Ebola : quatre patients guéris à Logo, les autorités appellent à une prise en charge précoce

Une lueur d’espoir apparaît dans la lutte contre la maladie à virus Ebola en Ituri. Quatre patients pris en charge au Centre de traitement Ebola de Logo, dans le territoire de Mahagi, ont été officiellement déclarés guéris, illustrant l’efficacité d’une prise en charge rapide face à cette maladie hautement dangereuse.

Cette annonce, faite par les autorités sanitaires, intervient alors que la surveillance épidémiologique se poursuit dans cette partie du nord-est de la République démocratique du Congo afin de contenir la propagation du virus.

Une prise en charge rapide qui sauve des vies

Pour le Dr Jean-Paul Uvoyo Ulangi, conseiller national santé de Malteser International en RDC, cette nouvelle confirme que la maladie peut être vaincue lorsque les patients consultent dès l’apparition des premiers symptômes.

Le responsable sanitaire a appelé la population à éviter l’automédication ou le maintien à domicile en cas de signes suspects, soulignant que l’accès rapide à une structure spécialisée augmente considérablement les chances de guérison.

Il a également rendu hommage au personnel médical engagé dans la riposte, saluant son professionnalisme et son dévouement auprès des malades.

Le médecin directeur de l’Hôpital général de référence de Logo, Dr Thomas Eneko, a confirmé la guérison des deux derniers patients encore hospitalisés. Il a, par ailleurs, remercié les partenaires impliqués dans la réponse sanitaire, notamment Malteser International, pour son soutien au fonctionnement du Centre de traitement Ebola.

Le témoignage d’une survivante pour briser la peur

Parmi les personnes déclarées guéries figure une survivante qui a livré un témoignage particulièrement poignant.

Elle a raconté avoir perdu plusieurs membres de sa famille à Bunia, expliquant que les délais d’obtention des résultats d’analyses avaient retardé la prise en charge de certains malades.

Selon elle, la rapidité des soins reçus au Centre de traitement Ebola de Logo a joué un rôle déterminant dans son rétablissement.

Elle a ainsi invité les populations à ne pas craindre les centres spécialisés et à consulter sans attendre dès les premiers symptômes.

La vigilance reste de mise après plusieurs décès

Malgré ces guérisons encourageantes, les autorités sanitaires restent en état d’alerte.

Elles signalent que quatre décès ont été enregistrés parmi des personnes originaires d’Alagi, identifiées comme contacts d’un cas confirmé en provenance de la région minière de Kudinywara, avec des liens épidémiologiques vers Pluto et Bunia.

Face à cette situation, les équipes sanitaires poursuivent les activités de surveillance, le suivi des contacts et les campagnes de sensibilisation communautaire afin de détecter rapidement de nouveaux cas et de limiter la propagation du virus.

Si ces quatre guérisons constituent un motif d’espoir, les autorités rappellent que la lutte contre Ebola repose avant tout sur la détection précoce des cas, une prise en charge rapide et le respect strict des mesures de prévention.

Goma : plus de 50 jeunes interpellés par la police de l’AFC/M23, la société civile redoute des disparitions forcées

Une nouvelle opération sécuritaire menée à Goma suscite une vive inquiétude. Plus d’une cinquantaine de jeunes ont été interpellés mardi 7 juillet dans plusieurs quartiers de la commune de Karisimbi par des éléments de la police relevant de l’administration de l’AFC/M23. Depuis, leurs proches sont sans nouvelles et les organisations locales de jeunesse redoutent des disparitions forcées, voire un éventuel enrôlement.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les arrestations se sont déroulées aux abords de l’ancien camp militaire de Katindo, notamment sur les avenues Salongo 3 et Katoyi 1, à la frontière des quartiers Kasika et Mabanga Nord.

