Damas sous tension : des explosions frappent près de l’hôtel d’Emmanuel Macron en pleine visite

La visite d’Emmanuel Macron en Syrie a été marquée par un incident sécuritaire majeur. Deux explosions ont retenti mardi 7 juillet 2026 à proximité de l’hôtel Four Seasons de Damas, où le président français avait passé la nuit, provoquant une onde de choc dans la capitale syrienne.

Le chef de l’État français était toutefois hors de danger : il avait quitté l’établissement quelques minutes avant les déflagrations pour se rendre au palais présidentiel, où il devait poursuivre son programme officiel avec le président syrien Ahmad al-Charaa.

Selon une source sécuritaire syrienne citée par l’AFP, l’une des bombes aurait été dissimulée dans une benne à ordures et l’autre dans un véhicule stationné près de l’hôtel. Le bilan communiqué par le ministère syrien de l’Intérieur fait état de 18 blessés, dont quatre policiers.

Des explosions au cœur de Damas, un secteur immédiatement sécurisé

Les détonations ont provoqué une importante mobilisation des forces de sécurité dans le centre de la capitale syrienne. Des ambulances ont rapidement convergé vers la zone tandis que les autorités bouclaient les accès autour du lieu de l’incident.

Des journalistes présents sur place ont constaté que plusieurs vitres du ministère syrien du Tourisme, situé face à l’hôtel Four Seasons, avaient été endommagées par le souffle des explosions.

Malgré l’incident, le programme présidentiel français n’a pas été interrompu. Emmanuel Macron a confirmé sur les réseaux sociaux la poursuite de sa visite, affirmant que « rien ne pourra étouffer l’aspiration des Syriennes et des Syriens à vivre dans une Syrie pleinement souveraine, sûre, pluraliste et unie ».

Le président français a également déclaré avoir rencontré « la Syrie dans toute sa diversité », évoquant la dignité et la détermination de la population syrienne.

Une visite diplomatique sous haute surveillance

Emmanuel Macron est le premier dirigeant occidental à se rendre officiellement en Syrie depuis la chute de Bachar al-Assad et l’arrivée au pouvoir d’Ahmad al-Charaa.

Cette visite intervient dans un contexte particulièrement sensible pour le pays, marqué par une transition politique complexe et des défis sécuritaires persistants.

Lors de ses échanges avec son homologue syrien, le président français a insisté sur le rôle que la France souhaite jouer dans la reconstruction et la stabilisation de la Syrie.

« Nous sommes des partenaires fiables, constants, prévisibles », a déclaré Emmanuel Macron lors de sa rencontre avec les autorités syriennes.

De son côté, Ahmad al-Charaa a exprimé son souhait de voir la France devenir « le premier partenaire » de la Syrie dans son nouveau cycle économique et diplomatique.

Damas veut redevenir un carrefour économique régional

Lors d’un forum économique organisé au palais présidentiel, le dirigeant syrien a mis en avant la position stratégique de son pays, estimant que la Syrie devait retrouver son rôle historique de carrefour entre plusieurs corridors commerciaux internationaux.

Selon lui, les récentes tensions régionales ont renforcé l’importance géographique de la Syrie dans les échanges économiques entre différentes zones du monde.

L’objectif affiché par Damas est désormais de reconstruire des partenariats internationaux capables d’accompagner la relance économique du pays.

Mais les explosions survenues à proximité du lieu de séjour du président français rappellent la fragilité de la situation sécuritaire. Alors que la Syrie tente de tourner une page de son histoire récente, la protection des responsables étrangers et la stabilité politique restent au cœur des enjeux de cette nouvelle période.

Coupe du monde 2026 : les trois pays hôtes tombent en huitièmes, une première historique

Le conte de fées n’aura pas duré. Pour la première fois dans l’histoire d’une Coupe du monde organisée par trois nations, les trois pays hôtes ont été éliminés au même stade de la compétition. Le Canada, le Mexique et les États-Unis ont tous quitté leur Mondial dès les huitièmes de finale, laissant les quarts se disputer sans aucun représentant des organisateurs.

