RDC-Elections : plus de 349 000 agents électoraux seront formés

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) se dit déterminée à tenir les élections dans le délai constitutionnel.

 

La CENI a clôturé lundi 6 novembre 2023, sur toute l’étendue de la RDC, le niveau 2 de la formation des formateurs électoraux. Pour le rapporteur adjoint de la CENI, Paul Mohindo Mulemberi, le chronogramme a été respecté, c’est un premier pari remporté.

La CENI se dit déterminée à tenir les élections dans le délai constitutionnel. C’était au cours de la clôture lundi 6 novembre sur toute l’étendue de la RDC du niveau 2 de la formation des formateurs électoraux. L’institution chargée des élections procède au déploiement du matériel électoral dans tous les bureaux de vote.

Après la formation des formateurs, ceux-ci assureront à leur tour, dans les jours qui suivent, la formation de plus de 349 000 agents électoraux.

RCA: de la malversation financière sur les fonds des agents recenseurs de l’ANE

De nombreux cas de détournements des fonds alloués pour  rémunérer les agents recenseurs, agents Covid et chefs de quartiers dans le processus d’enrôlement sur la liste électorale, ont été enregistrés dans plusieurs centres en général et la Sous-préfecture de Boda dans la Lobaye en particulier.

Le constat a été fait par Maxime Bondjo, député de Boda, lors d’une mission qu’il a effectuée dans le cadre de sensibilisation d’enregistrement sur la liste électorale pour les prochaines élections groupées.

Le chronogramme de l’Autorité Nationale des Elections prévoit que les élections groupées auront lieu le 27 décembre 2020. A cet effet, l’Autorité Nationale des Elections qui est chargée de l’organisation de ce scrutin avait procédé au démembrement de ses membres dans les localités du pays pour l’opération d’enrôlement sur la liste électorale. Chose qui a été faite. Mais au retour, plusieurs cas de détournements ont été enregistrés dans plusieurs centres de la capitale et de l’intérieur du pays.

Pour preuve, dans les centres d’enrôlement de Boda et de Lobaye-Ngotto, les agents recenseurs, agents COVID et les chefs des villages de ces localités se sont plaints par rapport à la malversation financière effectuée par les membres de l’Autorité Locale des Elections de la commune de Boda sur la somme qui devrait leur revenir de droit.

Ce que déplore Maxime Bondjo, député de la Sous-préfecture de Boda qui craint un éventuel désengagement des partenaires financiers des prochaines élections :

« Comme tout bon citoyen, je me suis déplacé dans ma circonscription pour me faire enrôler. Et en parcourant ma circonscription, des voix se sont levées pour dénoncer un certain nombre de choses. Les représentants de l’ALE de cette commune sont connus de tout le monde à savoir Victorien Wizéngué et Max Parfait Torozo. Ils ont détourné l’argent alloué aux chefs, agents recenseurs et agents COVID : pour les chefs au lieu de 31500F en raison 1500F par jour jusqu’à 21 jours, ils leur ont donné 15000F ; pour les agents-tablettes au lieu de 210.000F, ils n’ont reçu que 150.000F. Si on fait un calcul rapide de cette somme pour les 60.000F prélevés sur une soixantaine d’agents, cela fait état de plus de 3 millions de FCFA détournés par une tierce personne. Du coup, il y a eu des pressions dans les deux camps, c’est-à-dire, les chefs des villages et les agents recenseurs que j’ai apaisés et que ces derniers ont décidé de saisir la justice. Regardez comment l’argent donné par les partenaires est en train d’être utilisé », a-t-il clamé.

Il a par ailleurs poursuivi que la commune de Boda a longtemps souffert pendant ces crises. Les gens ont perdu leurs biens et matériels et cette maudite somme pourrait bien leur permettre de se procurer quelques biens et d’avoir le courage d’accompagner ce processus électoral.

Et plus pire, ces  faussaires ont déclaré que l’ordre de soutirer la part de la somme était venu de la hiérarchie, c’est-à-dire de l’ANE. Ce qui est une affirmation fausse et vise à ternir l’image des autorités citées. Et il appelle les hauts cadres de l’ANE à prendre leurs responsabilités pour dissoudre ce bureau et traduire les concernés à la justice.

Ces cas de détournements sont récurrents même dans certains centres de la capitale. Une transparence dans la gestion des fonds alloués pour le processus électoral, garantira la bonne marche du prochain scrutin.