nouvel espace de discussion entre les différentes forces politiques et sociales du pays.

Pour l’heure, aucune date officielle n’a encore été communiquée. Mais l’annonce de cette initiative, intervenue après une rencontre entre Félix Tshisekedi et les responsables des principales confessions religieuses, continue de susciter des réactions favorables.

Entre référendum et dialogue national, la RDC à un tournant

L’examen de la loi sur le référendum intervient donc à un moment particulièrement sensible pour la République démocratique du Congo.

D’un côté, la Cour constitutionnelle doit se prononcer sur un texte dont la portée juridique pourrait avoir des conséquences importantes sur l’évolution institutionnelle du pays.

De l’autre, le dialogue national annoncé par le président de la République apparaît comme une tentative de renouer le fil du consensus dans une société profondément divisée.

Cette initiative est d’ailleurs saluée au-delà des frontières congolaises.

Après la Belgique, la France a également exprimé son soutien à cette démarche, présentée comme un moyen de renforcer la cohésion nationale dans un contexte marqué par la guerre d’agression à l’Est du pays et par plusieurs autres crises sociopolitiques.

Le calendrier politique congolais s’annonce donc particulièrement chargé.

Alors que les acteurs politiques attendent le verdict de la Cour constitutionnelle, une autre question demeure en suspens : la décision de la Haute Cour permettra-t-elle d’apaiser les tensions autour du projet de référendum ou risque-t-elle, au contraire, de raviver le bras de fer entre le pouvoir et l’opposition ?

Pour l’heure, une seule certitude se dégage : le dossier du référendum est désormais entre les mains de la justice constitutionnelle, mais son véritable enjeu se joue sur le terrain politique.

Ebola en RDC : Oxford lance un vaccin expérimental contre le variant Bundibugyo, un nouvel espoir face à l’épidémie

Dans les laboratoires, la course contre le virus Ebola s’accélère. Alors que la République démocratique du Congo affronte une nouvelle flambée liée à la souche Bundibugyo, les scientifiques viennent de franchir une étape majeure.

Un premier volontaire a reçu une dose du vaccin expérimental ChAdOx1 BDBV. Les chercheurs développent ce candidat spécifiquement contre la souche Bundibugyo du virus Ebola.

Cette première injection marque le début des essais cliniques sur l’être humain. Elle ouvre aussi un nouveau chapitre dans la lutte contre cette maladie.

Mais derrière cette injection se cache une autre histoire. Celle d’une course scientifique menée à une vitesse exceptionnelle.

En seulement huit semaines, les chercheurs ont fait passer ce candidat vaccin du stade de concept aux premiers essais cliniques. Dans le même temps, environ 620.000 doses ont déjà été fabriquées et stockées en prévision d’une éventuelle utilisation future.

Pour les scientifiques, l’enjeu reste désormais majeur. Ils doivent déterminer si cette prouesse pourra déboucher sur un outil capable de protéger les populations exposées au virus.

Huit semaines pour lancer les premiers essais

Le vaccin ChAdOx1 BDBV résulte d’une collaboration internationale. Le Groupe de recherche sur les vaccins d’Oxford, l’Institut des sciences des pandémies de l’Université d’Oxford et le Serum Institute of India participent notamment au programme.

Le candidat utilise une technologie vaccinale proche de celle du vaccin Oxford-AstraZeneca contre la Covid-19. Les chercheurs l’ont toutefois adaptée au virus Ebola de la souche Bundibugyo.

L’essai clinique de phase I, baptisé BD-Ebov, vise d’abord deux objectifs. Les chercheurs veulent évaluer la sécurité du vaccin et mesurer la réponse immunitaire qu’il provoque.

Au total, 50 adultes en bonne santé, âgés de 18 à 55 ans, doivent participer à cette première phase.

L’administration de la première dose constitue donc une étape importante. Elle ne permet toutefois pas encore de conclure à l’efficacité du vaccin.

Les participants devront rester sous surveillance pendant plusieurs mois. Les chercheurs suivront leur état de santé et analyseront les réponses immunitaires générées par le vaccin.

« Vacciner les premiers participants à une étude de phase I est toujours un moment important », a expliqué le Dr Peter Skydmore, responsable de l’étude BD-Ebov au sein du Groupe de recherche sur les vaccins d’Oxford.

