Mondial 2026 : Côte d’Ivoire, 3e nation africaine en 16es après son succès face au Curaçao (2-0)

La Côte d’Ivoire s’est qualifiée en 16es de finale de la Coupe du Monde 2026, jeudi 25 juin, au terme d’une victoire nette de 2 buts à 0 contre le Curaçao, à Philadelphie aux États-Unis. Avec ce résultat, les Éléphants intègrent le cercle fermé des sélections africaines pour la phase à élimination directe, aux côtés du Maroc et de l’Afrique du Sud. Lors de cette troisième journée, un doublé de Nicolas Pépé a suffi aux Ivoiriens pour valider leur ticket dans le Groupe E.

Cette qualification marque une étape inédite pour la Côte d’Ivoire en Coupe du Monde. C’est la première fois que la sélection ivoirienne accède aux 16es de finale en quatre participations au tournoi. Nicolas Pépé s’est illustré en ouvrant le score très tôt, dès la 7e minute, avant d’alourdir la marque à la 64e minute. Son efficacité devant le but a permis aux hommes d’Emerse Faé de gérer sereinement la suite de la rencontre et de s’offrir un succès décisif.

Une domination ivoirienne face à un Curaçao dépassé

La physionomie du match a clairement tourné à l’avantage de la Côte d’Ivoire. Les Éléphants ont imposé leur rythme dès l’entame, avec une possession supérieure, des projections rapides et une solidité défensive qui n’a pas été beaucoup mise en danger. En face, le Curaçao n’a pas réussi à poser son jeu ni à créer une réelle opposition. Limité dans les transitions et imprécis dans le dernier geste, l’adversaire caribéen a subi la pression pendant 90 minutes.

2e du Groupe E avec 6 points, derrière l’Allemagne à la différence de buts

Au classement final du Groupe E, la Côte d’Ivoire termine 2e avec 6 points, à égalité avec l’Allemagne. La Mannschaft prend la tête uniquement grâce à une meilleure différence de buts marqués (+6). Les Éléphants ont livré une phase de groupes avec de solides ambitions. Leur seule défaite de 1-2 est intervenue lors de la deuxième journée contre l’Allemagne, dans les ultimes minutes d’une rencontre à forte intensité. Nicolas Pépé et ses coéquipiers avaient alors tenu tête à la sélection allemande, preuve d’un collectif capable de rivaliser avec les cadors.

Ce succès donne de la confiance au groupe avant d’aborder les 16es de finale, où l’objectif sera désormais de franchir un nouveau cap dans l’histoire du football ivoirien.

Une 3e nation africaine qualifiée, sans passer par les meilleurs perdants

La qualification ivoirienne confirme l’impact des pays africains lors de l’édition 2026 du Mondial. Trois nations du continent sont déjà en 16es, et aucune n’est passée par le repêchage des meilleurs troisièmes. Le Maroc a terminé 2e de son groupe avec 7 points, derrière le Brésil, départagé uniquement par la différence de buts en faveur du quintuple champion du monde (+6). L’Afrique du Sud, de son côté, a fini 3e derrière le Mexique, pays hôte, avec 4 points. La Côte d’Ivoire s’ajoute donc logiquement à cette dynamique continentale.

Les sélections africaines à deux journées

L’Égypte est également quasiment assurée après avoir pris la tête du Groupe G avec 4 points en deux journées. Avant son troisième match contre la Croatie, le Ghana est actuellement 2e du Groupe L avec 4 points en ex-æquo avec l’Angleterre. La RDC, 3e du Groupe K avec 1 point mais encore en lice avant son dernier match face à l’Ouzbékistan, peut aussi décrocher son ticket. Le Sénégal et l’Algérie restent en sursis. Seule la Tunisie est déjà éliminée.

Au total, jusqu’à six pays africains peuvent encore rejoindre les 16es de finale sans être repêchés, un record pour le continent dans ce Mondial à 48 équipes.

Ebola en RDC : 21 jours de quarantaine imposés après un cas importé en France chez un médecin d’Ituri

Le Gouvernement Congolais a annoncé de nouvelles mesures sanitaires après avoir pris connaissance de la détection d’un cas de maladie à virus Ebola chez un professionnel de santé de retour de la RDC en France. Désormais, « toute personne en provenance des zones affectées par la maladie à virus Ebola est tenue d’observer une période de 21 jours avant d’effectuer tout autre déplacement, tant sur le territoire national qu’à l’international ». Selon le communiqué daté du mercredi 24 juin 2026, cette décision vise à renforcer les mesures de santé publique en place, à réduire les risques de propagation et à garantir une gestion rigoureuse des personnes potentiellement exposées.

