Passeport confisqué à Delly Sesanga : Jean-Marc Kabund dénonce une « grave violation des droits fondamentaux »

La confiscation du passeport de Delly Sesanga continue de provoquer une vague d’indignation au sein de l’opposition congolaise. Dans une déclaration publiée sur son compte X ce lundi 29 juin, Jean-Marc Kabund est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une nouvelle dérive des autorités congolaises à l’encontre des opposants politiques.

Le haut cadre de la coalition C64 estime que cette décision porte gravement atteinte aux libertés fondamentales et s’inscrit dans une stratégie de répression visant les voix critiques du régime.

Jean-Marc Kabund dénonce une entrave à la liberté de mouvement

Pour l’ancien président de l’UDPS, empêcher Delly Sesanga de quitter le territoire afin de recevoir des soins médicaux constitue une violation inacceptable de ses droits.

« Empêcher Delly Sesanga d’exercer sa liberté de mouvement et de se rendre à l’étranger pour recevoir les soins nécessités par les blessures par balles qu’il a subies lors de la répression sanglante du sit-in constitue une grave violation des droits fondamentaux. Après l’avoir grièvement blessé, le priver de soins appropriés est inhumain et inacceptable », a-t-il déclaré.

Selon Jean-Marc Kabund, cette affaire dépasse le seul cas de Delly Sesanga et illustre une dégradation inquiétante de l’État de droit en République démocratique du Congo.

« Le combat contre la tyrannie est un devoir patriotique »

Dans son message, le leader politique affirme que cette situation confirme, selon lui, une dérive autoritaire du pouvoir.

« Cette dérive confirme que le combat contre la tyrannie dans notre pays n’est plus une option, mais un devoir patriotique pour sauver notre démocratie et l’État de droit », a-t-il ajouté.

À travers cette prise de position, Jean-Marc Kabund invite les forces politiques, les organisations de la société civile et les citoyens à rester mobilisés face à ce qu’il qualifie de violations répétées des libertés publiques.

Un appel lancé aux partenaires internationaux de la RDC

L’opposant congolais s’adresse également aux partenaires internationaux de la République démocratique du Congo. Il exhorte notamment les États-Unis, l’Union européenne, l’Union africaine ainsi que les organisations engagées dans la défense de la démocratie et des droits humains à réagir.

« Nous appelons les partenaires de la RDC – les États-Unis, l’Union européenne, l’Union africaine, ainsi que toutes les organisations attachées à la démocratie et aux droits humains – à prendre la pleine mesure de ces violations répétées et à en tirer toutes les conséquences », a-t-il déclaré.

Cette nouvelle sortie de Jean-Marc Kabund intervient alors que la confiscation du passeport de Delly Sesanga alimente un vif débat politique et ravive les inquiétudes sur le respect des libertés fondamentales en RDC.

Kongo-Central : Le VPM Guy Kabombo à Kitona pour superviser la modernisation de la base militaire des FARDC

C’est depuis samedi 27 juin 2026 que le Vice-Premier Ministre, ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, est arrivé à la base militaire de Kitona, dans le Kongo-Central. Sa présence dans cette province se justifie pour superviser des projets lancés au profit des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de leurs dépendants.

Dès son arrivée, Guy Kabombo a enchaîné des échanges avec plusieurs unités de la 12e région militaire pour évaluer leur fonctionnement et s’imprégner de leurs attentes. La présence du ministre traduit la volonté du Gouvernement, à travers son secteur, de pilotage direct des chantiers militaires.

Un complexe scolaire de 500 places et des infrastructures opérationnelles

Le ministre Guy Kabombo a visité le chantier d’un complexe scolaire moderne. L’établissement devra accueillir près de 500 élèves à la prochaine rentrée scolaire. Satisfait de l’avancement, il a ensuite inspecté d’autres infrastructures. Parmi elles, un champ de tir moderne dont la construction progresse.

D’après les sources du ministère de la Defense nationale, ces investissements traduisent la volonté de l’exécutif national de renforcer le cadre de vie des militaires et de leurs familles tout en dotant la base d’outils de formation adaptés aux exigences actuelles. L’armée congolaise veut se construire aussi par l’école et l’entraînement.