Un scénario inédit qui restera comme l’un des faits marquants de cette édition 2026.

Canada, Mexique et États-Unis : trois rêves brisés en quelques jours

Le Canada a été le premier à voir son aventure s’arrêter. Opposés à un Maroc impressionnant de maîtrise, les Canadiens se sont inclinés sans véritablement exister (3-0). Les Lions de l’Atlas ont confirmé leur montée en puissance et validé avec autorité leur qualification pour les quarts de finale.

Le Mexique a, lui, livré une bataille bien plus disputée face à l’Angleterre. Portés par leur public, les Aztèques ont longtemps cru pouvoir créer l’exploit avant de céder finalement 3-2 face aux Three Lions, plus réalistes dans les moments décisifs.

Les États-Unis ont refermé ce chapitre douloureux pour les organisateurs. Face à une Belgique inspirée, les hommes de Mauricio Pochettino ont été dominés 4-1. Auteur d’un doublé, Charles De Ketelaere a guidé les Diables rouges vers les quarts de finale, où ils retrouveront l’Espagne.

Le facteur domicile n’a pas suffi

Accueillir une Coupe du monde constitue généralement un avantage considérable. Le soutien populaire, la connaissance des infrastructures et l’absence de longs déplacements offrent souvent un supplément d’âme aux équipes hôtes.

Mais cette fois, ces atouts n’ont pas résisté à la qualité des adversaires.

Le Maroc a parfaitement maîtrisé son sujet contre le Canada. L’Angleterre a su faire parler son expérience pour écarter le Mexique, tandis que la Belgique a démontré toute sa supériorité face aux États-Unis.

À mesure que la compétition avance, les détails font la différence, et le soutien du public ne suffit plus lorsque le niveau s’élève.

Une première historique qui marque ce Mondial

Jamais auparavant les pays organisateurs d’une Coupe du monde à trois nations n’avaient tous disparu dès les huitièmes de finale. Cette élimination collective met un terme aux espoirs de voir l’un des hôtes poursuivre l’aventure devant son public.

Les quarts de finale se joueront désormais sans le Canada, le Mexique ni les États-Unis. L’Europe et l’Amérique du Sud dominent une nouvelle fois le tableau final, tandis que le Maroc demeure le dernier représentant africain encore en lice.

Le rêve d’un sacre à domicile s’est éteint. La Coupe du monde 2026 entre désormais dans sa phase décisive, sans aucun de ses pays organisateurs.

L’Assemblée nationale valide en bloc six accords majeurs avec la Turquie, sécurité et grands chantiers en ligne de mire

C’est un vote qui n’a laissé aucune place au doute. Lundi 6 juillet 2026, les 372 députés présents à l’Assemblée nationale ont approuvé à l’unanimité six projets de loi de ratification, ouvrant grand la voie à un rapprochement stratégique avec la Turquie. Sécurité, développement, infrastructures : les textes couvrent des secteurs clés pour l’avenir du pays, et ont été adoptés sans abstention ni voix discordante.

Le Président Aimé Boji Sangara a dirigé cette séance historique, qui marque une accélération spectaculaire de la coopération entre Kinshasa et Ankara.

Lutte contre le terrorisme et criminalité transnationale : l’accord qui change la donne

Premier projet examiné, et sans doute le plus sensible : la ratification de l’accord de coopération sécuritaire avec la Turquie. Défendu par le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, ce texte engage les deux pays à mutualiser leurs efforts face aux menaces qui dépassent les frontières.

Terrorisme, criminalité organisée, cybercriminalité, blanchiment de capitaux, traite des êtres humains, trafic de stupéfiants et d’armes : le champ d’action est large. Adopté article par article, ce traité est désormais transmis au Sénat pour une seconde lecture décisive. Sa validation définitive pourrait faire de la RDC un partenaire privilégié d’Ankara en Afrique centrale.

Cinq projets pour des chantiers qui vont transformer le quotidien des Congolais

Mais la session ne s’est pas arrêtée à la sécurité. Dans la foulée, l’Assemblée a donné son feu vert à cinq autres projets de loi de ratification, portant sur des accords de financement massifs. Ces investissements visent des secteurs aussi vitaux que la santé, l’énergie, les infrastructures et le monde rural.

