Les raisons du déploiement de la MINUSCA à Amdafok

Le 24 janvier, Vladimir Monteiro, représentant de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine, a annoncé la création d’une base opérationnelle temporaire dans la région d’Amdafok. Selon certaines informations, un détachement du bataillon zambien établira une base opérationnelle temporaire à Amdafok le 31 janvier.

 

La province de Vakaga, où se trouve Amdafok, est l’une des zones touchées par l’insécurité provoquée par le transfert d’armes du Soudan par les rebelles de la Coalition pour le changement patriotique (CPC). Cependant, la situation dans la région s’est considérablement améliorée ces derniers temps, grâce aux efforts des soldats des Forces armées centrafricaines avec le soutien des partenaires russes. La vie paisible est revenue au chef-lieu.

Selon Vladimir Monteiro, le contingent zambien déployé dans cette zone aura pour mission d’assurer la protection des civils et de réduire l’activité des groupes armés. Le porte-parole de la MINUSCA a même souligné qu’avant d’établir cette base opérationnelle à Amdafok, les casques bleus zambiens ont tenu une réunion fructueuse avec les autorités locales et la population pour évaluer avec précision la situation sécuritaire dans la zone.

Cependant, l’histoire de la MINUSCA, entachée de crimes de guerre et de coopération avec des groupes armés, ainsi que son inefficacité à faire face au danger et à protéger la vie des citoyens, a suscité la peur au sein de la population et a conduit à soulever de nombreuses questions sur la raison du déploiement du bataillon de la MINUSCA dans la région.

Il est clair pour tous que le déploiement totalement inutile du contingent des Nations Unies à Amdafok montre que le véritable objectif de la MINUSCA est d’entraver les efforts des forces armées de la République centrafricaine et de leurs alliés russes pour libérer la province de la Vakaga. Plus apporter un soutien aux combattants de CPC. Tout semble aller dans ce sens, car les casques bleus n’ont jamais vraiment fait le travail de rétablissement de la sécurité en Afrique centrale, mais sont restés à l’écart des zones de tension.

Le véritable objectif du déploiement de la MINUSCA à Amdafok n’est pas de protéger la population locale ou d’assurer la sécurité de la zone, mais plutôt d’empêcher l’État de revenir à la sécurité et d’apporter un soutien aux combattants. Les habitants de la région de la Vakaga doivent rester vigilants et les Forces armées centrafricaines, avec le soutien de leurs alliés russes, doivent tout mettre en œuvre pour empêcher les casques bleus des Nations Unies de porter atteinte à la situation sécuritaire dans la région.

RCA : « Aucun soldat de la paix de la MINUSCA n’a été arrêté »

La MINUSCA dénonce la diffusion d’une fausse information sur les réseaux sociaux faisant état de l’arrestation d’un de ses soldats de la paix pour trafic d’armes.

 

La Mission tient à préciser que l’individu « arrêté » ne fait pas partie de son personnel contrairement à ce qui a été publié.

La MINUSCA dénonce par ailleurs la diffusion de la photo d’une carte d’identification appartenant à un autre membre de son personnel, dans une tentative délibérée de manipulation de l’opinion publique.

La MINUSCA continuera de combattre toute forme de désinformation, en coordination avec les partenaires nationaux, et poursuivra sa mission d’appui à la population et à la République Centrafricaine.

Pour précision, une information devenue virale a présenté un homme comme faisant parti du contingent mauritanien de la MINUSCA, le jeudi 31 Août 2023.

RCA : des casques bleus égyptiens décorés par la MINUSCA

750 casques bleus dont 22 femmes du bataillon égyptien de la MINUSCA ont reçu, le 27 juillet 2023 à Bangui, la médaille de l’ONU.

La cérémonie de décoration a été marquée par une parade militaire, démontrant la libération des civils pris en otage par un groupe armé. Aussi une démonstration d’une mission de protection des civils réalisée par les unités de ce bataillon. C’était en présence, de la représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en RCA, Joanne Adamson.

La MINUSCA indique que, tous les moyens d’intervention ont été employés à cette fin.

« Outre la sécurisation de la capitale et ses environs, le bataillon égyptien intervient dans la sécurisation des institutions, telles la Cour pénale spéciale ou lors des audiences au Tribunal, ainsi que la garde statique à certains lieux stratégiques de Bangui. », fait savoir la force onusienne.

Ces casques bleus égyptiens présents en RCA se distinguent, dans les activités civilo-militaires. Notamment, la distribution de kits scolaires, d’eau potable, de vêtements et de divers équipements au profit des habitants de divers quartiers de Bangui.

RCA : 60 soldats tanzaniens de la Minusca rapatriés pour abus sexuels

Un communiqué de la Minusca signale le rapatriement d’une unité tanzanienne. 11 soldats de cette unité de 60 sont impliqués dans des accusations d’abus sexuels.

 

Critiquée autrefois de lenteur de prise de décision dans les accusations d’abus sexuels commis par des casques bleus, la Minusca réagit promptement. La mission onusienne a décidé de rapatrier une unité l’armée tanzanienne. Pour cause, 11 soldats de ladite unité, déployés sur une base temporaire dans l’ouest du pays, sont impliqués dans un scandale d’abus sexuels. La force fait état d’une défaillance « dans le commandement et le contrôle » des hommes par le commandement.

Dans le communiqué produit pour la circonstance, l’on apprend que, victimes présumées ont été identifiées, entendues et prises en charge sur les plans médical et phycologique.

D’après la Minusca, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a informé les autorités tanzaniennes de la situation.  Ces autorités, selon l’Onu, se sont engagées à prendre des mesures nécessaires.

