Lubumbashi, nouveau hub du numérique : Une formation en IA pour révolutionner le marketing et la création en RDC

C’est une première dans le sud-est de la République démocratique du Congo. Du 27 juillet au 1er août 2026, Lubumbashi, la capitale du Haut-Katanga, se transformera en épicentre de l’innovation technologique. Une formation en intelligence artificielle, animée par des experts en marketing digital et création de contenu, promet d’équiper les jeunes créateurs et entrepreneurs locaux des compétences les plus prisées du moment. L’objectif : ne pas rater le virage du numérique.

L’annonce a été faite ce mardi à l’agence Congolaise de presse par les organisateurs, Pascal Lalli, expert béninois, et Jonathan Tshiaz, spécialiste congolais. Leur message est clair : l’intelligence artificielle n’est plus une option, c’est une nécessité pour qui veut rester compétitif.

« Les outils qui révolutionnent déjà les plus grandes entreprises »

« Apprenez à utiliser les outils qui révolutionnent déjà les plus grandes entreprises et les meilleurs créateurs », ont lancé les organisateurs, résumant l’ambition de cette semaine de formation. Cinéma, marketing, création de contenu, réseaux sociaux : tous ces secteurs connaissent une mutation accélérée sous l’impulsion des nouvelles technologies.

Pour Pascal Lalli et Jonathan Tshiaz, la maîtrise de l’intelligence artificielle est devenue un avantage compétitif majeur. « Les professionnels et créateurs qui sauront s’adapter à ces mutations du numérique seront les leaders de demain », insistent-ils.

Un programme complet pour maîtriser l’IA

La formation ne se contentera pas de survoler les concepts. Le programme, dense et pratique, couvrira plusieurs domaines stratégiques :

  • L’application de l’IA au marketing et à la publication : automatisation, personnalisation des campagnes, analyse prédictive ;

  • L’utilisation de l’IA dans le cinéma : création de scénarios, effets visuels, post-production assistée ;

  • La génération d’images et la photographie assistée par IA : création visuelle, retouche, design ;

  • Le développement de prompts efficaces : le « prompt engineering », compétence clé pour interagir avec les modèles d’IA et en tirer le meilleur parti.

Lubumbashi, terre d’innovation pour les jeunes créateurs

Au-delà de l’aspect technique, cette initiative répond à un enjeu plus large : doter les jeunes créateurs et entrepreneurs de Lubumbashi des compétences nécessaires pour s’imposer dans un monde numérique en constante transformation.

La province du Haut-Katanga, traditionnellement tournée vers l’exploitation minière, affiche ainsi sa volonté de diversifier son économie et de miser sur les métiers de demain. En accueillant cette formation, Lubumbashi se positionne comme un pôle d’innovation technologique dans la sous-région.

Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes. Et si l’intelligence artificielle était la clé pour révéler les talents de demain, ici, au cœur du Katanga industriel ?

Bourses Fondation Vodacom 2026 : Les inscriptions ouvertes du 15 juillet au 7 août pour les jeunes filles en Sciences, Technologie, Ingénierie et Mathématiques

La Fondation Vodacom relance son engagement pour l’éducation des filles. Les bourses 2026 sont officiellement ouvertes. « 100% féminines, 100% dédiées aux filières Sciences, Technologie, Ingénierie et Mathématiques (STEM) », ces bourses visent à former la prochaine génération de femmes leaders en RDC. Les inscriptions sont ouvertes du 15 juillet au 7 août 2026.

La Fondation Vodacom structure son soutien en deux volets complémentaires. La Bourse VodaEduc s’adresse aux jeunes filles qui entrent aux humanités dans une filière STEM. La Bourse Exetat, quant à elle, accompagne celles qui poursuivent des études universitaires dans ces mêmes domaines.

En couvrant à la fois le secondaire et le supérieur, Vodacom assure une continuité éducative. L’objectif est de lever les freins financiers et culturels qui éloignent encore trop de jeunes congolaises des métiers scientifiques et techniques. Chaque bourse représente donc une opportunité concrète de bâtir une carrière dans des secteurs porteurs d’avenir.

