Le M23 avance et menace la stabilité de l’Est de la RDC, une situation humanitaire alarmante

Ce mercredi 29 janvier, des tirs sporadiques résonnaient dans certains quartiers périphériques de Goma. La ville est désormais sous le contrôle du M23 et de l’armée rwandaise, qui occupent une grande partie de la ville, y compris la zone autour de l’aéroport.

Une crise sécuritaire qui s’aggrave

Le groupe armé M23, soutenu par environ 3 000 à 4 000 soldats rwandais selon l’ONU, combat l’armée congolaise depuis plus de trois ans. Ces derniers jours, l’étau s’est resserré, avec l’entrée des troupes du M23 dans Goma dans la nuit du 26 au 27 janvier. L’ONU rapporte qu’au moins 100 personnes ont été tuées et plus de 1 000 blessées. Les hôpitaux de la ville sont saturés.

Le M23 continue sa progression

Vincent Karega, ambassadeur rwandais pour la région des Grands Lacs, a déclaré que le M23 continuerait son avancée, notamment dans le Sud-Kivu. Selon lui, la prise de Goma n’est qu’une étape et pourrait mener à de nouvelles offensives.

Une crise humanitaire sans précédent

La situation humanitaire à Goma est extrêmement préoccupante. La ville, qui compte environ un million d’habitants et autant de déplacés, est submergée. Les combats ont fait plus de 500 000 déplacés depuis début janvier. L’ONU a suspendu la distribution d’aide alimentaire en raison de la situation sécuritaire. Des centaines de familles se retrouvent sans abri, avec des conditions de vie dramatiques.

Le sommet de l’EAC : un avenir incertain

Un sommet extraordinaire de la Communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC) était prévu ce 29 janvier pour discuter de la crise en RDC. Cependant, la participation des dirigeants reste incertaine. Le président Félix Tshisekedi a annoncé qu’il ne participerait pas. Le Rwanda pourrait également boycotter la réunion si les autres acteurs clés sont absents.

L’appel à la paix et à la diplomatie internationale

L’Union africaine et l’ONU ont condamné les violences du M23 et appelé à un cessez-le-feu immédiat. Le pape François a également exprimé son inquiétude, appelant à la cessation des hostilités et à la protection des civils.

Les perspectives : un avenir incertain pour Goma

La situation reste instable, avec des tirs sporadiques et un calme précaire. La nomination d’un nouveau gouverneur militaire dans le Nord-Kivu et les tensions croissantes rendent la situation de plus en plus volatile. Les prochains jours seront cruciaux pour la stabilité de la région et pour les efforts diplomatiques visant à mettre fin à cette guerre dévastatrice.

Crise en RDC : L’ONU et l’Occident sommés d’agir contre le Rwanda

La crise s’intensifie à l’est de la République démocratique du Congo (RDC) après l’attaque de Goma par les rebelles du M23 et leurs alliés rwandais. Face à cette escalade, le Conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni en urgence, tout comme plusieurs instances africaines et européennes. Les appels se multiplient pour exiger le retrait des troupes rwandaises de la région. L’Union africaine prône le respect de l’intégrité territoriale de la RDC, sans toutefois pointer Kigali du doigt.

Un sommet extraordinaire de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) est prévu ce mercredi à Nairobi, mais le président félix Tshisekedi n’y participera pas, selon sa cellule de communication. Alors que les relations entre Kinshasa et Nairobi se sont tendues ces derniers mois, le président kenyan William Ruto tente de rallier un consensus international.

Pendant ce temps, la pression diplomatique s’accroît. La Chine, pour la première fois, appelle explicitement le Rwanda à cesser son soutien au M23 et à retirer immédiatement ses forces militaires du territoire congolais. Seuls la Russie, l’Algérie, la Somalie, la Sierra Leone et le Guyana restent prudents, attendant une position claire de l’Union africaine.

La ministre des Affaires étrangères congolaise, Thérèse Kayikwamba Wagner, a interpellé la communauté internationale, exigeant des sanctions contre les responsables rwandais et un embargo sur les minerais exploités illicitement. « Jusqu’à quand le Rwanda continuera-t-il d’abuser de votre respect ? Quel instrument international doit-il encore violer pour que ce Conseil agisse ? » a-t-elle lancé devant l’ONU.

Sur le terrain, la situation humanitaire est dramatique. La MONUSCO signale des cadavres jonchant les rues de Goma et une saturation des infrastructures sanitaires. L’Union européenne a débloqué une aide d’urgence de 60 millions d’euros pour soutenir les populations déplacées.

Dans le camp rwandais, Paul Kagame maintient sa position et défend la souveraineté de son pays. Après un appel avec Marco Rubio, chef de la diplomatie américaine, il affirme être prêt à travailler à une déescalade, mais rejette toute responsabilité dans le conflit. De son côté, l’Allemagne a annoncé la suspension de sa coopération au développement avec Kigali, exigeant un retrait immédiat des troupes rwandaises du territoire congolais.

Alors que la pression diplomatique monte, la grande question demeure : la communauté internationale osera-t-elle sanctionner Kigali, ou laissera-t-elle la crise s’enliser ?

Goma : un calme précaire après trois jours de violents combats

Après trois jours de combats acharnés entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les rebelles du M23, Goma tente timidement de reprendre son souffle. Les habitants, restés cloîtrés chez eux, commencent à réapparaître, cherchant désespérément des vivres après des jours de pénurie. Pourtant, la situation reste extrêmement précaire.

Une accalmie fragile au cœur de la ville

Si les tirs s’espacent peu à peu dans le centre et l’ouest de Goma, la réalité est tout autre dans le nord, particulièrement dans la commune de Karisimbi. À Katoyi, Mabanga, Majengo, Kibwe et Turunga, les détonations d’armes lourdes et légères rappellent que la guerre est loin d’être terminée. Ce secteur, bastion des miliciens Wazalendo, est le théâtre de combats sporadiques opposant ces derniers aux rebelles.

Selon plusieurs témoignages, des militaires congolais et des Wazalendo encore présents en ville refusent de se rendre et se replient vers le maquis, notamment en direction du groupement Mudja, dans le territoire de Nyiragongo. « Ils ne veulent pas capituler face au M23 », confie un habitant.

Une ville paralysée, une menace persistante

L’électricité, l’eau et l’internet restent coupés dans la capitale du Nord-Kivu, compliquant davantage la survie des populations. Les magasins et marchés demeurent fermés, et les rares voitures militaires abandonnées dans les rues témoignent de l’intensité des affrontements.

À proximité de l’aéroport, dans le quartier Office 1, des véhicules militaires et des équipements abandonnés jonchent encore les rues. « Il faut un nettoyage urgent de la ville, il y a des armes, des explosifs non utilisés et des tenues militaires éparpillées », alerte un responsable local.