Un médecin réanimateur ayant exercé dans l’Ituri a été testé positif au virus Ebola de type Bundibugyo à son arrivée en France. D’après les informations, il s’agit d’un professionnel expérimenté, membre du personnel médical déployé par l’organisation humanitaire ALIMA au Centre Médical Évangélique de Rwampara. Il a travaillé du 22 mai au 19 juin 2026 dans le centre de traitement d’Ebola avant de quitter l’Ituri, de transiter par Kinshasa jusqu’au 22 juin, puis de rejoindre la France le 23 juin 2026.

Selon son organisation, il ne présentait aucun signe clinique au départ de Bunia ni pendant son séjour à Kinshasa, mais son exposition dans le dispositif de prise en charge l’a placé dans une situation de risque potentiel.

« Il faut préciser qu’une personne infectée par Ebola ne devient contagieuse qu’au moment de l’apparition des symptômes de la maladie, et que la transmission de la maladie ne se fait que par contact direct, ce qui permet de situer le niveau de risque lié aux déplacements du médecin entre l’Ituri, Kinshasa et la France », a souligné le communiqué. Le Gouvernement rappelle ainsi les principes de transmission du virus afin d’éclairer le contexte médical du cas, sans évoquer de contamination secondaire sur le territoire congolais et en insistant sur la rigueur du suivi épidémiologique.

Kinshasa et Paris coordonnent le traçage des contacts

Pour gérer la situation, la RDC a saisi la France afin d’organiser le partage des données nécessaires au traçage et au suivi des contacts potentiellement exposés en RDC, ainsi que la coordination du suivi du patient en France.

Pour l’exécutif national, toute alerte liée à la maladie à virus Ebola fait l’objet d’une investigation épidémiologique approfondie, documentée et traçable, incluant l’identification des contacts, leur évaluation selon le niveau d’exposition, leur suivi rigoureux pendant 21 jours et la mise en œuvre, sans délai, des mesures de santé publique requises. Cette procédure s’inscrit dans le cadre du Règlement Sanitaire International.

« Des mécanismes renforcés de surveillance épidémiologique aux principaux points de contrôle, aux points d’entrée et de sortie, d’alerte et d’orientation demeurent opérationnels dans les provinces touchées ainsi qu’aux principaux points d’entrée et de sortie du territoire, notamment dans les aéroports de Bunia et de Kinshasa », a rappelé le Gouvernement Congolais. À l’en croire, ces mécanismes couvrent la détection des alertes, l’évaluation des cas suspects, l’isolement sécurisé, la notification rapide aux familles et aux autorités, ainsi que les prélèvements d’échantillons et leur confirmation en laboratoire.

« Ils prévoient également l’identification, la classification et le suivi des contacts, conformément aux procédures établies, afin d’éviter toute chaîne de transmission non contrôlée, en Ituri comme sur les axes de mobilité vers Kinshasa et l’extérieur du pays », a précisé le communiqué.

Le Gouvernement insiste sur l’application stricte de ces procédures pendant la période de 21 jours pour maintenir la capacité de réaction rapide des équipes de santé publique et garantir la traçabilité de chaque alerte.

Enfin, la RDC reste déterminée à conduire la riposte avec responsabilité et transparence, en s’appuyant sur les équipes de première ligne et sur la coopération sanitaire internationale. Bien plus, il réaffirme son engagement à protéger les Congolaises et les Congolais, ainsi que les communautés affectées, en renforçant toutes les mesures nécessaires sur l’ensemble du territoire national.

Procès Numbi-Tshiwewe : la Haute Cour militaire reporte l’audience pour « raisons d’État »

L’atmosphère était lourde ce jeudi 25 juin dans l’enceinte de la Haute Cour militaire. Magistrats, avocats et observateurs s’attendaient à voir le dossier entrer dans une nouvelle phase. Pourtant, quelques minutes seulement après l’ouverture de l’audience, le couperet est tombé : le procès opposant l’auditeur général des FARDC aux généraux John Numbi et Christian Tshiwewe, ainsi qu’à plusieurs autres officiers supérieurs, est renvoyé au 9 juillet 2026.

Une décision qui n’a pas manqué de susciter interrogations et commentaires, tant cette affaire figure parmi les plus sensibles actuellement examinées par la justice militaire congolaise.

Un renvoi justifié par des « raisons d’État »

Selon le premier président de la Haute Cour militaire, le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalay Tiende, l’audience n’a pu se poursuivre en raison de l’indisponibilité de certains membres de la composition.

À la sortie de la salle, les avocats ont confirmé que cette absence était liée à des impératifs qualifiés de « raisons d’État ».

« C’est à cause de l’indisponibilité de quelques membres de la composition. À cet effet, il a été évoqué les raisons d’État », a expliqué maître Papy Nyango, membre du collectif de la défense.

Au-delà de cette contrainte institutionnelle, la juridiction militaire a également indiqué vouloir laisser du temps aux différents collectifs d’avocats afin qu’ils finalisent et déposent leurs mémoires de défense.

