Pour la première fois depuis le début des combats dans cette zone, la cité stratégique de Pinga, dans le territoire de Walikale (Nord-Kivu), a été visée lundi 28 septembre 2026 par une attaque attribuée aux rebelles de l’AFC/M23. Selon des sources locales et militaires, des drones ont ciblé des positions des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), provoquant un mouvement de panique et la suspension temporaire des activités dans la cité.
L’attaque est survenue aux alentours de 9 heures, lorsque l’aérodrome de Pinga, où étaient positionnés des éléments des FARDC, a été pris pour cible. Aucun bilan officiel n’était disponible dans l’immédiat.
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Une deuxième reconnaissance provoque la panique à Pinga
Selon plusieurs sources concordantes, un drone est revenu peu après pour une nouvelle reconnaissance. Les militaires congolais ont alors ouvert le feu afin de tenter de le repousser.
Les détonations ont semé la panique au centre de Pinga. Des établissements scolaires ont libéré leurs élèves en urgence, tandis que de nombreux habitants ont quitté leurs lieux de travail pour regagner leur domicile par mesure de précaution.
Quelques heures plus tard, le calme est progressivement revenu, permettant une reprise partielle des activités socio-économiques.
Des frappes également signalées à Masisi
Au même moment, d’autres frappes attribuées à l’AFC/M23 ont visé deux positions occupées par des combattants wazalendo dans le territoire voisin de Masisi.
Vers 7 heures, les villages de Kaleta et Bitoyi, situés dans les groupements d’Ufamandu, auraient été ciblés par des drones, selon des sources civiles et militaires. Là encore, aucun bilan humain ou matériel n’avait pu être confirmé.
Ces attaques interviennent après plusieurs jours de combats autour de Miko, près de Remeka, où les FARDC et leurs alliés wazalendo affrontent les rebelles de l’AFC/M23. Des sources locales indiquent que plusieurs positions ont changé de contrôle ces derniers jours, notamment après la reprise de Remeka par les rebelles le 25 septembre.
Une situation sécuritaire de plus en plus tendue
L’attaque contre Pinga intervient seulement 24 heures après la reprise par les FARDC, appuyées par les wazalendo, de plusieurs positions autour de Mindjendje, notamment Tchad, Kahongoboka, Kukibingu, Bubolwa et Luola.
Parallèlement, la circulation reste interrompue depuis le 24 septembre sur l’axe Nyabiondo-Kashebere-Mungazi, reliant les territoires de Masisi et de Walikale, en raison de la reprise des affrontements.
Des civils toujours pris au piège des combats
La détérioration de la situation continue d’affecter les populations civiles. À Burungu, dans la chefferie des Bashali, au moins huit civils auraient été tués et six autres blessés samedi soir, selon des sources locales. Ce bilan n’a toutefois pas pu être confirmé de manière indépendante.
Des tirs d’armes lourdes et légères ont également été signalés aux abords de Nyabiondo, illustrant l’intensification des hostilités dans plusieurs localités du Nord-Kivu.
Avec cette première attaque contre Pinga, les affrontements franchissent un nouveau cap dans le territoire de Walikale, tandis que les changements de contrôle de certaines localités et les frappes par drones accentuent l’insécurité et compliquent davantage les déplacements des populations.