Au-delà du financement, la Fondation Vodacom s’implique directement dans la qualité de l’éducation. À travers ses programmes, Vodacom participe à l’émission des conditions d’un système éducatif plus inclusif et plus performant en RDC. En ciblant spécifiquement les filières STEM, l’opérateur répond au besoin national d’accroître le nombre de femmes ingénieures, chercheuses, développeuses et scientifiques.

Cet engagement s’inscrit dans une vision de long terme. Former des femmes compétentes en Science, Technologie, Ingénierie et Mathématiques, c’est aussi renforcer la compétitivité du pays et réduire les inégalités d’accès aux métiers d’avenir. La Fondation ne se contente pas d’octroyer des bourses. Elle contribue à transformer l’écosystème éducatif.

Les portes sont ouvertes. Les inscriptions se déroulent exclusivement en ligne sur http://vodaeduc.vodacom.cd.

La démarche est purement digitale. Elle vise à garantir la transparence et l’accessibilité, partout en RDC. L’appel est par ailleurs lancé à toutes les jeunes congolaises passionnées par les sciences et la technologie.

Nuit de tension à la Cité de l’OUA – Des tirs signalés près de la résidence présidentielle

C’est une nuit qui a tenu Kinshasa en haleine. Dans la nuit de lundi à mardi, des détonations ont retenti aux abords de la Cité de l’OUA, la résidence officielle du Président de la République à Ngaliema, une commune du nord-ouest de la capitale. Selon des sources concordantes, il s’agirait d’une intervention des forces de sécurité pour déjouer une tentative d’évasion de détenus du cachot du Parquet militaire, situé à proximité. Rapidement, l’inquiétude a gagné les réseaux sociaux, avant que les autorités ne rassurent sur la situation.

La nuit a été brève pour les habitants de Ngaliema. Peu avant l’aube, des coups de feu ont déchiré le silence de ce quartier résidentiel abritant la prestigieuse Cité de l’OUA, résidence du Chef de l’État. Des témoins ont rapporté des tirs nourris, sans parvenir immédiatement à en identifier l’origine.

Une tentative d’évasion aux portes du Palais

Selon les informations recueillies par l’ACP auprès d’habitués du Palais présidentiel, ces détonations n’avaient pas pour cible la résidence de Félix Tshisekedi. « Ces coups de feu n’ont pas visé la Cité de l’UA. Tout est calme ici », a tenu à préciser un proche du site.

L’origine de cette fusillade serait en réalité une opération des forces de sécurité visant à contrer une tentative d’évasion de détenus du cachot du Parquet militaire de Ngaliema. Ces installations, qui jouxtent le périmètre de la Cité de l’Union africaine, auraient été le théâtre d’une tentative de fuite que les éléments déployés sur place ont réussi à maîtriser.

Des sources locales évoquent un détenu blessé à la main, tandis que d’autres auraient tenté de se cacher dans les environs. Les forces de l’ordre ont rapidement sécurisé le périmètre, mettant fin à l’incident.

Un calme revenu, mais des interrogations persistent

La situation est désormais calme aux abords de la Cité de l’OUA. Les forces de défense ont bouclé la zone et les patrouilles ont été renforcées dans le secteur. Cependant, sur les réseaux sociaux, la rumeur a enflé. Plusieurs internautes ont rapidement fait le lien entre ces tirs et la résidence présidentielle, alimentant des spéculations sur une éventuelle tentative de déstabilisation.

Ces craintes ont été rapidement dissipées par les témoins présents sur place, qui ont confirmé que le calme régnait à l’intérieur de la Cité de l’OUA et que le Président n’était pas en danger.

Un contexte déjà chargé

Cet incident nocturne intervient dans un contexte politique déjà tendu. Plus tôt dans la journée, le Président Tshisekedi avait reçu à la Cité de l’OUA les chefs des confessions religieuses, annonçant avoir levé l’option d’organiser un dialogue inclusif pour créer un front intérieur contre l’agression rwandaise dans l’Est du pays.