Du côté du général d’armée Christian Tshiwewe, cette étape est déjà franchie. Son avocat, maître Parfait Kanyenga, affirme avoir transmis le mémoire unique de son client et se dit prêt à défendre ses arguments lors de la prochaine audience.

Des accusations particulièrement lourdes

Si cette audience n’aura duré que quelques instants, l’importance du dossier demeure intacte.

Les prévenus sont poursuivis pour une série d’infractions particulièrement graves dans le contexte sécuritaire actuel de la RDC. Parmi les chefs d’accusation figurent notamment le complot, la trahison, l’apologie du terrorisme, la propagation de faux bruits, la violation des consignes militaires, la désertion à l’étranger, la détention illégale d’armes et de munitions de guerre ainsi que l’incitation de militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline.

Lors de la première audience, la Haute Cour militaire s’était limitée à l’identification des prévenus et à la notification officielle des griefs retenus contre chacun d’eux.

Parmi les personnalités citées dans cette procédure figurent le général d’armée Christian Tshiwewe Songesa, ancien chef d’état-major général des FARDC, le général d’armée John Numbi, ancien inspecteur général des FARDC, le général-major Maurice Nyembo Kufi ainsi que plusieurs généraux de brigade, colonels et officiers supérieurs.

Un procès sous haute surveillance

L’un des faits marquants de cette affaire reste l’absence de plusieurs prévenus, notamment le général John Numbi, le colonel Tshinabo Kenge Christophe et Pascal Nyembo Muyumba, ancien directeur général du CEEC.

Considérés comme étant en fuite, ces derniers font l’objet d’une procédure par défaut. L’auditeur général des FARDC, le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, a demandé à la Cour de retenir cette situation conformément aux dispositions du Code judiciaire militaire.

Au-delà des personnes poursuivies, ce procès intervient dans un contexte particulièrement sensible pour la RDC. Le pays fait face à la poursuite de la guerre dans l’Est, où les autorités accusent le Rwanda de soutenir la rébellion de l’AFC/M23.

Dans ce climat marqué par les enjeux sécuritaires et les questions de loyauté au sein de l’appareil militaire, cette affaire est suivie avec une attention particulière par l’opinion publique. Le rendez-vous du 9 juillet prochain pourrait ainsi marquer une étape décisive dans un dossier qui met en cause plusieurs figures de premier plan des Forces armées de la République démocratique du Congo.

Ebola en Afrique de l’Est : l’OIM lance un plan régional à 55,8 millions de dollars pour contenir la propagation

L’épidémie de maladie à virus Ebola qui frappe l’Est de la République démocratique du Congo dépasse désormais les frontières nationales. Face à cette situation, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a lancé, le 24 juin 2026, un plan régional de préparation et de riposte. Ce programme mobilise 55,8 millions de dollars sur six mois. Il couvre onze pays de la région.

L’objectif est clair. L’OIM veut renforcer la surveillance sanitaire. Elle souhaite également améliorer les mécanismes de prévention. En outre, elle cible en priorité les populations mobiles et les corridors transfrontaliers. En effet, le virus circule rapidement dans ces zones.

Des populations mobiles au cœur des préoccupations

Selon l’OIM, l’épidémie exige désormais une réponse régionale coordonnée. En effet, les mouvements quotidiens entre les pays voisins augmentent les risques de propagation.

Chaque jour, des milliers de personnes franchissent les frontières. Elles voyagent pour le commerce, le travail ou les visites familiales. D’autres se déplacent pour accéder à des services essentiels. Par conséquent, les autorités sanitaires doivent renforcer leur vigilance.

« L’épidémie est centrée dans des zones où les populations traversent quotidiennement les frontières pour le commerce, le travail, les visites familiales et l’accès aux services », a expliqué Ugochi Daniels, directrice générale adjointe de l’OIM chargée des opérations.

14,8 millions de dollars destinés à la RDC

Sur les 55,8 millions de dollars recherchés, l’OIM prévoit d’allouer 14,8 millions de dollars aux opérations en République démocratique du Congo. Le pays reste l’épicentre de l’épidémie.

Par ailleurs, l’organisation a déjà mobilisé 20 millions de dollars avec l’appui de ses partenaires. Toutefois, elle doit encore trouver près de 35 millions de dollars pour exécuter l’ensemble du plan.

L’OIM lance donc un appel aux bailleurs internationaux. Elle souhaite également renforcer la mobilisation de ses partenaires afin de maintenir les opérations dans les zones les plus exposées.

Plus d’un million de contrôles sanitaires réalisés

L’OIM a déjà effectué plus d’un million de contrôles sanitaires aux points d’entrée et sur les principaux axes de déplacement.

Cette vigilance intervient alors que l’épidémie progresse dans la région. En effet, les autorités ont déjà signalé une extension vers l’Ouganda.