Discipline, patriotisme et soutien aux Forces spéciales Hibou

Le VPM a rencontré les soldats du 3e bataillon des Forces spéciales Hibou, engagés dans une marche d’endurance de plus de 100 kilomètres à pied. Sur place, il les a appelés à la rigueur et au sens du patriotisme avant leur prochain déploiement.

Dans la foulée, le ministre de tutelle a aussi réaffirmé l’engagement du Président Félix Tshisekedi, à améliorer leurs conditions sociales, de formation et de travail. À l’en croire, le Chef de l’État vise toujours une armée plus professionnelle, mieux équipée et mieux accompagnée sur le plan humain.

Dimanche 28 juin, Guy Kabombo Muadimvita a réuni les officiers de la chaîne de commandement de Kitona pour un briefing sectoriel et opérationnel. En présence du chef d’état-major général adjoint chargé des opérations et renseignements militaires, le lieutenant-général Ychalingonza Nduru Jacques, le commandant de base, le lieutenant-général Bangu Mashita Marcel, a présenté l’état des lieux et les avancées dans ce secteur.

Football, cohésion et vision d’une armée moderne

Dans une ambiance conviviale, le VPM a célébré avec les FARDC de la 12e région et les nouvelles recrues la victoire des Léopards. Au-delà du symbole, cette parenthèse sportive renforce la cohésion et le moral des troupes.

Entre chantiers, formation, proximité et esprit d’équipe, la base militaire de Kitona devient un laboratoire de l’armée nouvelle.

Kinshasa : Réouverture de l’avenue Gambela, le programme « Kinshasa Ezo Bonga » se poursuit

L’avenue Gambela a été officiellement ouverte à la circulation sur le tronçon compris entre les avenues Kasavubu et Kimbau. Long de 1,4 km, ce segment constitue la première phase d’un projet plus large de 2,7 km qui doit s’étendre jusqu’à l’avenue Landu. Cette mise en service s’inscrit dans la dynamique de réhabilitation de la voirie urbaine portée par l’exécutif provincial. Pour les communes de Ngiri-Ngiri et Bumbu, c’est une artère structurante qui revient dans le réseau.

La réouverture a été marquée par une cérémonie officielle. Elle s’est tenue sous la supervision du ministre provincial des ITPAFUH, Alain Tshilungu, en présence d’autorités locales et d’usagers. Cette mobilisation illustre la volonté des autorités provinciales de livrer des infrastructures utilisables rapidement, tout en maintenant le cap sur la modernisation. Les chantiers avancent par étapes, avec un suivi sur le terrain et une communication auprès des habitants.

Sur place, la satisfaction est visible. Les riverains se montrent contents du niveau de finition et de la solidité de l’ouvrage. Les usagers mettent en avant une chaussée mieux calibrée, des accotements traités et une signalisation plus lisible.

C’est une perception positive. Au-delà des délais, c’est la durabilité et la praticité qui créent l’adhésion. Plusieurs habitants appellent désormais à un usage responsable pour préserver l’investissement et éviter les dégradations précoces.

Côté circulation, les chauffeurs de taxi et bus saluent le retour de l’axe. Selon eux, l’ouverture de ce tronçon doit permettre de fluidifier les déplacements entre Kasavubu et Kimbau, et de désengorger des rues adjacentes souvent saturées aux heures de pointe.

En offrant une alternative directe, l’avenue Gambela réduit les détours et les points de blocage. Pour eux, c’est un gain de temps pour les conducteurs et un soulagement pour les passagers de cette partie de la capitale.

Ces travaux s’inscrivent dans la vision du Gouvernement congolais, matérialisée à Kinshasa par l’exécutif provincial. Sous la conduite du Gouverneur Daniel Bumba, la capitale vise des routes capables de répondre aux attentes des habitants.

L’objectif de l’autorité provinciale est d’améliorer la mobilité, de soutenir l’activité économique et d’élever le cadre de vie. Avec Gambela, la capitale confirme qu’elle transforme ses voiries par palier, de Kasavubu à Landu.