La prudence reste donc de mise. Avant toute utilisation à grande échelle, les scientifiques devront démontrer que le vaccin présente un niveau de sécurité suffisant.

Ils devront aussi vérifier qu’il déclenche une réponse immunitaire satisfaisante.

620.000 doses déjà produites : la course contre la montre

Ce programme se distingue aussi par la rapidité de sa production. Le Serum Institute of India affirme avoir fabriqué le candidat ChAdOx1 BDBV en un temps record.

Environ 620.000 doses ont déjà été produites et stockées. Elles pourraient servir à une éventuelle utilisation future.

Parmi ces doses, 4.000 doses expérimentales ont rejoint le programme de l’essai clinique en cours.

Cette production anticipée pourrait jouer un rôle déterminant. Tout dépendra toutefois des résultats des essais. Les chercheurs devront d’abord démontrer que le vaccin reste sûr et suffisamment efficace.

Le Bundibugyo présente en effet une difficulté particulière. Les populations exposées ne disposent encore d’aucun vaccin homologué spécifiquement contre cette souche.

La situation diffère de celle de la souche Zaïre. Un vaccin homologué existe déjà contre cette dernière.

La CEPI, qui finance le programme, soutient un effort de recherche évalué à 8,6 millions de dollars. L’organisation veut ainsi accélérer le développement du vaccin et préparer les prochaines étapes.

L’objectif est simple : éviter d’attendre une nouvelle flambée avant de lancer la production des doses.

La RDC au cœur de l’urgence scientifique

L’urgence scientifique prend une dimension particulière en République démocratique du Congo.

La souche Bundibugyo provoque actuellement une nouvelle épidémie dans le pays. Face à la progression du virus, les scientifiques veulent agir plus rapidement que lors des précédentes flambées.

Le lancement de l’essai BD-Ebov n’apporte toutefois pas de réponse immédiate aux communautés touchées. Les chercheurs devront encore analyser les premiers résultats avant d’envisager une utilisation plus large.

Mais le programme vise déjà à préparer l’avenir.

Sous réserve des autorisations réglementaires nécessaires, d’autres études cliniques pourraient se dérouler avec des partenaires en Ouganda. Le pays a lui aussi déjà connu des épisodes liés à la souche Bundibugyo.

Si les premières étapes donnent des résultats concluants, la CEPI prévoit de travailler avec Oxford et le Serum Institute of India. Les partenaires pourraient alors soutenir des essais de phase avancée.

Ces nouvelles études devront fournir les données nécessaires à une éventuelle autorisation d’utilisation d’urgence ou à une homologation.

L’espoir d’une réponse plus rapide aux prochaines épidémies

Pour Richard Hatchett, directeur général de la CEPI, l’urgence grandit alors que l’épidémie en RDC continue de progresser.

Le développement accéléré du ChAdOx1 BDBV représente donc bien plus qu’une avancée de laboratoire.

Il illustre une nouvelle stratégie face aux épidémies. Les chercheurs veulent développer rapidement un vaccin et produire des doses avant même son éventuelle homologation.

Ils souhaitent aussi préparer les essais dans les régions susceptibles de connaître de nouvelles flambées.

La bataille reste cependant loin d’être gagnée.

Les 50 volontaires de l’essai BD-Ebov deviennent désormais les premiers témoins humains de cette nouvelle étape scientifique. Leurs réactions aideront les chercheurs à déterminer si le candidat peut franchir les prochaines étapes.

Pour la RDC, l’enjeu dépasse donc la seule épidémie actuelle. Il s’agit désormais de savoir si la science peut prendre de vitesse le virus et permettre au monde de mieux se préparer lorsque le Bundibugyo frappera à nouveau.

Infrastructures : Jean-Pierre Bemba lance une tournée d’inspection dans 3 grands aéroports de la RDC

Le Vice-premier ministre, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a lancé, lundi 27 juillet 2026, une tournée d’inspection dans les aéroports de trois (3) provinces de la République démocratique du Congo. Cette visite a permis d’évaluer l’avancement des travaux et de donner des injonctions pour respecter les délais de livraison des chantiers en cours.