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Par ailleurs, le plan prévoit plusieurs actions complémentaires. Il renforcera la surveillance aux frontières. Il améliorera également le suivi sanitaire des voyageurs. De plus, il intensifiera la sensibilisation des communautés vulnérables.

Enfin, l’organisation veut lutter contre la désinformation. Or, les fausses informations compliquent souvent la gestion des épidémies.

Les conflits compliquent la riposte

Toutefois, plusieurs obstacles freinent les efforts sur le terrain. Dans certaines zones affectées par les conflits armés, les équipes sanitaires subissent des attaques.

En parallèle, les déplacements massifs de populations compliquent l’identification rapide des cas. Dès lors, les autorités rencontrent davantage de difficultés pour appliquer les mesures de riposte.

« Un seul cas non détecté peut tout changer », a averti Blate David, agent médical national de l’OIM au point d’entrée de Nimule, au Soudan du Sud.

Au-delà du dépistage, l’OIM souhaite renforcer les capacités d’isolement et de quarantaine. Elle veut aussi améliorer la prévention des infections dans les zones touchées.

Selon l’organisation, plusieurs leviers restent essentiels. D’abord, les autorités doivent surveiller efficacement les flux migratoires. Ensuite, elles doivent renforcer la coopération régionale. Enfin, elles doivent maintenir une surveillance sanitaire rigoureuse.

Une mobilisation collective reste indispensable

Alors que les équipes poursuivent leurs interventions sur le terrain, l’OIM insiste sur la nécessité d’une mobilisation collective et durable.

Le plan régional de 55,8 millions de dollars constitue un élément central de cette stratégie. Toutefois, son succès dépendra de plusieurs facteurs.

D’une part, les bailleurs devront maintenir leur soutien financier. D’autre part, les États devront renforcer leur coopération. Enfin, les communautés devront participer activement aux efforts de prévention.

Dans une région marquée par une forte mobilité des populations, aucun pays ne peut agir seul. Par conséquent, seule une réponse collective permettra de freiner la propagation du virus et de protéger durablement les populations.

Kinshasa : Après la plainte de l’UDPS, Daniel Bumba met en garde la Force du Progrès

Le Gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a reçu, mardi 23 juin 2026, une délégation des leaders de la Force du Progrès, structure liée à la Ligue des jeunes de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi). Le premier citoyen a exigé l’arrêt des comportements arbitraires et des actes ternissant l’image du parti au pouvoir. Il a appelé les protagonistes à mieux s’organiser et à mieux coordonner leurs activités. L’autorité provinciale a sonné l’alerte avant que la situation ne dégénère davantage dans les rues de la capitale.

Face aux infiltrations et actes infractionnels, Daniel Bumba a rappelé les valeurs de non-violence prônées par l’UDPS/Tshisekedi. Il a invité les jeunes à respecter les institutions et à promouvoir la paix. Tout acte d’incivisme sera sanctionné lourdement.

Par son adresse, Daniel Bumba a joué l’équilibriste. Il a maintenu son soutien vis-à-vis de la jeunesse du parti tout en protégeant la sécurité publique. Il a en outre misé sur la tolérance zéro pour les dérives.

Lundi 22 juin 2026, l’UDPS a déposé plainte auprès du Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde. Le parti a ciblé toute personne se réclamant de la Force du Progrès et impliquée dans des actes de vandalisme. Dans son rôle de secrétaire général du parti, Augustin Kabuya a tracé une ligne rouge. Il tient à distinguer la mission officielle de mobilisation politique des agissements individuels violents. L’objectif est de casser l’amalgame et préserver l’image de l’UDPS.

Vandalisme, troubles urbains : les dégâts s’accumulent

Les accusations contre la Force du Progrès se multiplient à Kinshasa. Plusieurs structures politiques, citoyens et personnalités dénoncent des troubles répétés. Les accusés sont à la base des actes de vandalisme dans plusieurs communes, occupations illégales des lieux publics et violences en marge de manifestations.

Pour les paisibles citoyens, ces incidents ternissent la réputation de la capitale et alimentent la colère populaire.

Ce constat est également partagé par l’opposition politique. Lors du sit-in de la coalition C64, le 12 juin, Fayulu, Sesanga, Kabund, Matata et Katumbi ont désigné la Force du Progrès. Ils lui imputent les violences, blessés et pertes enregistrées en marge de la marche. En parallèle, la dénonciation par l’archevêché de Kinshasa de l’occupation illégale devant son siège, par la même jeunesse, le samedi 20 juin dernier, a crispé l’opinion.

Par ailleurs, Daniel Bumba se retrouve au centre des attentes. Entre défense de la jeunesse de l’UDPS et exigence de sécurité, le Gouverneur est appelé à imposer l’ordre public.