Mondial 2026 : L’Afrique du Sud, première nation africaine éliminée en 16es après sa défaite 0-1 face au Canada

L’Afrique du Sud a vécu un crève-cœur ce dimanche 28 juin 2026, au Stade de Los Angeles à Inglewood. Pour son 16e de finale de la Coupe du Monde 2026, la nation arc-en-ciel a été battue 0 but à 1 par le Canada. Premier représentant du continent à quitter le tournoi à ce stade, les Bafana Bafana s’arrêtent donc à cette étape de la compétition. Le plus dur : les Sud-Africains ont pourtant dominé la possession à 58% sans parvenir à concrétiser, face à une équipe canadienne redoutable en contre.

Le match a longtemps semblé se diriger vers les prolongations. Les deux blocs se neutralisaient, avec peu d’occasions franches. Il a fallu attendre les ultimes secondes pour voir le dénouement. À la 90+2e minute, Stephen Eustaquio a surgi pour inscrire l’unique but de la rencontre. Une punition maximale pour l’Afrique du Sud qui avait pourtant tenté 14 tirs contre 6 seulement pour le Canada, mais manqué de justesse dans la finition.

Une Afrique du Sud solide mais stérile offensivement

Sur la physionomie, les Bafana Bafana ont montré de la discipline tactique et un bloc bien en place. Ils ont résisté pendant 90 minutes et affiché 86% de passes réussies. Toutefois, le manque de réalisme dans les 30 derniers mètres a pesé lourd. Avec seulement 2 tirs cadrés sur 6 tentatives, la sélection africaine n’a pas su inquiéter un Canada qui a défendu bas puis accélérer. Cette stérilité a coûté cher au moment où il fallait faire la différence.

Un but tardif qui reflète la domination canadienne en fin de match

Le Canada a progressivement pris l’ascendant dans le money time. Plus entreprenants dans les dernières minutes, les Canadiens ont multiplié les incursions et mis la pression sur la défense adverse. Cette insistance a fini par payer sur un éclat d’Eustaquio à la 90+2e. Un timing parfait pour le Canada, et une cruelle désillusion pour une Afrique du Sud qui avait tenu jusque-là en contrôlant le ballon mais pas le score.

Première nation africaine éliminée : l’Afrique du Sud tourne la page

Avec cette élimination, l’Afrique du Sud devient la première nation africaine à sortir en 16es de la Coupe du Monde 2026. Le parcours s’arrête donc prématurément pour les Bafana Bafana, malgré une phase de groupes prometteuse et une vraie maîtrise technique. Il faudra désormais pour le coach Hugo Broos rebâtir autour de cette expérience pour viser plus haut. Le Canada, lui, poursuit son rêve nord-américain en 8e de finale. Pour l’Afrique, il reste encore 8 représentants, mais le continent perd l’un de ses prétendants.

Coupe du Monde 2026 : La RDC réalise l’exploit et file en 16es après son 3-1 contre l’Ouzbékistan

La République démocratique du Congo a signé une page d’histoire ce dimanche 28 juin 2026 aux États-Unis d’Amérique. Pour la première fois de sa Coupe du Monde 2026, la RDC a remporté un match en s’imposant 3 buts à 1 face à l’Ouzbékistan. Cette victoire permet aux Léopards de se qualifier en 16es de finale en tant que meilleurs troisièmes. Le pays accède à la phase à élimination directe 52 ans après sa dernière participation au tournoi. Le prochain adversaire est l’Angleterre, avant de penser à poursuivre ce rêve mondialiste.

La physionomie du score a basculé en plusieurs temps. L’Ouzbékistan a ouvert la marque très tôt par Shomurodov à la 10e minute, sur une première alerte. La RDC a patienté avant de faire exploser le verrou. Yoane Wissa a rétabli l’équilibre à la 68e minute sur penalty. Entré en deuxième mi-temps, Fiston Mayele a alourdi le score à la 78e minute en trompant le portier adverse lors d’un face à face. Encore Yoane Wissa, a conclu le travail dans les arrêts de jeu, à la 90+1e, pour sceller le 3-1 final et envoyer la RDC en 16es.

