Le Parlement congolais s’apprête à entrer dans une séquence législative particulièrement intense. À la demande du Gouvernement, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a signé, le 25 juin 2026, la décision convoquant une session extraordinaire à partir de ce vendredi 26 juin. Une initiative qui intervient dans un contexte marqué par l’urgence d’examiner plusieurs réformes économiques, sécuritaires et institutionnelles considérées comme prioritaires pour le pays.
Au total, vingt-cinq matières figurent à l’ordre du jour de cette session exceptionnelle. Derrière ces textes se dessinent des enjeux majeurs : relance économique, modernisation des infrastructures, sécurité nationale, création d’emplois, attractivité des investissements et financement de grands projets structurants.
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Des réformes stratégiques pour accélérer la transformation du pays
Cette session extraordinaire sera dominée par l’examen de plusieurs projets de loi jugés essentiels pour la mise en œuvre du programme gouvernemental.
Les parlementaires devront notamment se prononcer sur le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026, le régime fiscal et pénal applicable aux jeux d’argent et de hasard, le projet de loi sur le contenu local ainsi que la révision de la législation sur la sous-traitance dans le secteur privé.
Les débats porteront également sur le développement du site hydroélectrique de Grand Inga, la programmation militaire pour la période 2027-2030, le financement du programme présidentiel « Debout – Jeunes Congolais », le statut des anciens combattants et la prorogation de l’état de siège dans certaines provinces de l’est du pays.
À ces réformes s’ajoutent plusieurs textes relatifs à la recherche scientifique, aux marchés boursiers, à la pêche, à l’aquaculture, aux zones économiques spéciales ainsi qu’à la création d’un fonds souverain.
Des accords internationaux au cœur des débats
Au-delà des réformes internes, cette session sera également consacrée à l’examen de plusieurs accords de coopération et de financement conclus avec des partenaires internationaux.
Les élus devront notamment autoriser la ratification d’un accord de coopération sécuritaire avec la Turquie, la création de la Banque de développement Shelter Afrique, ainsi que plusieurs conventions de prêts destinées au financement de projets d’infrastructures.
Parmi les dossiers les plus attendus figurent le financement de la modernisation de l’aéroport de Luano à Lubumbashi, des programmes d’électrification rurale et périurbaine, la construction d’un complexe hospitalier dans la ville nouvelle de Kinshasa ainsi que des projets de développement agricole soutenus par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA).
Le Parlement examinera également l’accord de partenariat économique global conclu avec les Émirats arabes unis ainsi que le nouvel accord international sur le cacao signé à Abidjan.
Première plénière dès le 27 juin
Les travaux débuteront véritablement ce samedi 27 juin avec une première séance plénière déjà chargée.
Trois dossiers ouvriront les débats : le projet de loi autorisant la prorogation de l’état de siège, le rapport de la Commission économique, financière et de la bonne gouvernance sur le projet de loi relatif au contenu local ainsi que celui portant modification de la loi encadrant la sous-traitance dans le secteur privé.
Par l’ampleur des réformes annoncées, cette session extraordinaire s’annonce comme l’une des plus importantes de l’année parlementaire. Les décisions qui en découleront pourraient avoir un impact durable sur la gouvernance économique, les investissements, la sécurité et le développement de la République démocratique du Congo.




