Coupe du monde 2026 : privés d’animateurs, les Léopards entreront en scène sans leur légendaire douzième homme

L’ambiance ne sera pas tout à fait celle dont rêvaient des millions de Congolais. Ce lundi 15 juin, le ministre des Sports, Didier Budimbu, a livré une nouvelle qui fait mal aux tympans autant qu’au cœur : Lumumba, Evoloko, Ndundu, Yolela et leurs compères, véritables piliers de l’animation des Léopards, ne fouleront pas les gradins de Houston pour le match d’ouverture de la Coupe du monde 2026 face au Portugal de Cristiano Ronaldo.

La raison ? Une succession d’obstacles administratifs et sanitaires, héritages directs de l’épidémie d’Ebola qui a longtemps secoué la région. Interrogé lors d’un live Space animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, le ministre n’a pu que répondre par un « oui » laconique à la question qui fâche : non, les animateurs historiques ne seront pas là.

Vingt et un jours fatidiques : le compte à rebours impossible

Le problème n’est pas (seulement) celui des visas américains, trop souvent refusés aux supporters congolais ces dernières semaines. C’est une question de temps. Les autorités sanitaires des États-Unis imposent un délai de vingt et un jours avant tout voyage aux personnes provenant de zones à risque Ebola.

Or, comme l’a expliqué Didier Budimbu, « les vingt et un jours, ils vont les atteindre jeudi ou vendredi prochain ». Trop tard pour le premier match. Les animateurs, coincés dans une course contre la montre perdue d’avance, regarderont donc à distance, depuis Kinshasa ou Bruxelles, l’entrée en scène historique de leur équipe.

Bulle à Bruxelles, plan B à Dallas : la mobilisation générale

Pour autant, tout n’est pas perdu. Loin de là. Le gouvernement a activé un plan de secours digne d’une opération militaire : six chefs d’animation – dont Lumumba, Ndundu, Evoloko, Thomas et Yolela – ont été placés en « bulle » à Bruxelles. Objectif : attendre patiemment que le délai des vingt et un jours expire, puis décrocher leurs visas américains et rejoindre la compétition.

« Pour le deuxième match, à Guadalajara au Mexique, ils seront là. Ça, c’est sûr », a martelé le ministre, offrant une bouffée d’oxygène aux supporters.

En attendant, une équipe d’animateurs locaux basés aux États-Unis est en cours de constitution pour assurer l’ambiance lors du choc inaugural. Une solution de repli imparfaite, mais qui montre l’engagement du pays à ne rien laisser au hasard.

Privés de leur douzième homme historique, les Léopards devront puiser dans leur seule énergie pour défier le Portugal. Mais à Guadalajara, la fièvre congolaise pourrait bien rattraper son retard. En attendant, les tambours de Bruxelles résonnent déjà. Ils annoncent des jours plus chauds, plus bruyants, plus congolais.

Kinshasa : Daniel Bumba satisfait après l’inspection des travaux de réhabilitation au marché central Zando

Le Gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a visité, dimanche 14 juin 2026, les travaux de voirie et d’assainissement autour du marché central « Zando ». L’autorité provinciale s’est dit satisfait de cet avancement concret et de la qualité des ouvrages. Il a pour l’occasion salué le sérieux des équipes mobilisées.

Avenue par avenue, le Gouverneur a passé en revue le périmètre. Chaussées réaménagées, caniveaux curés, collecteurs dégagés, déchets évacués et constructions anarchiques démolies sur le domaine public. L’opération vise un triple pari : rendre le site plus propre, plus sûr et plus fonctionnel pour les vendeurs et clients. L’hôtel de ville parle d’une démarche qui s’inscrit dans « la vision présidentielle, pour une capitale moderne où l’ordre urbain ne tue pas l’économie ».

Bumba rassure les vendeurs de Zando

Daniel Bumba a joué à la pédagogie face au déguerpissement. Il a lancé un message clair aux commerçants concernés. À l’en croire, des espaces adaptés seront aménagés pour relancer leurs activités dans de meilleures conditions. Pas d’abandon, pas de fracture sociale. L’idée est d’accorder l’ordre public et la survie économique. Le patron de Kinshasa appelle au calme et à la confiance.