Leur adoption, là aussi à l’unanimité, permet désormais de les transmettre directement au Président de la République pour promulgation.

Parmi les projets phares :

  • Santé : la construction de complexes hospitaliers dans la nouvelle ville de Kinshasa, pour désengorger les structures existantes et offrir des soins de qualité à une population en pleine croissance ;

  • Électrification rurale et périurbaine : l’installation de mini-réseaux photovoltaïques et hydroélectriques pour éclairer les zones jusque-là oubliées des circuits énergétiques ;

  • Développement agricole : le lancement du Programme d’appui au développement rural inclusif et résilient, adossé à des incubateurs pour les PME agricoles ;

  • Grands travaux dans le Katanga : la construction, la réhabilitation et l’extension de l’aéroport international de Luano à Lubumbashi, véritable porte d’entrée sur le sud du pays.

Des engagements internationaux qui prennent corps

Ces votes massifs lèvent les derniers obstacles juridiques et permettent au gouvernement de concrétiser des engagements internationaux dont l’impact sera mesurable dès les prochaines années. L’unanimité affichée par les députés traduit un large consensus sur l’urgence d’investir et de sécuriser les grands chantiers du pays.

Reste désormais à connaître l’avis du Sénat sur le volet sécuritaire, puis à voir comment ces projets de financement se traduiront sur le terrain. Une page se tourne pour les relations entre la RDC et la Turquie, désormais appelées à s’approfondir bien au-delà des simples accords de partenariat.

Coupe du Monde 2026 : Humiliés 1-4 par la Belgique, les USA quittent leur Mondial

Le rêve américain a pris fin en 8es de finale. Opposés à la Belgique la nuit du lundi 6 au mardi 7 juillet 2026, les États-Unis se sont inclinés 1-4 et quittent la compétition devant leur public. C’est le dénouement le plus cruel possible pour le pays organisateur, qui espérait transformer l’avantage du terrain en véritable épopée. Tillman avait pourtant redonné espoir à la 31e minute en égalisant, mais la machine belge s’est montrée trop clinique. Avec ce revers, les USA deviennent le dernier des trois pays hôtes à sortir, après le Canada et le Mexique déjà éliminés à ce stade.

De Ketelaere en bourreau, la Belgique implacable

Les Diables Rouges n’ont laissé aucune chance. Dès la 9′, De Ketelaere ouvre le score et refroidit d’entrée le stade. Tillman a cru relancer son équipe en marquant pour les USA à la 31′, mais la réaction n’a pas duré. Encore lui, De Ketelaere signe un doublé à la 33′ pour mettre la défense américaine en grande difficulté. Score à la pause : 2-1 en faveur de la Belgique.

Au retour des vestiaires, Vanaken enfonce le clou à la 57′ avant que Lukaku ne parachève le travail dans le temps additionnel, 90+3′. Au final, 15 tirs dont 7 cadrés côté belge contre seulement 6 tirs et 2 cadrés pour les USA. Un écart qui reflète la supériorité tactique et technique d’une Belgique venue chercher une qualification sans trembler.

Une première historique : aucun pays hôte en quarts de finale

Ce Mondial 2026 restera marqué par ce fait inédit. Pour la première fois, sur une édition organisée par plusieurs nations, aucune d’entre elles ne franchit le cap des 8es. Le Canada et le Mexique étaient déjà rentrés bredouilles. Les États-Unis, derniers représentants, n’ont pas inversé la tendance. Pour le football nord-américain, c’est une douche froide. L’objectif n’était pas seulement d’organiser, mais de performer et de capitaliser sur l’engouement local. Au lieu de cela, les tribunes américaines ont dû assister à l’élimination de leur propre équipe. Un contraste fort avec l’ambition affichée en amont du tournoi.

La Belgique retrouve des couleurs avant son choc contre l’Espagne

Cette victoire 4-1 relance complètement les ambitions belges. Portés par un De Ketelaere en feu et un Lukaku toujours décisif, les Diables Rouges montrent un visage conquérant. Après des années de promesses non tenues, cette génération semble vouloir écrire une nouvelle page. Avec ce succès net, la Belgique file en quarts et défiera l’Espagne vendredi 10 juillet prochain dans un duel qui s’annonce explosif.

