Maï-Ndombe : des villages désormais connectés grâce à un réseau Wi-Fi solaire porté par un Congolais de la diaspora

Pendant des années, passer un simple appel ou accéder à Internet relevait presque de l’impossible pour les habitants de plusieurs villages du secteur de Bolia, dans le territoire d’Inongo. Aujourd’hui, cette réalité commence à changer. Grâce à une initiative entièrement financée par un Congolais de la diaspora, des centaines de familles découvrent les opportunités offertes par le numérique.

À Ibeke-Bolia, Mbala, Nsaw, Lokanga et Isongo, les premières bornes Wi-Fi communautaires alimentées par l’énergie solaire sont désormais opérationnelles, marquant une étape importante dans la lutte contre l’isolement numérique au Maï-Ndombe.

Un projet né de la volonté de désenclaver toute une communauté

À l’origine de cette transformation se trouve Jérémy Bolambele, un fils de la région installé à l’étranger. Son ambition est simple : permettre aux habitants d’accéder facilement à l’information sans être contraints de parcourir plusieurs kilomètres pour obtenir des nouvelles d’un village voisin ou d’une ville comme Kinshasa ou Inongo.

« Mon objectif est que les populations ne soient plus obligées de se déplacer inutilement avant d’avoir obtenu les informations dont elles ont besoin. Grâce à une connexion fiable et accessible, elles peuvent désormais communiquer plus facilement », explique-t-il.

Après l’installation des cinq premiers sites, une nouvelle borne Wi-Fi devrait être mise en service à Ngembo avant la fin du mois.

Internet transforme déjà le quotidien des habitants

Au-delà de la simple connexion, cette initiative ouvre de nouvelles perspectives pour les populations rurales.

Dans le domaine de la santé, l’accès à Internet facilite les consultations médicales à distance et accélère le partage d’informations entre professionnels de santé.

Les élèves et étudiants peuvent désormais consulter des ressources pédagogiques en ligne, préparer les examens nationaux et accéder à des contenus éducatifs jusque-là difficiles d’accès.

Le réseau constitue également un levier pour le développement économique local, en offrant aux commerçants, agriculteurs et entrepreneurs un accès aux marchés, aux informations et aux services numériques.

Des défis logistiques, mais une ambition qui ne faiblit pas

La concrétisation du projet n’a pourtant pas été de tout repos.

Face à l’état dégradé, voire impraticable, des routes du secteur de Bolia, le transport des équipements a nécessité l’appui de motards et la mobilisation des habitants. L’absence totale de réseau électrique a, quant à elle, conduit à la mise en place d’un système autonome alimenté par des panneaux solaires et des batteries.

La maintenance représente également un défi majeur. Chaque intervention technique nécessite le déplacement d’un spécialiste depuis la province voisine de l’Équateur, ce qui augmente considérablement les coûts d’exploitation.

Malgré ces contraintes, toutes supportées sur fonds propres, Jérémy Bolambele ne compte pas s’arrêter là. Son objectif est d’étendre progressivement ce réseau Wi-Fi communautaire à d’autres villages du secteur de Bolia, puis à l’ensemble du territoire d’Inongo, afin de réduire durablement la fracture numérique et d’encourager le développement économique des zones rurales.

Félix Tshisekedi attendu aux côtés du général Israël Kantu

C’est un geste de compassion qui a mobilisé l’appareil sécuritaire de la capitale. Ce lundi, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est attendu à l’Hôpital du Cinquantenaire de Kinshasa pour se recueillir devant la dépouille mortelle de l’épouse du général Israël Kantu, commissaire provincial de la Police nationale congolaise (PNC) pour la ville de Kinshasa. Une visite qui témoigne de la haute considération du Chef de l’État envers l’un des piliers de la sécurité de la capitale.

L’information, confirmée par plusieurs sources proches de l’organisation, a rapidement circulé dans les cercles politico-administratifs de Kinshasa. La présence du Chef de l’État à cette cérémonie de recueillement n’est pas un geste anodin. Elle marque la solidarité présidentielle envers une famille éprouvée, mais aussi le respect dû à un haut responsable dont la fonction stratégique en fait un acteur clé de la stabilité de la ville-province.