Alors que Goma oscille entre accalmie et tension, l’avenir de ses habitants reste incertain. Le retrait du M23 et la restauration des services essentiels demeurent les conditions clés pour un retour à une vie normale.

l’UE débloque 60 millions d’euros d’aide humanitaire

La commissaire européenne à l’Égalité, à la Préparation et à la Gestion des crises, Hadja Lahbib, a exprimé ce mardi 28 janvier 2025 sa profonde inquiétude face à la détérioration rapide de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). La ville de Goma, théâtre d’intenses affrontements entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les groupes armés du M23 soutenus par l’armée rwandaise, est au cœur de cette crise.

« Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur ce qui se passe en République démocratique du Congo. Nous devons agir maintenant », a déclaré Hadja Lahbib, appelant à une intervention immédiate de l’Union européenne (UE) pour soutenir les populations affectées.

60 millions d’euros débloqués en urgence

Dans une réponse concrète à cette crise humanitaire, la Commission européenne a annoncé une aide d’urgence de 60 millions d’euros. Ce financement vise à répondre aux besoins essentiels des populations déplacées, notamment :

  • Gestion des abris et camps de déplacés, pour offrir un minimum de sécurité aux familles fuyant les violences ;
  • Approvisionnement en eau potable et installation de latrines pour prévenir les maladies hydriques ;
  • Distribution de rations alimentaires et transferts monétaires pour répondre aux besoins nutritionnels urgents ;
  • Éducation d’urgence pour protéger les enfants les plus vulnérables et leur offrir une stabilité minimale malgré le conflit.

Un appel à la solidarité internationale

L’ancienne ministre belge des Affaires étrangères a également exhorté les États membres de l’UE et la communauté internationale à unir leurs efforts pour répondre à cette crise humanitaire sans précédent.

Cette aide marque une étape importante, mais les besoins restent immenses dans un contexte où les combats se poursuivent et aggravent la souffrance des populations civiles.

Goma en détresse : hôpitaux saturés et urgence humanitaire face aux affrontements

La ville de Goma, au Nord-Kivu, est plongée dans une crise sanitaire et humanitaire sans précédent depuis plusieurs jours, aggravée par les combats violents entre les FARDC et les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda. Les hôpitaux sont débordés, peinant à gérer l’afflux massif de blessés et de morts.

À l’hôpital général de référence CBKA Virunga, le docteur Michael Bolingo a signalé une situation alarmante. Au 28 janvier 2025, plus de 400 blessés ont été pris en charge et une vingtaine de morts recensés, incluant des militaires, des civils et même des enfants. Rien que dans la matinée, 109 blessés supplémentaires et cinq décès ont été enregistrés.

« Nous sommes débordés. La capacité de l’hôpital est insuffisante et nous manquons cruellement de matériel médical essentiel, comme le paracétamol injectable et l’adrénaline pour les réanimations », a déclaré le Dr Bolingo.

Il a également souligné le manque d’énergie électrique dû à une panne du groupe électrogène, ainsi que la capacité limitée de la morgue

Le personnel médical, réduit à quatre médecins épaulés par des stagiaires et des infirmiers, appelle désespérément les autorités et les organisations humanitaires à intervenir d’urgence pour fournir des intrants médicaux, de l’énergie et des solutions pour gérer les victimes.

Cette crise met en lumière une situation critique où les infrastructures sanitaires de Goma, déjà fragiles, sont submergées par les conséquences d’un conflit dont les victimes ne cessent de croître.

 

 

 

L’Armée Sud-Africaine réaffirme son engagement à Goma

Dans un communiqué publié ce mardi 27 janvier, l’Armée sud-africaine (SANDF), qui combat aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à Goma, au Nord-Kivu, a réitéré son engagement à remplir sa mission de maintien de la paix dans cette région en crise, dans le cadre de la mission de la SADC. Cependant, la SANDF a exprimé son inquiétude face à la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux, accompagnée d’affirmations « trompeuses », suggérant que ses troupes se seraient rendues aux rebelles du M23.

La SANDF a tenu à clarifier que les images diffusées montrent un drapeau blanc hissé lors de négociations entre les forces opposées pour organiser une trêve. Cette trêve avait pour but de permettre au M23 de récupérer ses morts et blessés près de la base sud-africaine, tout en facilitant l’accès aux installations médicales pour les troupes. La SANDF précise que ce type de procédure est une pratique courante dans toute guerre pour assurer la sécurité et les soins médicaux.

L’Armée sud-africaine a réaffirmé son engagement à remplir ses responsabilités dans le cadre de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) et de la SADC (SAMIDRC). Elle a souligné que ses troupes continuent de mener leurs opérations avec détermination, courage et discipline en vue de restaurer la paix et la stabilité dans la région.

Il est important de rappeler que depuis lundi, les FARDC et les Wazalendos mènent des combats intenses contre les rebelles du M23-AFC, soutenus par l’armée rwandaise, dans la ville de Goma, au cœur du Nord-Kivu.

Kinshasa paralysée par des manifestations contre l’agression rwandaise à Goma

La circulation dans plusieurs communes de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, a été fortement perturbée mardi 28 janvier 2025. Des jeunes du parti au pouvoir, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), ont organisé des manifestations massives pour protester contre l’agression rwandaise dans la ville de Goma, au Nord-Kivu.

Sur le boulevard Lumumba, entre la 10ème rue et la 13ème rue à Limete, des barricades ont été érigées, empêchant la circulation des véhicules et des motos. Les manifestants ont exigé que tout usager de la route arbore un rameau sur son véhicule ou sa moto en signe de solidarité avec la cause nationale. Sylvie Lukusa, employée d’une entreprise privée, a témoigné : « Ils dénoncent les massacres, la balkanisation de notre pays, et le pillage de nos minerais, tout en critiquant le silence complice de la communauté internationale. »

Ville paralysée et tensions en hausse

Des pneus ont été brûlés dans plusieurs quartiers, notamment à Mombele et Masina, paralysant totalement le transport en commun. Sur les routes Poids lourds, entre le pont Matete et la 14ème rue Limete, ainsi qu’à l’entrée de Petro Congo, des scènes similaires ont été observées. Gloria Muepu, commerçante au Marché central, a décrit la situation : « Nous sommes bloqués depuis ce matin. Aucun moyen de transport ne circule. »

Dans certains établissements scolaires de la capitale, les élèves ont été renvoyés chez eux pour manifester leur solidarité avec les populations de l’est du pays. Cependant, au complexe scolaire Mgr Moke, les cours se sont poursuivis normalement, avec des examens en cours.

Intervention policière et retour timide à la normale

La police a été déployée sur plusieurs axes stratégiques, notamment à Lemba et le long du boulevard Lumumba, pour dégager les barricades et rétablir l’ordre public. Le commissaire supérieur adjoint Ilunga, commandant du Sous-commissariat de la police à Lemba, a déclaré : « Nous sommes ici pour rétablir l’ordre afin que la circulation redevienne fluide et que la population puisse vaquer à ses occupations. »

Malgré ces efforts, la reprise de la circulation reste timide, et la tension demeure palpable dans plusieurs zones de la capitale. Les manifestants appellent à une mobilisation totale pour soutenir les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et dénoncer l’agression.