Une opération menée sans communication officielle

D’après des habitants, les personnes interpellées étaient principalement de jeunes garçons, mais également des jeunes filles et des enfants. Certains riverains affirment que plusieurs d’entre eux avaient été dénoncés ces dernières semaines pour des faits présumés de vols ou de consommation de chanvre.

Après leur arrestation, les jeunes auraient été rassemblés sur le terrain de l’ancien camp militaire de Katindo avant d’être embarqués dans plusieurs camions en direction d’un lieu inconnu.

À ce stade, aucune autorité de l’administration de l’AFC/M23 n’a communiqué officiellement sur les motifs précis de ces interpellations, ni sur le lieu où les personnes arrêtées seraient détenues.

Face à cette absence d’informations, plusieurs habitants demandent qu’un tri soit rapidement effectué afin que les personnes arrêtées sans éléments à charge puissent être remises en liberté.

Le Conseil communal de la jeunesse redoute des enlèvements

Le Conseil communal de la jeunesse de Karisimbi est monté au créneau mercredi 8 juillet pour dénoncer ce qu’il qualifie d’enlèvement de plus de cinquante jeunes.

Son président, Claude Rugo, affirme que les victimes ont été embarquées de force dans plusieurs véhicules qui appartiendraient aux éléments de l’AFC/M23.

Selon lui, les familles ignorent totalement où se trouvent leurs proches et dans quelles conditions ils sont retenus.

La structure de jeunesse dit craindre un éventuel enrôlement forcé de certains jeunes au sein du mouvement armé et appelle l’opinion nationale ainsi que la communauté internationale à se mobiliser afin d’obtenir leur libération.

Elle réclame également l’ouverture d’enquêtes indépendantes sur les assassinats et les différents cas d’insécurité signalés dans cette partie de la province du Nord-Kivu.

Un climat sécuritaire toujours plus tendu à Goma

Cette nouvelle vague d’interpellations intervient quelques jours seulement après une précédente opération menée dans la ville de Goma.

À cette occasion, plusieurs jeunes avaient été arrêtés pour non-respect des mesures édictées par les autorités locales de l’AFC/M23 et poursuivis pour « trouble à l’ordre public ». Ces arrestations étaient intervenues alors que de nombreux habitants célébraient le parcours des Léopards de la RDC à la Coupe du monde 2026.

Les jeunes concernés avaient finalement été libérés après avoir passé deux nuits en détention.

La nouvelle opération menée à Katindo ravive aujourd’hui les inquiétudes des habitants, dans une ville où les questions de sécurité et de protection des civils demeurent au cœur des préoccupations.

Coupe du monde 2026 : le FBI enquête sur les finances de la Fédération argentine en pleine compétition

Au lendemain de sa spectaculaire qualification pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2026, l’Argentine fait face à une tout autre bataille, cette fois loin des terrains. Alors que l’Albiceleste est déjà au cœur d’une vive controverse après son succès renversant contre l’Égypte (3-2), une enquête menée par le FBI sur les finances de la Fédération argentine de football (AFA) vient ajouter une nouvelle zone de turbulences autour du champion du monde.

Selon plusieurs médias, dont La Nacion et Fox Sports, des procureurs fédéraux américains et des agents du FBI examinent des opérations financières réalisées par l’AFA via le système bancaire des États-Unis. Les investigations portent sur d’éventuels faits de blanchiment d’argent, de fraude et d’autres infractions financières.

Des centaines de millions de dollars dans le viseur des enquêteurs

L’enquête cible principalement les flux financiers liés aux contrats commerciaux internationaux de la Fédération argentine, présidée par Claudio « Chiqui » Tapia.

D’après les informations publiées par La Nacion, près de 260 millions de dollars auraient transité par plusieurs établissements bancaires américains, notamment Citibank, Bank of America, JP Morgan, PNC Bank et Synovus Bank.

Les autorités américaines cherchent à déterminer si une partie de ces transactions pourrait relever de la juridiction fédérale américaine en raison de leur passage par le système bancaire du pays.