En premier lieu, le VPM a été accueilli à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, par le Gouverneur militaire, le Général-Major Gaby Kasongo Mulumba Batoke. La prochaine étape a concerné la ville de Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, où l’inspection s’est faite aux côtés du Directeur général de la Régie des Voies Aériennes (RVA), Louis-Blaise Londole. La tournée s’est clôturée à Kananga, au Kasaï-Central, avec l’accueil du Gouverneur Joseph-Moïse Kambulu.

De l’Est, en passant par le Sud-Est puis le Centre, Jean-Pierre Bemba a couvert les zones stratégiques pour reconnecter le pays par voie aérienne. Sur chaque site, le ministre a passé en revue les ouvrages.

Dans les trois pôles, il s’agit de travaux de construction, de rénovation et d’extension des infrastructures aéroportuaires. Et à chaque étape, des échanges ont eu lieu avec les entreprises, les autorités provinciales et les responsables de la RVA sur les blocages et les besoins. L’approche est technique et politique à la fois. Il est question de lever les contraintes pour que les aéroports redeviennent des hubs de développement économique local.

À l’issue de la tournée, le VPM a martelé sur le respect strict du calendrier. Il a ensuite signifié que les délais de livraison est non négociable. La politique du Gouvernement vise à doter la RDC d’aéroports aux normes internationales pour booster le désenclavement et la sécurité aérienne.

Depuis 2024, l’Exécutif national a placé la réhabilitation des aéroports au cœur de sa politique de désenclavement. Plusieurs projets sont en cours avec l’appui de partenaires techniques et financiers. L’objectif est de réhabiliter les pistes, moderniser les aérogares, sécuriser la navigation et certifier les infrastructures selon les normes de l’OACI.

Pour Kinshasa, des aéroports modernes sont un levier. Ils doivent faciliter la mobilité des personnes, désenclaver les provinces, attirer les investisseurs et stimuler le commerce intérieur.

Après les promesses, place à la livraison. Les populations attendent des infrastructures opérationnelles qui réduisent les coûts et les temps de trajet.

RDC : Baisse du prix du passeport biométrique à 75 USD, quid du défi du délai et des frais cachés ?

Le prix du nouveau passeport biométrique en République démocratique du Congo est fixé à 75 dollars américains, contre 99 USD auparavant. Selon le ministère des Affaires Étrangères, la procédure est désormais entièrement numérisée et le délai officiel de délivrance est annoncé à 15 jours. Une mesure sociale saluée, mais qui soulève une question centrale : l’État parviendra-t-il à tenir ses promesses sur le terrain ?

Cette baisse représente près de 25%. L’objectif affiché est de rendre le document d’identité de voyage plus accessible aux Congolais vivant au pays et dans la diaspora. Le Gouvernement reconnaît le poids de ce coût pour les ménages. Rendre ce document moins cher, c’est d’abord un acte de justice sociale.

Sur le papier, la RDC s’aligne sur les standards internationaux. Un passeport délivré en deux semaines, c’est crédible, rapide et rassurant pour l’image du pays à l’étranger.

Cependant, les témoignages des usagers dressent un autre tableau. Le prix officiel n’est qu’une partie du problème. Plusieurs Congolais dénoncent des frais supplémentaires non prévus et des délais qui s’étirent sur plusieurs mois, bien au-delà des 15 jours annoncés. La réduction du tarif ne suffit pas si l’expérience usager ne change pas. Tant que des coûts informels s’ajoutent et que l’attente dure, la mesure perd de sa portée.

Le passeport est la première vitrine d’un État à l’international. Il ne devrait pas être un obstacle, mais une facilité. Dans sa nature, il doit être délivré sans effort physique excessif, avec transparence et dans les délais légaux. L’État a ici une double responsabilité. En baissant le prix, il doit aussi éradiquer les dysfonctionnements. Traiter ce dossier conformément à la loi, c’est redorer le blason du pays et rendre confiance à ses citoyens.

Session extraordinaire : 18 textes adoptés, sécurité et grands projets… le Sénat livre son bilan

Après près d’un mois de travaux, de débats et de décisions, le Sénat congolais a refermé les portes de sa session extraordinaire. Ce samedi, dans l’hémicycle de la Chambre haute du Parlement, la 11ᵉ séance plénière a marqué la fin de cette séquence parlementaire convoquée à la demande de la Première ministre Judith Suminwa.