Domination, intensité et plan de jeu appliqué par Desabre

Les poulains de Sébastien Desabre ont démarré la rencontre avec une intention claire : imposer leur tempo et chercher la victoire. La RDC a fait preuve d’une supériorité nette dans l’ensemble du match. Dans les duels, à la récupération et dans la projection, les Léopards ont dicté leur rythme. Le pressing haut, les dédoublements sur les côtés et la justesse technique ont étouffé une équipe ouzbèke en difficulté.

Cette domination s’est traduite par un contrôle des zones clés, des transitions rapides et une gestion mentale solide après l’ouverture du score adverse. Le plan de jeu a été respecté jusqu’au coup de sifflet final.

Mission accomplie après 1974, cap sur l’Angleterre

Avec ce succès, la RDC boucle le groupe K avec 4 points et une 3e place synonyme de qualification. La Colombie domine le groupe avec 7 points, devant le Portugal de Cristiano Ronaldo à 5 unités. L’Ouzbékistan termine dernier avec 0 point en 3 matchs. Cette qualification est un tournant pour le football congolais. Le prochain test est l’Angleterre en 16es de finale, pour confirmer que cette génération peut aller encore plus loin.

RDC-Rwanda : Kinshasa porte plainte contre Kigali devant la CIJ pour « violations graves du droit international »

Une nouvelle bataille s’ouvre entre Kinshasa et Kigali. Cette fois, elle ne se joue ni sur le terrain diplomatique ni dans les zones de conflit de l’est de la République démocratique du Congo, mais devant la plus haute juridiction des Nations unies.

Ce vendredi 26 juin 2026, le gouvernement congolais a officiellement saisi la Cour internationale de Justice (CIJ), franchissant une étape majeure dans son bras de fer judiciaire avec le Rwanda. Par cette requête, la RDC entend faire reconnaître la responsabilité internationale de Kigali pour les graves violations du droit international qu’elle affirme avoir subies depuis plus de trois décennies dans l’est du pays.

Pour Kinshasa, cette procédure marque une nouvelle offensive juridique visant à faire triompher le droit là où les armes continuent de parler.

Kinshasa accuse Kigali de violations graves du droit international

Dans sa requête déposée devant la Cour internationale de Justice, la RDC s’appuie sur plusieurs conventions internationales majeures pour étayer ses accusations.

Le gouvernement congolais invoque notamment la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948, la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes ainsi que la Convention contre la torture.

Selon Kinshasa, ces instruments auraient été violés à travers des actes commis dans l’est de la RDC depuis plus de trente ans.

Les autorités congolaises imputent au Rwanda une implication dans des massacres de civils, des exécutions extrajudiciaires, des actes de torture, des violences sexuelles, des déplacements forcés de populations ainsi que le soutien présumé apporté à plusieurs mouvements armés successifs, notamment l’AFDL, le RCD, le CNDP et plus récemment l’AFC/M23.

Une demande de réparation et de garanties devant la CIJ

À travers cette action judiciaire, la RDC ne sollicite pas uniquement une reconnaissance des violations alléguées.

Kinshasa demande également à la Cour d’ordonner la cessation des actes qu’elle considère comme illicites, d’imposer des garanties de non-répétition et d’accorder une réparation intégrale aux victimes des exactions dénoncées.

Le gouvernement congolais affirme ainsi vouloir privilégier les mécanismes du droit international afin que les responsabilités soient établies dans un cadre judiciaire reconnu par la communauté internationale.

À travers cette démarche, les autorités réaffirment leur volonté de « faire prévaloir le droit sur la force », dans un conflit qui empoisonne les relations entre les deux pays depuis plusieurs décennies.

Une plainte dans un contexte de tensions persistantes

Cette saisine intervient alors que l’est de la RDC demeure marqué par une instabilité chronique alimentée par la présence de nombreux groupes armés.

Depuis la résurgence du M23 en 2021, les violences se sont intensifiées jusqu’à la prise de Goma en janvier 2025, puis de Bukavu en février de la même année, aggravant une crise humanitaire déjà préoccupante.

Malgré la signature de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda à Washington en juin 2025, suivie d’une déclaration de principes conclue avec l’AFC/M23 à Doha en juillet 2025 en faveur d’un cessez-le-feu permanent, les affrontements et les tensions sécuritaires persistent dans plusieurs territoires de l’est congolais.

