Port en eau profonde de Banana : Jean-Pierre Bemba supervisé les travaux à Dubaï et donne le feu vert pour accélérer le chantier

La République démocratique du Congo se rapproche un peu plus d’un projet présenté comme l’un des plus importants de son histoire économique récente. À Dubaï, aux Émirats arabes unis, le gouvernement congolais a exprimé sa satisfaction face à l’évolution des travaux du port de Banana RDC, une infrastructure appelée à redessiner la carte du commerce maritime du pays.

En déplacement dans la métropole émiratie ce mardi 16 juin 2026, le Vice-Premier ministre et ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a rencontré les responsables de la société DP World, chargée de la construction de ce gigantesque projet situé dans la province du Kongo Central.

Au cœur des échanges : l’état d’avancement des travaux et les perspectives de livraison de cette infrastructure stratégique tant attendue.

Un chantier qui avance et suscite l’optimisme

Selon les informations communiquées à l’issue de la réunion, Jean-Pierre Bemba a salué les progrès enregistrés sur le terrain et encouragé les équipes de DP World à poursuivre les travaux au rythme actuel afin de respecter les délais fixés.

Cette rencontre a permis de faire le point sur les différentes étapes déjà réalisées ainsi que sur les défis techniques et logistiques liés à la construction du premier port en eau profonde de la République démocratique du Congo.

Pour les autorités congolaises, les avancées constatées constituent un signal positif pour un projet longtemps considéré comme essentiel au développement économique du pays.

L’objectif est désormais d’accélérer les dernières phases de réalisation afin que le port puisse entrer en service dans les meilleurs délais.

Le port de Banana, un levier pour transformer le commerce congolais

Ministère des transports RDC
© Ministère des transports RDC
Bien plus qu’une simple infrastructure portuaire, le port de Banana RDC est présenté comme un outil de souveraineté économique.

Aujourd’hui, une grande partie des importations et exportations congolaises transitent par les ports des pays voisins, générant des coûts supplémentaires et une forte dépendance logistique.

Avec la future mise en service du port de Banana, la RDC ambitionne de disposer de sa propre plateforme maritime capable d’accueillir directement de grands navires internationaux.

Cette infrastructure devrait réduire les coûts de transport, accélérer les opérations commerciales et renforcer l’attractivité économique du pays auprès des investisseurs étrangers.

Un projet stratégique pour la compétitivité de la RDC

À travers ce chantier, le gouvernement entend également renforcer la position de la RDC dans les échanges régionaux et internationaux.

Grâce à son emplacement stratégique sur la façade atlantique, Banana pourrait devenir un véritable hub logistique pour l’Afrique centrale, facilitant l’exportation des ressources minières, agricoles et industrielles du pays vers les marchés mondiaux.

Pour Kinshasa, le succès de ce projet représente bien plus qu’un investissement dans les infrastructures. Il s’agit d’un pari sur l’avenir économique du pays et sur sa capacité à devenir un acteur majeur du commerce continental.

À Dubaï, le message transmis par Jean-Pierre Bemba aux responsables de DP World était clair : le gouvernement congolais veut voir ce projet stratégique avancer rapidement afin que le port de Banana devienne enfin la porte maritime moderne dont la RDC rêve depuis plusieurs décennies.

Mondial 2026 : la Tunisie limoge Sabri Lamouchi après la raclée suédoise et parachute Hervé Renard pour sauver les Aigles

Moins de 48 heures après l’humiliation subie face à la Suède (5-1), la Fédération tunisienne a tranché : Sabri Lamouchi débarque, Hervé Renard débarque au Mexique. Le technicien français, icône du football africain, a 72 heures pour ressusciter des Aigles de Carthage en plein naufrage. Mission quasi impossible ?

Le couperet tombe : une déroute qui tue un mandat de cinq mois

C’est ce qu’on appelle une exécution sommaire. À peine le temps de digérer la débâcle – cinq buts encaissés en première période face à la Suède, une défense aux abonnés absents, un collectif en miettes – que la Fédération tunisienne de football a actionné la guillotine. Sabri Lamouchi, en poste depuis le 20 janvier dernier, n’aura tenu que cinq mois. Cinq mois pour une seule victoire en amical (face à Haïti), trois défaites dont deux cinglantes (0-5 contre la Belgique, 1-5 contre la Suède) et un match nul. Un bilan indigent.