Mobilisation nationale : les universités se lèvent pour soutenir les FARDC

Le ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), dirigé par Marie-Thérèse Somba, a annoncé, dans une note circulaire publiée le lundi 27 janvier 2025, une initiative majeure de soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Jeudi 30 janvier 2025 a été décrété “journée sans cours”, dédiée exclusivement à des activités patriotiques au sein de tous les établissements d’enseignement supérieur et universitaire.

Dans le cadre de cette mobilisation nationale, chaque établissement sera chargé de créer un fonds de solidarité pour collecter des dons en espèces et en nature, qui seront transmis aux FARDC et aux déplacés de guerre. Cette initiative vise à renforcer l’élan de soutien national face aux défis imposés par la guerre d’agression.

Des conférences, des journées de sensibilisation, ainsi que des émissions radio-télévisées seront organisées, dans le cadre d’un plan de communication intensif. L’objectif est de sensibiliser la population et de galvaniser le soutien à l’effort national.

Marie-Thérèse Somba a également appelé à la suspension des grèves initiées par certaines structures syndicales, exhortant à l’unité et à la sérénité dans ce contexte critique. Elle invite les acteurs de la communauté universitaire à participer activement aux initiatives patriotiques lancées par le gouvernement, la tutelle ou les établissements eux-mêmes.

Ce mouvement de solidarité nationale reflète une volonté collective de faire face aux épreuves avec détermination et patriotisme.

 

Goma : Une ville au bord du gouffre

Depuis l’aube de ce mardi, les tirs et explosions ont repris intensément à Goma, dans la fête est de la ville. Les quartiers de Biréré, Bujovu, ainsi que les abords de l’aéroport et l’axe menant à Gisenyi, ville rwandaise voisine, sont les principaux théâtres des affrontements. Les forces armées congolaises (FARDC) contrôlent la zone de l’aéroport, tandis que les partis de l’ouest de Goma restent aux mains du M23.

La situation demeure floue, certaines zones étant inaccessibles aux humanitaires et observateurs indépendants. Le réseau internet et les radios restent coupés, laissant les habitants dépendre des rumeurs pour s’informer. De nombreux quartiers sont privés d’eau et d’électricité depuis vendredi, aggravant le quotidien des habitants, déjà marqués par la fermeture des commerces et des structures sanitaires débordées.

Des témoignages font état de corps sans vie jonchant les routes, conséquence directe des combats. Selon le directeur de l’ONG Save the Children en RDC, la moitié des déplacés sont des enfants, rendant la crise humanitaire encore plus déchirante. Les chiffres des personnes forcées à fuir sont vertigineux, atteignant des centaines de milliers, alors que le Nord-Kivu et le Sud-Kivu étaient déjà en situation critique avant ces affrontements.

Fermeture des frontières et tensions à Gisenyi

Du côté rwandais, les conséquences des affrontements se font également sentir. Lundi, cinq civils ont été tués et 35 autres blessés par des mortiers et balles perdues tombées à Gisenyi. Ce mardi, les postes-frontière entre Goma et Gisenyi, la Petite et Grande Barrière, restent fermés. Selon l’armée rwandaise, une centaine de soldats des FARDC et leurs alliés auraient déposé les armes lundi.

Les écoles dans le centre de Gisenyi sont fermées, tandis que les Rwandais vivant à proximité de la frontière ont été évacués vers des zones plus sécurisées. De leur côté, des Congolais fuyant Goma ont trouvé refuge dans des camps de déplacés improvisés.

Une urgence humanitaire

Face à la gravité de la situation, les ONG continuent de tirer la sonnette d’alarme. La capitale provinciale du Nord-Kivu, Goma, est aujourd’hui le symbole d’une tragédie humanitaire où les déplacés et les habitants restants font face à des conditions de vie insoutenables. La communauté internationale est appelée à intervenir rapidement pour éviter une aggravation de la crise.

Crise à Goma : L’Avancée du M23 et des morts au Rwanda ravivent les tensions régionales

La ville de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), est en proie à une vive tension ce lundi 27 janvier. Les détonations d’armes lourdes et légères, associées à l’entrée des rebelles du M23, ont semé la panique parmi la population. La rébellion, appuyée par l’armée rwandaise selon le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a intensifié la crise sécuritaire.

Les bombardements ont également atteint la ville rwandaise de Gisenyi, voisine de Goma. L’armée rwandaise a rapporté la mort de cinq personnes et une dizaine de blessés dans le quartier de Mbugangari, à Rubavu, après l’impact de deux bombes. Le Rwanda a déclaré ces incidents comme une menace grave à sa sécurité et à son intégrité territoriale, tout en défendant une posture dite « défensive », malgré les accusations d’offensive sur le sol congolais.

Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias, a pris la parole pour apaiser les habitants de Goma. « Nous tenons à rassurer la population que le gouvernement agit pour éviter un carnage et préserver l’intégrité du territoire face aux intentions manifestées du Rwanda », a-t-il affirmé.

Le ministre a appelé les habitants à rester chez eux et à éviter tout acte de vandalisme ou de pillage. Il a également déclaré ce qu’il a qualifié de « propagande manipulatrice » du Rwanda, insistant sur l’engagement du gouvernement à défendre chaque centimètre du territoire national.

Malgré les assurances officielles, la situation reste incertaine sur le terrain. Des soldats congolais sont encore visibles dans certaines parties de la ville, mais la confusion persiste, augmentant l’angoisse des habitants qui restent cloîtrés chez eux.

Goma Assiégée : Le cri d’alerte des habitants face à l’avancée du M23

La ville de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu en République démocratique du Congo, est plongée dans le chaos. Des tirs nourris ont été signalés ce lundi 27 janvier 2025 au centre-ville, marquant une nouvelle escalade dans le conflit. Selon plusieurs sources, les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), soutenus par des troupes rwandaises, occupent désormais plusieurs quartiers stratégiques de la ville.

Dans un communiqué reçu lundi, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, exprime une vive inquiétude face à cette situation. Il salue les efforts africains entrepris, notamment le processus de Luanda conduit par le Président angolais João Lourenço, tout en insistant sur la nécessité d’un respect strict du cessez-le-feu et de l’arrêt immédiat des hostilités. Il exhorte les parties à préserver la vie des civils et appelle la communauté internationale à mobiliser un soutien urgent pour les populations affectées.

Sur le terrain, le désespoir règne. « Goma maintenant, c’est un champ désert. Il n’y a plus de courant, pas d’eau, et les bombes retiennent de plus en plus fort », confie Nathan, l’un des derniers habitants à franchir la frontière avant sa fermeture. Sa famille a quitté la ville précipitamment, important uniquement le strict nécessaire.

Alain Hemedi, un autre habitant, raconte : « La peur est là. Nous avons laissé tous nos biens derrière nous. Nous attendons que la situation soit calme pour retourner à Goma, c’est notre maison. » Pour de nombreux déplacés, la frontière n’est qu’une étape vers Bukavu, le Burundi ou l’Ouganda, dans l’espoir de retrouver un semblant de sécurité.