En portant aujourd’hui le différend devant la Cour internationale de Justice, Kinshasa ouvre un nouveau front, cette fois judiciaire, avec l’espoir d’obtenir une décision susceptible de renforcer sa position sur la scène internationale et d’apporter une reconnaissance aux victimes des violences qui endeuillent l’est du pays depuis plus de trente ans.

Ebola : Air France suspend ses vols entre Paris et Kinshasa après un cas confirmé à bord

Le trafic aérien entre la République démocratique du Congo et la France connaît un nouveau coup d’arrêt. Quelques heures après la confirmation d’un premier cas de maladie à virus Ebola en France chez un passager arrivé de Kinshasa, Air France a annoncé la suspension temporaire de ses liaisons entre les deux capitales.

Cette décision, prise à titre préventif, intervient dans un contexte de vigilance sanitaire renforcée alors que la RDC continue de faire face à une importante épidémie d’Ebola. Pour de nombreux voyageurs, cette annonce a bouleversé les plans de déplacement, tandis que les autorités sanitaires des deux pays intensifient leur coordination.

Une suspension décidée par précaution

Dans un communiqué publié jeudi 25 juin, Air France indique que les vols prévus entre Paris et Kinshasa, dans les deux sens, n’ont pas été opérés. Les passagers concernés ont été informés de cette interruption exceptionnelle.

La compagnie précise que cette mesure est directement liée à la confirmation d’un cas d’Ebola chez un voyageur ayant embarqué le 23 juin sur un vol reliant Kinshasa à Paris.

Si Air France insiste sur le caractère temporaire de cette suspension, elle souligne que la sécurité sanitaire de ses passagers et de ses équipages demeure sa priorité absolue.

La reprise des vols dépendra des contrôles sanitaires

Air France explique que la reprise de ses opérations est désormais conditionnée au renforcement des dispositifs de contrôle sanitaire avant l’embarquement à l’aéroport international de Ndjili.

La compagnie affirme poursuivre des échanges avec les autorités congolaises afin de mettre en place les mesures nécessaires pour garantir des conditions de voyage conformes aux exigences sanitaires.

Si ces dispositions sont rapidement opérationnelles et jugées satisfaisantes, les liaisons entre Kinshasa et Paris pourraient reprendre dès ce week-end.

Cette suspension intervient alors que les autorités françaises ont déjà engagé une enquête épidémiologique autour du premier cas confirmé sur leur territoire et assurent que toutes les mesures de prévention ont été mises en œuvre.

Turkish Airlines : une suspension sans lien avec Ebola

Cette interruption des vols d’Air France ne doit toutefois pas être confondue avec celle de Turkish Airlines.

La compagnie turque avait suspendu sa desserte de Kinshasa depuis le 6 mai dernier, une décision motivée par des considérations économiques, notamment l’augmentation des coûts d’exploitation.

Selon les informations communiquées, cette suspension devrait rester en vigueur jusqu’au 24 octobre 2026 et n’entretient aucun lien avec la situation sanitaire liée à Ebola.

En attendant la reprise annoncée des vols d’Air France, les voyageurs entre la RDC et la France restent suspendus aux décisions des autorités sanitaires. L’évolution de l’épidémie et le renforcement des contrôles à l’aéroport de Ndjili seront déterminants pour un retour progressif à la normale des liaisons aériennes.

Sénat RDC : Sama Lukonde convoque une session extraordinaire, 25 dossiers stratégiques au programme

Le Parlement congolais s’apprête à entrer dans une séquence législative particulièrement intense. À la demande du Gouvernement, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a signé, le 25 juin 2026, la décision convoquant une session extraordinaire à partir de ce vendredi 26 juin. Une initiative qui intervient dans un contexte marqué par l’urgence d’examiner plusieurs réformes économiques, sécuritaires et institutionnelles considérées comme prioritaires pour le pays.

Au total, vingt-cinq matières figurent à l’ordre du jour de cette session exceptionnelle. Derrière ces textes se dessinent des enjeux majeurs : relance économique, modernisation des infrastructures, sécurité nationale, création d’emplois, attractivité des investissements et financement de grands projets structurants.