Moez Mestiri, le porte-parole de la FTF, a officialisé la nouvelle ce mardi : rupture « à l’amiable » avec Lamouchi et son staff technique au complet – adjoints, préparateur physique, analyste vidéo. Seul Wahbi Khazri est maintenu au sein de l’encadrement, signe que certains repères subsistent. Mais la purge est totale.

Dans la foulée, un nom surgit. Un nom qui fait trembler les bancs de touche sur tout le continent : Hervé Renard. Le Français aux deux CAN (2012 avec la Zambie, 2015 avec la Côte d’Ivoire), l’homme qui a fait pleurer l’Argentine en 2022, débarque à Monterrey. Il arrive ce mardi, il dirige sa première séance dans la foulée. Dimanche, à 5h GMT, il sera face au Japon. Pas de rodage. Pas de période d’adaptation. Du feu immédiat.

Hervé Renard, le pompier de luxe face à l’urgence absolue

Pourquoi Renard ? La FTF ne cache pas son calcul. À 57 ans, le technicien français est une valeur sûre du football africain. Son palmarès parle pour lui : vainqueur de la CAN avec deux sélections différentes, expérience des Coupes du monde avec l’Arabie saoudite – et ce succès historique contre l’Argentine –, puis un passage à la tête de l’équipe de France féminine, qu’il a menée en finale de la Ligue des Nations. Bref, un serial winner.

Mais le défi tunisien est peut-être le plus périlleux de sa carrière. Le groupe F est un piège : après le Suède, le Japon attend les Aigles le 21 juin, puis les Pays-Bas pour clore la phase de poules. Un calendrier qui ressemble à un chemin de croix pour une équipe qui encaisse cinq buts en une mi-temps.

« Renard a été choisi pour son autorité et sa capacité à transfigurer des groupes en difficulté », explique un observateur du football tunisien. Le constat est lucide : il ne s’agit pas d’un simple intérim, mais d’une tentative de sauvetage. Le contrat court jusqu’à la fin du mondial, avec les mêmes conditions financières que Lamouchi. Mais si l’aventure s’arrête en phase de groupes, une discussion s’ouvrira sur un projet à long terme. Le message est clair : la FTF veut le convaincre de rester, quitte à faire du Mondial 2026 une simple étape.

Un dressing-room meurtri, un Japon en embuscade : le chrono est lancé

Ce que Renard va trouver à Monterrey, c’est une équipe en pleine tempête. La défaite contre la Suède n’a pas été une simple erreur de parcours : elle a révélé une défense fébrile, un milieu sans âme, des automatismes absents. Les joueurs, finalistes de la dernière CAN et demi-finalistes du Mondial 2022, n’ont pas reconnu leur propre tenue.

Le premier acte de Renard sera psychologique : restaurer la confiance. Puis tactique : trouver un système capable de résister au pressing nippon. Le timing est infernal : trois jours d’entraînement, un match qui sent déjà le soufre, et une pression médiatique qui frôle l’asphyxie.

Les supporters tunisiens, eux, ont déjà digéré l’humiliation ? Pas vraiment. Ils attendent un sursaut. Un signe. Hervé Renard, avec son charisme et sa rage de vaincre, est l’homme des coups de théâtre. Mais même lui sait que ce Mondial 2026 commence aujourd’hui par une mission quasi impossible. À moins que, comme par miracle, les Aigles retrouvent leurs ailes. Le coup d’envoi face au Japon, dimanche, dira si ce pari est celui de la raison ou de la folie douce.

L’ombre de Bozizé sur le banc des accusés : la Centrafrique juge son ex-président par contumace

Le moment était attendu depuis des années par de nombreuses victimes et organisations de défense des droits humains. Ce mardi 16 juin 2026, la République centrafricaine ouvre l’un des procès les plus sensibles de son histoire récente : celui de l’ancien président François Bozizé, poursuivi pour crimes contre l’humanité devant la Cour pénale spéciale (CPS).