Axel Cikomero, commerçant à Goma, résume l’état d’esprit des habitants : « Tout ce que nous souhaitons, c’est la paix. Nous avons grandi dans ces conflits, mais nous espérons qu’un jour, la paix sera rétablie. »

Goma en proie au chaos : combats, pillages et évasions massives plongent la ville dans la tourmente

Goma, capitale du Nord-Kivu, est plongée dans le chaos alors que les affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et le groupe rebelle M23, appuyé par des forces spéciales rwandaises, s’intensifient. Des tirs nourris et sporadiques résonnent dans plusieurs quartiers, où les FARDC tentent de résister face à l’avancée du M23.

Des scènes de pillages ont été signalées dans des zones comme Birere, Majengo et le quartier Office, tandis que des évasions massives ont eu lieu à la prison de Munzenze, totalement incendiée. Les rues sont marquées par des prisonniers en fuite, accentuant le climat d’insécurité.

Les habitants, terrés dans leurs maisons, font face à des coupures d’eau et d’électricité. « Nous sommes au sol avec les enfants, totalement impuissants », confie une résidente réfugiée dans le centre-ville.

La frontière entre la RDC et le Rwanda à Goma est fermée, correspondant à tout passage, hormis pour le personnel de l’ONU en cours d’évacuation. L’aéroport de Goma est également hors service, rendant impossibles les opérations humanitaires.

Le président kenyan William Ruto a annoncé un sommet urgent de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) dans les 48 heures, avec la participation de Félix Tshisekedi et Paul Kagame, pour tenter de désamorcer cette crise. Pendant ce temps, les habitants fuient en masse vers le Rwanda ou cherchent refuge auprès des bases de la MONUSCO.

Malgré le calme relatif observé sur le front nord, le contrôle progressif du M23 dans plusieurs quartiers de Goma laisse présager une aggravation de la crise humanitaire. Les espoirs des habitants se tournent désormais vers la restauration rapide de la paix.

Goma plongée dans l’incertitude : coupures d’Internet, d’eau et d’électricité aggravent la tension

La ville de Goma s’est réveillée ce vendredi 24 janvier dans une situation préoccupante. Coupures d’Internet, d’électricité et d’eau ont paralysé une grande partie de la cité, plongeant les habitants dans une psychose grandissante face à une menace sécuritaire déjà pesante.

Les perturbations ont commencé jeudi soir vers 20 heures, affectant les réseaux Internet et la desserte en énergie électrique. Vendredi matin, la situation s’est aggravée, impactant également l’accès à l’eau. La population, déjà sous pression en raison des tensions sécuritaires, s’interroge sur ces coupures soudaines et réclame une communication officielle des autorités pour les rassurer.

Un habitant de Goma résume la situation :
« S’il n’y a pas d’eau, pas d’électricité et pas de connexion Internet, comment voulez-vous que la population ne panique pas ? Ce genre de décisions engendre elles-mêmes une panique générale. »

Bien que certaines connexions Internet aient été progressivement rétablies dans la journée, l’incertitude persiste. Les activités scolaires sont suspendues sur ordre des autorités éducatives, tandis que le commerce tourne au ralenti. Seul le transport en commun semble fonctionner normalement.

Pendant ce temps, les ambassades américaine et française, ainsi que le ministère des Affaires étrangères britannique, ont exhorté leurs ressortissants à quitter Goma au plus vite. Ces recommandations, diffusées par messages et communiqués officiels, mettent en garde contre une possible « dégradation rapide » de la situation sécuritaire, liée aux affrontements entre le groupe armé du M23 et l’armée congolaise.

Les autorités locales sont appelées à intensifier leurs efforts de communication pour apaiser la population et prévenir la propagation de rumeurs. Goma reste sur le qui-vive, espérant des mesures concrètes pour rétablir l’ordre et la confiance.

Goma : Le Nord-Kivu en proie à l’intensification des conflits entre FARDC et M23″

Des combats violents ont éclaté à nouveau le vendredi 24 janvier dans le territoire de Nyiragongo, au Nord-Kivu. L’armée congolaise, connue sous le nom de FARDC, affronte les rebelles du M23. Les habitants du village de Rusayo, dans le groupement Mudja, ont fui vers la ville de Goma en raison des tirs d’armes lourdes et légères qui résonnent dans divers villages.

L’offensive du M23

Des témoins locaux rapportent que le M23, soutenu par l’armée rwandaise, a lancé des attaques simultanées contre les FARDC. Ces attaques ont ciblé les positions des groupes armés locaux à Kilimanyoka et Kanyamahoro, situés à environ 20 kilomètres au nord de Goma.

« Ce matin, à partir de 4 heures, nous avons entendu de nombreux tirs. Les rebelles du M23 ont bombardé plusieurs positions des FARDC et des résistants wazalendos. Notre armée se défend courageusement. Une partie de la population a quitté Mudja pour des zones plus sûres. Cependant, certains déplacés du camp de Kanyarushinya ont choisi de rester », a rapporté Mambo Kawaya, président de la société civile à Nyiragongo.

Affrontements aux alentours

D’autres combats se poursuivent également à Sake et Mubambiro, dans le territoire de Masisi, à environ 20 kilomètres à l’ouest de Goma.

Réaction de la communauté internationale

Le secrétaire général des Nations Unies a exprimé sa inquiétude face à la reprise des hostilités dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Il a dénoncé la nouvelle offensive du M23, qui a déjà causé des pertes importantes dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Sa prise de Sake représente une menace croissante pour Goma et augment le risque d’une guerre régionale.

Il a appelé le M23 à cesser immédiatement son offensive et à respecter l’accord de cessez-le-feu signé le 31 juillet 2024. Le secrétaire général s’est aussi dit troublé par les récentes informations du Groupe d’experts de l’ONU concernant la présence militaire rwandaise en RDC et son soutien continu au M23.

Situation actuelle en RDC

La situation sécuritaire en République Démocratique du Congo reste précaire. Ce vendredi, un conseil des ministres se tiendra à Kinshasa sous la présidence de Félix Tshisekedi. Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, a suspendu son voyage pour participer à cette rencontre cruciale.

Tshisekedi cherchera à apaiser les craintes de la population de Goma, alors que les rebelles du M23 avancent vers des localités stratégiques.

L’escalade des conflits dans le Nord-Kivu appelle à une attention urgente. Les acteurs locaux et internationaux doivent travailler ensemble pour restaurer la paix et la sécurité dans cette région déstabilisée.

Réunion urgente au sommet de l’État pour la sécurité à Goma

Jeudi soir, la Cité de l’Union africaine s’est transformée en épicentre de la prise de décision stratégique en République Démocratique du Congo (RDC). Le Chef de l’État, également Commandant suprême des Forces armées de la RDC (FARDC) et de la Police nationale congolaise (PNC), a réuni une équipe de haut niveau comprenant la Première ministre Judith Suminwa, ainsi que les vice-Premiers ministres chargés de l’Intérieur et de la Défense.