Présidée par le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, cette session aura été rythmée par l’examen de plusieurs dossiers jugés prioritaires pour le pays. Sur les 25 matières inscrites à l’ordre du jour, 18 textes de loi ont finalement été examinés et adoptés.

Derrière ce bilan se dessine une session placée sous le signe de l’urgence, entre finances publiques, sécurité nationale, réformes économiques et grands projets structurants.

18 textes adoptés sur 25 matières inscrites à l’ordre du jour

Ouverte officiellement le samedi 27 juin 2026, la session extraordinaire avait été convoquée pour permettre à la Chambre haute d’examiner plusieurs dossiers considérés comme prioritaires pour l’action gouvernementale.

Au terme des travaux, 18 textes ont été adoptés sur les 25 matières inscrites au programme.

Parmi les dossiers majeurs figuraient notamment le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026, un texte destiné à ajuster les prévisions budgétaires de l’État en fonction de l’évolution de la situation économique et des nouvelles priorités nationales.

Les sénateurs ont ainsi consacré une partie importante de leurs travaux à des textes directement liés aux besoins et aux engagements du gouvernement.

Une session extraordinaire qui, au fil des séances, a donc pris des allures de véritable rendez-vous législatif pour accélérer l’examen de plusieurs réformes jugées essentielles.

Sécurité, Grand Inga et zones économiques spéciales au cœur des débats

Sur le front sécuritaire, le Sénat a autorisé la prorogation de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri.

Une décision qui intervient dans un contexte où l’Est de la République démocratique du Congo reste confronté à une situation sécuritaire particulièrement préoccupante.

Mais les discussions de la Chambre haute ne se sont pas limitées aux questions sécuritaires.

Les sénateurs ont également examiné plusieurs dossiers à forte portée économique et stratégique. Parmi eux figurent le projet de loi relatif au Grand Inga, la programmation militaire pour la période 2027-2030 ainsi que les textes concernant les Zones économiques spéciales (ZES).

Autant de dossiers qui touchent directement aux ambitions de développement, à la sécurité nationale et à la transformation économique du pays.

Le Grand Inga, notamment, représente depuis plusieurs années un projet stratégique pour la RDC, avec l’ambition de renforcer considérablement la production énergétique du pays.

De leur côté, les Zones économiques spéciales sont présentées comme des instruments susceptibles de stimuler les investissements, l’industrialisation et la création d’emplois.

Sama Lukonde appelle les sénateurs à porter la voix de l’État

Au moment de refermer officiellement cette session extraordinaire, Jean-Michel Sama Lukonde a livré un message qui dépassait le simple bilan des travaux parlementaires.

Dans son discours de clôture, le président du Sénat a insisté sur l’importance du dialogue national engagé par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.

Pour le speaker de la Chambre haute, cette démarche constitue un élément essentiel pour consolider la paix et renforcer la cohésion nationale.

Jean-Michel Sama Lukonde a également salué la mobilisation autour du recensement général, qu’il considère comme un acte de souveraineté indispensable à la planification et au développement de la République démocratique du Congo.

Le président du Sénat a enfin exhorté les sénateurs à profiter de leurs vacances parlementaires pour rester au contact de leurs bases.

Dans leurs circonscriptions respectives, les élus de la Chambre haute sont appelés à continuer d’incarner la voix de l’État et à demeurer attentifs aux préoccupations de la population.

C’est sur cette note que Jean-Michel Sama Lukonde a officiellement déclaré closes les assises de la session extraordinaire.

Après plusieurs semaines de travaux, le Sénat prend donc ses vacances parlementaires avec un bilan marqué par 18 textes adoptés, des décisions importantes sur le plan sécuritaire et plusieurs réformes économiques et stratégiques désormais au cœur de l’agenda national.

La prochaine étape sera désormais de voir comment ces décisions se traduiront concrètement sur le terrain, dans un pays confronté à la fois aux défis sécuritaires, économiques et sociaux.