Mais ce rendez-vous judiciaire historique s’ouvre dans une atmosphère particulière. L’ancien chef de l’État, aujourd’hui âgé de 79 ans, ne sera pas présent dans le box des accusés. Réfugié en Guinée-Bissau depuis 2023, il est jugé par contumace, une absence qui alimente déjà les débats sur la portée et l’efficacité de cette procédure.

Bossembélé, au cœur d’un dossier explosif

Au centre de ce procès se trouvent des faits présumés commis entre 2009 et 2013 dans la ville de Bossembélé, à une centaine de kilomètres de Bangui.

Selon les magistrats de la Cour pénale spéciale, des éléments de la garde présidentielle ainsi que d’autres services de sécurité auraient été impliqués dans une série de violations graves des droits humains. Les accusations sont particulièrement lourdes : meurtres, tortures, disparitions forcées, détentions arbitraires, viols et autres traitements inhumains.

Les juges estiment disposer d’indices suffisamment solides pour engager la responsabilité pénale de François Bozizé en sa qualité de commandant suprême et de supérieur hiérarchique des forces concernées.

Trois anciens responsables militaires comparaissent également dans cette affaire : Eugène Barret Ngaïkosset, Vianney Semndiro et Firmin Junior Danboy, tous détenus en République centrafricaine depuis plusieurs années dans l’attente de leur procès.

Du palais présidentiel à l’exil

L’ouverture du procès replonge également le pays dans une période particulièrement sombre de son histoire.

Ancien chef d’état-major des armées, François Bozizé avait pris le pouvoir en 2003 à la suite d’un coup d’État contre Ange-Félix Patassé. Élu président en 2005 puis réélu en 2011, il dirige la Centrafrique pendant près d’une décennie marquée par des rébellions armées et une instabilité chronique.

Sa chute en 2013, provoquée par l’offensive de la coalition rebelle Séléka, déclenche une guerre civile meurtrière qui plonge le pays dans le chaos. En réaction, des milices anti-balakas se structurent et affrontent les groupes rebelles dans un conflit qui fera des milliers de victimes civiles.

Au fil des années, les Nations unies ont documenté de nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité imputés aussi bien à la Séléka qu’aux anti-balakas.

Après avoir tenté un retour sur la scène politique à travers la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), François Bozizé est finalement contraint à l’exil. Il vit aujourd’hui en Guinée-Bissau alors qu’un mandat d’arrêt international continue de peser contre lui.

Un procès historique, mais fragilisé par l’absence de l’accusé

Pour les défenseurs des droits humains, l’ouverture du procès François Bozizé constitue une avancée majeure dans la lutte contre l’impunité en République centrafricaine.

Toutefois, plusieurs organisations, dont Amnesty International, regrettent que l’ancien président ne soit pas physiquement présent devant ses juges.

Selon l’organisation, l’arrestation et l’extradition de François Bozizé demeurent essentielles afin de garantir un procès pleinement équitable, permettant aux victimes de confronter directement l’accusé et à ce dernier d’assurer sa défense.

L’affaire met également en lumière les difficultés auxquelles fait face la Cour pénale spéciale. Malgré plusieurs condamnations déjà prononcées, plus de trente suspects visés par des mandats d’arrêt restent toujours en fuite.

Créée avec le soutien des Nations unies pour juger les crimes les plus graves commis en Centrafrique depuis 2003, la CPS est confrontée à d’importants défis financiers et institutionnels. Son mandat court jusqu’en 2028, mais son avenir dépendra largement du soutien de l’État centrafricain et de ses partenaires internationaux.

Pour de nombreuses victimes, ce procès représente néanmoins une étape cruciale. Plus de dix ans après les faits présumés de Bossembélé, la justice tente enfin de répondre à une question qui hante encore le pays : les responsables des crimes les plus graves commis durant cette période rendront-ils réellement des comptes ?