Ce vendredi, le Président de la République continuera de diriger les discussions cruciales à la Cité de l’Union africaine, présidant le Conseil supérieur de la Défense, suivi de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres. L’ordre du jour est de la plus haute importance : une évaluation détaillée de la situation sécuritaire et humanitaire qui règne dans le Nord Kivu, en mettant particulièrement l’accent sur la ville de Goma. La tension et les enjeux humanitaires s’accumulent, et le leadership congolais se mobilise pour prendre les mesures nécessaires afin de répondre à cette crise grandissante.

Renforcement des Liens Stratégiques : La Ministre de la Défense Sud-Africaine en Visite en RDC

Ce mercredi 23 janvier 2025, une visite de courtoisie a eu lieu à l’hôtel de la Défense de la République Démocratique du Congo. Le Vice-Premier Ministre et Ministre de la Défense Nationale, Me Guy Kabombo Muadiamvita, a reçu son homologue sud-africaine, SE Angie Motshekga, dans un contexte de renforcement de la coopération bilatérale en matière de défense.

De retour d’un déplacement au Kongo-Central, le Vice-Premier Ministre a rapidement engagé des discussions avec la Ministre sud-africaine, visant à évaluer les modalités de collaboration lors du renouvellement du mandat de la MONUSCO. Un des points centraux de cette réunion inclut l’engagement du contingent BIR (Brigade d’intervention rapide) des Forces de Défense Nationale Sud-africaines (SANDF), actuellement à Beni, où ils participent activement à la lutte contre les rebelles ADF.

La Ministre Motshekga doit poursuivre sa visite à Beni, au Nord-Kivu, pour rencontrer les membres de la SANDF qui opèrent sous la MONUSCO. Ce rendez-vous vise à discuter des stratégies à adopter face aux défis sécuritaires sur le terrain et à renforcer le respect des accords de coopération bilatéraux.

Un échange important s’est aussi tenu à huis-clos, réunissant les deux responsables en présence du Lieutenant-Général Jules Banza Mwilambwe, Chef d’État Major Général des FARDC, et du général Rudzani Maphwanya à la tête de la SANDF. Cependant, le contenu de cette discussion reste confidentiel.

Calme Retrouvé : Goma et Ses Environs Emerge de la Psychose

La situation s’est stabilisée dans l’après-midi de jeudi sur la route Goma-Saké, dans la province du Nord Kivu, à l’est de la République Démocratique du Congo. Cette accalmie a suivi une matinée marquée par une intense psychose, comme l’a rapporté l’ACP, qui a effectué une visite sur le terrain. Un responsable de la police nationale congolaise a indiqué que les habitants de Mugunga, situé à la sortie ouest de Goma en direction de Saké, à 27 kilomètres du centre du Nord Kivu, avaient gardé leur calme.

« J’ai récemment visité le bureau du quartier de Mugunga, et on peut dire que l’atmosphère est beaucoup plus sereine par rapport à la matinée où de nombreux déplacés de Lushagala et de la CEPAC (communauté des églises pentecôtistes au centre de l’Afrique) tentaient de rejoindre le centre de Goma avec leurs biens. Cependant, les résidents de Mugunga sont restés chez eux », a déclaré sous couvert d’anonymat un responsable de la police.

Goma, la capitale de la province du Nord Kivu, reste sous le contrôle des forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Les activités dans la ville se poursuivent normalement, et la circulation est fluide. La panique du matin, quant à elle, était attribuée aux mouvements de troupes vers les lignes de front et aux détonations entendues depuis Saké et Kibumba, selon des sources militaires. L’armée a depuis appelé la population au calme et à la sérénité.

Patrick Muyaya : « L’option de la guerre avec le Rwanda est déjà envisagée »

Patrick Muyaya, ministre de la Communication de la République Démocratique du Congo (RDC), a évoqué l’escalade des tensions avec le Rwanda. Dans une interview donnée à France 24, il a déclaré que « l’option de la guerre avec le Rwanda est déjà envisagée ». Le ministre a précisé que cette option n’était plus théorique : « Nous y sommes déjà », a-t-il ajouté. Ces propos interviennent alors que l’armée congolaise et le groupe rebelle M23 intensifient leurs combats dans l’est de la RDC.

Le M23 fait une percée importante

Le 21 janvier 2024, le M23 a capturé Bweremana et Minova, deux villes stratégiques du Nord et Sud-Kivu. Minova est un point commercial clé qui alimente Goma, une autre ville vitale. Le ministre congolais a souligné l’ampleur de la menace que représente ce groupe armé, qu’il considère comme étant soutenu par le Rwanda.

Des accusations de soutien du Rwanda au M23

Patrick Muyaya a insisté sur le fait que « les terroristes du M23 n’existent pas ». Il a affirmé que le Rwanda agissait directement à travers ce groupe rebelle. Selon lui, plusieurs milliers de soldats rwandais sont actuellement déployés en RDC, exacerbant la crise dans la région.

Les relations tendues entre Kinshasa et Kigali

Les tensions diplomatiques entre les deux pays ont atteint un nouveau sommet. Le président rwandais, Paul Kagame, a mis en doute la légitimité de son homologue congolais, Félix Tshisekedi, en le qualifiant de « non-élut ». Patrick Muyaya a dénoncé ces propos, les qualifiant de « bassesse » et de « mégalo ». Pour lui, de tels discours ne font qu’aggraver la situation.

Un appel à des sanctions internationales plus sévères

Bien que des pourparlers aient été annulés en décembre 2023 à cause des désaccords entre Kigali et Kinshasa, Patrick Muyaya reste optimiste quant au processus de paix. Il a appelé la communauté internationale à imposer des sanctions plus sévères contre le Rwanda. À ses yeux, ces sanctions sont nécessaires pour éviter une guerre de grande ampleur et garantir la stabilité régionale.

Les FARDC parmi les 10 premières puissances militaires d’Afrique selon Global FirePower

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) se hissent parmi les dix premières puissances militaires du continent africain, selon le récent classement de l’institut américain Global FirePower (GFP). Avec un PowerIndex de 1,3111, les FARDC occupent la 8ᵉ position en Afrique et la 66ᵉ place au niveau mondial sur 145 pays évalués.

Réforme et modernisation des FARDC

Ce classement reflète les fruits des réformes initiées par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, également commandant suprême des FARDC, pour construire une armée forte et républicaine.

Les critères d’évaluation

Global FirePower s’appuie sur 60 critères pour établir son PowerIndex, avec un score parfait de 0,0000 représentant une puissance militaire optimale. Parmi les indicateurs évalués :

  • Effectifs militaires : 166 580 militaires actifs, 31 000 réservistes et 10 000 paramilitaires.
  • Équipement militaire : 32 hélicoptères (dont 8 d’attaque), 105 chars, 916 véhicules blindés, 25 lance-roquettes et 16 navires de guerre.
  • Capacité logistique et budget : 796,56 millions de dollars alloués à la défense, ainsi que des ressources en carburant.