Un dispositif sécuritaire exceptionnel

Pour accueillir le Président de la République et les nombreuses personnalités attendues, un impressionnant dispositif sécuritaire a été déployé aux abords de l’Hôpital du Cinquantenaire. Des éléments de la Police nationale congolaise et de la Garde républicaine quadrillaient les artères menant à l’établissement, assurant un périmètre de protection digne d’une visite d’État.

Les forces de l’ordre, visibles et mobilisées, ont été déployées pour garantir le bon déroulement de la cérémonie et prévenir tout incident. La circulation dans le secteur a été régulée, tandis que des agents en tenue et en civil étaient postés aux points névralgiques.

Un élan de solidarité qui dépasse les rangs policiers

Au-delà de la présence présidentielle, ce recueillement attire de nombreuses autorités politico-administratives, des responsables des services de sécurité, mais aussi des proches et amis de la famille du général Israël Kantu. Tous viennent rendre un dernier hommage à la défunte, dans une atmosphère empreinte de recueillement et de dignité.

Le général Israël Kantu, figure respectée au sein de la hiérarchie policière, voit ainsi sa peine partagée par les plus hautes sphères de l’État. Cette affluence témoigne de la considération dont il jouit et du soutien de la communauté sécuritaire et politique en ces moments douloureux.

Un moment de compassion présidentielle

La visite du Chef de l’État à l’Hôpital du Cinquantenaire s’inscrit dans une tradition de proximité et de compassion que Félix Tshisekedi a souvent manifestée lors de deuils marquants. En se rendant personnellement sur place, le Président envoie un signal fort à la police nationale et à l’ensemble du corps sécuritaire : leur engagement n’est pas oublié, et leurs épreuves personnelles sont partagées au plus haut niveau de l’État.

Alors que la cérémonie se prépare dans un climat de respect et de solennité, Kinshasa retient son souffle. L’hommage rendu à la défunte sera aussi l’occasion de rappeler le rôle essentiel des forces de l’ordre dans la vie quotidienne de la capitale. Et pour la famille du général Israël Kantu, la présence du Président sera sans doute le plus beau des adieux.

RDC : La C64 maintient sa marche du 22 juillet, l’opposition défie Tshisekedi sur la Constitution

À l’issue d’une réunion tenue le week-end dernier entre Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund, ainsi que des représentants de Moïse Katumbi et d’Augustin Matata Ponyo, la coalition C64 a confirmé le maintien de sa marche pour le mercredi 22 juillet 2026. Son objectif reste le même : dire non à toute tentative de changement de la Constitution et exiger le départ du Président Félix Tshisekedi.

La décision de la C64 intervient après l’audience présidentielle avec les confessions religieuses, vendredi 17 juillet dernier, à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa. Le Chef de l’État avait pour l’occasion annoncé la tenue d’un dialogue national « inclusif, apaisé et résolument républicain ».

Contre toute attente, l’initiative présidentielle n’a pas suffi à désamorcer la crise. Pour l’opposition, le dialogue ne peut masquer ce qu’elle qualifie de « manœuvre constitutionnelle ». La C64 persiste et signe. Elle appelle la population à se mobiliser dans le respect des libertés garanties par la loi fondamentale.

Cap sur le Palais de la Nation

À Kinshasa, les organisateurs ont fixé le point de chute de la manifestation au Palais de la Nation, où ils entendent déposer un mémorandum adressé directement à Félix Tshisekedi. Dans ce document, la C64 exigera « la démission » du Président, accusé de « trahison du serment constitutionnel ».

Pour l’opposition, toute révision ou changement de la loi fondamentale vise à permettre à l’actuel Chef de l’État de briguer un troisième mandat.

Depuis plusieurs semaines, les débats autour de la Constitution empoisonnent l’espace politique congolais. Si le pouvoir dément toutes les accusations de ses adversaires politiques, l’opposition, elle, y voit la preuve d’un projet de pérennisation. Dans ce bras de fer, la rue devient l’arène. La marche du 22 juillet est présentée comme une réponse citoyenne, un baromètre de la contestation face à ce que l’opposition nomme de « dérive ».

Par ailleurs, le pays se retrouve face à deux trajectoires opposées. D’un côté, le pouvoir propose un cadre de concertation validé par les églises. De l’autre, l’opposition choisit la pression populaire. Pendant ce temps, plusieurs figures de la C64, dont Fayulu, Kabund ou Sesanga, ont pourtant réclamé un dialogue ces derniers mois.