Les USA face à un bilan amer et des questions pour l’avenir

Au-delà du score, c’est tout un projet qui doit être repensé. Sortir dès les 8es à la maison laisse un goût amer. La jeune génération américaine a montré des éclairs, mais elle a manqué d’expérience et de solidité face à une équipe européenne rodée.

Désormais, place à l’analyse. Comment construire une équipe capable de rivaliser en 2030 ? Comment transformer l’enthousiasme autour du soccer en résultats concrets ? Le Mondial 2026 devait être un tremplin. Il se termine en leçon. Pour les supporters, il faudra digérer cette élimination et espérer que cette défaite serve de base pour aller chercher mieux dans quatre ans.

Coupe du Monde 2026 : L’Espagne élimine le Portugal et plonge Ronaldo dans le doute

L’aventure s’arrête en 8es de finale. Le Portugal a été battu 1-0 par l’Espagne ce lundi 6 juillet 2026 au Stade de Dallas, à Arlington. Un but de M. Merino aux ultimes dernières minutes a suffi aux espagnols pour valider leur ticket pour les quarts. Pour la Seleção, le Mondial 2026 se termine déjà. Et pour Cristiano Ronaldo, à l’âge avancé, cette défaite soulève une question lourde : a-t-il disputé son dernier match en Coupe du Monde ?

Dominés pendant une longue séquence et imprécis devant le but, les portugais ont craqué dans le temps additionnel. Sur l’une des dernières offensives, Merino a crucifié la défense lusitanienne à la 90+1’. Score final : 0-1. L’Espagne file en quarts, le Portugal rentre à la maison. Un scénario cruel pour une génération dorée qui espérait aller plus loin sur le sol américain.

Ronaldo, 41 ans, vers une sortie sans Coupe du Monde

C’est l’image qui restera. Ronaldo, 6 participations en Coupe du Monde au compteur, n’aura pas réussi à soulever le seul trophée qui manque à son immense palmarès. A 41 ans pendant ce Mondial 2026, l’attaquant sait que le temps presse. Tout porte à croire que la légende portugaise, éternel rival de Lionel Messi, ne sera pas du voyage pour l’édition 2030 co-organisé par le Portugal, l’Espagne et le Maroc.

L’ancien attaquant emblématique du Real Madrid finit donc sans nul doute sa carrière internationale sans avoir remporté la Coupe du Monde. Un regret immense dans une carrière pourtant pleine de records.

L’Espagne poursuit, le Portugal doit se reconstruire

Qualifiée, la Roja confirme son statut de nation solide dans les grands rendez-vous. Le champion du monde 2010 affrontera le vainqueur du match entre les États-Unis d’Amérique et la Belgique ce mardi 7 juillet à 1 heure. Côté portugais, place au bilan. Avec des talents comme Leão, Vitinha ou Nuno Mendes, la Seleção a de l’avenir. Mais elle devra dorénavant apprendre à gagner sans s’appuyer uniquement sur son capitaine historique.

Bien plus, l’élimination à Dallas ouvre une nouvelle période pour le football portugais. La sélection est prometteuse. Elle devra désormais s’appuyer sur sa jeune génération pour viser la prochaine édition du mondial.

Affaire Balogun : après Donald Trump, un député britannique demande à la FIFA d’épargner Jarell Quansah

La controverse autour de l’affaire Balogun FIFA ne cesse de prendre de l’ampleur. Après la décision très contestée de la FIFA de lever la suspension de l’attaquant américain Folarin Balogun, obtenue à la veille du huitième de finale face à la Belgique et précédée d’interventions de la Maison Blanche, une nouvelle voix s’élève. Cette fois, c’est un parlementaire britannique qui interpelle directement le président de la FIFA, Gianni Infantino, au nom de l’équité sportive.