Des réformes stratégiques pour accélérer la transformation du pays

Cette session extraordinaire sera dominée par l’examen de plusieurs projets de loi jugés essentiels pour la mise en œuvre du programme gouvernemental.

Les parlementaires devront notamment se prononcer sur le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026, le régime fiscal et pénal applicable aux jeux d’argent et de hasard, le projet de loi sur le contenu local ainsi que la révision de la législation sur la sous-traitance dans le secteur privé.

Les débats porteront également sur le développement du site hydroélectrique de Grand Inga, la programmation militaire pour la période 2027-2030, le financement du programme présidentiel « Debout – Jeunes Congolais », le statut des anciens combattants et la prorogation de l’état de siège dans certaines provinces de l’est du pays.

À ces réformes s’ajoutent plusieurs textes relatifs à la recherche scientifique, aux marchés boursiers, à la pêche, à l’aquaculture, aux zones économiques spéciales ainsi qu’à la création d’un fonds souverain.

Des accords internationaux au cœur des débats

Au-delà des réformes internes, cette session sera également consacrée à l’examen de plusieurs accords de coopération et de financement conclus avec des partenaires internationaux.

Les élus devront notamment autoriser la ratification d’un accord de coopération sécuritaire avec la Turquie, la création de la Banque de développement Shelter Afrique, ainsi que plusieurs conventions de prêts destinées au financement de projets d’infrastructures.

Parmi les dossiers les plus attendus figurent le financement de la modernisation de l’aéroport de Luano à Lubumbashi, des programmes d’électrification rurale et périurbaine, la construction d’un complexe hospitalier dans la ville nouvelle de Kinshasa ainsi que des projets de développement agricole soutenus par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA).

Le Parlement examinera également l’accord de partenariat économique global conclu avec les Émirats arabes unis ainsi que le nouvel accord international sur le cacao signé à Abidjan.

Première plénière dès le 27 juin

Les travaux débuteront véritablement ce samedi 27 juin avec une première séance plénière déjà chargée.

Trois dossiers ouvriront les débats : le projet de loi autorisant la prorogation de l’état de siège, le rapport de la Commission économique, financière et de la bonne gouvernance sur le projet de loi relatif au contenu local ainsi que celui portant modification de la loi encadrant la sous-traitance dans le secteur privé.

Par l’ampleur des réformes annoncées, cette session extraordinaire s’annonce comme l’une des plus importantes de l’année parlementaire. Les décisions qui en découleront pourraient avoir un impact durable sur la gouvernance économique, les investissements, la sécurité et le développement de la République démocratique du Congo.

Guylain Nyembo signe des contrats de performance avec 15 établissements publics pour une gouvernance axée sur les résultats

Une nouvelle page s’ouvre pour l’administration publique congolaise. Jeudi 25 juin 2026, dans une salle où se mêlaient attentes et volonté de changement, le ministre d’État en charge du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo, a donné le coup d’envoi d’une réforme appelée à transformer durablement le fonctionnement des établissements publics placés sous sa tutelle.

En lançant officiellement le processus de signature des contrats de performance avec quinze établissements et structures spécialisées, le Gouvernement affiche une ambition claire : passer d’une culture des moyens à une culture des résultats, où chaque institution sera désormais évaluée sur l’impact concret de son action.

Cette initiative s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, et mise en œuvre par le Gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, qui fait de la bonne gouvernance l’un des piliers de la modernisation de l’État.

Une nouvelle gouvernance fondée sur les résultats

Au cœur de cette réforme figurent les contrats de performance, de véritables feuilles de route qui fixeront à chaque établissement des objectifs précis, des indicateurs mesurables ainsi que des mécanismes permanents de suivi et d’évaluation.

Pour Guylain Nyembo, il ne suffit plus de multiplier les activités administratives. Désormais, les performances devront être appréciées à travers les résultats réellement obtenus au bénéfice des citoyens.

« Nous voulons promouvoir une véritable culture de performance au sein de notre administration. Chaque structure doit être appréciée non seulement à travers les activités qu’elle mène, mais surtout à travers les résultats qu’elle produit », a déclaré le ministre d’État.