Comparatif continental et mondial

En Afrique, l’Égypte reste la première puissance militaire, suivie de l’Algérie, du Nigeria, et de l’Afrique du Sud. Le Maroc et l’Angola devancent légèrement la RDC. À l’échelle mondiale, les États-Unis, la Russie et la Chine dominent le classement, avec des budgets de défense atteignant des centaines de milliards de dollars.

Un avenir prometteur pour les FARDC

Ce positionnement témoigne de la montée en puissance des FARDC et de leur transformation sous la conduite du Président Tshisekedi. Cette reconnaissance internationale illustre les efforts déployés pour renforcer la souveraineté et la sécurité de la RDC face aux défis sécuritaires régionaux.

Le M23 prend le contrôle de Bweremana : Crise humanitaire et exode massif vers Minova

La localité de Bweremana, située sur la côte du lac Kivu dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu), est désormais sous contrôle des rebelles du M23 depuis ce mardi 21 janvier 2025, après de violents affrontements avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), soutenues par les miliciens wazalendo. Les rebelles du M23 ont lancé une attaque coordonnée, forçant les FARDC à se replier.

Les combats ont rapidement dégénéré en une crise humanitaire, provoquant un exode massif de la population. Des milliers d’habitants ont fui vers des zones plus sûres, notamment Burora et Nyamoma. La panique s’est propagée dans les agglomérations voisines, en particulier sur la route menant vers Minova, au Sud-Kivu. Certains habitants se sont réfugiés dans des régions déjà sous contrôle du M23, dans l’espoir de se diriger ensuite vers Bukavu.

Flory Musanganya, président de la société civile de Bweremana, a témoigné des difficultés de déplacement des habitants restés sur place. « Beaucoup de gens sont encore là, incapables de fuir. Nous avons dû nous déplacer en grand nombre par voie lacustre », a-t-il indiqué .

La situation reste tendue, bien que la ville de Sake soit encore sous contrôle des forces gouvernementales. Les rebelles du M23 ont intensifié leurs attaques pour percer le Sud-Kivu, après avoir récemment conquis la cité minière de Lumbishi. Les affrontements se concentrent désormais autour de Kalungu, alimentant davantage l’incertitude sur l’avenir sécuritaire de la région.

Les conséquences humanitaires de ces avancées militaires du M23 sont considérables, avec un nombre croissant de déplacés et une situation volatile qui pourrait se prolonger dans les semaines à venir.

Le M23 conquiert Minova, première cité du Sud-Kivu occupée

Le 20 janvier 2025, les rebelles du M23 ont pris le contrôle de Minova, cité stratégique du territoire de Kalehe, dans le Sud-Kivu. Cette victoire marque la première occupation d’une importante localité de cette province par le groupe armé, après avoir conquis les dernières collines de Masisi, dans le Nord-Kivu voisin.

Selon des sources locales, les rebelles ont rapidement consolidé leur présence en occupant les positions des FARDC et des miliciens wazalendo, notamment à Katale, Kachiazo et sur les collines stratégiques surplombant Minova. Ils ont également sécurisé des axes menant vers Goma, le Rwanda, et des sites miniers de Nyabibwe.

Mardi matin, le M23 a organisé un meeting à Minova, annonçant la réouverture des écoles dans 48 heures et de la RN2 reliant Minova à Goma. Malgré ces déclarations, la situation reste critique. Les prix des produits de première nécessité ont grimpé, aggravant les conditions de vie des habitants.

La prise de Minova a également entraîné un nouvel exode massif. Des milliers de déplacés, déjà réfugiés dans la région en provenance de Masisi et Rutshuru, fuient à nouveau vers Goma. Selon une source humanitaire, plus de 700 000 personnes, y compris les communautés d’accueil, se retrouvent sans abri, accentuant les risques de famine.

Le M23 avait déjà tenté de s’infiltrer dans le Sud-Kivu à plusieurs reprises ces derniers mois. Après des affrontements prolongés avec l’armée congolaise et les milices locales, ils ont réussi à conquérir Lumbishi avant de prendre Minova. Les combats se poursuivent désormais dans la région de Kalungu, à sept kilomètres de Minova, une zone stratégique menant vers l’aéroport de Kavumu.

Cette progression rapide du M23 inquiète les populations locales et la communauté internationale, alors que les efforts pour stabiliser la région peinent à porter leurs fruits.

L’armée reprend le contrôle de la colline de Kasake face aux rebelles du M23

Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont repris la colline stratégique de Kasake. Cette victoire a été obtenue après des combats intenses contre les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda. La colline surplombe Ngungu, une agglomération clé. Les FARDC ont été soutenues par les résistants Wazalendo.

Offensives militaires à Masisi
Jeudi, l’armée a lancé plusieurs offensives pour déloger les rebelles dans le Masisi. Plusieurs zones stratégiques sont passées sous contrôle des FARDC. Ces avancées marquent un tournant dans la lutte contre le M23.

Bombardements aveugles à Ruzirandaka
En se retirant, les rebelles ont largué des bombes sur Ruzirandaka. Deux civils ont été tués et deux autres gravement blessés. Ces attaques témoignent des violences subies par les populations locales.

Restaurer l’autorité de l’État
Les FARDC poursuivent leurs opérations pour reprendre d’autres positions stratégiques. Observateurs et habitants saluent leurs récents succès. Les efforts des résistants Wazalendo renforcent également la lutte.

Un espoir pour la paix
Ces victoires montrent la détermination des forces congolaises. Elles suscitent l’espoir d’un retour à la paix et à la sécurité dans l’est du pays.

Affrontements Violents entre les FARDC et le M23 au Parc des Virunga

De nouveaux affrontements intenses ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi 15 janvier 2025, opposant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) appuyées par les volontaires « wazalendo » aux rebelles du M23 soutenus par le Rwanda. Les combats se sont déroulés sur la colline de Nditi, au cœur du parc national des Virunga, dans le territoire de Nyiragongo, Nord-Kivu.

Selon Thierry Gasisiro, rapporteur de la société civile locale, l’ennemi avait érigé une position stratégique sur cette colline, mais les FARDC et les wazalendo, après de violents affrontements, ont réussi à démanteler la base. « Les RDF déguisées en M23 ont tenté de s’installer à Nditi pour progresser vers Rusayo. Grâce à la vigilance des FARDC et des wazalendo, cette menace a été contenue », a-t-il rapporté.

Depuis le week-end, le M23 multiplie les attaques sporadiques autour de Nyiragongo, notamment dans les zones proches du volcan Nyiragongo et de Kalaké. Les accusations se multiplient également contre l’armée rwandaise, soupçonnée d’avoir largué des bombes sur le sol congolais depuis Rubavu. Cinq d’entre elles seraient tombées près des camps de déplacés, sans faire de victimes.

La société civile dénonce aussi la fermeture de la frontière rwandaise à Kibumba. « L’armée rwandaise ramasse les corps de ses soldats tombés sur le champ de bataille et veut dissimuler les pertes », a précisé Gasisiro.