RDC : Claudel André Lubaya dénonce 7 mois de détention sans charge pour Aubin Minaku et Ramazani Shadary

Claudel André Lubaya a publié, ce jeudi 25 juin 2026, un communiqué sur l’affaire Aubin Minaku, Emmanuel Ramazani Shadary et leurs co-détenus. Plus de 7 mois après leur « enlèvement en pleine nuit », il dénonce d’après lui que les intéressés restent détenus dans un silence politique et judiciaire total. Aucune charge officielle n’a été notifiée, dit-il, aucun procès ouvert et aucune présentation devant un juge naturel n’a eu lieu.

Bien plus, le député honoraire a déploré le fait que depuis le 25 novembre 2025, « la procédure se déroule au secret, sans information publique sur les griefs retenus ».

Dans son texte, Claudel André Lubaya a noté que le Gouvernement a tenté de communiquer par la voix du ministre de la Justice. Il a toutefois souligné que les déclarations publiques n’ont dissipé aucune interrogation essentielle.

En effet, il a listé les questions restées sans réponse : quelles infractions sont reprochées, quelles diligences d’enquête ont été accomplies, sur quels motifs légaux repose la détention ?.

« Le flou entretenu fragilise la crédibilité de l’appareil judiciaire. Nul ne sait officiellement ce qui leur est reproché », a-t-il déclaré.

Dans la foulée, l’auteur du communiqué a rappelé que les articles 17, 18 et 19 de la Constitution garantissent l’information immédiate des droits, la présentation au juge et l’accès aux garanties de la défense. Il a constaté qu’aucune de ces dispositions n’a été appliquée à ce jour.

« Les détenus sont soumis à des déplacements successifs entre lieux non communiqués, sans information des familles ni des avocats », s’est-il indigné. C’est dans ce contexte qu’il a qualifié la situation de « régime opaque ». L’Etat, a-t-il poursuivi, « en procédant à des enlèvements nocturnes et à des détentions hors contrôle du juge, substitue l’arbitraire à la légalité ».

Le Gouvernement et les partenaires internationaux interpellés

L’opposant Congolais a affirmé que cette situation interpelle le Gouvernement congolais, mais aussi les organisations de défense des droits de l’homme et les partenaires internationaux de la RDC. Pour lui, le silence face à de telles dérives est difficilement compréhensible.

« Une démocratie ne peut tolérer que des citoyens soient relégués aux angles morts de la justice. Quelle que soit la gravité des faits reprochés, rien ne peut justifier la suspension des garanties fondamentales », a souligné le président du parti Union Démocratique Africaine Originelle (UDA Originelle), avant de condamner avec fermeté toute détention arbitraire érigée en sanction ou en instrument de pression politique.

« L’arbitraire ne fonde jamais l’autorité de l’Etat, il en révèle au contraire la faillite. Protéger ne consiste pas à détenir sans procès, mais à mesurer la sanction à la manière dont on traite ceux que l’on poursuit », a-t-il conclu.

Aubin Minaku et Emmanuel Ramazani Shadary sont tous deux cadres du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), parti politique de l’ancien Chef de l’État Congolais, Joseph Kabila. Les activités de cette formation politique sont à ce jour suspendues par le ministère de l’Intérieur.

Pendant ce temps, la justice congolaise a reconnu le prédécesseur du Président Félix Tshisekedi de « trahison », « crimes de guerre », « participation à un mouvement insurrectionnel » et « crimes contre l’humanité » en RDC.

Ebola en RDC : l’OMS lance un essai clinique inédit alors que l’épidémie continue de gagner du terrain

L’espoir renaît au cœur d’une crise sanitaire qui ne cesse de s’aggraver. Alors que l’épidémie d’Ebola poursuit sa progression en République démocratique du Congo, l’Organisation mondiale de la Santé vient d’annoncer une initiative susceptible de changer le cours de la bataille contre le virus.

Depuis Genève, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a confirmé le lancement imminent d’un essai clinique portant sur deux traitements potentiels contre Ebola. Une annonce très attendue alors que la RDC affronte l’une des flambées les plus inquiétantes de ces dernières années.

Dans les centres de traitement de l’Ituri, épicentre de l’épidémie, médecins, chercheurs et patients placent désormais leurs espoirs dans cette nouvelle étape de la riposte sanitaire.

Deux traitements prometteurs au cœur des espoirs

Les préparatifs sont désormais achevés. Dès la semaine prochaine, les premiers patients devraient être intégrés à un essai clinique destiné à évaluer l’efficacité de deux traitements : l’anticorps monoclonal MBP134 et l’antiviral remdesivir.

L’objectif est clair : déterminer si ces médicaments peuvent réduire la mortalité liée à la souche Bundibugyo du virus Ebola, actuellement responsable de l’épidémie qui frappe la RDC et touche également certaines zones de l’Ouganda.

Les chercheurs étudieront l’impact de ces traitements administrés seuls ou en combinaison. Entre 500 et 1 000 personnes pourraient participer à cette étude, selon les résultats observés au cours du processus.