« Qu’ils me condamnent à mort ! » : Constant Mutamba quitte la Cour de cassation en pleine audience

L’atmosphère était électrique, ce lundi matin, dans la salle d’audience de la Cour de cassation. Le procès de Constant Mutamba, ancien ministre d’État à la Justice, poursuivi dans l’affaire des fonds du FRIVAO, a rapidement pris une tournure inattendue. En quelques minutes, le face-à-face entre l’ancien garde des Sceaux et les juges s’est transformé en un véritable bras de fer judiciaire. Au cœur de la tension : des accusations de « fausses mentions », des exceptions de procédure contestées et, en toile de fond, les dénonciations d’un « complot politique ». Puis, dans un geste spectaculaire, Constant Mutamba a quitté la salle d’audience, laissant derrière lui une Cour sous tension et un procès désormais plongé dans une nouvelle zone d’incertitude.

Un premier accrochage fait monter la tension

Tout semblait pourtant réuni pour une nouvelle étape dans l’examen de cette affaire sensible. Mais l’audience n’a pas tardé à basculer.

Un premier accrochage est intervenu lorsque la Cour a retiré la parole à Constant Mutamba, alors qu’elle s’apprêtait à la donner à une autre partie.

L’ancien ministre n’a pas apprécié.

« Ne donnez pas l’impression de nous infliger une injustice. Conduisez bien le débat », a-t-il lancé aux juges.

L’échange tendu va rapidement prendre une autre dimension. Constant Mutamba reproche à la Cour de ne pas lui permettre de soulever certaines exceptions de procédure avant l’ouverture des débats.

Pour l’ancien garde des Sceaux, cette situation porte atteinte à ses droits de défense et à son droit à un procès équitable.

Mais c’est surtout la question de sa citation à comparaître qui va mettre le feu aux poudres.

« Il y a un complot monté contre moi », accuse Mutamba

Face à la presse, Constant Mutamba a vivement contesté la manière dont la procédure est menée.

Il affirme que sa citation à prévenu contient des « fausses mentions » qui auraient été introduites par des greffiers. L’ancien ministre dénonce également le refus, selon lui, du tribunal de grande instance de la Gombe d’enregistrer une plainte qu’il affirme avoir déposée contre l’un de ces greffiers.

Pour lui, ces éléments ne sont pas de simples détails de procédure.

Constant Mutamba y voit plutôt les signes d’un système qu’il accuse de chercher à le condamner à tout prix.

« Nous ne sommes pas venus cautionner des complots politiques. Si tel est le cas, faites-le sans moi. La Cour de cassation doit respecter les droits de la défense. Il y a un complot monté contre moi et j’ai des preuves », a-t-il déclaré.

L’ancien ministre s’est également présenté comme la cible d’un « système mafieux » qu’il affirme avoir combattu. Il soutient notamment que ses adversaires politiques se seraient organisés pour obtenir sa condamnation et son arrestation.

Il affirme aussi qu’un dossier qui aurait déjà été clôturé aurait été rouvert contre lui et que son coprévenu aurait été instrumentalisé pour l’atteindre.

Ces accusations, formulées par Constant Mutamba dans le cadre de sa défense, n’ont toutefois pas été établies.

Puis, dans une phrase particulièrement forte, l’ancien garde des Sceaux a donné le ton de son départ.

« Je refuse de cautionner l’arbitraire. Qu’ils me condamnent à mort », a-t-il lancé.

Avant de quitter la salle, il a également affirmé être prêt à « boire la ciguë comme Socrate » plutôt que de poursuivre une procédure qu’il considère entachée d’irrégularités.

Le procès FRIVAO toujours loin de son dénouement

Derrière cette scène spectaculaire se trouve un dossier judiciaire aux enjeux considérables.

Le FRIVAO est le fonds chargé d’indemniser les victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo. Il est notamment alimenté par les réparations mises à la charge de Kampala par la Cour internationale de justice.

Constant Mutamba est poursuivi dans cette affaire en sa qualité d’ancien ordonnateur du fonds. Il comparaît aux côtés de Chancard Bukolela, ancien coordonnateur intérimaire du FRIVAO.

Les deux hommes sont concernés par une procédure portant sur des décaissements considérés comme irréguliers et représentant plusieurs millions de dollars.