Dans le territoire voisin de Rutshuru, un calme précaire règne après des affrontements similaires à Lubwe Sud, dans le groupement de Tongo. Les détonations d’armes lourdes ont provoqué un nouvel exode des populations, accentuant la crise humanitaire déjà dramatique dans la région.

Malgré une accalmie relative sur les lignes de front, la tension reste palpable. Le trafic routier dans ces zones demeure risqué en raison des affrontements sporadiques.

Opération NDOBO : 2600 bandits urbains devant la justice à Kinshasa

L’opération NDOBO, initiée par le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières, Shabani Lukoo BJ, continue de porter ses fruits dans la lutte contre la criminalité urbaine à Kinshasa. Depuis son lancement le 6 décembre dernier, près de 2600 individus présumés kuluna ont été appréhendés et présentés devant les tribunaux.

Le mardi 14 janvier 2025, Issa Bokando, un bandit notoire, a été jugé en procédure de flagrance par le tribunal militaire de Matete. Reconnu coupable d’actes de terrorisme et d’association de malfaiteurs, il a écopé de 20 ans de prison et a été condamné à mort. En outre, il devra verser une amende de 100 000 USD à sa victime, Matali Moveli, dont la main droite avait été amputée par Bokando alors qu’elle tentait de secourir une jeune femme agressée.

Les audiences foraines, menées de manière concomitante dans divers tribunaux de Kinshasa, se poursuivent pour juger les kuluna arrêtés. Le lundi 13 janvier, 152 présumés bandits urbains ont été identifiés par le tribunal militaire de garnison de Kinshasa Gombe, tandis que le parquet de Kalamu a présenté 56 suspects devant les juges, accusés notamment de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort. Le même jour, le tribunal militaire de garnison de Kinshasa Ngaliema a identifié 83 autres bandits.

L’opération NDOBO reflète la détermination des autorités congolaises à restaurer la sécurité et la justice dans la capitale. Les audiences publiques visent également à dissuader les actes de barbarie qui ont semé la terreur parmi les habitants de Kinshasa.

Insécurité alarmante à Lubumbashi et Likasi : la société civile appelle à l’action

La capitale économique de la RDC, Lubumbashi, et la ville de Likasi font face à une vague de violences préoccupante. En seulement deux semaines, au moins dix corps ont été retrouvés dans ces régions du sud-est du pays, marquant une montée inquiétante de l’insécurité.

Des chiffres alarmants dans les rues de Lubumbashi

Selon Bertin Tshoz, responsable de la thématique sécurité au sein de la société civile locale, plus de quatre corps ont été découverts lundi 13 janvier 2025 dans plusieurs quartiers de Lubumbashi : Gécamines, Kitumaini, Camp Assistant, et le quartier Industriel. Ces victimes incluent un journaliste, des motards ciblés pour leurs motos, et d’autres citoyens assassinés dans des circonstances troublantes.

« En seulement deux semaines, plus de dix corps ont été retrouvés. Cette situation reflète une escalade des violences marquées par des assassinats, des viols et des cambriolages fréquents », alerte Bertin Tshoz.

Des avertissements restés sans réponse

Avant décembre, la société civile avait déjà anticipé une augmentation de 20 % des cas d’insécurité dans le Haut-Katanga. Ces prévisions n’ont pas suscité de réponse efficace des autorités. « Nous avons averti sur le risque de revenir aux niveaux d’insécurité de 2019, mais nos alertes n’ont pas été prises en compte. Aujourd’hui, les indicateurs confirment nos craintes », insiste Bertin Tshoz.

Likasi : une cible privilégiée des criminels

À Likasi, située à 120 kilomètres de Lubumbashi, les motards deviennent les principales victimes des criminels. « Trois corps récemment retrouvés appartenaient à des motards assassinés avant que leurs motos ne soient volées. Ces actes, devenus récurrents, montrent que les criminels opèrent en toute impunité », déplore le responsable.

Un appel à l’action pour restaurer la sécurité

La société civile exige une réponse ferme des autorités. Elle appelle à une mobilisation immédiate des forces de sécurité et à une implication accrue des décideurs politiques pour protéger les populations de Lubumbashi et Likasi.

« Les habitants ne peuvent plus vivre sous cette menace constante. Les autorités doivent agir maintenant pour éviter une crise encore plus grave », conclut Bertin Tshoz.

Rutshuru : Les « wazalendo » intensifient leur lutte contre le M23

Les combats ont repris avec intensité ce lundi 13 janvier 2025 à Rutshuru, dans le Nord-Kivu. Les FARDC, soutenues par les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), surnommés « wazalendo », mènent une offensive contre la coalition M23/RDF. Leur objectif est de déloger les M23 de la localité de Kiseguro, située à 20 km de Kiwanja, dans la chefferie de Bwisha.

Offensive des « wazalendo » :

Les forces loyalistes, appuyées par les wazalendo, ont intensifié leur action à Kiseguro. Selon Isaac Kibira, fonctionnaire délégué adjoint du gouverneur, ces forces mènent des attaques contre les positions du M23. « Les wazalendo traquent le M23 dans cette zone. En conséquence, la population se cache alors que les combats font rage », a-t-il expliqué. En outre, il a souligné que la population souffre grandement de la violence des affrontements. « Nous demandons au gouvernement de soutenir les VDP pour libérer Rutshuru et permettre aux déplacés de rentrer chez eux », a-t-il ajouté.

Embuscades et pertes pour le M23 :

Par ailleurs, des sources locales ont rapporté qu’un convoi de renfort du M23 a été attaqué par les wazalendo sur l’axe Tongo-Kanaba. L’embuscade a causé de lourdes pertes en hommes et en munitions pour la coalition M23/RDF. Cette action témoigne de la détermination des forces locales à reprendre le contrôle des régions occupées par le M23.

Meurtres de civils à Kinyangobe :

Le 9 janvier 2025, cinq civils ont été tués à Kinyangobe, un village situé entre les groupements de Binza et Bukoma. Les victimes étaient des agriculteurs travaillant dans leurs champs. D’après plusieurs sources locales, les éléments du M23 sont responsables de ces meurtres. Cela reflète la brutalité croissante de la coalition M23 dans les zones qu’elle contrôle depuis plus de deux ans.

Affrontements à Nyiragongo et Masisi :

De plus, à Kibumba, dans le territoire de Nyiragongo, les combats se sont intensifiés près de Kalaké, au pied du volcan Nyiragongo. La société civile locale affirme que les FARDC et les wazalendo ont répliqué aux attaques répétées du M23/RDF. Des obus ont été tirés depuis le Rwanda, dans le district de Rubavu, frappant des positions des forces loyalistes. En outre, sur l’axe Sake-Kimoka, bien que la situation soit légèrement plus calme, des affrontements ont eu lieu dimanche sur les collines dominant Sake, à 27 km de Goma.

