La Tanzanie s’est réveillée sous le poids d’une triste nouvelle. Hafidh Ameir Hassan, époux de la présidente Samia Suluhu Hassan, est décédé lundi 7 septembre à Zanzibar, où il était hospitalisé pour des problèmes cardiaques.
L’annonce a été faite par le vice-président Deogratius Ndejembi, qui a indiqué que le décès est survenu vers 8 heures, heure locale, à l’Emilio Mzena Memorial Hospital. Très vite, l’émotion a dépassé les frontières du pays, suscitant une vague de réactions dans plusieurs capitales africaines.
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Les préparatifs des funérailles ont déjà commencé à Kizimkazi, localité natale du défunt située sur l’archipel de Zanzibar.
Le premier « First Gentleman » de l’histoire tanzanienne
Si Hafidh Ameir Hassan est resté éloigné des projecteurs, son nom restera lié à une page inédite de l’histoire politique tanzanienne.
Lorsque Samia Suluhu Hassan accède à la présidence en mars 2021, après le décès de John Magufuli, son mari devient de facto le premier « First Gentleman » de Tanzanie. Cette appellation demeure essentiellement protocolaire, la Constitution ne prévoyant aucune fonction officielle pour le conjoint du chef de l’État.
Contrairement à de nombreuses figures occupant ce type de rôle, il choisit de conserver une grande discrétion.
Universitaire spécialisé dans l’agriculture et ancien responsable du secteur agricole à Zanzibar, Hafidh Ameir Hassan a toujours privilégié son engagement académique plutôt que la scène politique, accompagnant dans l’ombre l’ascension de son épouse.
Près de cinquante ans d’une vie commune
L’histoire du couple remonte à 1978, bien avant que Samia Suluhu Hassan ne devienne la première femme à diriger la Tanzanie.
Ensemble, ils ont construit une famille de quatre enfants, trois garçons et une fille. Cette dernière, Wanu, également orthographiée Mwanu dans certaines publications, siège aujourd’hui à la Chambre des représentants de Zanzibar.
La disparition de Hafidh Ameir Hassan met ainsi fin à près d’un demi-siècle de vie commune, marqué par une présence constante mais discrète auprès de celle qui dirige aujourd’hui le pays.
Une vague d’hommages à travers l’Afrique
L’annonce du décès a rapidement provoqué une série de messages de condoléances dans la région.
Le président kényan William Ruto a exprimé sa « profonde tristesse », saluant la mémoire d’un homme qui laisse derrière lui une famille durement éprouvée.
Les présidents Hakainde Hichilema (Zambie) et Évariste Ndayishimiye (Burundi) ont également adressé leurs condoléances à Samia Suluhu Hassan et à sa famille, témoignant de l’émotion suscitée par cette disparition au-delà des frontières tanzaniennes.
Félix Tshisekedi exprime la solidarité de la RDC
Depuis Kinshasa, le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a lui aussi réagi à cette disparition.
Dans un message officiel, le chef de l’État congolais a fait part de sa profonde tristesse et a présenté, au nom du peuple congolais et en son nom propre, ses condoléances à la présidente Samia Suluhu Hassan, à leurs enfants, à l’ensemble de la famille endeuillée ainsi qu’au peuple frère de Tanzanie.
Il a assuré son homologue de sa pleine solidarité et de la compassion de la RDC, tout en s’inclinant devant la mémoire du défunt.
À Zanzibar, où les préparatifs des obsèques se poursuivent, les autorités devraient préciser dans les prochaines heures le programme des funérailles et les hommages officiels qui accompagneront le dernier adieu rendu à celui qui restera dans l’histoire comme le premier « First Gentleman » de Tanzanie.