Au cœur des investigations figure notamment TourProdEnter LLC, une société chargée de gérer les revenus commerciaux internationaux de l’AFA.

Les enquêteurs s’intéressent à plusieurs dizaines de millions de dollars dont la destination finale ne serait pas clairement documentée, ainsi qu’à des paiements effectués vers certaines sociétés dont les activités font aujourd’hui l’objet de vérifications.

Le FBI auditionne plusieurs témoins

L’enquête est entrée dans une nouvelle phase avec les premières auditions de témoins.

Parmi les personnes entendues figure notamment l’homme d’affaires Guillermo Tofoni, interrogé par visioconférence par des procureurs spécialisés dans les crimes financiers.

Les autorités américaines envisageraient également de recueillir les témoignages d’anciens responsables du gouvernement argentin susceptibles de disposer d’informations sur les opérations financières concernées.

En parallèle, plusieurs procédures judiciaires se poursuivent en Argentine. Selon La Nacion, certaines personnes mises en cause tentent de contester l’utilisation des documents bancaires obtenus par la justice américaine, ce qui ralentit l’avancement des dossiers devant les tribunaux argentins.

Une affaire qui éclate au pire moment pour l’Albiceleste

Cette révélation intervient dans un contexte déjà particulièrement tendu pour l’Argentine.

Quelques heures auparavant, la qualification de l’Albiceleste face à l’Égypte avait déclenché une importante polémique arbitrale. La Fédération égyptienne a officiellement saisi la FIFA pour contester plusieurs décisions prises par l’arbitre français François Letexier, allant jusqu’à demander son exclusion du reste de la compétition.

Sur les réseaux sociaux comme dans plusieurs médias internationaux, ces controverses alimentent un climat de défiance autour du Mondial 2026 et de la gouvernance de la FIFA.

L’ouverture de cette enquête américaine vient ainsi renforcer l’attention portée à la Fédération argentine au moment où la sélection de Lionel Messi poursuit son parcours dans la compétition.

À ce stade, aucune inculpation ni aucune culpabilité n’ont été établies. Les investigations se poursuivent et les personnes visées bénéficient pleinement de la présomption d’innocence. Toutefois, le fait que le FBI enquête sur les finances de l’AFA en pleine Coupe du monde constitue déjà un événement majeur, susceptible d’avoir des répercussions bien au-delà des terrains de football.

Classement FIFA : La RDC grimpe à la 41e place mondiale et 7e en Afrique

La République démocratique du Congo poursuit sa progression au classement FIFA. Les Léopards gagnent 5 places et pointent désormais à la 41e position mondiale. Sur le continent, ils s’installent à la 7e place africaine. Une montée logique pour une sélection qui a montré un autre visage au Mondial 2026. Le classement mondial reste dominé par l’Argentine, devant l’Espagne et la France qui complète le podium.

Un bond de 5 places : les Léopards récompensés par la FIFA

Le nouveau classement publié par la FIFA confirme la belle dynamique congolaise. En passant 41e nation au monde, la RDC signe sa meilleure progression de l’année. En Afrique, elle se hisse au 7e rang, derrière le Maroc 7e mondial, le Sénégal, le Nigeria, l’Égypte, l’Algérie et la Côte d’Ivoire.

Ce bond n’a rien d’un hasard. Il traduit la régularité et la solidité affichées par les fauves congolais lors du dernier rassemblement international. La FIFA valorise désormais une équipe qui ne subit plus, mais qui impose son rythme. Un signal fort envoyé aux autres nations.

Mondial 2026 : 4 points et une sortie la tête haute dans le groupe K

Cette progression fait directement écho au parcours des Léopards au Mondial 2026. Versés dans le groupe K, les congolais ont terminé parmi les meilleurs 3e avec 4 points. D’abord un match nul 1-1 face au Portugal de Cristiano Ronaldo. Un résultat d’autorité qui a montré que la RDC pouvait rivaliser avec les cadors. Ensuite une victoire nette 3-1 contre l’Ouzbékistan pour valider la qualification au tour suivant.