Mais à ce stade, le dossier n’a pas encore été jugé sur le fond.

Lors de l’audience précédente, le 13 juillet, la Cour avait décidé de joindre les deux procédures et de renvoyer l’examen de l’affaire au 27 juillet. Cette décision devait notamment permettre à Constant Mutamba de consulter le dossier, l’ancien ministre affirmant ne pas en connaître suffisamment le contenu.

Le ministère public soutient, pour sa part, que Constant Mutamba avait bien été entendu durant l’instruction. Cette audition aurait notamment été organisée alors que l’ancien ministre se trouvait à l’hôpital, une version que l’intéressé conteste.

Le bras de fer porte donc désormais autant sur le fond des accusations que sur la régularité de la procédure.

Une nouvelle bataille judiciaire pour l’ancien ministre

Cette nouvelle audience vient également s’ajouter à un parcours judiciaire déjà lourd pour Constant Mutamba.

Le 2 septembre 2025, la Cour de cassation l’avait condamné à trois ans de travaux forcés pour détournement de deniers publics dans une affaire distincte, portant sur des fonds destinés à la construction de la prison de Kisangani.

Le dossier FRIVAO constitue toutefois une procédure différente. À ce titre, Constant Mutamba bénéficie pleinement de la présomption d’innocence dans cette nouvelle affaire.

Quelques jours avant l’audience du 27 juillet, l’ancien ministre avait par ailleurs demandé que son procès soit retransmis en direct. Dans une lettre manuscrite, il avait plaidé pour que les débats puissent être suivis publiquement, au nom d’une justice rendue « au vu et au su du peuple ».

Mais ce lundi, c’est finalement une autre image qui restera de cette audience.

Celle d’un ancien ministre quittant la salle de la Cour de cassation après un échange tendu avec les juges, dénonçant des irrégularités et criant au « complot politique ».

Son départ laisse désormais planer de nombreuses interrogations sur la suite de la procédure.

La Cour devra déterminer les conditions dans lesquelles l’examen du dossier pourra se poursuivre et se prononcer sur les contestations soulevées par la défense.

Une chose est certaine : dans l’affaire FRIVAO, le procès n’a pas encore livré son verdict, mais le bras de fer entre Constant Mutamba et la justice congolaise vient de franchir un nouveau cap.

Ebola en RDC : l’épidémie franchit un nouveau cap et plonge l’Est dans l’inquiétude

La République démocratique du Congo fait face à une nouvelle course contre la montre. Alors que les équipes sanitaires tentent de contenir la propagation du virus, l’épidémie d’Ebola continue de progresser et le bilan s’alourdit.

Selon les dernières données publiées dimanche par les autorités congolaises, 3 075 cas ont désormais été confirmés dans cinq provinces du pays, dont 1 354 décès.

Une situation qui témoigne de la rapidité avec laquelle la maladie se propage depuis le début de cette nouvelle flambée. Mais les autorités précisent également que la hausse des chiffres s’explique en partie par l’amélioration des capacités de détection et de confirmation des cas.

Dans leur rapport, elles soulignent que les « données disponibles permettent de suivre de façon plus précise l’évolution des cas et des décès », grâce à une « amélioration concrète de la détection et de la confirmation des cas ».

Derrière ces chiffres, la situation reste néanmoins préoccupante. Le principal foyer de l’épidémie se trouve en Ituri, dans le nord-est du pays, une région où la riposte sanitaire doit composer avec de nombreux défis.

L’Ituri, épicentre d’une épidémie qui inquiète

Le virus continue de circuler principalement dans la province de l’Ituri. Frontalière de l’Ouganda et du Soudan du Sud, cette région concentre près de 90 % des cas, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

La situation pourrait encore durer plusieurs mois, alors que les équipes engagées dans la riposte tentent de suivre les chaînes de contamination et de limiter la propagation du virus.

Mais sur le terrain, la lutte contre l’épidémie se heurte à plusieurs obstacles.

Ces derniers jours, des mouvements de grève ont notamment été observés dans plusieurs établissements hospitaliers de la région. Des membres du personnel mobilisés dans la riposte réclament le paiement de leurs salaires.