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Le député travailliste Noah Law, élu dans les Cornouailles, réclame que le défenseur anglais Jarell Quansah, expulsé lors de la rencontre face au Mexique, bénéficie du même traitement que l’attaquant américain.

Un député britannique dénonce un « deux poids, deux mesures »

Dans une lettre adressée à Gianni Infantino, Noah Law reconnaît que le carton rouge infligé à Jarell Quansah est justifié. Il ne demande donc pas son annulation, mais souhaite que sa suspension soit reportée après la Coupe du monde, comme la FIFA l’a fait pour Folarin Balogun.

Selon lui, la crédibilité de la compétition dépend avant tout d’une application identique des règles à toutes les sélections.

« L’intégrité de toute compétition internationale majeure repose non seulement sur l’adhésion des joueurs et des arbitres aux règles, mais également sur le fait que ces règles soient appliquées de la même manière à toutes les nations participantes. Je suis certain qu’il ne sera pas possible de justifier une situation dans laquelle un joueur profite d’un report de sa suspension, tandis qu’un autre, dans des circonstances similaires, n’aurait pas cette chance », écrit-il.

Dans un ton mêlant sérieux et ironie, l’élu conclut en exhortant la FIFA à traiter cette affaire « avec le plus grand sérieux », dans un contexte où, selon lui, les principes d’équité sont plus que jamais mis à l’épreuve.

La polémique Balogun continue d’ébranler la FIFA

La sortie de Noah Law intervient au lendemain d’une décision qui continue de susciter de nombreuses critiques dans le monde du football.

Suspendu automatiquement après son expulsion contre la Bosnie-Herzégovine, Folarin Balogun a finalement été autorisé à disputer le huitième de finale contre la Belgique après que la FIFA a décidé de suspendre l’application de sa sanction. Une décision qui, selon plusieurs médias américains, serait intervenue après des démarches entreprises par la Maison Blanche et le président américain Donald Trump.

Depuis, les réactions se multiplient. La Fédération belge, l’UEFA et plusieurs anciennes figures du football, dont Sepp Blatter, ont dénoncé une décision susceptible de créer un précédent dangereux pour l’intégrité de la compétition.

Avec cette nouvelle interpellation venue du Royaume-Uni, la pression continue de monter autour de la FIFA. Si l’instance mondiale maintient sa position, elle devra désormais convaincre que l’exception accordée à Balogun ne remet pas en cause le principe fondamental d’égalité de traitement entre toutes les nations engagées dans la Coupe du monde 2026.

Lubumbashi : la RDC inaugure trois nouvelles usines et accélère sa stratégie de réindustrialisation

La République démocratique du Congo poursuit son ambition de bâtir une économie davantage tournée vers la transformation locale. À Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, le gouvernement a inauguré, ce lundi 6 juillet 2026, trois nouvelles unités industrielles destinées à renforcer la production nationale, créer des milliers d’emplois et réduire progressivement la dépendance du pays aux importations de produits manufacturés.

Portés par le groupe Vinmart, ces investissements marquent une nouvelle étape dans la stratégie de réindustrialisation RDC, qui vise à valoriser les matières premières sur le territoire national plutôt qu’à les exporter à l’état brut.

Trois nouvelles usines pour produire « Made in Congo »

Les nouvelles infrastructures industrielles couvrent des secteurs stratégiques pour l’économie congolaise.

La Société de Transformation de Fer (SOTRAFER) a officiellement lancé la première usine de fabrication de tubes carrés en République démocratique du Congo. Avec une capacité de production de 1 500 tonnes par mois, cette unité approvisionnera notamment les secteurs du bâtiment, des infrastructures et des mines, jusque-là largement dépendants des importations.

Deux autres unités, exploitées par Mining Engineering Services (MES), sont spécialisées dans la fabrication de câbles électriques armés et de transformateurs électriques. Ces équipements sont considérés comme essentiels au développement des infrastructures énergétiques et industrielles du pays.

La cérémonie d’inauguration a été coprésidée par le ministre intérimaire de l’Industrie et ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, Justin Kalumba Mwana Ngongo, et le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, en présence du gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, ainsi que des dirigeants du groupe Vinmart.

