Une nouvelle page s’ouvre pour l’administration publique congolaise. Jeudi 25 juin 2026, dans une salle où se mêlaient attentes et volonté de changement, le ministre d’État en charge du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo, a donné le coup d’envoi d’une réforme appelée à transformer durablement le fonctionnement des établissements publics placés sous sa tutelle.
En lançant officiellement le processus de signature des contrats de performance avec quinze établissements et structures spécialisées, le Gouvernement affiche une ambition claire : passer d’une culture des moyens à une culture des résultats, où chaque institution sera désormais évaluée sur l’impact concret de son action.
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Cette initiative s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, et mise en œuvre par le Gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, qui fait de la bonne gouvernance l’un des piliers de la modernisation de l’État.
Une nouvelle gouvernance fondée sur les résultats
Au cœur de cette réforme figurent les contrats de performance, de véritables feuilles de route qui fixeront à chaque établissement des objectifs précis, des indicateurs mesurables ainsi que des mécanismes permanents de suivi et d’évaluation.
Pour Guylain Nyembo, il ne suffit plus de multiplier les activités administratives. Désormais, les performances devront être appréciées à travers les résultats réellement obtenus au bénéfice des citoyens.
« Nous voulons promouvoir une véritable culture de performance au sein de notre administration. Chaque structure doit être appréciée non seulement à travers les activités qu’elle mène, mais surtout à travers les résultats qu’elle produit », a déclaré le ministre d’État.
Les organismes concernés occupent une place stratégique dans l’appareil de l’État. Ils interviennent notamment dans la planification du développement, la coordination de l’aide internationale, la promotion des investissements, le suivi des politiques publiques et l’évaluation des programmes gouvernementaux.
Une réforme qui entre dans une nouvelle phase
Cette démarche ne part pas de zéro. Dès 2024, une phase pilote avait été engagée avec l’Institut national de la statistique (INS), l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI) et l’Unité de conseil et de coordination du partenariat public-privé (UC-PPP).
Les résultats de cette première expérience ont encouragé le ministère du Plan à élargir le dispositif à l’ensemble de ses principaux établissements publics et structures d’exécution.
Afin de garantir le respect des engagements pris, un mécanisme permanent de suivi-évaluation accompagnera désormais cette réforme. Une première revue des performances est d’ailleurs annoncée pour le mois de septembre. Elle permettra de mesurer le niveau d’exécution des objectifs, d’identifier les difficultés rencontrées et d’apporter les ajustements nécessaires.
Au-delà de la signature des contrats, c’est une nouvelle manière de gouverner qui se dessine. L’administration est désormais appelée à rendre davantage de comptes, à mesurer son efficacité et à inscrire durablement la performance au cœur de son fonctionnement.
Pour le ministère du Plan, cette réforme pourrait constituer un tournant majeur dans la modernisation de l’action publique en République démocratique du Congo. Les prochains mois permettront de mesurer si cette ambition se traduit par des résultats concrets au service du développement du pays.