D’après plusieurs observateurs, la concrétisation de la promesse de relogement faite par l’exécutif provincial permettra à Zando de devenir le modèle d’une réhabilitation réussie à Kinshasa, où chaque déguerpi retrouve une place légale.

Le compte à rebours est lancé. La réouverture du marché central se rapproche et Daniel Bumba veut que Kinshasa y gagne en image et en cadre de vie. Entre voirie refaite et salubrité retrouvée, il mise sur la relance ordonnée des activités. Le Gouverneur insiste : toutes les mesures sont prises pour sécuriser la paix sociale autour du principal centre commercial de la capitale.

En mai dernier, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a effectué une descente inopinée au marché central. Insalubrité, embouteillages et emprises publiques occupées constituent le constat amer fait par le Chef de l’État. Dès le lendemain, l’hôtel de ville a revu le chronogramme. Daniel Bumba a reçu l’instruction de verrouiller le chantier pour une réouverture avant la saison des pluies.

L’objectif fixé est clair : livrer un marché assaini qui redonne confiance aux Kinois et aux opérateurs économiques. Daniel Bumba joue donc sa crédibilité sur ce chantier vitrine. Accélérer, c’est répondre à l’injonction présidentielle mais aussi éviter que Zando ne replonge après les premières pluies.

Après des années de promesses, Zando a l’occasion de redevenir une référence. La satisfaction est manifeste, mais le vrai test sera l’après-réouverture.

Coupe du monde 2026 : Félix Tshisekedi aux côtés des Léopards pour le choc historique face au Portugal

L’heure approche. Dans quelques jours, la République démocratique du Congo s’apprêtera à vivre l’un des moments les plus marquants de son histoire sportive. Pour leur première apparition à une Coupe du monde depuis 1974, les Léopards pourront compter sur un supporter de prestige : le président de la République, Félix Tshisekedi.

Le chef de l’État fera personnellement le déplacement à Houston, aux États-Unis, pour assister au match inaugural de la RDC face au Portugal. Une présence symbolique forte qui traduit l’importance de cet événement pour tout un pays, impatient de voir ses ambassadeurs défier les plus grandes nations du football mondial.

Un soutien présidentiel pour un rendez-vous historique

L’annonce a été faite par le ministre des Sports, Didier Budimbu, lors d’un Space organisé sur le réseau social X par le journaliste Stanis Bujakera.

Pour Kinshasa, cette participation à la Coupe du monde 2026 RDC dépasse largement le cadre du sport. Elle représente le retour d’une nation sur la plus prestigieuse scène footballistique de la planète, plus de cinquante ans après l’épopée du Zaïre en 1974.

La présence de Félix Tshisekedi dans les tribunes de Houston apparaît ainsi comme un message de confiance adressé aux joueurs, mais aussi comme un symbole d’unité nationale autour des Léopards.

Les supporters bloqués par la question des visas

Si l’enthousiasme gagne tout le pays, de nombreux supporters congolais risquent néanmoins de suivre l’aventure depuis leur salon.

Didier Budimbu a révélé que les procédures d’obtention des visas américains et canadiens se heurtent à d’importantes difficultés. Selon lui, les conséquences de l’épidémie d’Ebola ont fortement compliqué les démarches administratives.

Aucun visa n’aurait encore été accordé aux groupes de supporters ni aux principaux animateurs chargés de porter l’ambiance autour de l’équipe nationale.

Malgré cette situation, le gouvernement continue ses démarches afin de permettre à certains représentants des supporters de rejoindre la compétition. Une lueur d’espoir subsiste notamment pour six animateurs emblématiques qui pourraient obtenir les autorisations nécessaires pour assister à certaines rencontres du tournoi.

« Nous allons surprendre le monde »

Au-delà des questions logistiques, le ministre des Sports affiche une confiance inébranlable dans le potentiel des Léopards.

Convaincu que la sélection congolaise possède les armes pour rivaliser avec les meilleures équipes de la planète, Didier Budimbu n’a pas hésité à afficher des ambitions élevées.

Pour lui, la RDC ne se rend pas à la Coupe du monde 2026 RDC en simple participante. L’objectif est clair : créer la surprise et marquer durablement les esprits.