Le gouvernement mise sur l’industrialisation et l’emploi

Pour les autorités congolaises, ces investissements traduisent la volonté d’accélérer la transformation structurelle de l’économie nationale.

Au nom du gouvernement, Justin Kalumba Mwana Ngongo a salué les investissements consentis par le groupe Vinmart, estimant qu’ils répondent à la vision du président Félix Tshisekedi consistant à transformer localement les richesses du pays afin de renforcer sa souveraineté économique.

Le groupe industriel met également en avant son impact sur l’emploi. Selon les chiffres présentés lors de l’inauguration, ses différentes activités ont déjà permis la création de 20 000 à 25 000 emplois directs et près de 200 000 emplois indirects.

S’appuyant sur ces résultats, Julien Paluku Kahongya a plaidé pour un accompagnement accru de l’État en faveur de l’industrie nationale. Il a notamment appelé à des mesures de protection du marché intérieur, à un allègement de certaines charges fiscales ainsi qu’à une promotion plus offensive des produits « Made in Congo » sur les marchés national, régional et international.

« Aujourd’hui, nous célébrons une victoire pour la souveraineté économique et industrielle de la RDC », a déclaré le ministre, invitant les autres provinces à s’inspirer de cette dynamique.

Vinmart voit plus grand avec une future Zone économique spéciale

Au-delà de ces trois nouvelles unités de production, le groupe Vinmart affiche des ambitions plus larges pour le développement industriel du Haut-Katanga.

Représentant le directeur général du groupe, Charles Tshibanda, directeur général de Clean Congo SAS, a annoncé un projet de création d’une Zone économique spéciale sur le site industriel de Lubumbashi, accompagnée de corridors industriels intégrés.

L’objectif est de créer un véritable écosystème industriel capable d’attirer de nouveaux investisseurs, de mutualiser les infrastructures de production et d’améliorer la compétitivité des entreprises congolaises.

Ces nouvelles usines s’inscrivent dans une stratégie plus globale visant à réduire progressivement les importations de produits manufacturés, à développer la valeur ajoutée locale et à renforcer la place de Lubumbashi comme principal pôle industriel de la République démocratique du Congo.

Au-delà de la production, ces investissements devraient également stimuler la sous-traitance locale, favoriser le transfert de compétences et contribuer à l’émergence d’une industrie congolaise plus compétitive, capable de répondre à une part croissante des besoins du marché national tout en visant, à terme, les marchés régionaux.

RDC : la C64, la CENCO et l’ECC reçues par Évariste Ndayishimiye à Bujumbura pour des consultations sur la crise politique

À quelques jours de la date initialement retenue pour la grande marche de la coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64), plusieurs figures de l’opposition congolaise et des responsables des principales confessions religieuses ont pris la direction de Bujumbura. Dans la capitale burundaise, ils participent à des consultations politiques convoquées par le président burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, autour de la crise politique, sécuritaire et institutionnelle que traverse la République démocratique du Congo.

Cette initiative diplomatique intervient dans un contexte de fortes tensions politiques en RDC et explique le report de la marche de la C64, désormais programmée pour le 22 juillet.

La C64, la CENCO et l’ECC autour d’une même table à Bujumbura

Les consultations réunissent les principaux leaders de la coalition C64, mais aussi des représentants de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), de l’Église du Christ au Congo (ECC) ainsi que de la Plateforme des confessions religieuses, dont les Églises de Réveil.

Selon un participant interrogé par ACTUALITE.CD, plusieurs séquences de travail sont prévues.

« Il y a les prêtres, les pasteurs qui sont là. Ejiba Yamampia est également présent ; il représente les Églises de Réveil. Et puis, il y a la coalition C64 au complet. »

Le programme prévoit d’abord des rencontres distinctes avec les responsables religieux, avant une audience avec les dirigeants de la C64. Une réunion élargie réunissant l’ensemble des participants devrait ensuite se tenir autour du président burundais.

La coalition d’opposition a toutefois posé une condition claire : être reçue collectivement.

« Quand je parle des apartés, cela ne signifie pas que les membres de la C64 seront reçus séparément. Au contraire, ils seront reçus tous ensemble. C’était l’une de nos exigences et elle a été acceptée », a précisé cette source.