Ebola aux portes de l’Afrique : l’Union africaine convoque un sommet d’urgence pour éviter le pire

L’urgence sanitaire n’attend plus. Ce mardi 16 juin, les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine se retrouveront en visioconférence depuis le Palais Ntare Rushatsi, sous la houlette d’Évariste Ndayishimiye, président burundais et président en exercice de l’organisation continentale. Au cœur des débats : l’épidémie d’Ebola qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo et l’Ouganda voisin.

Cette réunion de haut niveau survient à un moment critique, trente jours jour pour jour après la déclaration officielle de l’épidémie en RDC. Un mois de combat acharné, un mois d’inquiétudes grandissantes.

La veille, à Bujumbura, le président Ndayishimiye s’est entretenu en tête-à-tête avec Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine. Objectif : affiner la stratégie commune avant le grand rendez-vous continental. « Cette rencontre se tient dans le cadre de la coordination des actions face à cette nouvelle urgence sanitaire », précise la présidence burundaise sur son compte X.

Une épidémie qui défie les frontières et les systèmes de santé

Le virus Bundibugyo – souche responsable de cette flambée – ne connaît pas de frontières. Depuis son émergence, l’épidémie s’est étendue, passant de la RDC à l’Ouganda dans un mouvement inquiétant. Le 17 mai, l’Organisation mondiale de la santé a classé la situation comme une urgence de santé publique de portée internationale, un signal d’alarme qui n’a rien d’anodin.

Pourquoi une telle mobilisation ? Les chiffres officiels pourraient ne refléter qu’une partie de la réalité. L’OMS alerte sur une « expansion géographique importante » et craint que « l’ampleur réelle soit sous-estimée ». La porosité des frontières, la mobilité des populations, les systèmes de santé fragiles, les infrastructures insuffisantes et les zones de conflit rendent la riposte particulièrement complexe.

Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) fournissent les données qui guident les décisions. Mais sur le terrain, les équipes médicales peinent à accéder à certaines zones touchées par l’insécurité.

MSF tire la sonnette d’alarme : la riposte est-elle à la hauteur ?

Médecins Sans Frontières ne mâche pas ses mots. L’organisation humanitaire appelle à une « riposte à la hauteur de la crise sanitaire en cours ». Un message clair adressé aux autorités et à la communauté internationale.

Côté congolais, les responsables reconnaissent les défis mais mettent en avant une expérience inégalée : le pays a déjà maîtrisé seize épidémies d’Ebola. « Notre engagement reste total pour contenir cette nouvelle flambée », affirment-ils, confiants dans leur savoir-faire acquis au fil des ans.

L’Union africaine, elle, salue la solidarité qui s’organise : contributions des États membres, soutien des partenaires internationaux. Le président Ndayishimiye et Mahmoud Ali Youssouf ont souligné ces efforts lors de leur rencontre de lundi.

Reste à savoir si cette mobilisation sera suffisante face à un ennemi aussi insidieux qu’implacable. La réunion de ce 16 juin pourrait bien marquer un tournant dans la lutte contre ce fléau qui menace de nouveau l’Afrique de l’Est.

Coupe du Monde 2026 : L’Égypte, fierté africaine, accroche la Belgique 1-1

Pour son entrée en lice, l’Égypte a tenu en échec la Belgique 1-1, lundi 15 juin 2026 au Stade de Seattle. Au-delà d’un point enregistré, les Pharaons ont porté haut les couleurs du continent. Face à une nation européenne majeure, l’Égypte a montré que le football africain avait grandi. Elle n’est pas venue subir, elle est venue plutôt rivaliser.

Dès la 20e minute, Emam Ashour a libéré tout un continent. Sur une action collective, il a trompé Courtois et donné l’avantage aux Pharaons. Pendant 45 minutes, l’Égypte a incarné la rigueur tactique et la fierté africaine. La Belgique, elle, a mesuré l’ampleur du défi.