Après plus d’un demi-siècle d’absence, les Léopards s’apprêtent à écrire une nouvelle page de leur légende. Face au Portugal, le monde découvrira une équipe portée par les rêves de tout un peuple, le soutien de ses autorités et l’espoir de réaliser l’un des plus grands exploits de l’histoire du football congolais.

 La RDC s’apprête à entrer dans une nouvelle ère. Reste à savoir si les Léopards sauront transformer cette ferveur en légende.

Coupe du Monde 2026 : La Côte d’Ivoire dompte l’Équateur 1-0 et ouvre le compteur africain

La Côte d’Ivoire a battu l’Équateur 1-0, dimanche 14 juin 2026, au stade de Philadelphie pour son premier match du groupe E. Dans une rencontre à intensité élevée, les ivoiriens ont arraché la victoire dans les toutes dernières minutes grâce à un but d’Amad Diallo à la 90e minute. Avec ces 3 points, la sélection ivoirienne devient la première nation africaine à s’imposer depuis le coup d’envoi du Mondial 2026.

L’Équateur a pourtant tout fait pour forcer la décision. Les Sud-Américains ont heurté deux fois la barre transversale et une fois le poteau ivoirien. Une domination stérile face à une défense des Éléphants solide et un gardien vigilant. Le match basculait d’un côté comme de l’autre, les duels faisaient rage au milieu et l’engagement physique était total.

Amad Diallo a changé la donne en 34 minutes. Entré en cours de jeu, l’ailier de Manchester United a mis le feu sur son côté droit. 5 dribbles réussis, record de la partie, accélérations tranchantes et sang-froid dans la surface. Sur une dernière offensive, il a ajusté le gardien équatorien à bout portant à la 90e minute pour délivrer toute une nation. Performance XXL pour un temps de jeu réduit.

L’Afrique lance son Mondial

Avec cette victoire, les Éléphants prennent la deuxième place du groupe E, derrière l’Allemagne qui a saccagé le Curaçao par 7 buts à 1. C’est le premier succès africain du tournoi, après le nul du Maroc face au Brésil, la défaite de l’Afrique du Sud contre le Mexique et l’échec de la Tunisie contre la Suède.

La sélection ivoirienne devra confirmer le 22 juin 2026. Les Éléphants défieront l’Allemagne. Un test grandeur nature pour les hommes de Faé. Gagner contre la Mannschaft permettrait de valider le ticket pour les seizièmes de finale.

RDC : Denis Mukwege condamne la « répression sanglante » de la marche de l’opposition

Le prix Nobel de la Paix 2018, Denis Mukwege, a condamné avec « la plus grande fermeté » la répression du sit-in pacifique de l’opposition sur l’esplanade du Palais du Peuple à Kinshasa. Dans une déclaration ferme, ce samedi 13 juin 2026, il dénonce l’usage de la violence contre des citoyens « réunis pour dire non au projet de changement de la Constitution visant à octroyer un troisième mandat au Président Félix Tshisekedi ». Cette déclaration relance le débat en République démocratique du Congo.

« Il est inacceptable que le régime de Kinshasa mobilise et instrumentalise l’armée, la police et une milice privée du parti présidentiel, la sinistre Force du progrès, pour tirer sur des citoyens et brutaliser des leaders de l’opposition », a déclaré le Dr Mukwege. Pour lui, ce déploiement de violence illégitime illustre un rétrécissement de l’espace civique et politique. Il parle d’un climat de répression et d’intimidation contre la société civile, les défenseurs des droits humains et les dirigeants de l’opposition.

Mukwege parle des « heures sombres » et appelle à la mobilisation

Le gynécologue de Panzi établit un parallèle direct avec le passé. « Cette politique de répression et de musèlement de l’opposition rappelle à la population congolaise et à la communauté internationale les heures sombres de la fin du régime de Joseph Kabila, il y a une dizaine d’années », a-t-il ajouté.

Face à ce qu’il qualifie de « dérive dictatoriale qui s’aggrave chaque jour », l’homme qui répare les femmes en appelle solennellement à une mobilisation nationale et internationale. L’objectif, d’après lui, est de prévenir un coup d’État constitutionnel en gestation qui ne fera qu’empirer la situation déjà dramatique du pays.