La situation dans le Nord-Kivu reste extrêmement tendue, avec des affrontements qui continuent de dévaster la région. Les forces loyalistes, soutenues par les wazalendo, mènent une lutte acharnée pour reprendre le contrôle de Rutshuru et des autres territoires occupés par le M23. Ainsi, la population locale paie un lourd tribut dans ces combats, et les appels à l’aide se multiplient.

Est de la RDC : Les FARDC repoussent le M23, l’étau se resserre autour du Rwanda

La presse congolaise de ce lundi 13 janvier 2025 revient largement sur la crise dans l’Est du pays, où les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont repris plusieurs localités stratégiques des mains du M23, soutenu par le Rwanda. Cette avancée militaire s’accompagne également d’un appel à la communauté internationale face aux preuves accablantes du soutien rwandais aux rebelles.

La contre-offensive des FARDC

Selon Info 27, les FARDC ont réussi à stopper l’offensive prédatrice du M23, visant notamment le gisement minier de Kabingo dans le Sud-Kivu. Des positions clés, telles que les crêtes de Bitagata et Kamakale, surplombant la cité de Lumbishi dans le territoire de Kalehe, ont été reprises, de même que les localités de Ruziratanka, Kamatale, Bigatala et Kabingo.

La Tempête des Tropiques rapporte que la reprise de la cité de Ngungu, dans le nord de Masisi (Nord-Kivu), depuis le 7 janvier, constitue une victoire majeure. Située à proximité de Rubaya, riche en coltan, Ngungu représentait un point stratégique pour les activités du M23 et les intérêts rwandais dans la région.

L’implication internationale

La crise a été évoquée lors d’une rencontre entre les présidents Denis Sassou Nguesso du Congo et João Manuel Lourenço de l’Angola à Brazzaville. Comme le souligne Eco News, ces derniers ont exprimé leur profonde préoccupation face à la persistance des combats en RDC et lancé un appel à la communauté internationale pour une assistance humanitaire accrue en faveur des réfugiés et déplacés internes.

Un rapport accablant contre le Rwanda

La Tempête des Tropiques et Info 27 soulignent les conclusions d’un rapport des Nations Unies qui accable le Rwanda. Ce document révèle le soutien militaire rwandais au M23, notamment l’apport d’armes sophistiquées provenant d’une puissance extérieure. Ces armes seraient à l’origine des avancées des rebelles dans certaines localités congolaises.

Face à ces révélations, le gouvernement congolais appelle la communauté internationale à réagir. Selon Mediacongo.net, Kinshasa exhorte à l’instauration de sanctions contre le Rwanda et invite les Nations Unies à assumer leurs responsabilités.

Le rôle de la communauté internationale

Face aux preuves accablantes, la communauté internationale est placée devant un choix crucial : rester dans l’inaction ou soutenir activement la paix et la souveraineté de la RDC. Comme le commente Congo Nouveau, le gouvernement congolais insiste sur la nécessité d’actions concrètes pour mettre fin à l’ingérence rwandaise et aux exactions dans l’Est du pays.

Les FARDC poursuivent leur avancée, et les regards restent tournés vers une mobilisation internationale qui tarde à venir.

Embuscade mortelle: Les FARDC/ Wazalendo infligent une défaite écrasante au M23

Rusthuru-10 janvier 2024-Les terroristes rwandais du M23, responsables de nombreuses exactions sur le sol congolais, ont essuyé ce vendredi 10 janvier 2025 une défaite cuisante dans le territoire de Rutshuru. Des jeunes combattants Wazalendo du mouvement CMC ont tendu une embuscade à un convoi du M23 sur l’axe stratégique Tongo-Kanaba.

Selon le Général Dominique Kamanzi, commandant du mouvement CMC/VDP, l’attaque a été un succès retentissant pour les patriotes congolais. Les assaillants ont réussi à détruire un Land Cruiser du M23, tuant tous les occupants du véhicule, sans aucun survivant. « Nous avons neutralisé une jeep de l’ennemi avec tout son équipage. Il n’y a eu aucun survivant. Le bilan humain est très lourd », a-t-il affirmé dans une vidéo.

Cette embuscade a fait près de 20 morts parmi les éléments du M23-RDF, dont des officiers, et plusieurs blessés graves, selon des sources locales. Le Général Kamanzi a salué la détermination du président de la République, Félix Tshisekedi, qui a déclaré qu’il ne négocierait jamais avec les terroristes du M23-RDF. « Sa détermination est une motivation à continuer de résister face aux agresseurs », a ajouté Kamanzi.

Les Wazalendo poursuivent leur lutte pour protéger leur pays et repousser les forces rwandaises, affirmant que ces derniers jours du M23 en République Démocratique du Congo sont désormais comptés.

Le Vice-Premier Ministre Guy Kabombo Muadiamvita rencontre les nouveaux Officiers du Haut Commandement des FARDC

Kinshasa, RDC, vendredi 10 janvier 2025 –K À la suite de la réunion du Haut Conseil de Défense, le Vice-Premier Ministre et Ministre de la Défense Nationale, Guy Kabombo Muadiamvita, a accueilli ce matin une délégation des officiers du haut commandement des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). La délégation était conduite par le nouveau Chef d’État-Major Général, le Lieutenant-Général Jules Banza Mwilambwe.

Cette rencontre a permis de passer en revue les questions liées à la sécurité sur l’ensemble du territoire national. Les discussions ont porté sur les priorités opérationnelles et les perspectives pour renforcer les capacités des FARDC, conformément à la vision du Commandant Suprême et Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Le ministre Guy Kabombo a souligné l’importance d’une collaboration renforcée entre les différents corps de l’armée et d’une amélioration des performances des unités. Il a réaffirmé son engagement à mettre en œuvre les moyens nécessaires pour assurer l’efficacité des FARDC à tous les niveaux.

 

La France condamne la prise de Masisi par le M23 et réaffirme son soutien au processus de Luanda

Paris, France, jeudi 9 janvier 2025 – La France a fermement condamné les récents affrontements dans le Nord-Kivu, à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), et la prise de Masisi par le M23. Ces événements sont perçus comme une violation grave du cessez-le-feu signé le 31 juillet 2024 dans le cadre du processus de Luanda.

Dans une déclaration officielle publiée par son Ambassade en RDC, la France a exprimé sa profonde préoccupation face à cette situation, soulignant que ces affrontements mettent en péril les efforts de paix déployés par l’Angola. Le processus de Luanda, soutenu par la France, reste crucial pour parvenir à une solution durable au conflit.

La France a également insisté sur la nécessité de mettre en œuvre les engagements pris dans le cadre du processus de Luanda. Elle appelle au retrait des troupes rwandaises de la RDC et à l’exécution du plan de démantèlement des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), dans un souci de restaurer la stabilité dans la région.

Enfin, la France a réaffirmé son attachement à l’intégrité territoriale et à la souveraineté de la RDC, tout en appelant à la cessation des hostilités. Elle invite tous les groupes armés, y compris le M23, à déposer les armes et à reprendre le dialogue pour mettre un terme aux violences et protéger les populations civiles.