Ces tensions interviennent alors que les équipes sanitaires sont plus que jamais sollicitées pour détecter les nouveaux cas, assurer la prise en charge des patients et surveiller les personnes ayant été en contact avec des malades.

Dans ce contexte, chaque ralentissement de la riposte représente un défi supplémentaire pour les autorités sanitaires.

Cinq provinces touchées, mais une situation qui évolue

L’épidémie ne se limite désormais plus à l’Ituri. Cinq provinces de la République démocratique du Congo sont concernées par la circulation du virus.

Le Haut-Uélé compte cinq zones de santé touchées, tandis que la Tshopo en enregistre trois.

Au Sud-Kivu, la situation semble toutefois évoluer favorablement. Une seule zone de santé reste concernée : Miti-Murhesa. Celle-ci a déjà atteint 60 jours sans nouveau cas confirmé et demeure placée sous surveillance résiduelle.

Cette évolution constitue un signe encourageant dans la lutte contre la maladie, même si la vigilance reste de mise.

Car dans les autres zones touchées, la progression de l’épidémie continue de mettre à rude épreuve les capacités sanitaires et les équipes engagées sur le terrain.

Un vaccin expérimental fait naître un nouvel espoir

Face à la progression du virus, la communauté scientifique tente elle aussi d’accélérer la riposte.

L’épidémie actuelle est provoquée par le virus Ebola de la souche Bundibugyo, contre laquelle les outils médicaux disponibles restent limités.

Experts de la santé et organisations internationales se mobilisent donc pour développer rapidement des vaccins et des traitements capables de répondre spécifiquement à cette souche.

Un premier pas vient d’être franchi vendredi. Selon l’Université d’Oxford, un premier volontaire a reçu un vaccin expérimental ciblant spécifiquement la souche Bundibugyo.

Cette étape ouvre une nouvelle perspective dans la lutte contre l’épidémie. Plusieurs autres vaccins expérimentaux visant cette même souche sont également en cours de développement accéléré, avec l’objectif d’entrer prochainement en phase d’essais cliniques.

Parallèlement, deux traitements potentiels sont en préparation.

Alors que le nombre de cas continue d’augmenter en RDC, ces avancées scientifiques sont perçues comme une lueur d’espoir.

Mais pour l’heure, sur le terrain, la bataille reste entière.

Avec 3 075 cas confirmés et 1 354 décès, l’épidémie impose une mobilisation constante des autorités sanitaires et de leurs partenaires. En Ituri, où se concentre l’essentiel des contaminations, la riposte doit avancer malgré les difficultés.

Entre amélioration de la détection, tensions dans les hôpitaux et accélération de la recherche scientifique, la RDC tente de gagner une course contre le temps.

Car derrière chaque nouveau chiffre se trouve une urgence : contenir le virus avant qu’il ne frappe encore davantage de familles et de communautés.

Le chef milicien Mobondo « Odon » arrêté avec sept de ses lieutenants à Kwamouth

La nuit du samedi 25 juillet 2026 n’aura pas été comme les autres à Kwamouth. Dans le silence de la nuit, une opération spéciale menée par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a permis de mettre la main sur une figure présentée comme importante de la milice Mobondo.

Le chef milicien connu sous le sobriquet d’« Odon », ainsi que sept de ses lieutenants, ont été arrêtés dans le territoire de Kwamouth, dans la province du Maï-Ndombe.

L’annonce de cette opération a été rendue publique lundi 27 juillet par le porte-parole des opérations Ngemba, le capitaine Antony Mualushayi.

Pour l’armée congolaise, cette arrestation constitue une nouvelle étape dans la traque des groupes armés encore actifs dans cette partie du pays.

« Odon » et ses sept lieutenants désormais entre les mains de l’armée

L’opération a permis aux FARDC d’interpeller huit personnes au total. Parmi elles, « Odon », présenté par l’armée comme un ancien combattant de la rébellion Mobondo, ainsi que sept de ses lieutenants.

Les personnes arrêtées sont actuellement détenues par les forces armées pour les besoins de l’enquête. Elles devraient ensuite être transférées à Kinshasa, où elles devront répondre des faits qui leur sont reprochés.