Le tournant est cruel pour l’Égypte. À la 66e minute, Mohamed Hany a marqué contre son camp en tentant d’intercepter un centre. 1-1. Ce fait de jeu a stoppé la marche des Pharaons. L’Égypte a vu la victoire lui échapper sur un geste malheureux. Malgré ce coup dur, les hommes de Hossam Hassan n’ont pas cédé. Ils ont tenu, avec l’âme des équipes africaines qui ne lâchent rien.

Pour l’Afrique, ce point a une valeur symbolique forte. Après l’exploit du Cap Vert face à l’Espagne, l’Égypte confirme que le continent n’est plus en phase d’apprentissage. Les Pharaons montrent la voie : organisation, discipline et ambition. Le football africain gagne en respect et en crédibilité match après match.

Diables Rouges prévenus, Afrique respectée

La Belgique évite la défaite mais sort avertie. L’Égypte, de son côté, repart la tête haute. Elle a défendu les couleurs d’un continent entier avec courage et solidité.

Ce score nul à Seattle est plus qu’un résultat. C’est un message envoyé au monde. L’Afrique ne participe plus, elle compétitionne. Les Pharaons l’ont prouvé : le rêve mondial est aussi africain.

RDC : Le Sénat adopte à l’unanimité la proposition de loi sur le référendum

Le Sénat congolais a adopté ce lundi 15 juin 2026 la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum. Le vote s’est tenu à l’unanimité des 89 sénateurs présents. La session ordinaire de mars 2026 s’achève ainsi sur ce texte majeur. À ce stade, seule la promulgation par le Président Félix Tshisekedi manque pour rendre la loi exécutoire.

Cette adoption scelle le travail déjà validé par l’Assemblée nationale le 9 juin dernier. Mais elle ouvre une nouvelle phase de contestation. L’opposition, regroupée au sein de la coalition C64, rejette en bloc cette loi. Elle accuse le pouvoir d’instrumentaliser le référendum pour faciliter un troisième mandat du Président Tshisekedi.

Le référendum, pourtant outil démocratique en théorie, devient ligne de fracture politique en RDC. Sans consensus, son application risque d’aggraver la crise de confiance entre pouvoir et opposition. La légalité du texte se heurte à sa légitimité politique.

Marche réprimée : bilan contradictoire et tensions extrêmes

Le contexte a explosé le week-end dernier. La coalition C64 a organisé une marche de protestation à Kinshasa. La manifestation a dégénéré. L’opposition a dénoncé des violations graves : Martin Fayulu, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund affirment avoir été blessés par la police. Ils parlent de pratiques « de l’ancien temps » et de dérive autoritaire. La situation a transformé un débat juridique en crise politique.

Plusieurs voix se sont levées au-delà du champ partisan. Le Prix Nobel de la Paix, Denis Mukwege, s’est indigné de la « représentation sanglante » d’une manifestation pacifique des opposants. Moïse Katumbi a accusé directement Félix Tshisekedi de porter « le sang sur ses mains » après les décès rapportés par l’opposition.

Le gouvernement, de son côté, a dressé un bilan différent : 0 décès, 20 blessés légers dont 15 policiers et 5 manifestants, et près 5 véhicules incendiés.

Promulgation en ligne de mire, combat politique en cours

Avec cette adoption sénatoriale, le combat politique est loin d’être terminé. Tout repose désormais sur la promulgation présidentielle.

Entre-temps, la coalition C64 n’écarte pas de nouvelles manifestations dans les jours à venir. La loi est votée, mais la bataille politique commence. Le Sénat a joué sa partition institutionnelle. Reste à savoir si la rue acceptera la partition.

Entre texte légal et contestation sociale, la RDC entre dans une zone d’incertitude. La promulgation de Tshisekedi scellera la loi, pas certainement la paix politique.

Coupe du Monde 2026 : Le Cap Vert neutralise l’Espagne 0-0 pour ses débuts à Atlanta

Pour sa toute première Coupe du Monde, le Cap Vert a tenu en échec l’Espagne. Score final 0-0 ce lundi 15 juin au stade d’Atlanta aux États-Unis. Un point qui vaut de l’or dans le groupe H. Face au champion du monde 2010, les Requins Bleus n’ont pas tremblé. Ils ont opposé discipline, abnégation et ambition. Dès sa première journée, l’archipel africain a signé sa carte de visite. Loin d’être venu faire nombre, il est venu marquer l’histoire.

