À peine une semaine après la signature de l’accord de paix RDC-Rwanda à Washington, un rapport confidentiel des Nations Unies, révélé par le média belge De Standaard, jette une ombre noire sur les intentions réelles du Rwanda. D’après ce document explosif, Kigali poursuit une stratégie méthodique d’annexion de l’Est congolais, avec l’appui du M23, en violation flagrante des engagements pris en juin.
Rédigé par le Groupe d’experts de l’ONU sous la direction de la juriste belge Mélanie De Groof, ce rapport repose sur des sources internes rwandaises. Il décrit en détail la mise en place d’un “État parallèle” contrôlé par le Rwanda dans les territoires occupés, notamment à Goma et Bukavu.
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Le Rwanda installe un État parallèle dans l’est de la RDC
Selon les experts, le M23, avec l’appui logistique et militaire de Kigali, contrôle désormais des fonctions administratives clés :
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Gouverneurs et maires
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Police, douanes, migration
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Gestion des mines stratégiques (coltan, étain)
Ce contrôle ne serait pas provisoire : les chefs rebelles refusent tout retrait, malgré l’accord signé. Pire encore, la chute de Bukavu en février aurait permis au M23 de s’emparer de nouveaux sites miniers, notamment ceux de Rubaya, riches en coltan.
Un accord de paix RDC-Rwanda vidé de son sens ?
Pour les experts de l’ONU, la finalité de Kigali est claire : établir une domination durable sur l’est de la RDC. Le retrait annoncé dans l’accord de paix RDC-Rwanda n’a jamais débuté, et au contraire, les forces rwandaises renforcent leur présence via le M23.
Les rebelles n’auraient aucun intérêt à un retour à l’ordre constitutionnel, ce qui invalide de fait l’accord signé à Washington. Pour Kinshasa, c’est une trahison en bonne et due forme, qui pourrait justifier un recours au Conseil de sécurité de l’ONU.
Silence international et retour des tensions
Ces révélations relancent la colère à Kinshasa, où le gouvernement dénonce depuis des mois le double jeu du Rwanda. L’accord de paix RDC-Rwanda, vanté comme un pas vers la stabilité, pourrait bien n’avoir été qu’un stratagème diplomatique.
La question reste ouverte : la communauté internationale osera-t-elle enfin agir face à cette annexion rampante de l’est congolais ?

Ces avions seront affectés à l’état-major général ainsi qu’à l’état-major de la force terrestre, avec pour mission principale d’optimiser les déplacements des officiers supérieurs. L’objectif est d’améliorer la supervision directe des troupes sur le terrain, permettant ainsi une réactivité accrue face aux défis sécuritaires dans plusieurs régions du pays.
« À Joseph Kabila : aucune raison, même stratégique, ne saurait justifier une collaboration avec ceux qui déchirent notre pays. Je vous exhorte de quitter Goma, ville martyre aujourd’hui occupée avec la complicité des forces ennemies. L’histoire ne pardonne pas les trahisons », déclare-t-il solennellement.