Bilan controversé, réaction du gouvernement et visite du ministre de la Justice

Dans son communiqué publié dans la soirée du vendredi 12 juin 2026, le Gouvernement provincial de Kinshasa n’a annoncé aucun décès. Il a tracé un bilan de 20 blessés légers dont 15 policiers et 5 civils, y compris près de 5 épaves de véhicules incendiés.

Réunie autour de la coalition C64, l’opposition a cependant noté plusieurs morts par balles réelles parmi les manifestants. L’opposant Fayulu a été blessé à la tête, tandis que la cellule de communication du parti « Envol » a annoncé que Delly Sesanga a été « atteint à la jambe par une balle tirée par la police ».

Face aux incidents observés, le Gouvernement central a condamné fermement les violences. Il a réaffirmé l’attachement aux libertés publiques tout en rappelant que le droit de manifester doit respecter les lois, l’ordre public et la sécurité des biens. « Les services compétents ont reçu instruction de procéder à toutes les vérifications nécessaires dans le strict respect de la loi ».

Dans la foulée, le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a rendu visite aux responsables des partis de l’opposition au sein de la coalition C64. Au menu de la rencontre, les échanges sur les circonstances des incidents et l’évaluation des conséquences.

Kinshasa : Guillaume Ngefa rencontre l’opposition après la marche du 12 juin et condamne les incidents

Après la manifestation organisée le vendredi 12 juin 2026 à Kinshasa par l’opposition, le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a rencontré les responsables des partis politiques concernés. Objectif : échanger sur les circonstances des incidents enregistrés et en évaluer les conséquences. Cette rencontre intervient alors que les tensions restent vives dans la capitale suite aux dégâts y afférents.

Dans un communiqué publié ce samedi 13 juin 2026, le Gouvernement congolais condamne fermement les violences survenues.

« Selon les informations transmises par les autorités urbaines, des blessés ont été enregistrés parmi les manifestants et les forces de l’ordre. D’importants dégâts matériels ont aussi été constatés, notamment l’incendie de plusieurs véhicules et la dégradation de biens publics et privés », précise le document.

Dialogue et rappel à l’ordre public

Le ministre de la Justice a profité de cette rencontre pour rappeler la position officielle. Le Gouvernement réaffirme son attachement aux libertés publiques consacrées par la Constitution : liberté d’expression, liberté de réunion et droit de manifestation pacifique. Mais il insiste sur le fait que l’exercice de ces droits doit se faire dans le respect des lois de la République, de l’ordre public et de la sécurité des personnes et des biens.

En effet, les services compétents ont reçu l’instruction de procéder à toutes les vérifications nécessaires dans le strict respect de la loi. Le Gouvernement appelle par ailleurs l’ensemble des acteurs politiques, sociaux et de la société civile à faire preuve de retenue et de responsabilité. Il réaffirme son attachement à la concertation à travers les mécanismes légaux, institutionnels et républicains.

Bilan contesté de la marche du 12 juin

Selon un communiqué de l’exécutif provincial, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée. Le bilan fait état de 20 blessés légers, dont 15 policiers et 5 civils. Près de 5 épaves de véhicules ont également été incendiés et plusieurs biens dégradés. L’Hôtel de Ville a déploré des actes de vandalisme et promis des poursuites judiciaires.

De son côté, l’opposition dresse un bilan plus lourd. Les organisateurs de la coalition C64 affirment que la répression a fait plusieurs morts par balles réelles. Ils dénoncent une « répression sanglante » et réclament une enquête indépendante pour établir les responsabilités.

Cette contradiction sur le nombre de victimes entretient la tension politique à Kinshasa, alors que la question du changement constitutionnel reste au cœur des revendications.

Manifestation de l’opposition : Kinshasa trace un bilan de 0 mort, 20 blessés et 5 véhicules incendiés

Le Gouvernement provincial de la Ville de Kinshasa annonce un bilan d’aucune perte en vie humaine, 20 blessés légers dont 15 policiers et 5 manifestants, et près de 5 épaves de véhicules incendiés à l’issue de la manifestation de l’opposition de ce vendredi 12 juin 2026. Dans son communiqué, l’hôtel de ville déplore vivement les violences et troubles à l’ordre public qui ont émaillé la manifestation organisée par la coalition « C64 » contre le changement de la Constitution. Selon Kinshasa, les organisateurs avaient été autorisés au terrain ASSOSSA mais ont changé l’itinéraire préalablement convenu, pour se diriger vers le Palais du Peuple. Cette attitude a provoqué des incidents dans la capitale.