Sur la pelouse américaine, la Roja a tout essayé. Possession, combinaisons et frappes lointaines. Rien n’y a fait. Le bloc capverdien a tenu, compact et solidaire pendant 90 minutes. Zéro but encaissé contre l’une des meilleures attaques du monde.

Ce clean sheet n’est pas un hasard. C’est le fruit d’un plan tactique parfaitement exécuté. Les Requins Bleus ont montré qu’ils maîtrisaient les fondamentaux du haut niveau. L’audace défensive paie, et Atlanta retiendra la solidité des débutants.

Des novices avec l’âme des compétiteurs

Ce soir, le Cap Vert n’a pas joué petit bras. Chaque duel, chaque course et chaque interception portait la fierté d’une nation. La sélection a joué sans complexe, avec l’envie de prouver. Faire 0-0 contre l’Espagne pour débuter, c’est plus qu’un résultat. Le monde du football est prévenu : cette équipe a du caractère.

Cap sur l’Uruguay, la qualification se dessine

La suite de la compétition s’annonce palpitante. Le prochain défi est fixé au 21 juin contre l’Uruguay. En cas de victoire, le Cap Vert prendrait une option quasi décisive pour les seizièmes de finale. Le point arraché à l’Espagne a ouvert toutes les portes. Désormais, le destin des Requins Bleus est entre leurs pieds.

Une page d’histoire écrite dès le premier match

Le Cap Vert entre donc dans la légende de la Coupe du Monde. Dès son premier match, il a montré qu’il avait sa place parmi l’élite. Ce 0-0 face à l’Espagne restera comme l’acte fondateur.

Pour les Requins Bleus, Atlanta est ce point de départ. Reste à confirmer cette performance. Mais une chose est sûre : le Cap Vert est arrivé pour rester.

Coupe du monde 2026 :la RTNC ne diffusera que 44 matchs

À un an de l’un des plus grands rendez-vous sportifs de l’histoire du football congolais, une question préoccupe déjà de nombreux supporters : combien de matchs de la Coupe du monde 2026 seront diffusés en RDC ? La réponse est désormais connue.

La RTNC Coupe du monde 2026 retransmettra 44 rencontres sur les 104 prévues durant la compétition. Une décision qui suscite des interrogations mais qui s’explique avant tout par le coût particulièrement élevé des droits de diffusion.

Invité de Radio Okapi ce lundi 15 juin, le directeur général de la Radio-Télévision Nationale Congolaise, Didier M’Boy, a levé le voile sur les choix opérés par la chaîne publique pour permettre aux Congolais de suivre le Mondial.

Des droits de diffusion hors de prix

Pour diffuser la Coupe du monde 2026, la RTNC a dû négocier avec New World TV, détenteur exclusif des droits de retransmission de la compétition dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne francophone.

Face aux coûts jugés très élevés, la télévision nationale a opté pour un package limité à 44 rencontres.

Selon Didier M’Boy, ce choix n’est pas propre à la RDC. À travers le monde, de nombreux diffuseurs ont également été contraints de sélectionner une partie des matchs en raison des montants exigés pour obtenir les droits complets.

Plutôt que de miser sur la quantité, la RTNC a privilégié les rencontres les plus attendues du tournoi, notamment les grandes affiches et les matchs impliquant les sélections africaines.

Les Léopards seront suivis jusqu’au bout

S’il ne sera pas possible de voir l’ensemble des 104 matchs sur les antennes nationales, une certitude rassure les supporters congolais : aucun match des Léopards ne sera manqué.

Le directeur général de la RTNC a confirmé que toutes les rencontres de la République démocratique du Congo seront retransmises, depuis la phase de groupes jusqu’aux tours à élimination directe en cas de qualification.

Cette décision reflète l’engouement exceptionnel suscité par le retour historique de la RDC à la Coupe du monde, plus d’un demi-siècle après la participation du Zaïre en 1974.

