Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Shabani Lukoo Jacquemain, a officiellement lancé, ce mardi 13 mai, l’opération Ndobo à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango, pour renforcer la sécurité et traquer les Kuluna. Cette initiative, déjà en cours à Kinshasa, au Kongo-Central et au Haut-Katanga, vise à éradiquer le banditisme urbain et la criminalité sous toutes ses formes.
Une mobilisation pour la sécurité
Avant le lancement, le Vice-Premier Ministre Shabani a présidé une parade de réarmement moral en présence des éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC), rappelant l’importance de la discipline dans les rangs des forces de l’ordre. Il a souligné que l’opération Ndobo s’inscrit pleinement dans la vision du Président Félix Tshisekedi pour sécuriser les citoyens et leurs biens.
Le commissaire provincial de la PNC, Jean-Paul Polo Ditoto, a salué l’engagement de ses hommes, tout en appelant à une amélioration des conditions de travail pour une efficacité accrue sur le terrain. Le gouverneur du Kwango, William Bitwisila, a pour sa part souligné le défi posé par le manque d’effectifs policiers dans sa province, un frein majeur aux opérations de sécurisation.
Premiers résultats prometteurs
À l’issue de la cérémonie, plusieurs Kuluna ont été présentés au ministre comme premiers résultats de l’opération, illustrant les progrès rapides de cette initiative. Avec plus de 6 000 criminels déjà arrêtés dans les provinces concernées, Ndobo apparaît comme une réponse concrète à l’insécurité, répondant ainsi au deuxième pilier du programme d’action du Chef de l’État, axé sur la protection des personnes et de leurs biens.

Les deux camps ont convenu d’arrêter les hostilités sans délai et de rejeter toute forme de discours haineux. Ils se sont engagés à ouvrir un dialogue franc pour s’attaquer aux causes profondes du conflit dans l’est de la RDC. Les médiateurs ont invité les communautés locales, les chefs religieux et les médias à soutenir cette dynamique de paix.
Quant à l’émissaire zambien, il a souligné la neutralité de son pays dans le conflit congolais, tout en appelant à une paix durable en RDC, condition sine qua non à toute ambition économique partagée.