Contrairement au bilan de l’autorité urbaine, les opposants avaient publiquement annoncé deux morts lors de cette marche contre la révision constitutionnelle. Cette contradiction entre les chiffres officiels et ceux de l’opposition alimente la tension politique à Kinshasa. Le gouvernement rappelle que sa responsabilité est de garantir la sécurité publique et la libre circulation. Par ailleurs, il insiste sur le respect des itinéraires autorisés et la protection des activités économiques et scolaires pendant les manifestations politiques.

Kinshasa dénonce des provocations lors de la manifestation

Le gouvernement provincial révèle un mode opératoire préoccupant identifié par ses services de sécurité. Selon le communiqué, « des individus désœuvrés, parfois sous l’emprise de substances prohibées », auraient été recrutés et munis d’armes blanches. Placés en première ligne, « ils avaient pour mission de provoquer les forces de l’ordre, franchir les périmètres de sécurité et se livrer à des actes de provocation ».

Pour l’hôtel de ville, ces pratiques n’ont rien à voir avec l’exercice légitime des droits et libertés démocratiques. En effet, « elles exposent inutilement les populations kinoises à des risques graves de sécurité ».

TENASOSP et institutions : La liberté de manifester encadrée par Kinshasa

Le document souligne que la liberté de manifestation, consacrée par la Constitution, doit s’exercer dans le respect des droits de tous. « Elle ne saurait prévaloir sur le fonctionnement régulier des institutions de la République ni sur le droit des citoyens à vaquer librement à leurs occupations », précise l’exécutif provincial.

« Or, la manifestation de l’opposition est intervenue pendant les épreuves du TENASOSP, perturbant le déroulement normal des activités éducatives », précise le document.

Pour Kinshasa, nul ne peut se prévaloir de ce droit fondamental pour porter atteinte à l’ordre public, aux institutions ou aux droits fondamentaux des autres congolais.

Suite judiciaire et appel au calme

Face aux violences observées, le Gouvernement provincial dit se réserver le droit de saisir les instances judiciaires compétentes afin d’établir les responsabilités individuelles et collectives. Il condamne avec la plus grande fermeté les pratiques qui exposent la population. Dans le même temps, Kinshasa réaffirme son attachement à l’État de droit, aux libertés publiques et au dialogue démocratique.

Moïse Katumbi accuse Tshisekedi après le sit-in violent de la C64, “du sang sur les mains”

La crise politique congolaise a franchi un nouveau seuil ce vendredi 12 juin 2026. Après les violents affrontements enregistrés lors du sit-in de la coalition d’opposition Article 64 (C64) à Kinshasa, les réactions continuent de secouer la scène politique nationale.

Cette fois, c’est Moïse Katumbi qui est monté au créneau. Dans une déclaration publiée sur son compte X, l’un des principaux leaders de la coalition accuse directement le pouvoir en place et dénonce une répression qu’il juge sanglante et injustifiée.

Kinshasa sous tension après un sit-in violemment dispersé

La mobilisation de la C64, organisée pour protester contre le projet de réforme constitutionnelle, a tourné à l’affrontement entre manifestants et forces de l’ordre. Plusieurs témoins font état de violences, de blessés et de scènes de panique dans plusieurs zones de la capitale, notamment autour du Palais du Peuple et du siège de l’Ecidé.

Dans ce climat explosif, les figures de l’opposition parlent désormais d’un tournant dramatique.

Moïse Katumbi charge le pouvoir : “du sang sur les mains”

Dans une prise de position particulièrement virulente, Moïse Katumbi met directement en cause le chef de l’État.

« Le Président porte une responsabilité écrasante dans ces violences et dans le climat de tension qu’il entretient dans notre pays. Ce soir, Félix Tshisekedi a du sang sur les mains », a-t-il écrit.

Le président du parti Ensemble pour la République estime que les manifestants exerçaient un droit fondamental garanti par la Constitution.

