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RDC : La Coalition C64 condamne les violences contre l’Église catholique et exige une enquête indépendante

La Coalition Article 64 pour la défense de l'ordre constitutionnel a condamné, lundi 22 juin 2026, les violences visant plusieurs…

La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a condamné, lundi 22 juin 2026, les violences visant plusieurs églises catholiques à Kananga, Luebo et Kinshasa. Dans son communiqué, l’opposition a déploré aussi des actes d’intimidation contre des membres de la hiérarchie ecclésiastique. Elle a dénoncé des attaques qui « portent atteinte à la liberté de religion et violent le caractère inviolable des lieux de culte garanti par la Constitution ».

Selon Fayulu, Kabund, Katumbi, Matata et Sesanga, ces violences s’inscrivent dans un contexte plus large. Ils pointent la multiplication des discours de haine, des appels publics au meurtre et des intimidations dans l’espace public.

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« Après les agressions déjà enregistrées contre des acteurs politiques et des citoyens engagés, l’Église catholique devient à son tour visée », a souligné le document. Pour la coalition, cela traduit une banalisation inquiétante de la violence comme méthode de règlement des divergences. « S’attaquer aux lieux de culte », poursuit-il, c’est attaquer le socle même du vivre-ensemble congolais.

Appel à la protection des fidèles

La C64 exprime sa solidarité aux fidèles et à toute la hiérarchie catholique touchée. Elle appelle les autorités compétentes à assurer la sécurité des personnes et la protection des édifices religieux.

« Dans un État de droit, nul ne doit être pris pour cible à cause de ses convictions spirituelles ou de ses prises de position. L’Église, par sa mission, doit rester un espace de paix et non un champ de bataille politique », ont souligné les protestataires.

Au-delà de la dénonciation, la Coalition Article 64 réclame des actes. Elle demande l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante et crédible. L’objectif est d’identifier les auteurs et leurs éventuels commanditaires.

Pour les opposants signataires du communiqué, l’impunité ne peut plus être une option. Les responsables devront répondre de leurs actes devant la loi. Pour eux, cette action judiciaire permettrait d’éviter que ces violences contre l’Église ne deviennent une nouvelle norme dans la gestion des tensions politiques.

En République démocratique du Congo, l’Église catholique n’est pas qu’un lieu de prière. Elle joue un rôle central de médiation, d’éducation et d’assistance sociale depuis des décennies. Dans les moments de crise politique, les évêques et prêtres ont souvent servi de pont entre pouvoir et opposition.

Les attaques contre les édifices à Kananga, Luebo et Kinshasa touchent donc plus que des murs. Elles visent une institution qui incarne la voix des sans-voix. C’est ce poids moral qui rend les faits dénoncés par la coalition C64 d’autant plus préoccupants pour l’équilibre national.

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