Le report de la marche du 8 au 22 juillet

Ces consultations C64 Bujumbura ont conduit les leaders de l’opposition à reporter leur manifestation initialement prévue le 8 juillet.

Dans leur communiqué, Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Delly Sesanga et Augustin Matata Ponyo ont expliqué avoir accepté l’invitation d’Évariste Ndayishimiye « dans un esprit de responsabilité », estimant que toute initiative susceptible de favoriser la préservation de l’ordre constitutionnel mérite d’être examinée.

La coalition affirme vouloir profiter de ces échanges pour exposer « avec clarté et fermeté » les préoccupations de la population congolaise ainsi que les risques qu’elle estime peser sur la démocratie et les institutions du pays.

L’Union africaine mise sur le dialogue politique en RDC

Cette médiation s’inscrit dans la continuité de la récente visite d’État d’Évariste Ndayishimiye à Kinshasa. Aux côtés du président Félix Tshisekedi, le chef de l’État burundais avait insisté sur la nécessité de préserver la stabilité institutionnelle et l’unité nationale face aux défis sécuritaires persistants dans l’est de la RDC.

Le président en exercice de l’Union africaine avait également appelé les différentes forces politiques et sociales congolaises à privilégier le dialogue plutôt que la confrontation, tout en saluant l’ouverture affichée par les autorités congolaises.

À l’issue des consultations de Bujumbura, les regards se tourneront désormais vers le 22 juillet, nouvelle date retenue par la coalition C64 pour sa marche nationale, dont l’objectif demeure la défense de l’ordre constitutionnel et la remise d’un mémorandum au président Félix Tshisekedi.

Marche de la Coalition Article 64 : le gouvernement promet un encadrement « républicain » à Kinshasa

Alors que la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a reporté au 22 juillet 2026 sa grande manifestation à Kinshasa, les autorités congolaises commencent à préparer le dispositif qui entourera cet événement politique attendu. Réuni autour du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani, le gouvernement affirme vouloir garantir le bon déroulement de la marche, tout en prévenant qu’aucun acte de subversion ne sera toléré.

Ce rassemblement, organisé à l’initiative de plusieurs figures de l’opposition, intervient dans un contexte politique marqué par des tensions autour du respect de la Constitution et par des démarches de médiation engagées au niveau régional.

Le gouvernement assure vouloir garantir une manifestation pacifique

À l’issue d’une réunion tenue dimanche avec les responsables des services de sécurité et les autorités de la ville de Kinshasa, le gouvernement a réaffirmé sa volonté d’encadrer la manifestation « dans un esprit républicain et démocratique ».

Le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, a assuré que les forces de défense et de sécurité seront mobilisées afin de préserver l’ordre public tout en garantissant le droit de manifester.

« Les forces de défense et de sécurité seront là pour préserver la quiétude dans la ville de Kinshasa. Nous profitons de l’occasion pour rassurer l’opinion tant nationale qu’internationale que, tout en accompagnant, dans un esprit républicain et démocratique, les manifestations, nous voulons aussi rassurer que tout doit se faire dans les normes établies, selon les lois et les règlements de la République, en assurant également la liberté aux paisibles citoyens qui veulent vaquer à leurs occupations », a déclaré le gouverneur.

Les autorités ont toutefois averti qu’elles prohiberaient « tout acte portant les germes de la subversion », insistant sur le respect strict du cadre légal.

Une mobilisation nationale sous haute surveillance

Initialement annoncée pour le début du mois de juillet, la marche a été reportée après que les principaux dirigeants de la Coalition Article 64 ont accepté une invitation du président burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, pour des consultations consacrées à la situation politique, sécuritaire et institutionnelle de la RDC.

Malgré ce report, la coalition maintient son objectif. Le 22 juillet, les manifestants prévoient de converger vers le Palais de la Nation, où un sit-in est programmé avant la remise d’un mémorandum destiné au président Félix Tshisekedi. Les organisateurs expliquent vouloir rappeler leur attachement au respect de la Constitution de 2006.