« Marcher pacifiquement pour défendre la Constitution n’est pas un crime ! Pourtant, aujourd’hui en RDC, des Congolaises et des Congolais qui exerçaient simplement leur droit de manifester ont été violemment attaqués par la milice de l’UDPS, la Force du Progrès, sous le regard complice des forces de l’ordre », accuse-t-il.

Selon lui, plusieurs personnes auraient été blessées au cours des affrontements, confirmant ainsi les témoignages déjà relayés par d’autres figures de l’opposition.

L’opposition promet de poursuivre le combat malgré la répression

Malgré la violence des événements, Moïse Katumbi assure que son camp ne cédera pas.

« Face à la sauvagerie, nous ne reculerons pas ! Nous continuerons à nous battre, par des moyens pacifiques et démocratiques, pour défendre la Constitution, nos libertés et l’avenir de la RDC », a-t-il déclaré.

Ces propos s’inscrivent dans une ligne dure adoptée par la coalition C64, qui regroupe notamment Martin Fayulu, Delly Sessanga et Moïse Katumbi, tous mobilisés contre le projet de réforme constitutionnelle qu’ils jugent dangereux pour les acquis démocratiques.

Des accusations de violences qui enflamment le débat politique

Ces nouvelles déclarations interviennent alors que Martin Fayulu a, de son côté, évoqué un bilan particulièrement lourd comprenant des morts et de nombreux blessés lors de la dispersion du sit-in.

Des vidéos et témoignages continuent de circuler sur les réseaux sociaux, alimentant les accusations de brutalités et de vandalisme.

Pour l’heure, les autorités n’ont pas encore réagi officiellement à ces différentes accusations, laissant planer un climat d’incertitude autour du déroulement réel des événements.

Dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions politiques autour du débat constitutionnel, ces nouveaux développements risquent d’accentuer encore davantage la fracture entre pouvoir et opposition en République démocratique du Congo.

Marche de l’opposition : « Delly Sesanga a été atteint à la jambe par une balle » (Cellule de communication)

La cellule de communication de Delly Sesanga informe que l’opposant a été blessé ce vendredi 12 juin 2026 à Kinshasa lors d’une manifestation politique. L’annonce a été faite en pleine marche organisée par la coalition C64 contre le changement de la Constitution par le régime de Félix Tshisekedi.

« Delly Sesanga a été atteint à la jambe par une balle tirée par la police de Félix Tshisekedi », apprend-t-on de leur communiqué. Peu avant les incidents, le président du parti Envol était présent sur les lieux avec ses enfants. Il avait posté une photo au début de la manifestation politique, montrant sa détermination à mobiliser avec sa famille contre la révision constitutionnelle.

Martin Fayulu touché à la tête

Lors de cette même activité politique, Martin Fayulu a été touché à la tête. Des images largement partagées montrent le président de l’ECiDé avec le visage ensanglanté. Il a été aperçu sur l’esplanade du Palais du Peuple, entouré d’éléments de la Police Nationale Congolaise. Cependant, malgré la violence des échauffourées, Martin Fayulu a tenu à rester sur place pour soutenir les militants de la C64.

Par ailleurs, son entourage dénonce un usage disproportionné de la force contre les manifestants pacifiques. Les deux incidents impliquant Delly Sesanga et Martin Fayulu marquent cette journée du 12 juin 2026 à Kinshasa comme l’une des plus tendues depuis le début des contestations contre la révision constitutionnelle.

La C64 unie pour bloquer la révision constitutionnelle de Tshisekedi

L’opposition unie sous la bannière de la C64 poursuit un objectif clair : dire non à toute initiative visant à changer la Constitution de 2006. Martin Fayulu mène cette démarche avec Delly Sesanga, Moïse Katumbi, Matata Ponyo et Jean-Marc Kabund. Pour eux, la révision constitutionnelle représente une tentative de verrouillage du pouvoir. En effet, ils rappellent que la Constitution actuelle est le fruit d’un compromis national après des années de crise.

Face à ces enjeux, Joseph Kabila rejoint cette position. Jeudi 11 juin, l’ancien président a appelé tous les Congolais au sursaut national pour barrer la route au projet du pouvoir en place. Cette convergence des anciens rivaux politiques renforce le camp du non au changement constitutionnel.

