Le Gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, a reçu, jeudi 18 juin 2026 à l’Hôtel de ville, la délégation de la Conférence des présidents des Assemblées provinciales (Copap-RDC). Conduite par son président Papy Mantezolo Diatezua, celle-ci est venue lui présenter ses civilités en marge de la session extraordinaire autour du débat sur la Constitution, prévue du 22 au 25 juin 2026 dans la capitale.
Cette rencontre lance officiellement les préparatifs de cet événement. Daniel Bumba prendra la parole devant les présidents des 26 assemblées provinciales de la République démocratique du Congo. Kinshasa, en tant que siège des institutions, doit garantir l’encadrement logistique et sécuritaire d’un débat national aussi sensible.
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Révision constitutionnelle au cœur des débats : la Copap-RDC pose ses marques
La session extraordinaire réunira tous les leaders de la Copap-RDC autour de thématiques majeures. Le point central : l’examen d’une motion de soutien à la révision ou au changement de la Constitution.
Depuis 2024 à ce jour, la question y relative structure le débat politique au niveau national. Celle-ci est actuellement au centre des tensions politiques à travers des avis opposés entre le pouvoir et l’opposition.
L’intervention de Daniel Bumba marque directement l’implication de la ville de Kinshasa, déjà épicentre des manifestations politiques, dans les réflexions sur l’architecture institutionnelle du pays.
En tant que gestionnaire de Kinshasa, Daniel Bumba porte la voix d’une province de plus de 17 millions d’habitants. Sa position sur la Constitution sera scrutée, car elle reflète la sensibilité d’une capitale politiquement décisive.
Du 22 au 25 juin, les présidents d’assemblées provinciales poseront les bases d’une position commune sur l’avenir constitutionnel du pays. Kinshasa devient ainsi le laboratoire du débat entre provinces.
Pour les analystes politiques, organiser ce conclave dans la capitale, c’est aussi tester la capacité de l’État à encadrer un dialogue institutionnel apaisé. La Copap-RDC joue ici son rôle de courroie entre le pouvoir central et les provinces. La suite dépendra de la qualité des conclusions qui sortiront de ces quatre jours de travaux.