Les organismes concernés occupent une place stratégique dans l’appareil de l’État. Ils interviennent notamment dans la planification du développement, la coordination de l’aide internationale, la promotion des investissements, le suivi des politiques publiques et l’évaluation des programmes gouvernementaux.

Une réforme qui entre dans une nouvelle phase

Cette démarche ne part pas de zéro. Dès 2024, une phase pilote avait été engagée avec l’Institut national de la statistique (INS), l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI) et l’Unité de conseil et de coordination du partenariat public-privé (UC-PPP).

Les résultats de cette première expérience ont encouragé le ministère du Plan à élargir le dispositif à l’ensemble de ses principaux établissements publics et structures d’exécution.

Afin de garantir le respect des engagements pris, un mécanisme permanent de suivi-évaluation accompagnera désormais cette réforme. Une première revue des performances est d’ailleurs annoncée pour le mois de septembre. Elle permettra de mesurer le niveau d’exécution des objectifs, d’identifier les difficultés rencontrées et d’apporter les ajustements nécessaires.

Au-delà de la signature des contrats, c’est une nouvelle manière de gouverner qui se dessine. L’administration est désormais appelée à rendre davantage de comptes, à mesurer son efficacité et à inscrire durablement la performance au cœur de son fonctionnement.

Pour le ministère du Plan, cette réforme pourrait constituer un tournant majeur dans la modernisation de l’action publique en République démocratique du Congo. Les prochains mois permettront de mesurer si cette ambition se traduit par des résultats concrets au service du développement du pays.

Manifestation du 8 juillet à Kinshasa : L’opposition maintient le Palais de la Nation comme point de chute

L’opposition congolaise réunie au sein de la coalition C64 a officiellement informé le Gouverneur de la Ville de Kinshasa de l’organisation d’une manifestation pacifique, mercredi 8 juillet 2026. Dans une correspondance datée du 23 juin 2026 et reçue à l’Hôtel de Ville le 25 juin, Fayulu, Kabund, Katumbi, Matata et Sesanga confirment le Palais de la Nation comme point de rassemblement.

À travers cette activité politique, les opposants veulent exprimer « l’attachement des citoyens au respect de la Constitution, à la défense de l’État de droit et à la préservation de l’ordre constitutionnel de la République ». Cette marche doit aussi permettre de remettre un mémorandum au Président de la République.

Les organisateurs invoquent l’article 26 de la Constitution, qui encadre la liberté de manifestation, pour justifier la procédure d’information préalable auprès des autorités urbaines.

« Les participants, venant de différentes communes de la ville de Kinshasa, convergeront vers le Palais de la Nation où ils se rassembleront pour un sit-in pacifique, au cours duquel sera remis un mémorandum susmentionné », souligne cette correspondance.

Et d’ajouter : « Nous vous (Gouverneur) prions de prendre acte du caractère strictement pacifique de cette activité et de prendre les dispositions nécessaires afin d’assurer la sécurité des participants ainsi que le bon déroulement de cette manifestation démocratique, conformément à la Constitution et aux lois de la République ».

Cette action marque la coordination de cinq formations politiques majeures de l’opposition. Il s’agit notamment de l’Alliance pour le Changement de Jean-Marc Kabund, de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement de Martin Fayulu, Ensemble de Moïse Katumbi, Leadership et Gouvernance pour le Développement d’Augustin Matata et Envol de Delly Sesanga.

Le dernier sit-in organisé le 12 juin dernier par ces acteurs de l’opposition s’est soldé par des actes de violence, engendrant des pertes en vies humaines et des dégâts matériels. Les acteurs et les manifestants ont été empêchés par la police d’accéder à l’esplanade du Palais du Peuple pour déposer leur mémorandum. Raison : cet endroit, considéré entant que siège des institutions, est jugé inviolable par les lois de la République.

Par ailleurs, le choix du Palais de la Nation est maintenu en dépit des restrictions déjà annoncées sur les itinéraires et sites sensibles de la capitale. Le bras de fer s’annonce donc sur le terrain entre le droit constitutionnel invoqué par l’opposition et les mesures sécuritaires brandies par l’exécutif.