Pour l’OMS, il s’agit d’une avancée majeure, d’autant plus qu’aucun vaccin homologué ni traitement spécifique n’existe actuellement contre cette souche rare du virus.

L’essai sera mené par un consortium réunissant l’Institut national de recherche biomédicale de la RDC, l’ONG ALIMA, l’Université d’Oxford et l’OMS.

Une épidémie qui progresse plus vite que la riposte

Sur le terrain, la situation demeure préoccupante. Selon les derniers chiffres communiqués par l’OMS, 1 094 cas confirmés ont déjà été recensés en RDC, dont 277 décès.

Ces statistiques pourraient toutefois être en dessous de la réalité. De nombreuses zones touchées sont difficiles d’accès en raison de l’insécurité persistante, des déplacements de populations et de la présence de groupes armés.

Malgré les efforts déployés ces dernières semaines, le virus continue de se propager à un rythme soutenu. L’OMS reconnaît que les défis restent considérables : manque de financement, difficultés dans le suivi des contacts, accès humanitaire limité et problèmes de sécurité compliquent la lutte contre l’épidémie.

La situation a récemment pris une dimension internationale avec la détection du premier cas confirmé en France. Il s’agit d’un médecin humanitaire revenu de RDC après une mission auprès de patients atteints d’Ebola.

Selon l’OMS, ce cas a été rapidement identifié et isolé, tandis que le risque pour la population européenne demeure faible.

Un combat sanitaire qui mobilise le monde

Malgré les inquiétudes, plusieurs indicateurs témoignent d’une montée en puissance de la réponse sanitaire. En seulement quelques semaines, les capacités de prise en charge ont connu une progression spectaculaire.

Le nombre de lits dédiés aux patients est passé de moins de dix à plus de cinq cents répartis dans plusieurs centres de traitement. Les capacités de dépistage ont également été multipliées, atteignant désormais plus de 2 000 tests quotidiens grâce à neuf laboratoires installés dans différentes provinces.

Plus de cent patients ont déjà pu guérir de la maladie grâce aux soins mis en place.

Pour Tedros Adhanom Ghebreyesus, l’enjeu est désormais d’accélérer encore la mobilisation internationale. L’OMS travaille avec les communautés locales afin de les informer sur l’essai clinique et de favoriser leur participation à cette initiative scientifique.

Alors que la RDC affronte sa 17e épidémie d’Ebola, cet essai clinique représente peut-être la meilleure chance d’obtenir enfin une arme efficace contre la souche Bundibugyo. Dans les villages de l’Ituri comme dans les laboratoires mobilisés à travers le monde, l’espoir est désormais suspendu aux résultats de cette étude qui pourrait ouvrir un nouveau chapitre dans la lutte contre Ebola.

Mondial 2026 : Maroc et Afrique du Sud, deux fers de lance africains en 16es de finale

Le Maroc et l’Afrique du Sud viennent d’arracher leur ticket pour les 16es de finale de la Coupe du Monde 2026. Dans la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 juin, ils sont devenus les premiers représentants africains à franchir la phase de groupes dans cette édition. Les Lions de l’Atlas ont déroulé avec un 4-2 face à Haïti pour finir 2e du Groupe C à 7 points, épaule à épaule avec le Brésil. Les Bafana Bafana ont eux serré le jeu et frappé juste : 1-0 contre la Corée du Sud pour prendre la 2e place du Groupe A avec 4 points.

Deux styles, un même résultat. Le Maroc clinique en transition, l’Afrique du Sud pragmatique en bloc bas. L’Afrique ne subit plus le tirage, elle le négocie et l’impose.

Maroc 4-2 Haïti : récital offensif des Lions de l’Atlas

4-2 face à Haïti, un score qui reflète la domination. Achraf Hakimi lance les hostilités à la 39’ d’une frappe croisée qui fusille le portier. Ismael Saibari double la mise à la 45+1’ après une combinaison en triangle côté droit parfaitement exécutée. Au retour des vestiaires, Soufiane Rahimi enfonce le clou à la 78’ sur une contre-attaque éclair, puis Gessime Yassine finit le travail à la 89’ d’un ballon piqué.

Pressing haut, sorties de balle propres et transitions verticales. Les Lions ont saturé les couloirs, enchaîné les centres en retrait et étouffé Haïti dans sa moitié. Une partition offensive qui fait office de carte de visite avant le choc des 16es.

Groupe C : 7 points, 2e place et ticket validé avec le Brésil

Au classement, le Maroc coche toutes les cases. 7 points en 3 matchs, dont 2 victoires, 1 nul et 0 défaite. Les Lions terminent 2e du Groupe C, à égalité avec le Brésil leader.