Avec cette copie, la RDC a prouvé qu’elle n’était pas venue en simple figurante. Solide défensivement, tranchante offensivement, l’équipe a coché toutes les cases du football moderne. De quoi convaincre la FIFA et faire grimper les points au classement.

Élimination par l’Angleterre 1-2 en 16e, mais des certitudes engrangées

Le parcours s’est arrêté en 16e de finale. Face à l’Angleterre, les Léopards ont livré un match à intensité élevée avant de s’incliner 1-2. Une sortie frustrante, mais pas humiliante. Bien au contraire.

Quitter le Mondial contre un favori, après avoir tenu la dragée haute au Portugal et dominé l’Ouzbékistan, c’est construire. Cette campagne donne de la crédibilité au projet. Elle offre des points FIFA, mais surtout de la confiance. La RDC a désormais le statut d’une nation qui compte et qui fait peur.

Kinshasa : Le Gouvernement provincial signe un accord avec l’Université Jain pour des bourses d’études en Inde

Le Gouvernement provincial de Kinshasa et l’Université Jain de Bangalore, basée en Inde, ont paraphé, mardi 7 juillet 2026, à Kinshasa, un protocole d’accord, pour ouvrir des opportunités concrètes en matière d’éducation, de formation, de santé, d’infrastructures et de numérique. Les premiers bénéficiaires, des étudiants kinois boursiers, prendront le chemin de l’Inde dès cette année.

Au cœur de cet accord figure la mobilité académique. Le protocole prévoit l’octroi de bourses d’études pour des élèves et étudiants de la capitale souhaitant se former à l’Université Jain. Un dispositif qui va au-delà du simple départ à l’étranger.

Selon le ministre provincial en charge de l’Éducation et de la Formation Professionnelle, Thierry Tshitenga Kabuya, ce partenariat inclut aussi le transfert de savoir-faire indien, notamment dans la transformation numérique. Des programmes de formation professionnelle de proximité sont également envisagés via des unités mobiles déployées dans les communes.

Pour Kinshasa, il s’agit de répondre à deux urgences. D’abord l’accès à une formation de qualité. Ensuite l’adéquation entre les diplômes et les besoins du marché local. L’Inde, reconnue pour ses pôles technologiques et ses universités à coûts maîtrisés, devient ici un partenaire stratégique.

Bien plus, le mémorandum d’entente couvre également les infrastructures et la santé. Concrètement, l’accord ouvre la voie à l’implantation de structures médicales dans la capitale. L’idée est de coupler la formation des professionnels de santé avec l’amélioration de l’offre de soins pour la population.

D’après l’Hôtel de ville de Kinshasa, cette approche globale s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, qui place le capital humain au centre du développement. Former, soigner et équiper sont les trois piliers d’une politique urbaine ambitieuse pour une ville de plus de 17 millions d’habitants.

Lancement dès 2026 : l’Université Jain confirme son engagement

Côté indien, l’enthousiasme est au rendez-vous. Lohith Kishan, alors Directeur des Relations Extérieures de l’Université Jain, a salué la signature de ce mémorandum. À l’en croire, le programme spécial de bourses pour les congolais sera activé avant la fin de l’année 2026.

L’université s’engage par ailleurs sur le long terme. Au-delà des bourses, elle promet d’accompagner la RDC à travers des initiatives d’innovation, de renforcement des capacités et de recherche appliquée.

Coupe du monde 2026 : l’Égypte saisit la FIFA et réclame l’exclusion de l’arbitre français François Letexier

Le coup de sifflet final n’a pas seulement scellé l’élimination de l’Égypte. Il a déclenché une véritable tempête. Battus 3-2 par l’Argentine mardi soir en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, les Pharaons refusent de tourner la page. Quelques heures après cette défaite au scénario cruel, la Fédération égyptienne a officiellement saisi la FIFA et réclame l’exclusion de l’arbitre français François Letexier jusqu’à la fin du tournoi.