Pour accompagner cet événement, la chaîne publique prévoit également une communication régulière afin d’informer les téléspectateurs du programme des rencontres retenues dans son offre.

La RTNC revendique l’exclusivité de diffusion en RDC

Au-delà de la programmation des matchs, la RTNC rappelle qu’elle dispose d’un droit exclusif de diffusion de la Coupe du monde 2026 sur le territoire congolais dans le cadre de son partenariat avec New World TV.

Cette exclusivité signifie que toute retransmission non autorisée des rencontres pourrait exposer les diffuseurs concernés à des sanctions conformément aux règles établies par les détenteurs des droits.

Pour les amoureux du ballon rond, l’essentiel est toutefois préservé : les matchs des Léopards, les plus belles affiches du tournoi et plusieurs confrontations des équipes africaines seront accessibles sur les écrans congolais.

À l’approche du Mondial, la RTNC entend ainsi jouer pleinement son rôle en permettant à des millions de Congolais de vivre l’aventure de leur sélection nationale, malgré les contraintes financières imposées par l’économie moderne du football mondial.

Révision constitutionnelle en RDC : Salomon Kalonda met Félix Tshisekedi face à « l’épreuve de l’histoire »

Alors que le débat sur la révision constitutionnelle RDC continue de diviser la classe politique, une nouvelle voix s’élève avec force contre le projet porté par la majorité. Dans une lettre ouverte adressée au président de la République le 15 juin 2026, le sénateur Salomon Kalonda Della Idi lance un avertissement solennel à Félix Tshisekedi, l’invitant à renoncer à ce qu’il considère comme une « faute historique » susceptible de fragiliser davantage un pays déjà confronté à de multiples crises.

Le texte, dont le ton grave et direct ne laisse place à aucune ambiguïté, intervient alors que la proposition de loi organisant le référendum, étape préalable à une éventuelle nouvelle Constitution, poursuit son parcours législatif au Sénat après son adoption par l’Assemblée nationale.

« Une faute historique » dans un contexte de crise nationale

Pour le sénateur, le moment choisi pour engager une telle réforme est particulièrement préoccupant. Alors que l’est du pays demeure confronté à une situation sécuritaire complexe et que les défis humanitaires s’accumulent, il juge inapproprié d’ouvrir un débat constitutionnel aux conséquences potentiellement majeures.

Dans sa lettre, Salomon Kalonda estime que cette initiative risque de détourner l’attention des véritables priorités nationales. Selon lui, le pays a davantage besoin d’unité et de stabilité que d’un processus susceptible de raviver les tensions politiques.

L’élu considère ainsi que l’introduction de la loi référendaire intervient au pire moment et pourrait laisser une empreinte durable sur le mandat du chef de l’État.

La Constitution de 2006 présentée comme le socle de l’unité nationale

Au cœur de son argumentaire, Salomon Kalonda rappelle l’histoire de la Constitution du 18 février 2006. Selon lui, ce texte est le résultat d’un long processus de négociation issu du dialogue intercongolais de Sun City, organisé après des années de conflit ayant profondément meurtri le pays.

Pour le sénateur, cette Constitution représente bien plus qu’un simple texte juridique. Elle constitue un véritable pacte républicain ayant permis de préserver l’unité nationale et d’encadrer l’alternance démocratique.

Il accuse les promoteurs de la réforme de remettre en cause cet équilibre fragile et évoque même une rupture avec l’héritage des figures historiques de la lutte démocratique congolaise, notamment celui d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba.

À travers cette référence symbolique, l’élu interpelle directement le président de la République sur la cohérence entre les idéaux défendus par son père et les réformes actuellement envisagées.

Manifestations, tensions politiques et appel au retrait du texte

La lettre revient également sur les récentes mobilisations populaires organisées contre le projet de révision constitutionnelle. Salomon Kalonda évoque la journée « ville-morte » du 3 juin ainsi que les manifestations du 12 juin, qu’il présente comme l’expression d’une contestation citoyenne.

Il dénonce la répression qui aurait accompagné ces rassemblements et affirme que plusieurs personnes auraient été blessées ou tuées lors des incidents. Pour lui, ces événements illustrent le niveau de tension atteint par le débat constitutionnel.