Les demi-finalistes de l’édition 2022 ont validé leur qualification sans calcul, juste en imposant leur rythme. Le package est complet avec une défense solide, un milieu qui casse les lignes et une attaque clinique. Ce parcours sans faute envoie un signal aux cadors du tableau. Le Maroc n’est pas venu faire de la figuration. Il est venu pour marquer son histoire, pour enchaîner, pour bousculer la hiérarchie en phase à élimination directe.

Afrique du Sud 1-0 Corée du Sud : victoire de costaud des Bafana Bafana

L’Afrique du Sud a pour sa part livré le match parfait du tournoi. 1-0 sec face à la Corée du Sud, but de Thapelo Maseko à la 63’ sur une transition éclair parfaitement menée. Bloc bas compact, lignes resserrées, couloirs fermés à double tour, les Bafana Bafana ont accepté de subir, absorbé les vagues, puis piqué au moment clé. Une fois devant, gestion pragmatique : conservation basse, fautes intelligentes pour casser le rythme, sorties de balle millimétrées. Aucune panique, même sous la pression coréenne en fin de match. Une victoire de guerriers qui propulse l’Afrique australe en 16es.

4 points, 2e place et qualification au mental

Bilan comptable propre et efficace avec 4 points en 3 matchs, dont 1 victoire, 1 nul et 1 défaite. L’Afrique du Sud pointe à la 2e place du Groupe A derrière le Mexique intouchable avec 9 points. Les Sud-Africains ont coché la case sans briller 90 minutes, juste en étant chirurgicaux dans les zones clés. Solidité défensive, gardien décisif dans les 1 contre 1 et buteur clinique. Le drapeau arc-en-ciel flotte encore dans ce Mondial. En 16es, les Bafana Bafana débarquent avec le statut d’outsider dangereux, une équipe piège qui sait verrouiller et punir sur la moindre erreur.

Nouvelle ère : l’Afrique challenge à armes égales

Fusionner les deux parcours, c’est voir l’évolution. Maroc clinique, Afrique du Sud pragmatique. Deux visages, une même ambition. Le continent ne vient plus pour « participer » et garnir le tableau. Il vient pour challenger, bousculer et renverser. Le symbole ? Ce Maroc 1-1 Brésil dès le match inaugural face au quintuple champion du monde. Tenir tête à la Seleçao, rivaliser dans les duels, le pressing, la possession : la preuve par 90 minutes.

Avec le coffre physique des Lions et la discipline des Bafana Bafana, l’Afrique pose les bases d’une nouvelle ère. Les africains lancent un message clair : taper dans le top 8, jouer les quarts, rêver plus haut. Les 16es ne sont qu’une étape. L’Afrique joue pour gagner.

Ebola : la France détecte son premier cas importé depuis la RDC

Dans les couloirs des autorités sanitaires françaises, l’annonce a immédiatement déclenché une mobilisation de grande ampleur. Pour la première fois de son histoire, la France a confirmé la présence sur son territoire d’un patient atteint de la maladie à virus Ebola.

Le cas concerne un médecin revenant d’une mission humanitaire en République démocratique du Congo, pays confronté depuis plusieurs mois à une épidémie particulièrement préoccupante. Si les autorités se veulent rassurantes, l’information a rapidement fait le tour du monde, rappelant les heures sombres des précédentes flambées épidémiques qui avaient placé la communauté internationale sous tension.

Selon le ministère français de la Santé, le patient a été identifié dès son arrivée et immédiatement transféré dans un établissement spécialisé où il demeure sous surveillance médicale. Son état est jugé stable.

Un médecin de retour de RDC au cœur du dispositif sanitaire

Le patient revenait d’une zone active de circulation du virus en RDC. D’après plusieurs médias français, il aurait présenté des symptômes légers durant son voyage avant que son état ne se dégrade progressivement au cours du vol.

Dès son arrivée, les protocoles d’urgence ont été activés. Le médecin a été placé en isolement dans une unité hautement sécurisée équipée de dispositifs de confinement spécifiques destinés à empêcher toute propagation du virus.

Les autorités françaises assurent que toutes les mesures de précaution ont été appliquées immédiatement. Une enquête épidémiologique a également été lancée afin d’identifier les personnes ayant été en contact avec le patient.

Ces contacts potentiels feront l’objet d’un suivi médical strict et devront respecter une période d’isolement de vingt-et-un jours, correspondant à la durée maximale d’incubation du virus.

Une épidémie qui inquiète la communauté internationale

Ce premier cas diagnostiqué en France intervient dans un contexte particulièrement préoccupant en Afrique centrale. La RDC fait face à sa 17ᵉ épidémie d’Ebola, une flambée qui touche également certaines zones de l’Ouganda.

L’Organisation mondiale de la Santé a déjà classé cette situation comme une urgence de santé publique. Selon les données officielles, plus d’un millier de cas ont été recensés, avec plusieurs centaines de décès enregistrés.