Les prochains jours seront cruciaux. Le ton de la mobilisation, la réaction des autorités et la position des partenaires internationaux détermineront si le pays s’achemine vers une détente ou vers une nouvelle crise politique.

Mondial 2026 : L’Espagne sacrée championne et retrouve son trône 16 ans après

L’Espagne a conquis une deuxième étoile. Ce dimanche 19 juillet, la Roja s’est imposée 1-0 face à l’Argentine après prolongations en finale de la Coupe du Monde FIFA 2026. L’unique but de Ferran Torres a suffi au bonheur des Ibères, supérieurs dans l’animation et récompensés au terme d’un duel très engagés.

Seize ans après le triomphe de Johannesburg en 2010, l’Espagne retrouve le sommet du football mondial. La physionomie de la finale ne laisse aucune place au débat. Avec 20 tirs dont 11 cadrés contre 2 et 0 cadré, et 68% de possession, les coéquipiers de Pedri ont imposé leur tempo du premier au dernier coup de sifflet. Face à une Albiceleste en manque d’inspiration offensive, la sélection de Luis de la Fuente a multiplié les vagues, patiente, précise, jusqu’à faire céder le verrou argentin en prolongation. Le réalisme a fini par primer sur la résistance.

Ferran Torres libère la Roja, l’Argentine finit à dix

Le scénario bascule à la 106e minute. Sur une accélération collective, Ferran Torres surgit et trompe le gardien argentin. Un but qui fait exploser le banc espagnol et plonge le stade dans un silence pesant. C’est la récompense logique d’une équipe qui n’a jamais renoncé à jouer. L’Espagne a martelé, combiné, écarté, jusqu’à trouver la faille. Le coup est d’autant plus dur pour l’Argentine qu’elle termine la rencontre en infériorité numérique. Enzo Fernández écope d’un carton rouge dans les arrêts de jeu de la seconde période, 90+3’, privant ainsi l’Albiceleste de tout espoir de réaction dans les prolongations.

Messi sort par la grande porte malgré la défaite

À 39 ans, Lionel Messi dispute probablement son dernier Mondial. Et il le quitte la tête haute. Loin de l’image d’un champion en fin de cycle, le Pulga a porté son équipe tout au long du tournoi. Vision, passes, buts : il a régné sur la compétition avec une classe intacte. Même battu en finale, il termine comme deuxième meilleur buteur de l’épreuve avec 8 réalisations. Seul Kylian Mbappé fait mieux avec 10 buts. Un baroud d’honneur à la hauteur de la légende. L’Argentine s’incline, mais son capitaine n’a rien à se reprocher.

Une Espagne reine, un football récompensé

Ce deuxième sacre planétaire consacre un projet. Entre jeunesse fougueuse et cadres expérimentés, la Roja a retrouvé l’ADN qui avait fait sa gloire : la maîtrise, le mouvement et la verticalité assumée. Au-delà du résultat, c’est une philosophie qui triomphe. Dans une Coupe du Monde marquée par le pragmatisme, l’Espagne a choisi le jeu et l’a assumé jusqu’au bout. Elle rentre en Europe avec le trophée le plus convoité, celui du panache et de la constance. L’Argentine, elle, repart avec des regrets, mais aussi avec la certitude d’avoir vu son numéro 10 écrire une dernière page mémorable.

Un festival de buts en finale : Conor McGregor a placé un pari de 100 000 USD sur la finale du Tournoi planétaire

Le roi de l’UFC et ambassadeur de la marque mondiale de paris 1xBet, Conor McGregor, a placé un pari de 100 000 USD sur le match de foot le plus attendu de l’année.

Dans quelques heures seulement, au MetLife Stadium à East Rutherford, se jouera la finale du Tournoi planétaire, où l’Argentine, championne en titre, tentera de défendre son trophée face à l’Espagne, la meilleure équipe d’Europe.

Le monde entier aura les yeux rivés sur ce match, et Conor McGregor a mis le feu aux poudres en pariant de 100 000 USD sur une victoire de l’Argentine 3-2. Le combattant irlandais est devenu le premier champion simultané de deux catégories de poids dans l’histoire de l’UFC — il sait donc ce que c’est que de viser grand. Si son pari se réalise, sa cote de 36 transformera ses 100 000 USD en 3 600 000 USD !