La tentative d’évasion aux portes du Palais, bien que maîtrisée, rappelle la fragilité sécuritaire qui peut parfois toucher les abords des hautes institutions. Elle soulève également des questions sur les conditions de détention au Parquet militaire de Ngaliema, dont les installations jouxtent le périmètre présidentiel.

Alors que Kinshasa retrouve son calme, les autorités devront sans doute apporter des éclaircissements sur cet incident pour couper court aux rumeurs et aux interprétations politiques qui pourraient en découler. La sécurité du Chef de l’État reste, elle, pleinement garantie.

Défense : Guy Kabombo alerte sur l’état des FARDC et réclame plus de moyens

C’est un constat qui a glacé l’assemblée. Ce lundi 20 juillet 2026, au Palais du Peuple, le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens Combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, a brisé l’omerta. Devant les commissions Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale et du Sénat réunies, il a dépeint une armée congolaise à bout de souffle, incapable de faire face durablement aux menaces qui pèsent sur le pays. Un diagnostic sévère, présenté comme un préalable indispensable avant l’examen de la loi de programmation militaire 2027-2030.

L’atmosphère était solennelle dans la salle de réunion du Palais du Peuple. Les élus de la nation, conscients de l’enjeu, avaient répondu présents pour entendre la vérité sur l’état de l’instrument de défense congolais. Ils n’ont pas été déçus.

« Fragilisée, elle ne peut répondre durablement »

Dès son entrée en matière, Guy Kabombo a salué l’esprit d’ouverture des parlementaires, avant de plonger dans le vif du sujet. Son diagnostic est sans appel : « Une armée fragilisée du point de vue de la formation, de l’équipement et des infrastructures ne peut répondre durablement face à la persistance des défis sécuritaires. »

Le constat est rude, mais le ministre ne s’arrête pas là. Il justifie l’urgence de doter la RDC d’une loi de programmation militaire ambitieuse, capable de transformer les FARDC pour les adapter aux enjeux actuels et futurs. La persistance des conflits dans l’Est, les menaces transfrontalières et l’impératif de souveraineté nationale exigent une réponse à la hauteur.

Des officiers sans fard : matériel vétuste, infrastructures délabrées

Sous la conduite du Vice-Premier ministre, plusieurs officiers généraux et supérieurs, responsables des écoles militaires et de structures clés des FARDC, ont pris la parole. Chiffres à l’appui, ils ont exposé les difficultés quotidiennes de leurs services :

  • Manque de matériel pédagogique dans les écoles de formation ;

  • Vétusté des infrastructures d’entraînement, parfois inutilisables ;

  • Insuffisance des moyens de mobilité et de communication, handicapant la réactivité des troupes.

Autant d’obstacles qui freinent la montée en puissance des FARDC, pourtant érigée en vision par le Chef de l’État et Commandant suprême, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Un appel unanime au Parlement : « Financer l’armée, c’est financer la paix »

À l’issue de ces interventions, le plaidoyer a été unanime. L’ensemble des officiers généraux de commandement ont lancé un appel solennel aux parlementaires : en leur qualité d’autorités budgétaires, ils doivent consentir un effort financier conséquent.

L’objectif est clair : renforcer les capacités opérationnelles des FARDC pour garantir, dans la durée, la souveraineté et la sécurité du territoire national. « Sans moyens, pas de professionnalisation. Sans professionnalisation, pas de défense efficace », a résumé l’un des intervenants.

Un débat décisif pour l’avenir de la défense congolaise

Ce face-à-face inédit entre le haut commandement militaire et les représentants du peuple a posé les jalons d’un débat qui s’annonce historique. La loi de programmation militaire 2027-2030, présentée par le gouvernement comme un outil majeur de modernisation, doit être prochainement soumise au vote des deux chambres.

Pour le Vice-Premier ministre, l’enjeu dépasse le simple cadre budgétaire. Il s’agit de la crédibilité de l’État congolais, de sa capacité à protéger ses citoyens et à faire respecter son intégrité territoriale. « C’est un investissement dans la paix », a martelé Guy Kabombo en conclusion.