Indignation populaire

À travers les images issues de cette marche, plusieurs Congolais s’indignent de voir Félix Tshisekedi adopter cette attitude sous son régime. Selon eux, un ancien opposant qui a lutté contre Joseph Kabila est appelé à se surpasser de ces pratiques longtemps décriées.

Les images de blessés et les tensions avec la police, disent-ils, renvoient à des méthodes que l’actuel Président dénonçait lui-même à l’époque dans l’opposition. Face à cette triste réalité, la société civile et les partenaires internationaux suivent de près l’évolution de la situation à Kinshasa.

Tirs, blessés et morts présumés : le récit choc de Martin Fayulu après le sit-in de la C64

La tension politique est montée d’un cran ce vendredi 12 juin 2026 à Kinshasa lors du sit-in organisé par la coalition d’opposition Article 64 (C64) contre le projet de réforme constitutionnelle porté par le régime de Félix Tshisekedi. Prévue devant le Palais du Peuple, la manifestation s’est tenue malgré l’interdiction des autorités provinciales, qui avaient demandé aux organisateurs de délocaliser l’activité vers le terrain Assossa.

La C64, qui regroupe notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sessanga et d’autres figures de l’opposition, dénonce une initiative qu’elle considère comme une menace contre les acquis démocratiques et les dispositions jugées intangibles de la Constitution, notamment l’article 220.

Au fil de la journée, des affrontements ont été signalés entre manifestants et forces de l’ordre aux abords du Palais du Peuple ainsi qu’au siège de l’Ecidé, le parti de Martin Fayulu. Plusieurs responsables de l’opposition, dont Jean-Marc Kabund et Ados Ndombasi, auraient été blessés lors des échauffourées, selon des témoignages recueillis sur place.

Martin Fayulu annonce deux morts

Joint au téléphone par nos confrères d’ACTUALITE.CD depuis le siège de son parti, où il s’était retranché avec plusieurs responsables de l’opposition, Martin Fayulu a livré un témoignage alarmant sur les événements de la journée.

« Nous sommes blessés, gravement blessés. On ne peut pas sortir parce que la police est là en train d’aider les éléments de la Force du Progrès », a déclaré l’opposant.

Selon lui, le bilan des violences serait particulièrement lourd. « Ils ont déjà tué deux personnes devant le siège et ont pris les corps », a-t-il affirmé, évoquant également de nombreux blessés parmi les manifestants.

Martin Fayulu soutient que les participants au sit-in ont été repoussés jusqu’au Palais du Peuple avant que les forces de sécurité ne recourent à la force. « Quand nous sommes arrivés, ils ont vu qu’ils ne pouvaient rien faire. Ils ont commencé à tirer à balles réelles, puis ils se sont approchés et ont sorti des matraques pour nous frapper sur la tête », a-t-il déclaré.

L’opposant a notamment cité Jean-Marc Kabund parmi les personnes blessées. « Il y a beaucoup de blessés, avec deux morts », a-t-il conclu.

Des accusations de vandalisme contre la Force du progrès

Parallèlement aux affrontements enregistrés lors du sit-in, des actes de vandalisme ont été signalés au siège de l’Ecidé. Plusieurs témoins accusent des individus présentés comme membres de la « Force du progrès », mouvement de jeunes proche de l’UDPS, d’avoir saccagé et pillé les installations du parti.

Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent des individus emportant du matériel et endommageant plusieurs biens appartenant à la formation politique de Martin Fayulu. Des témoins affirment également que les forces de l’ordre présentes sur place ne seraient pas intervenues pour empêcher ces actes.

À l’heure de la publication de cet article, aucune réaction officielle de la Police nationale congolaise n’avait encore été enregistrée concernant ces accusations.

Un climat politique de plus en plus tendu

Ces incidents surviennent dans un contexte de fortes tensions autour du débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo. La coalition Article 64 multiplie les actions pour dénoncer ce qu’elle considère comme une tentative de modification des dispositions fondamentales de la Constitution.

Dans les rangs de l’opposition, plusieurs responsables politiques réclament l’ouverture d’enquêtes indépendantes afin d’établir les responsabilités dans les violences enregistrées lors de cette journée de mobilisation.

Jusqu’à présent, les autorités gouvernementales n’ont pas encore communiqué de bilan officiel des incidents survenus à l’occasion de ce sit-in de ce 12 juin 2026.