La colère est immense au Caire. Alors que les hommes d’Hossam Hassan menaient encore 2-0 à la 78e minute, ils ont vu l’Argentine renverser le match en dix minutes. Un effondrement sportif, mais surtout, selon les Égyptiens, une série de décisions arbitrales qui auraient pesé lourd dans le destin de la rencontre.

Le but refusé qui fait basculer la colère égyptienne

Au cœur de la polémique, une action qui continue d’enflammer les débats. À la 58e minute, Mostafa Ziko pensait offrir un troisième but à l’Égypte. Mais après intervention du VAR, François Letexier a annulé la réalisation pour une faute commise plus tôt dans l’action par un joueur égyptien.

Pour les Pharaons, cette décision reste incompréhensible. Ils dénoncent également une faute non sifflée sur Mohamed Salah juste avant le troisième but argentin inscrit dans le temps additionnel. Deux épisodes qui alimentent aujourd’hui leur sentiment d’injustice.

« Ce qui s’est passé n’était ni juste ni équitable. Un de nos buts a été annulé et nous ne savons pas pourquoi », a lancé le sélectionneur Hossam Hassan après la rencontre.

Une plainte officielle déposée contre le trio arbitral français

Selon plusieurs médias internationaux, le président de la Fédération égyptienne, Hany Abo Rida, a adressé une plainte formelle à la FIFA visant François Letexier ainsi que ses assistants Cyril Mugnier et Mehdi Rahmouni.

Le dirigeant réclame l’ouverture d’une enquête sur les décisions prises pendant le match et demande que le trio arbitral soit retiré du reste de la compétition. Une démarche rare à ce stade d’un Mondial, qui témoigne de l’ampleur de la frustration égyptienne.

Sur le terrain déjà, la tension avait explosé en fin de rencontre. Quatre joueurs égyptiens ont été avertis après la 90e minute, tandis qu’un membre du staff a été expulsé.

« Le tournoi a été arrangé » : des accusations très lourdes

Les déclarations d’après-match ont encore fait monter la température. Auteur du but refusé, Mostafa Ziko n’a pas caché sa colère.

« L’arbitre n’a pas été juste. L’injustice était claire. Nous avons fait un bon travail, mais il est évident que ce tournoi a été arrangé », a-t-il affirmé à la BBC avant de lancer, avec ironie : « Félicitations à l’Argentine pour la Coupe du monde ! »

Hossam Hassan est allé encore plus loin en évoquant des « facteurs extérieurs » et un soutien accordé au champion du monde en titre. Des accusations graves qui placent désormais la FIFA sous pression à quelques jours des quarts de finale.

Une chose est sûre : cette soirée restera comme l’une des plus controversées du Mondial 2026. L’Argentine poursuit sa route, mais l’Égypte quitte la compétition avec un profond sentiment d’injustice… et une bataille désormais ouverte dans les coulisses du football mondial.

Mondial 2026 : L’Argentine renverse l’Égypte 3-2 dans un match spéculaire et file en quart de finale

Dans un huitième de finale de la Coupe du Monde 2026 absolument spectaculaire, ce mardi 7 juillet 2027, l’Argentine a éliminé l’Égypte 3-2 après avoir été menée 2-0 jusqu’à la 78e minute. Un scénario cruel pour les Pharaons, qui voyaient déjà la porte des quarts de finale s’ouvrir, et une leçon de résilience pour les Albicelestes, qui ont une nouvelle fois prouvé pourquoi ils sont tenants du titre.