Les parlementaires, désormais informés de l’urgence de la situation, devront trancher. Leur décision déterminera si les FARDC pourront, enfin, sortir de l’ornière pour devenir l’armée professionnelle et moderne dont la RDC a besoin. Le pays retient son souffle.

Guerre dans l’Est : Patrick Muyaya lie l’avenir de Tshisekedi au pouvoir à la fin de l’agression rwandaise

« Le Président de la République est le rempart ». C’est la réponse de Patrick Muyaya, ministre de la Communication et Médias, à la question de savoir si Félix Tshisekedi ne partira pas du pouvoir tant qu’il n’a pas fini l’agression rwandaise dans l’Est de la RDC. Lors d’une émission, le porte-parole du Gouvernement a estimé que, dans le contexte actuel de guerre, la continuité à la tête de l’État s’impose.

Le ministre Patrick Muyaya a été direct. Selon lui, « il est vrai que la guerre suspend tout ». Il ajoute que si le Président n’était pas démocrate, le Gouvernement aurait pu prendre des mesures radicales, jusqu’à décréter l’état de guerre et « paralyser tout ». Une allusion claire au Rwanda voisin, décrit comme un pays où « les médias n’ont pas le droit de critiquer, où les libertés sont brimées ».

Pour Patrick Muyaya, aucun autre dirigeant ne pourrait assurer ce rôle aujourd’hui.

« À l’allure où vont les choses, je ne vois pas qui peut faire ce travail mieux que lui [Félix Tshisekedi]. Il s’agit de la préservation de ce qu’on a de plus précieux », a-t-il déclaré. Le ministre a également salué la constance du Chef de l’État qui, malgré le conflit, poursuit les chantiers d’infrastructures.

« Les routes sont construites et bien d’autres réalisations », souligne-t-il, y voyant la preuve « d’une volonté et d’un engagement ». « Aujourd’hui, il faut que le Président de la République puisse continuer son travail ».

L’agression rwandaise via le M23-AFC et le lourd bilan humain

Depuis plus de trois décennies, la RDC est agressée dans sa partie Est par le Rwanda, qui opère sous couvert des rebelles de l’AFC-M23. Paul Kagame nie les faits, mais plusieurs rapports internationaux ont établi son implication directe. Ce conflit a déjà coûté la vie à des millions de congolais. Des populations sont tuées, torturées et déplacées, sur fond de pillage systématique des ressources minières de la RDC par le régime de Kigali.

En décembre 2025, les « Accords de Washington pour la paix et la prospérité » ont été signés entre Kinshasa et Kigali, sous l’égide de l’administration Trump. Ces engagements bilatéraux visaient à instaurer la stabilité dans l’Est de la RDC.

Or, contre toute attente, des localités, territoires et villes restent occupés par les rebelles. Les exactions se multiplient malgré la signature.

Pour plusieurs analystes, l’échec de ces accords renforce l’argument du Gouvernement sur la nécessité de maintenir une direction stable jusqu’à la restauration de l’autorité de l’État.

Corneille Nangaa ferme la porte au dialogue avec Kinshasa

Alors que les initiatives se multiplient pour tenter de trouver une issue à la crise congolaise, Corneille Nangaa choisit de durcir le ton. L’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et coordonnateur de l’AFC/M23 rejette toute perspective de dialogue avec le pouvoir de Kinshasa, estimant que de nouveaux compromis politiques ne permettraient pas, à eux seuls, de régler les problèmes auxquels le pays est confronté.

Dans une vidéo diffusée par ses équipes, Corneille Nangaa s’en est vivement pris aux autorités congolaises, qu’il accuse de ne pas respecter leurs engagements. Une sortie qui intervient au moment où Kinshasa cherche à mettre en place un nouveau cadre de discussions nationales avec l’appui des confessions religieuses.

Un refus catégorique du processus de dialogue

Pour Corneille Nangaa, la solution à la crise ne passe pas par ce qu’il qualifie de « compromis hypocrites », mais par une transformation profonde de l’État.