Au-delà des violences, le sénateur estime que la réforme poursuivrait un objectif politique précis : permettre l’ouverture de la voie à un éventuel troisième mandat présidentiel. Une perspective qu’il considère particulièrement dangereuse dans un contexte marqué par les fragilités institutionnelles et sécuritaires.

Face à cette situation, il appelle le chef de l’État à retirer le texte avant qu’il ne soit définitivement adopté. Il invite également le Sénat à jouer pleinement son rôle de contrepoids institutionnel et à empêcher, selon ses termes, une évolution qu’il juge contraire aux intérêts supérieurs de la Nation.

Dans une conclusion empreinte de gravité, Salomon Kalonda place Félix Tshisekedi devant ce qu’il décrit comme un choix historique : préserver l’héritage démocratique issu de la Constitution de 2006 ou engager le pays sur une voie dont les conséquences pourraient marquer durablement l’histoire politique de la République démocratique du Congo.

Loi référendaire en RDC : vers un report à 2027 ? Le Sénat face à une course contre la montre

Le compte à rebours est lancé. Ce lundi 15 juin, le Parlement de la République démocratique du Congo met officiellement un terme à sa session ordinaire de mars 2026. Pourtant, à quelques heures de la clôture des travaux, un dossier majeur continue de cristalliser l’attention de la classe politique : la très controversée loi référendaire RDC.

Adopté par l’Assemblée nationale le 9 juin dernier, le texte devait encore franchir l’étape décisive du Sénat avant une éventuelle promulgation. Mais le temps semble désormais manquer, ouvrant la voie à toutes les spéculations sur l’avenir de cette réforme hautement sensible.

Le Sénat pris par le temps

Depuis son adoption à la Chambre basse, la proposition de loi sur l’organisation du référendum est devenue l’un des sujets les plus débattus du paysage politique congolais.

Cependant, les délais extrêmement courts qui séparent le vote de l’Assemblée nationale de la clôture de la session parlementaire compliquent sérieusement son examen par le Sénat. Plusieurs observateurs estiment qu’il serait difficile pour la Chambre haute d’analyser un texte d’une telle importance dans les dernières heures précédant la fermeture officielle des travaux.

À ce stade, aucune communication officielle n’a confirmé son inscription à l’ordre du jour des dernières plénières. Une situation qui entretient le flou autour du calendrier législatif et alimente les interrogations sur la suite du processus.

Septembre 2026 : une fenêtre de tir réduite

Si la loi référendaire RDC échappe à la session de mars, son avenir dépendra de la prochaine session ordinaire prévue le 15 septembre 2026.

Or, cette session est traditionnellement consacrée à l’examen du budget de l’État et aux grandes questions financières. Chaque année, les débats budgétaires occupent l’essentiel du temps parlementaire, laissant peu de place aux autres initiatives législatives.

Dans ces conditions, plusieurs analystes considèrent que le texte référendaire risque de ne pas figurer parmi les priorités immédiates du Parlement, à moins d’une décision politique exceptionnelle ou de la convocation d’une session extraordinaire.

Une attente qui pourrait se prolonger jusqu’en 2027

L’hypothèse d’un report à la session ordinaire de mars 2027 gagne ainsi du terrain.

Un tel scénario retarderait de plusieurs mois l’examen d’un texte qui se trouve pourtant au cœur des débats nationaux. Pour ses partisans comme pour ses détracteurs, l’enjeu dépasse largement le simple cadre juridique : il touche aux futures orientations institutionnelles du pays et alimente les discussions autour de l’évolution du système politique congolais.

Alors que le Parlement s’apprête à refermer les portes de sa session de mars, le destin de la loi référendaire RDC demeure suspendu à une décision qui pourrait intervenir dans les dernières heures ou être renvoyée à une date encore incertaine.

Une chose est sûre : la clôture de cette session parlementaire pourrait marquer non seulement la fin d’un cycle législatif, mais aussi le début d’une longue bataille politique dont l’issue reste impossible à prédire.