Le rêve égyptien a duré longtemps. Dès la 15e minute, Y. Ibrahim a profité d’une erreur défensive pour glacer le stade. Puis, à la 67e, M. Ziko a doublé la mise sur un contre parfaitement exécuté. 2-0. À 12 minutes de la fin, l’Égypte tenait son exploit. Le bloc était compact, les contres étaient tranchants, et les 5 tirs égyptiens avaient fait deux fois mouche. En face, l’Argentine poussait avec 61% de possession, mais butait sur un mur et sur la fébrilité. Le cauchemar a même failli être total quand Lionel Messi a raté un penalty en première période. Le silence est retombé sur le banc argentin. L’histoire semblait s’écrire contre eux.

L’expérience argentine fait la différence

L’expérience ne se simule pas. Ça se gagne. Et ça se sort quand il le faut. À la 79e, C. Romero a relancé tout un pays d’une tête rageuse sur corner. 2-1. Quatre minutes plus tard, le football a rendu justice à son roi. Sur un service en profondeur, Lionel Messi a pris sa revanche sur son penalty manqué et a crucifié le gardien d’une frappe bien millimétrée à la 83e. 2-2. Avec ce but, Messi totalise 8 réalisations dans ce Mondial et dépasse désormais Mbappé et Haaland au classement des buteurs. Le stade a basculé. Les Pharaons, eux, ont vu leurs jambes se faire lourdes et leur rêve commencer à s’éloigner.

Un uppercut à la 90+3 : l’effondrement des Pharaons

La fin du match a été un uppercut. L’Égypte, acculée, a reculé trop bas. Dans les arrêts de jeu, à la 90+3, E. Fernández a surgi pour reprendre un ballon traînant et offrir la victoire 3-2. Trois buts en 14 minutes. Un effondrement pour l’Égypte qui menait encore 2-0 à la 76e, et une explosion de joie pour l’Argentine.

Statistiquement, la domination était déjà argentine : 17 tirs contre 5, 7 tirs cadrés contre 2. Mais le football ne se joue pas qu’aux chiffres. Il se joue dans la tête. Et là, les champions du monde ont fait parler leur ADN de compétiteurs.

Direction les quarts : l’Argentine envoie un message

L’Argentine file donc en quart de finale, portée par un Messi décisif même après un échec, et par une équipe qui a refusé de mourir. Pour l’Égypte, la déception est immense. Mener 2-0 à un quart d’heure de la fin d’un huitième de Coupe du Monde et sortir… ça laisse des traces. Mais les Pharaons repartent la tête haute : ils ont bousculé le géant. De l’autre côté, l’Albiceleste envoie un message clair : même menée, même bousculée, même quand Messi rate un penalty, cette équipe trouve toujours le chemin.

Le gouvernement révise le budget 2026 à 21,9 milliards USD et mise sur les investissements prioritaires

Face à un contexte économique international moins favorable, le gouvernement congolais revoit sa copie budgétaire sans renoncer à ses ambitions. Présentant, mardi 7 juillet, le projet de loi de finances rectificative devant le Sénat réuni en session extraordinaire, le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a défendu un collectif budgétaire qui ajuste les ressources de l’État tout en maintenant le cap sur les secteurs prioritaires.

Équilibré en recettes et en dépenses à 21,9 milliards de dollars américains, soit 50.295 milliards de francs congolais, ce nouveau budget traduit la volonté de l’exécutif d’adapter les finances publiques à l’évolution de la conjoncture économique nationale et internationale.

Un budget revu à la baisse sous l’effet du recul des financements extérieurs

Le projet de loi de finances rectificative enregistre une diminution de 7,4 % par rapport au budget initial, fixé à 22 milliards de dollars américains (54.336 milliards de francs congolais).

Selon Adolphe Muzito, cette baisse s’explique principalement par la diminution des ressources extérieures, qui oblige le gouvernement à réajuster ses prévisions financières.

Le budget général est désormais arrêté à 19,8 milliards de dollars américains (45.320 milliards de francs congolais), soit une baisse de 7,5 %. Les budgets annexes sont fixés à 389,6 millions de dollars, tandis que les comptes spéciaux s’établissent à 1,78 milliard de dollars, enregistrant tous deux une réduction de 7,3 %.

