Neuf arrêts. En deux matches de Coupe du monde, Lionel Mpasi a déjà repoussé neuf tentatives adverses. Un chiffre qui le propulse à la septième place du classement des gardiens les plus décisifs du tournoi, à égalité avec le Néerlandais Bart Verbruggen et l’Équatorien Hernan Galindez. Derrière lui, des noms prestigieux. Devant lui, une légion de portiers qui ont dû sortir le grand jeu pour contrer les assauts de leurs adversaires. Mais pour les Léopards, ce classement est autant une fierté qu’un signal d’alarme.
Car si Mpasi est tant sollicité, c’est que la défense congolaise a souvent été mise à rude épreuve par deux monstres du football mondial : le Portugal et la Colombie. Face à Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers, le gardien de 31 ans a réalisé des parades qui ont permis à la RDC d’arracher un match nul historique. Face à James Rodríguez, Luis Díaz et Daniel Muñoz, il a encore une fois été décisif, ne cédant que sur une frappe déviée par son propre défenseur, Steve Kapuadi. Un but contre son camp qui n’enlève rien à la prestation du dernier rempart congolais.
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Une activité hors du commun
Mais les statistiques de Mpasi ne se limitent pas aux simples arrêts. La FIFA a compilé des chiffres qui dessinent le portrait d’un gardien omniprésent. 47 interventions dans sa surface de réparation. 39 actions réalisées en dehors de celle-ci. Des chiffres qui témoignent d’une activité débordante, d’un gardien qui n’hésite pas à sortir de sa cage pour anticiper les dangers et rassurer sa défense. Dans un groupe K où les attaquants adverses ont souvent pris le dessus, Mpasi a été le rempart qui a empêché les scores de prendre des proportions plus inquiétantes.
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Face à la Colombie, il a ainsi repoussé plusieurs tentatives de James Rodríguez, ce magicien du ballon rond, de Daniel Muñoz et de Luis Díaz, l’ailier colombien qui fait des misères à toutes les défenses. Une prestation qui a valu à Mpasi les éloges des observateurs, même dans la défaite. Car si les Léopards s’accrochent encore à l’espoir d’une qualification, ils le doivent en grande partie à leur gardien, véritable mur sur sa ligne.
L’homme fort avant le dernier combat
À 31 ans, Lionel Mpasi vit sans doute le plus grand tournoi de sa carrière. Et c’est à Guadalajara, dans ce stade Akron qui lui a déjà souri lors des éliminatoires, qu’il pourrait écrire la page la plus importante de son histoire. Le dernier match face à l’Ouzbékistan s’annonce décisif. La RDC doit gagner pour espérer figurer parmi les meilleurs troisièmes. Et pour cela, Mpasi devra encore une fois être au rendez-vous.
Car si l’attaque congolaise a parfois manqué d’efficacité, le gardien a lui rempli sa part du contrat. Neuf arrêts, des sorties autoritaires, une présence rassurante : voilà le bilan d’un homme qui porte son équipe sur ses épaules. Dans un Mondial à 48 équipes où les calculs sont plus complexes que jamais, les Léopards savent qu’ils peuvent compter sur leur dernier rempart. Et si l’aventure devait se prolonger, Lionel Mpasi en sera sans doute le principal artisan.