Selon les informations communiquées par l’armée, « Odon » aurait été un disciple du chef milicien connu sous le nom de « Cobra ». Après son passage au sein de la rébellion Mobondo, il aurait décidé de créer son propre mouvement dans l’axe Luani, dans le territoire de Kwamouth.

C’est dans cette zone que les autorités militaires l’accusent d’avoir instauré un climat de terreur, marqué par plusieurs exactions contre les populations locales, notamment les agriculteurs.

Une traque qui se poursuit dans le Maï-Ndombe

Pour les FARDC, l’arrestation d’« Odon » intervient dans un contexte où l’armée entend intensifier ses opérations contre les groupes armés encore présents dans le Maï-Ndombe.

Le chef milicien aurait également refusé de répondre à l’appel à la démobilisation lancé par le ministre délégué à la Défense, Eliezer Ntambwe.

Alors que certains combattants sont invités à déposer les armes et à rejoindre le processus de démobilisation, « Odon » aurait choisi de poursuivre ses activités armées jusqu’à son arrestation.

L’opération menée à Kwamouth apparaît ainsi comme un signal envoyé aux derniers éléments Mobondo encore actifs dans la région.

Les FARDC promettent de poursuivre la chasse aux derniers Mobondo

Après cette arrestation, l’armée congolaise entend maintenir la pression.

Les FARDC affirment poursuivre leurs opérations afin de démanteler les groupes armés qui continuent d’opérer dans cette partie du Maï-Ndombe et de mettre fin aux violences qui affectent les populations locales.

À Kwamouth, où les tensions communautaires et les violences armées ont profondément marqué la vie des habitants, l’objectif affiché par l’armée est désormais de restaurer durablement la sécurité.

L’arrestation d’« Odon » et de ses sept lieutenants pourrait donc représenter un coup important porté à la structure qu’ils dirigeaient. Mais pour les autorités militaires, la mission est loin d’être terminée.

La traque se poursuit. Et dans le viseur des FARDC, ce sont désormais les derniers éléments Mobondo encore actifs dans le territoire de Kwamouth qui sont recherchés.

RDC : Le Gouvernement présente la candidature du Professeur Ezéchiel Amani Cirimwami au poste de juge à la CPI

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé, dimanche 26 juillet 2026, la candidature du Professeur Ezéchiel Amani Cirimwami aux fonctions de juge à la Cour pénale internationale (CPI). L’élection se tiendra en décembre 2026, lors de la 25e session de l’Assemblée des États Parties au Statut de Rome. Kinshasa entend ainsi renforcer sa voix au sein de la principale juridiction pénale mondiale.

Dans son communiqué, le Gouvernement justifie ce choix par son attachement constant aux principes du Statut de Rome. Il réaffirme l’engagement du pays en faveur de la « primauté du droit, du multilatéralisme et d’une justice internationale indépendante, impartiale et efficace ». Selon la RDC, la lutte contre l’impunité, la protection des victimes et le respect du procès équitable sont indissociables d’une paix durable. C’est dans ce cadre qu’elle veut porter une vision africaine au cœur de la CPI.

Pour sa part, le Professeur Ezéchiel Amani Cirimwami cumule plus de quinze années d’expérience juridique. Magistrat de carrière, il a exercé les fonctions de juge et occupe actuellement celles de procureur en RDC. Il est aussi enseignant de droit international et praticien du contentieux devant plusieurs juridictions internationales.

Bien plus, son parcours inclut un rôle de délégué plénipotentiaire et de membre du Comité de rédaction lors de la Conférence diplomatique de Ljubljana. Cette expertise multidimensionnelle lui confère une compréhension concrète des exigences judiciaires, notamment l’évaluation des preuves, la conduite des procédures et le travail collégial.

En effet, le Gouvernement met en avant les qualités requises pour la fonction. Son profil associe expérience judiciaire nationale, pratique internationale et engagement universitaire. Il témoigne de compétence, d’indépendance, d’impartialité et d’intégrité. L’enjeu est de contribuer au renforcement de l’autorité et de l’efficacité de la Cour, dans le respect strict de son mandat.

Par ailleurs, la République démocratique du Congo réaffirme sa détermination à contribuer au renforcement de la CPI. Avec cette candidature, Kinshasa marque sa volonté de peser davantage dans la gouvernance de la justice pénale internationale.