Malgré cette contraction, l’exécutif affirme avoir procédé à une redistribution des crédits afin de préserver les dépenses jugées essentielles et de soutenir les investissements publics.

Des recettes en hausse pour financer les secteurs prioritaires

Si les ressources extérieures diminuent, les recettes courantes affichent en revanche une progression significative. Elles passent de 14,4 milliards à 15,2 milliards de dollars américains, soit une augmentation de 739,5 millions de dollars.

Ces ressources supplémentaires permettront de financer plusieurs priorités gouvernementales, notamment :

  • 45 millions de dollars destinés au paiement des salaires ;
  • 87 millions de dollars pour les transferts et subventions ;
  • 162 millions de dollars consacrés aux investissements financés sur ressources propres ;
  • 360 millions de dollars affectés aux dépenses exceptionnelles.

Cette réorientation budgétaire vise à préserver les engagements de l’État tout en maintenant les programmes d’investissement malgré les contraintes financières.

Les euro-obligations au cœur de la stratégie de financement

Le projet de loi de finances rectificative introduit également un nouvel instrument de financement avec l’intégration de la première tranche des euro-obligations (Eurobonds), évaluée à 650 millions de dollars américains.

Ces ressources seront mobilisées pour soutenir des projets d’investissement structurants considérés comme stratégiques pour le développement du pays.

En parallèle, le gouvernement prévoit d’accroître les émissions d’obligations du Trésor à hauteur de 308 millions de dollars américains afin de contribuer à la couverture du déficit budgétaire.

À travers ce collectif budgétaire, l’exécutif cherche ainsi à concilier discipline financière, maintien des dépenses essentielles et poursuite des investissements destinés à soutenir la croissance économique de la République démocratique du Congo.

Lutte contre la corruption en RDC : le gouvernement, l’ONU et le secteur privé unissent leurs forces pour accélérer la réforme

La République démocratique du Congo accélère sa stratégie de lutte contre la corruption. Quelques jours après l’adoption en Conseil des ministres du projet de loi dédié à cette problématique, le ministère de la Justice, le Pacte mondial des Nations Unies (UN Global Compact) en RDC et les représentants du secteur privé ont affiché un front commun pour accompagner cette réforme ambitieuse.

Réunis Mardi 7 juillet à Kinshasa autour du ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, les différents partenaires ont réaffirmé leur engagement à bâtir un environnement plus transparent, plus intègre et plus favorable aux investissements.

Une réforme élaborée en concertation avec les partenaires

Cette rencontre de travail a permis de faire le point sur les avancées du projet de loi, adopté le 26 juin dernier en Conseil des ministres. Les discussions ont porté sur les derniers ajustements techniques ainsi que sur les prochaines étapes, notamment la vulgarisation du texte auprès des entreprises, des institutions publiques et de la société civile.

La directrice du UN Global Compact RDC, Jessica Webe, s’est félicitée de la qualité du travail réalisé en collaboration avec le ministère de la Justice. Selon elle, près de 75 % des recommandations formulées par la commission anti-corruption de l’organisation ont été retenues dans la version actuelle du projet de loi, illustrant une démarche participative menée durant plusieurs mois.

Cette collaboration témoigne de la volonté des autorités congolaises de s’appuyer sur les meilleures pratiques internationales afin de renforcer l’efficacité du futur dispositif légal.

Le secteur privé prêt à accompagner la mise en œuvre

Président tournant de la commission anti-corruption du UN Global Compact, le Directeur général adjoint d’Equity BCDC, Hugues Boketsu Efole, a réaffirmé l’engagement du secteur privé à soutenir cette réforme.

Pour les entreprises, l’objectif est clair : contribuer à restaurer la confiance dans les institutions, améliorer le climat des affaires et promouvoir des pratiques de gouvernance conformes aux standards internationaux.

