Kinshasa, le 15 septembre – Dans un geste protocolaire chargé de symbolisme, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a franchi les portes de l’Assemblée nationale ce lundi. Objectif : déposer le projet de loi de finances 2026, un budget ambitieux de 20,3 milliards USD qui dessine les priorités du gouvernement pour l’année à venir.
Une équipe gouvernementale au complet pour un moment historique
Accompagnée d’un impressionnant cortège ministériel, la cheffe du gouvernement a remis les documents au président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe. À ses côtés, les principaux artisans de ce budget : le Vice-premier ministre Adolph Muzito (Budget), le ministre des Finances Doudou Fwamba, et le ministre des Relations avec le Parlement Guy Loando. Une démonstration de force qui souligne l’importance accordée à ce moment constitutionnel.
Le budget 2026, en hausse de 16,4% par rapport à 2025, s’inscrit dans une vision à moyen terme. « Il s’agit de doubler les recettes courantes d’ici 2028 », explique un conseiller du gouvernement, tandis que le financement de la reconstruction de l’Est du pays reste une priorité absolue.
Les six piliers de la croissance congolaise
La structure du budget révèle les choix stratégiques de l’exécutif. Six secteurs prioritaires se partagent l’enveloppe :
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La sécurité, dans un contexte de tensions persistantes
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L’agriculture, pour assurer l’autosuffisance alimentaire
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Les infrastructures, colonne vertébrale du développement
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L’énergie, moteur de l’industrialisation
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L’éducation, investissement dans le capital humain
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La fonction publique, garant de l’État providence
« Ce budget est équilibré et réaliste », assure le ministre des Finances, Doudou Fwamba. « Il traduit notre engagement à transformer l’économie congolaise ».
Transparence et redevabilité : la reddition des comptes 2024
Dans le même temps, le gouvernement a présenté la reddition des comptes de l’exercice 2024. Avec un taux de réalisation de 79,97%, ce document témoigne des efforts de transparence revendiqués par l’exécutif. « Nous tenons nos engagements en matière de bonne gouvernance », affirme la Première ministre.
Ce double dépôt – budget futur et comptes passés – illustre la méthode Suminwa : allier ambition économique et rigueur managériale. Une approche qui pourrait rassurer les partenaires techniques et financiers du pays.
Alors que le projet de loi va maintenant être examiné par les députés, le gouvernement espère une adoption rapide. Reste à voir comment l’opposition et la société civile accueilleront ces orientations budgétaires, dans un contexte social encore tendu. Le budget 2026 sera-t-il le levier tant attendu de l’émergence congolaise ?.

Malgré l’intensification du conflit dans l’est du pays, l’économie congolaise a montré des signes encourageants de résilience. Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 6,5 % en 2024 et devrait maintenir une croissance supérieure à 5 % en 2025, principalement grâce à la vitalité du secteur extractif. Cette performance économique a été soutenue par une réduction du déficit courant et une stabilisation du taux de change, malgré les fortes tensions budgétaires causées par les dépenses sécuritaires croissantes.
Le Ministre des Finances, SEM Doudou Fwamba Li-Botayi, a annoncé une étape cruciale pour l’économie congolaise. Le jeudi 15 janvier 2025, le Conseil d’Administration du Fonds monétaire international (FMI) a validé, sans réserve, le programme économique et financier du Gouvernement. Ce soutien s’élève à un montant impressionnant de près de 3 milliards USD, témoignant de la confiance renouvelée envers les réformes économiques entreprises sous la direction éclairée du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
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Le gouvernement, dirigé par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, s’engage à poursuivre les réformes et à négocier un nouveau programme triennal. La finalisation de cette revue permet un décaissement immédiat de 224,7 millions de dollars pour soutenir la balance des paiements, portant le total à environ 1,573 milliards de dollars.