Sa position intervient alors que le président Félix Tshisekedi a donné son accord à l’organisation d’un dialogue, à la suite des démarches entreprises par les responsables des confessions religieuses.

Mais la perspective de ces nouvelles discussions semble déjà se heurter à plusieurs obstacles. Le refus affiché par Corneille Nangaa constitue un signal fort pour un processus qui ambitionne de réunir différentes composantes de la scène politique congolaise.

La question de la représentativité du futur dialogue se pose ainsi avec insistance, alors que certains acteurs contestent la crédibilité du pouvoir de Kinshasa comme interlocuteur.

Une « refondation de l’État » plutôt qu’un nouvel accord politique

L’ancien responsable de la CENI défend une approche qui dépasse le cadre d’un simple arrangement entre acteurs politiques.

Il plaide pour une « refondation de l’État » articulée autour de quatre priorités : une armée qu’il souhaite « dissuasive », une police « protectrice », une justice « indépendante » et une administration « fonctionnelle ».

À travers ces propositions, Corneille Nangaa estime que la crise congolaise exige des réformes structurelles et une transformation en profondeur des institutions. Une vision qui l’éloigne davantage du processus de dialogue actuellement envisagé par Kinshasa.

Un dialogue déjà confronté à de nombreux obstacles

Le rejet de Corneille Nangaa intervient dans un contexte politique particulièrement tendu. Après plusieurs cycles de discussions, Kinshasa et la rébellion de l’AFC/M23 restent éloignés sur plusieurs questions majeures.

Par ailleurs, le gouvernement congolais a déjà laissé entendre que le futur forum ne serait pas nécessairement ouvert sans condition à toutes les parties. La participation pourrait notamment dépendre de la position des différents acteurs sur la question de l’agression rwandaise dans l’Est du pays.

Entre refus de négocier, critères de participation et profondes divergences sur les conditions d’un éventuel accord, le chemin vers un dialogue véritablement inclusif s’annonce donc semé d’embûches.

Reste désormais à savoir si les initiatives portées par les confessions religieuses parviendront à rapprocher les positions et à convaincre les acteurs qui, comme Corneille Nangaa, refusent pour l’heure de s’asseoir à la table des discussions.

La C64 suspend sa marche contre Tshisekedi et lance un ultimatum jusqu’au 15 août

C’est un geste qui a suspendu le souffle de la classe politique congolaise. Ce lundi 20 juillet, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a annoncé le report de la marche pacifique prévue mercredi 22 juillet devant le Palais de la Nation. Une décision inattendue, arrachée par l’appel pressant des confessions religieuses, qui ouvre une fenêtre de tir pour un dialogue national. Mais derrière ce geste de responsabilité, la C64 pose ses jalons, fixe ses conditions et brandit un ultimatum : le 15 août 2026 comme date butoir.

La nouvelle est tombée en fin de journée, dans un communiqué signé par les cinq ténors de l’opposition : Martin Fayulu (ECiDé), Jean-Marc Kabund (A.Ch), Moïse Katumbi (Ensemble), Augustin Matata (LGD) et Delly Sesanga (Envol). Tous ont accepté de renoncer, pour l’instant, à la rue. Mais à quel prix ?

La pression des religieux et l’ouverture présidentielle

Le 18 juillet, le Cardinal Fridolin Ambongo et le Révérend Président André Bokundoa, au nom de la CENCO et de l’ECC, ont tendu une perche à la C64 : laissez une chance au dialogue. Dans la foulée, la Présidence de la République a annoncé, après une audience accordée aux représentants religieux, la volonté du Chef de l’État d’organiser un « dialogue inclusif, apaisé et résolument républicain, dans le respect des institutions et de la Constitution ».

Pour la Coalition, ce double signal a suffi à justifier un geste d’apaisement. Mais il ne s’agit pas d’une reddition. Dans son communiqué, la C64 insiste : ce report est un « geste de responsabilité », pas un renoncement. La détermination à défendre l’ordre constitutionnel reste intacte. Et sur le fond, les lignes rouges demeurent.