Les spécialistes redoutent toutefois que le bilan réel soit plus important. De nombreuses zones affectées demeurent difficiles d’accès en raison de l’insécurité et de l’éloignement géographique, compliquant le dépistage et la prise en charge des malades.

Autre sujet d’inquiétude : la souche Bundibugyo actuellement en circulation ne dispose ni de vaccin homologué ni de traitement spécifique, ce qui complique davantage la riposte sanitaire.

Pourquoi les autorités se veulent rassurantes

Malgré l’émotion suscitée par cette annonce, les experts insistent sur un point essentiel : le risque de transmission au sein de la population française reste faible.

Contrairement à certaines maladies respiratoires, Ebola ne se transmet pas par voie aérienne. Le virus nécessite un contact direct avec les liquides biologiques d’une personne infectée ou avec des objets contaminés.

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies estime ainsi que le risque pour la population générale demeure très faible. Les précédents cas enregistrés en Europe, aux États-Unis ou au Royaume-Uni n’avaient d’ailleurs pas entraîné de propagation durable.

Reste que cette détection en France illustre la dimension mondiale des crises sanitaires modernes. Alors que l’épidémie continue de progresser en RDC malgré les efforts des autorités et des organisations internationales, ce premier cas importé rappelle que les frontières offrent peu de protection face aux maladies émergentes.

Pour les autorités sanitaires françaises, l’objectif est désormais clair : contenir tout risque de transmission et empêcher qu’un cas isolé ne devienne une menace plus large.

Lionel Mpasi, dernier rempart des Léopards : le gardien qui fait trembler les cadors

Neuf arrêts. En deux matches de Coupe du monde, Lionel Mpasi a déjà repoussé neuf tentatives adverses. Un chiffre qui le propulse à la septième place du classement des gardiens les plus décisifs du tournoi, à égalité avec le Néerlandais Bart Verbruggen et l’Équatorien Hernan Galindez. Derrière lui, des noms prestigieux. Devant lui, une légion de portiers qui ont dû sortir le grand jeu pour contrer les assauts de leurs adversaires. Mais pour les Léopards, ce classement est autant une fierté qu’un signal d’alarme.

Car si Mpasi est tant sollicité, c’est que la défense congolaise a souvent été mise à rude épreuve par deux monstres du football mondial : le Portugal et la Colombie. Face à Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers, le gardien de 31 ans a réalisé des parades qui ont permis à la RDC d’arracher un match nul historique. Face à James Rodríguez, Luis Díaz et Daniel Muñoz, il a encore une fois été décisif, ne cédant que sur une frappe déviée par son propre défenseur, Steve Kapuadi. Un but contre son camp qui n’enlève rien à la prestation du dernier rempart congolais.

Une activité hors du commun

Mais les statistiques de Mpasi ne se limitent pas aux simples arrêts. La FIFA a compilé des chiffres qui dessinent le portrait d’un gardien omniprésent. 47 interventions dans sa surface de réparation. 39 actions réalisées en dehors de celle-ci. Des chiffres qui témoignent d’une activité débordante, d’un gardien qui n’hésite pas à sortir de sa cage pour anticiper les dangers et rassurer sa défense. Dans un groupe K où les attaquants adverses ont souvent pris le dessus, Mpasi a été le rempart qui a empêché les scores de prendre des proportions plus inquiétantes.

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Face à la Colombie, il a ainsi repoussé plusieurs tentatives de James Rodríguez, ce magicien du ballon rond, de Daniel Muñoz et de Luis Díaz, l’ailier colombien qui fait des misères à toutes les défenses. Une prestation qui a valu à Mpasi les éloges des observateurs, même dans la défaite. Car si les Léopards s’accrochent encore à l’espoir d’une qualification, ils le doivent en grande partie à leur gardien, véritable mur sur sa ligne.

L’homme fort avant le dernier combat

À 31 ans, Lionel Mpasi vit sans doute le plus grand tournoi de sa carrière. Et c’est à Guadalajara, dans ce stade Akron qui lui a déjà souri lors des éliminatoires, qu’il pourrait écrire la page la plus importante de son histoire. Le dernier match face à l’Ouzbékistan s’annonce décisif. La RDC doit gagner pour espérer figurer parmi les meilleurs troisièmes. Et pour cela, Mpasi devra encore une fois être au rendez-vous.

Car si l’attaque congolaise a parfois manqué d’efficacité, le gardien a lui rempli sa part du contrat. Neuf arrêts, des sorties autoritaires, une présence rassurante : voilà le bilan d’un homme qui porte son équipe sur ses épaules. Dans un Mondial à 48 équipes où les calculs sont plus complexes que jamais, les Léopards savent qu’ils peuvent compter sur leur dernier rempart. Et si l’aventure devait se prolonger, Lionel Mpasi en sera sans doute le principal artisan.