Les « Albicelestes » sont prêts à se battre pour leur pays et croient au génie de Lionel Messi, devenu à plusieurs reprises l’artisan de remontées incroyables pour sa sélection tout au long du tournoi américain. À 39 ans, il figure parmi les meilleurs buteurs de la compétition et a toutes ses chances de décrocher son 9ᵉ Ballon d’Or.

Miser sur un festival de buts dans un match où la moindre erreur coûte cher, c’est un pronostic osé. Mais l’Espagne et l’Argentine ont déjà prouvé tout au long du tournoi qu’elles sortent du lot. La Roja a roulé sur ses adversaires, n’encaissant qu’un seul but sur tout le championnat, tandis que les intraitables Argentins se sont imposés comme les rois des dernières minutes, renversant plusieurs fois des matchs qui semblaient perdus. Ces deux grandes équipes s’affrontent maintenant en finale pour le titre de champion du monde.

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RDC : Tshisekedi annonce la tenue d’un dialogue national inclusif

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a annoncé vendredi 17 juillet 2026 l’organisation d’un dialogue national « inclusif, apaisé et résolument républicain ». L’annonce a été faite à la Cité de l’Union africaine, à l’issue d’une audience accordée aux représentants des principales confessions religieuses de la RDC. L’objectif est de raffermir la cohésion nationale dans le strict respect des institutions et de la Constitution.

Étaient présents à cette rencontre, Mgr André Bokundoa de l’Eglise du Christ au Congo (ECC), l’archevêque Ejiba Yamampia de l’Église de Réveil du Congo (ERC), le cheikh Abdallah Mangala de la Communauté islamique, Mgr Donatien Nshole, porte-parole de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), et le pasteur Éric Senga, également de l’ECC.

Au sortir de l’audience, la délégation des chefs religieux a exprimé son adhésion. Le Cardinal Fridolin Ambongo a pris la parole au nom du groupe : « Nous nous réjouissons de cette annonce et exprimons notre gratitude au Chef de l’État ». Cette initiative, selon ce prélat catholique, prolonge les efforts du Chef de l’État pour la paix, l’unité et la stabilité du pays.

Un dialogue sous haute tension politique

Cette annonce intervient dans un contexte doublement tendu. Dans l’Est, le pays fait face à des défis sécuritaires persistants. Sur le plan national, le débat autour d’une éventuelle révision constitutionnelle crispe le climat entre pouvoir et opposition. La question constitutionnelle est devenue le point de fracture principal. L’opposition y voit le prélude à une volonté de maintien au pouvoir.

Dans ce climat, la coalition C64 a déjà annoncé une grande marche pour le mercredi 22 juillet prochain. Les opposants annoncent contester la démarche du Président. Ils accusent Félix Tshisekedi de préparer un troisième mandat. C’est dans ce cadre qu’ils ont prévu de déposer un mémorandum au Palais de la Nation pour exiger sa démission, qu’ils justifient par une « trahison du serment constitutionnel ».

Toutefois, les leaders de l’opposition ont toujours maintenu leur position pour un dialogue national. Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga l’ont présenté à plusieurs reprises comme « le cadre indiqué » pour restaurer la cohésion et bâtir une paix durable. Si le principe du dialogue fait consensus pour l’heure, c’est le format, l’agenda et les garanties qui restent à savoir.

Entre la démarche présidentielle validée par les églises et la mobilisation prévue par la C64, les prochains jours seront décisifs. Le format, la facilitation, la représentativité et le calendrier du dialogue devront être précisés pour lever les suspicions. Faute de quoi, l’initiative risque de s’enliser dans la polémique.

Ituri : Le Gouvernement remet 10 ambulances à Bunia pour accélérer la prise en charge d’Ebola

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a doté la province de l’Ituri de 10 nouvelles ambulances. Remises jeudi 16 juillet 2026 à Bunia, par le Gouverneur militaire, le général-major Gaby Kasongo Mulumba, ces véhicules visent à renforcer la rapidité d’évacuation des malades vers les Centres de Traitement Ebola (CTE), et à briser la chaîne de transmission de l’épidémie.

Les clés ont d’abord été remises symboliquement au Coordonnateur de l’Incident Management System (IMS), avant d’être transmises au Chef de Division Provinciale de la Santé. Cette double transmission vise à garantir une coordination directe entre la riposte et les équipes médicales sur le terrain. Les engins seront déployés dans les zones de santé les plus touchées afin d’assurer un référencement efficace des cas suspects.