Les conditions de la C64 : Un dialogue, mais pas à n’importe quel prix

La Coalition ne lâche rien sur le fond. Elle réaffirme son opposition farouche à toute révision de la Constitution, rappelant les articles 70 et 220 qui limitent à deux le nombre de mandats présidentiels. Pour la C64, le dialogue doit impérativement aborder les « causes profondes » de la crise :

  • L’agression extérieure et l’insécurité dans l’Est du pays ;

  • La crise de gouvernance, les difficultés économiques et sociales ;

  • Les réformes nécessaires à la réunification du territoire et à la consolidation de la paix.

La Coalition exige également des « mesures de confiance et de décrispation » pour créer un climat propice aux échanges. Sans cela, elle prévient : le dialogue restera un vœu pieux.

Un ultimatum au pouvoir

Le message le plus ferme du communiqué est sans doute l’ultimatum lancé à Félix Tshisekedi. La C64 met le régime en garde contre tout acte de provocation, notamment la poursuite du processus de changement constitutionnel et l’éventuelle promulgation d’une loi sur le référendum.

La date du 15 août 2026 est désormais gravée dans le marbre : si le dialogue national inclusif n’est pas officiellement convoqué d’ici là, ou si les engagements annoncés ne sont pas suivis d’effets concrets, la Coalition dit se réserver le droit d’en tirer « toutes les conséquences politiques » et d’appeler le peuple congolais à reprendre les actions citoyennes pacifiques.

Une mobilisation maintenue

En attendant, la C64 ne baisse pas la garde. Elle affirme maintenir l’ensemble de ses structures, au pays comme dans la diaspora, en « état de mobilisation et d’alerte maximale ». Un message adressé autant au pouvoir qu’à ses propres soutiens : la trêve est fragile et les nerfs restent à vif.

Le feuilleton politique congolais entre dans une phase décisive. La balle est désormais dans le camp de Félix Tshisekedi. Le Président saisira-t-il cette opportunité pour désamorcer la crise, ou la rue reprendra-t-elle ses droits après le 15 août ? Kinshasa retient son souffle.

Kinshasa : le pont Ngunza fermé pendant quatre mois, voici les itinéraires de déviation

Les automobilistes de Kinshasa devront modifier leurs habitudes. À compter de ce lundi 20 juillet 2026, les autorités ferment le pont Ngunza, situé sur l’avenue Pierre Elengesa. Elles lancent ainsi un important chantier de réhabilitation et de modernisation.

Le ministère provincial des Infrastructures, Travaux publics, Affaires foncières, Urbanisme et Habitat a annoncé cette mesure. Toutefois, cette fermeture ne dépassera pas quatre mois.

Une circulation interrompue pour réhabiliter le pont

Selon le communiqué officiel, les équipes interviendront sur le tronçon de l’avenue Pierre Elengesa où se situe le pont Ngunza.

Les autorités veulent moderniser cette infrastructure. Elles souhaitent également améliorer la sécurité des usagers et fluidifier la circulation dans cette partie de la capitale.

Par ailleurs, elles promettent d’exécuter les travaux dans le respect des normes de qualité. Elles veulent aussi achever le chantier rapidement afin de limiter les désagréments pour les automobilistes.

Les itinéraires de déviation mis en place

Afin de maintenir la circulation, les autorités ont aménagé un itinéraire de déviation à double sens.

Les conducteurs emprunteront l’avenue Kikwit depuis son intersection avec l’avenue Pierre Elengesa. Ensuite, ils poursuivront par l’avenue Souci. Puis, ils rejoindront le prolongement de l’avenue Ngiri-Ngiri avant de retrouver l’avenue Pierre Elengesa. Le même parcours s’appliquera dans le sens inverse.

En revanche, les camions de plus de 10 tonnes et les camions-remorques ne pourront pas utiliser cette déviation. Ils devront obligatoirement circuler par l’avenue By-pass pendant toute la durée des travaux.