Parallèlement, la mobilisation rencontre déjà des obstacles dans certaines provinces. Les autorités de Kolwezi et de Lubumbashi ont annoncé l’interdiction de la manifestation sur leurs territoires, illustrant les tensions qui entourent cette initiative de l’opposition.

À moins de trois semaines de l’échéance, tous les regards sont désormais tournés vers Kinshasa, où cette marche pourrait constituer l’un des principaux rendez-vous politiques de ce mois de juillet.

FIFA : l’affaire Balogun vire au scandale, l’UEFA et Sepp Blatter dénoncent une ingérence politique

La décision de la FIFA de lever la suspension de Folarin Balogun avant le huitième de finale de la Coupe du monde 2026 entre les États-Unis et la Belgique continue de provoquer une onde de choc dans le monde du football. Ce qui n’était au départ qu’un dossier disciplinaire est désormais devenu une véritable affaire politique, alimentée par des révélations sur une intervention de la Maison Blanche et par une avalanche de critiques visant la gouvernance de l’instance mondiale.

Alors que la FIFA invoque les dispositions de l’article 27 de son Code disciplinaire pour justifier sa décision, plusieurs voix dénoncent un dangereux précédent susceptible d’ébranler la crédibilité de la compétition.

L’UEFA dénonce une atteinte à l’intégrité de la compétition

Expulsé lors du seizième de finale face à la Bosnie-Herzégovine, Folarin Balogun devait normalement purger un match de suspension. Mais dimanche, la commission de discipline de la FIFA a décidé d’annuler cette sanction, permettant ainsi à l’attaquant de l’AS Monaco de disputer le choc contre la Belgique.

Selon plusieurs médias américains, cette décision serait intervenue après des démarches entreprises par la Maison Blanche. L’Associated Press évoque des contacts directs avec la FIFA, tandis que le New York Times affirme que le président Donald Trump aurait personnellement échangé avec Gianni Infantino, président de la FIFA.

Ces révélations ont suscité une vive réaction de l’UEFA.

Dans un communiqué particulièrement ferme, l’instance européenne estime que la FIFA a « franchi une ligne rouge » en suspendant l’application automatique d’un carton rouge.

Pour l’UEFA, les règles disciplinaires constituent l’un des fondements essentiels de l’équité sportive. Elle rappelle que de nombreux joueurs ont déjà purgé leur suspension après une expulsion similaire et estime que cette décision risque de créer un précédent susceptible de fragiliser l’ensemble de la compétition.

Selon l’organisation, « l’intégrité du jeu est menacée et la crédibilité de la compétition compromise ».

Sepp Blatter fustige l’influence de Donald Trump

Les critiques ne viennent pas uniquement des institutions européennes. L’ancien président de la FIFA, Sepp Blatter, s’est lui aussi exprimé avec virulence sur les réseaux sociaux.

Le dirigeant suisse, qui avait quitté la tête de la FIFA en 2015, juge préoccupant qu’une décision disciplinaire puisse être influencée par une intervention politique.

« Les cartons rouges ne sont pas annulés par des appels téléphoniques politiques. Ils sont annulés par des règles, des preuves et des organismes indépendants », a-t-il écrit.

Blatter s’interroge également sur la gouvernance actuelle de l’instance mondiale, estimant que le football « ne doit jamais devenir un terrain de jeu pour le pouvoir politique ».

Une décision qui fragilise la FIFA

Au-delà du cas Balogun, cette affaire relance le débat sur l’indépendance des organes disciplinaires de la FIFA.

Si l’article 27 du Code disciplinaire permet effectivement, dans certaines circonstances exceptionnelles, de suspendre l’exécution d’une sanction, de nombreux observateurs s’interrogent sur les conditions ayant conduit à son application dans ce dossier.

À quelques jours des derniers matchs à élimination directe de la Coupe du monde, la polémique dépasse désormais le cadre sportif. Entre accusations d’ingérence politique, critiques institutionnelles et interrogations sur l’égalité de traitement entre les sélections, la FIFA se retrouve confrontée à l’une des controverses les plus sensibles de cette édition 2026.