Dans son allocution, le Gouverneur Gaby Kasongo Mulumba a insisté sur la responsabilité des équipes. Il a appelé les chauffeurs et agents de santé à gérer ces ambulances « en bon père de famille » pour qu’elles restent opérationnelles à chaque instant.

Dans une épidémie comme Ebola, notent les experts du secteur sanitaire, chaque minute compte. Raccourcir le délai entre la détection d’un cas et son admission au CTE augmente fortement les chances de survie et limite les contaminations. Le déploiement de cette flotte doit donc fluidifier les interventions et désengorger les circuits d’évacuation.

Avec ce renfort logistique, les autorités sanitaires espèrent améliorer le taux de détection et de transfert. Une prise en charge précoce reste l’arme principale contre le virus Ebola. Elle permet d’isoler rapidement les malades, de protéger les communautés et de casser la dynamique de propagation. Ces ambulances viennent donc compléter les autres volets de la riposte, notamment la surveillance, le laboratoire, la vaccination et la sensibilisation communautaire.

Depuis la réapparition des cas en Ituri, le Gouvernement central a multiplié les appuis à la province. Au-delà des moyens roulants, l’Exécutif national finance les intrants médicaux, la formation des prestataires et la rémunération des équipes de la riposte.

Par ailleurs, l’éradication d’Ebola en RDC repose sur une stratégie globale portée par le ministère de la Santé, avec l’appui des partenaires techniques. L’objectif est d’atteindre zéro cas et de renforcer durablement le système de santé dans les zones à risque. Cet acte de l’exécutif national traduit cette dynamique de réponse rapide et de proximité.

Classement FIFA juillet 2026 : La RDC 7e en Afrique, 41e mondiale

La FIFA a publié son classement du mois de juillet 2026. La République démocratique du Congo occupe la 7e place africaine et la 41e mondiale. Les Léopards gagnent 2 places, une progression directement liée à leur parcours en Coupe du Monde 2026, 52 ans après leur dernière participation.

Cette remontée récompense le tournoi des poulains de Sébastien Desabre. Logée dans le groupe K, la RDC a terminé meilleure 3e de tous les groupes avec 4 points. Les Léopards ont fait match nul 1-1 face au Portugal de Cristiano Ronaldo, perdu 0-1 contre la Colombie, puis s’est imposée 3-1 face à l’Ouzbékistan. Le parcours s’est enfin arrêté en 16es de finale face à l’Angleterre, l’un des favoris du tournoi, sur le score de 2-1.

De son côté, le Maroc conserve son statut de meilleure nation africaine en restant 6e mondial.

Voici le classement des 10 nations africaines au 16 juillet 2026 :

1. 6e – Maroc (0)
2. 18e – Sénégal (-2)
3. 24e – Égypte (+5)
4. 26e – Nigeria (-2)
5. 29e – Algérie (+2)
6. 31e – Côte d’Ivoire (-1)
7. 41e – RD Congo (+2)
8. 43e – Cameroun (+2)
9. 53e – Mali (0)
10. 54e – Afrique du Sud (+6)

Les plus fortes progressions sont signées par l’Afrique du Sud +6 et l’Égypte +5. La RDC +2 profite aussi de son Mondial pour maintenir sa place devant le Cameroun. Le Sénégal et le Nigeria reculent de 2 places malgré leur expérience.

Au-delà du classement, cette 7e place africaine donne de la confiance aux Léopards. Les fauves congolais vont désormais aborder les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2027) avec l’ambition de confirmer. L’objectif est clair : capitaliser cette dynamique pour viser le top 5 africain et décrocher un titre continental.

RDC : La Coalition C64 maintient sa marche du 22 juillet et dénonce une « tentative d’entrave » du pouvoir

La Coalition C64 confirme la tenue de sa marche pacifique le mercredi 22 juillet 2026 en République démocratique du Congo. Dans un communiqué daté du jeudi 16 juillet, elle dénonce l’annonce d’activités concomitantes prévues par le pouvoir le même jour et appelle les autorités à garantir la sécurité des manifestants. Les opposants préviennent que toute tentative de perturbation engagerait la responsabilité de ses auteurs.

Pour Fayulu, Kabund, Katumbi, Matata et Sesanga, la marche a été régulièrement notifiée aux autorités compétentes depuis le 6 juillet 2026. Les itinéraires officiels ont été rendus publics afin d’informer la population et d’éviter toute confusion. L’opposition insiste en même temps sur le caractère « pacifique » de cette mobilisation.