Les partenaires ont également annoncé le lancement prochain d’une vaste campagne de sensibilisation destinée aussi bien aux entreprises qu’aux organisations de la société civile. Cette initiative vise à faciliter l’appropriation du futur cadre juridique et à garantir son application effective dès son entrée en vigueur.

Un nouveau cadre juridique pour renforcer la gouvernance

Le projet de loi anticorruption ambitionne de moderniser en profondeur l’arsenal juridique congolais. Il s’articule autour de quatre piliers majeurs : la prévention, la protection, la répression et les procédures judiciaires.

Le texte introduit également plusieurs innovations, notamment le renforcement de la coopération internationale, le recouvrement des avoirs acquis illicitement ainsi que l’obligation, pour les entreprises, de mettre en place des mécanismes internes de prévention de la corruption.

À travers cette réforme, les autorités congolaises entendent consolider la gouvernance publique, améliorer durablement le climat des affaires et rapprocher la RDC des standards internationaux en matière de transparence, d’intégrité et de bonne gouvernance.

Nations-Unies : Judith Suminwa préside un débat du Conseil de sécurité sur les violences sexuelles liées aux conflits ce mercredi 8 juillet

La République démocratique du Congo assure la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations-Unies depuis le 1er juillet 2026. Une première pour le pays depuis plus de 30 ans. Pour marquer cette prise de fonction, la Première Ministre, Judith Suminwa, dirigera, ce mercredi 8 juillet 2026, un débat public de haut niveau. Le thème est : « Femmes, Paix et Sécurité. Honorer la promesse du droit international envers les survivants de violences sexuelles liées aux conflits ».

En effet, Kinshasa veut porter la voix des victimes et pousser la communauté internationale à traduire ses engagements en actions concrètes face à la hausse des violences sexuelles dans les zones de conflit.

Durant ce débat, la RDC entend aussi mettre en avant 3 priorités. D’abord, le renforcement de la lutte contre l’impunité des auteurs de violences sexuelles. Ensuite, la protection durable des populations civiles. Enfin, l’amélioration de l’accès des survivants aux soins, à la justice, aux réparations et à la réinsertion.

Le choix de la thématique reflète la situation sécuritaire actuelle du pays. La RDC est elle-même confrontée aux violences sexuelles liées aux conflits dans sa partie Est. Les groupes armés, notamment les rebelles de l’AFC-M23, sont accusés de tuer et maltraiter des paisibles populations pour des fins économiques. Plusieurs rapports des organismes internationaux ont pointé du doigt le régime de Kigali d’alimenter ces crimes derrière des forces obscures.

En présidant ce débat, la nation congolaise fait de son expérience un levier diplomatique pour influencer l’agenda global.

Un lien entre violences sexuelles, guerre et ressources naturelles

Ce débat s’inscrit dans une vision plus large de la présidence congolaise. Kinshasa établit un lien direct entre les violences sexuelles, les économies de guerre et l’exploitation illicite des ressources naturelles. Pour la RDC, ces trois facteurs sont interdépendants et alimentent l’instabilité, en particulier dans l’Est du pays.

En outre, cette approche rejoint les rapports de l’ONU qui pointent le financement des groupes armés par le commerce illégal des minerais comme un moteur des violences basées sur le genre.

Deux autres rendez-vous majeurs prévus en juillet

La présidence congolaise du Conseil de sécurité ne s’arrête pas là. Deux autres temps forts sont déjà annoncés. Le 13 juillet, une réunion de formule « Arria » consacrée aux ressources naturelles, aux conflits et à la paix. Le 21 juillet, un débat public de haut niveau sur « La gouvernance des ressources naturelles, fondement de la paix, de la sécurité et de la prospérité ».

À travers cette présidence, la République démocratique du Congo affirme sa volonté de mettre son expérience de terrain au service de la communauté internationale. L’objectif reste le même : obtenir une réponse plus efficace aux défis de la paix, de la justice et de la protection des populations civiles.