Les usagers appelés à la patience

Les autorités provinciales reconnaissent les perturbations que cette fermeture pourrait provoquer. Elles invitent donc les automobilistes et les autres usagers à faire preuve de compréhension et de patience.

Enfin, elles assurent avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour accélérer les travaux. Elles espèrent ainsi remettre le pont Ngunza en service dans les meilleurs délais.

Classement FIFA : les Léopards gagnent 5 places et se rapprochent du Top 40 mondial

Les performances récentes des Léopards continuent de porter leurs fruits. Dans la dernière mise à jour du classement FIFA publiée ce lundi, la République démocratique du Congo enregistre une progression remarquable en gagnant cinq places au niveau mondial.

Avec 1 495,48 points, la sélection congolaise quitte la 46ᵉ position pour s’installer à la 41ᵉ place mondiale, confirmant ainsi sa montée en puissance sur la scène internationale.

Une ascension qui confirme la bonne dynamique des Léopards

Cette progression récompense les résultats obtenus par les hommes de Sébastien Desabre au cours des dernières rencontres internationales.

En plus de leur bond au classement mondial, les Léopards gagnent également deux places sur le continent africain. Ils occupent désormais la 7ᵉ place africaine, un rang qui les replace parmi les grandes nations du football africain.

Cette évolution traduit la régularité affichée par la sélection congolaise ces derniers mois et confirme les progrès réalisés sous la direction du staff technique.

Le Top 40 mondial désormais dans le viseur

À seulement une place du Top 40 mondial, la RDC poursuit son ascension avec l’ambition de consolider son statut parmi les meilleures sélections africaines.

Cette nouvelle progression renforce également la confiance du groupe à l’approche des prochaines échéances internationales, notamment les qualifications et les compétitions continentales à venir.

Portés par une génération ambitieuse et un collectif de plus en plus compétitif, les Léopards affichent clairement leurs ambitions : continuer à grimper dans la hiérarchie mondiale et s’imposer durablement comme une référence du football africain.

RDC-Tanzanie : Tshisekedi confie un message confidentiel à Samia Suluhu pour renforcer les relations bilatérales

Le ministre Congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni Isiloketshi, a été reçu, dimanche 19 juillet 2026, par la Présidente Tanzanienne, Samia Suluhu Hassan. Porteur d’un message spécial et confidentiel du Président Félix Tshisekedi, les sources du ministère évoquent des échanges orientés vers des « questions bilatérales, la situation sécuritaire dans la sous région ainsi que dans l’Est de la République démocratique du Congo ».

Cette démarche diplomatique vise à donner un nouvel élan aux relations entre les deux pays. La Tanzanie est un partenaire stratégique pour la RDC, à la fois voisin, allié commercial et membre de la Communauté d’Afrique de l’Est (CEA).

En effet, le ministre Congolais a remercié la Présidente Samia pour son engagement en faveur de la paix en RDC et de la stabilité régionale. Pour Kinshasa, Dar es Salaam est un appui essentiel pour endiguer l’insécurité dans l’Est et faciliter les échanges économiques.

Les deux États partagent l’une des plus longues frontières lacustres d’Afrique. Un atout majeur pour développer les échanges portuaires, routiers et énergétiques.

Avant la rencontre présidentielle, Floribert Anzuluni a eu un tête-à-tête avec le ministre des Affaires Étrangères de la Tanzanie, Mahmoud Thabit Kombo.

Le chef de la diplomatie tanzanienne a félicité la RDC pour son élection à la présidence du Conseil de sécurité des Nation Unies pour 2026-2027. Il a qualifié cette posture congolaise d’une « fierté pour toute l’Afrique ».

Cette visite s’inscrit dans une dynamique plus large. La RDC veut consolider ses alliances régionales pour peser davantage dans la région. La Tanzanie, de son côté, joue un rôle de stabilisateur. En confiant ce message à Samia Suluhu, le Président Tshisekedi réaffirme l’importance du partenariat bilatéral.

Entre sécurité partagée, commerce et diplomatie multilatérale, la relation RDC-Tanzanie se positionne comme un levier clé pour la paix et le développement des Grands Lacs.