L’Union Sacrée annonce une marche le même jour : la C64 crie à la provocation

Le Secrétaire permanent de l’Union Sacrée de la Nation (USN), André Mbata, a en effet annoncé la tenue d’une marche des partis au pouvoir aussi le 22 juillet. Pour la C64, il s’agit d’une « tentative d’entrave au bon déroulement » et d’une « restriction de l’exercice des libertés publiques garanties par la Constitution ».

Cette dénonciation appelle aux mesures sécuritaires adéquates, car la superposition de deux manifestations rivales le même jour à Kinshasa fait craindre des tensions. Le test du 22 juillet sera celui de la capacité des autorités à assurer la neutralité de l’espace public.

Dans la foulée, l’opposition congolaise dit avoir « pris acte de la volonté du Gouverneur de la Ville de Kinshasa d’encadrer sa marche ». Elle appelle en conséquence les autorités administratives, policières et judiciaires à « assumer pleinement leurs responsabilités », en garantissant la sécurité de tous et en évitant toute provocation. Bien plus, elle invite les congolais à la discipline et à la retenue.

Cap sur le Palais de la Nation : mémorandum et exigence de démission

Au-delà de la dénonciation, la marche du 22 juillet a un objectif politique clair. D’après le programme de la C64, le point de chute de la manifestation sera le Palais de la Nation. Les opposants comptent y déposer un mémorandum adressé au Président de la République, Félix Tshisekedi. Dans ce document, ils s’opposeront au projet de changement de la Constitution et exigeront la démission du Chef de l’État, qu’ils accusent de « trahison de son serment constitutionnel ».

En ciblant directement le Palais de la Nation, la C64 monte d’un cran dans la contestation. Elle transforme une marche de protestation en acte politique fort, caractérisé par une revendication explicite.

Ouganda : Le dernier patient Ebola guéri et libéré, le compte à rebours de 42 jours est lancé

Jeudi 16 juillet 2026, l’Ouganda a officiellement libéré son dernier patient Ebola, un ressortissant Congolais complètement rétabli et déjà réuni avec sa famille. Avec cette sortie, Kampala entame le compte à rebours décisif de 42 jours requis par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour déclarer la fin de l’épidémie. Une étape majeure dans la lutte contre le virus.

La libération a eu lieu à l’unité nationale d’isolement de l’hôpital de Mulago. La cérémonie a réuni le ministre Ougandais de la Santé, Dr Chris Baryomunsi, le professeur Olaro Charles, M. Kenneth Akiiri, ainsi que les hauts responsables d’Africa CDC, de l’Organisation Mondiale de la Santé, de l’UNICEF Ouganda et du ministère de la Santé ougandais.

La présence de tous ces acteurs montre l’ampleur de la mobilisation. La riposte contre Ebola ne se gagne plus seul. Elle exige une coordination entre l’État, les agences onusiennes et les centres régionaux comme les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC). Pour les autorités, c’est aussi un message de transparence adressé à la population.

Selon Africa CDC, aucun nouveau cas confirmé n’a été enregistré depuis le 21 juin dernier. L’organisation salue la résilience du Gouvernement Ougandais, le dévouement des soignants et le travail de l’équipe de soutien à la gestion des incidents continentaux (IMST).

Pour les experts du secteur sanitaire, ce résultat est le produit d’une surveillance renforcée, du traçage des contacts et d’une communication de proximité. En quelques semaines, l’Ouganda a réussi à contenir une flambée qui aurait pu se propager dans la région des Grands Lacs. Le pays entre désormais dans la phase la plus sensible, c’est-à-dire prouver pendant 42 jours qu’il n’y a plus de chaîne de transmission.

Au-delà des chiffres, cette libération a une portée symbolique forte. Elle redonne confiance aux communautés frontalières et rappelle que la solidarité africaine peut venir à bout des épidémies.

L’Ouganda et la RDC partagent une longue frontière poreuse. Guérir et rapatrier un patient Congolais, c’est aussi renforcer la coopération transfrontalière en matière de santé. Pour le continent, c’est la preuve qu’avec des moyens, de la discipline et des partenaires alignés, il est possible de stopper Ebola. Le rendez-vous est donc pris dans 42 jours pour la déclaration officielle de fin d’épidémie.