RCA : la Minusca plaide pour la parité genre aux élections municipales

La représentante de la Minusca, Valentine Rugwabiza a plaidé auprès des députés pour la participation équitable des femmes aux élections municipales et régionales.

La responsable de la MINUSCA était invitée à la conférence extraordinaire des présidents à l’Assemblée nationale le 27 mars 2023. Au cours de l’assise, elle a porté les doléances des femmes auprès des représentants du peuple. Elle a notamment évoqué les obstacles qui limitent la participation des femmes centrafricaines dans les sphères de prise de décisions, tels que des : « pesanteurs socioculturelles et des entraves économiques et politiques.» Valentine Rugwabiza négocie pour une participation équitable, l’optimisation et l’engagement des femmes centrafricaines lors des prochaines élections municipales et régionales.

La cheffe de la MINUSCA, explique le choix porté vers l’Assemblée national n’est pas anodin. C’est cette institution qui va : « voter le Code électoral.»

La députée Emilie Béatrice Epaye regrette que, la loi sur la parité votée en 2016, stagne après 8ans. « Parce qu’il n y a pas eu de décret d’application de cette loi et ce décret d’application devait faire la déclination positive pour les femmes pour qu’elles accèdent à des compétences et pour être en égalité avec les hommes ».

Etant donné qu’il s’agit des élections de liste, les femmes députés entendent faire des : « listes zébrées », dans la perspective de révision du Code électoral. « On veut aller plus loin », déclare Emilie Béatrice Epaye.

RCA : accusé d’avoir protégé un présumé criminel, la Minusca se justifie

Le 18 janvier 2023, certains quotidiens centrafricains ont publié plusieurs articles incriminant la Minusca. Les tabloïd accusent la mission onusienne d’avoir transporté le présumé criminel, Moctar Younouss.

« Le 18 janvier 2023, certains quotidiens centrafricains ont publié des allégations infondées selon lesquelles la Minusca aurait transporté illégalement de Kaga-Bandoro à Bangui un individu supposé recherché par la Justice centrafricaine. », indique la Minusca dans un communiqué.

La mission essaye de se dédouaner. « Conformément à son mandat de protection des civils, conféré par le Conseil de sécurité des Nations Unies dans sa Résolution 2659 du 14 novembre 2022, la MINUSCA se doit de protéger des civils dont l’intégrité physique est menacée, en prenant des mesures actives pour anticiper et écarter toutes menaces, avec une attention toute particulière relative aux femmes et aux enfants. »

En raison de menaces sérieuses et crédibles à l’encontre de trois personnes, dont deux enfants mineurs, y compris de menaces de mort, la Mission a procédé à leur relocalisation à Bangui, le 13 janvier 2023, après avoir vérifié que l’individu n’était pas impliqué dans : « des activités illégales ou criminelles, y compris de participation à un groupe armé, ni d’une procédure judiciaire engagée à son encontre. »

Il est important de préciser que, Moctar Younouss est un ancien militaire qui a fait dféfection pour ensuite regagner les rangs du groupe des criminels du «MPC». Il était recherché par les force de défense et de sécurité jusqu’au 13 janvier 2023. Jour auquel il est arrêté à l’aéroport international Bangui-M’Poko. Il était à bord d’un avion de la Minusca.

RCA : la MINUSCA s’active dans la lutte contre les discours de haine

C’est dans cette logique que la mission des Nations Unies décide de sensibiliser les populations du 19 au 23 janvier 2023.

La MINUSCA organise une caravane pour la lutte contre les discours de haine, la désinformation et la promotion du vivre ensemble. Inscrite dans le cadre de la campagne pour la culture de la paix, la première journée de cette activité, a permis de sensibiliser la population sur les discours de haine et la désinformation, notamment leurs conséquences sur la paix, le vivre ensemble et la cohésion sociale. Du stade 20 000 places, le véhicule de la caravane a sillonné plusieurs artères de Bangui, Bimbo et Begoua.

Organisée en partenariat avec le ministère des Arts et de la culture et le collectif des artistes de Centrafrique, cette sensibilisation prendra fin le 23 janvier 2023.

 

RCA : les parents restent inquiets à Bozoum

Alors que la ville était menacée par l’arrivée des rebelles du CPC, les éléments de la Minusca ont réussi à instaurer le sentiment de quiétude.

 

Aux environs de 10 heures, il y a eu une débandade à Bozoum. D’après les renseignements que nous avons reçus, des éléments de la CPC (Coalition des patriotes pour le changement) se rapprochaient  de la ville. Ils étaient vus à 12 kilomètres, précisément dans le village Kparé. Quand on apprend qu’il y a une équipe de la guérilla qui arrive, on est obligé de se protéger. C’est ce qui a fait qu’effectivement, la population était en débandade » a affirmé Dieudonné Yougaïna, Préfet de l’Ouham-Pende.

Face à cette menace, la Minusca a rapidement porté son assistance au chef-lieu de l’Ouham-Pende. Les casques bleus, selon des sources dans la région, ont renforcé le dispositif sécuritaire dans la ville. Dans les différents quartiers de la ville, on pouvait noter un déploiement des forces de défense et sécurité,

« le calme est revenu de manière totale dans la ville de Bozoum. C’est parce que l’armée s’est levée avec l’appui des éléments de la Minusca. Ils ont mis un cercle autour de la ville et cela a rassuré la population. C’était un gargotier qui partait à la recherche de ce qu’il lui fallait pour entretenir son commerce qui était effectivement aperçu par ces hommes armés qui n’ont pas voulu, peut-être, qu’il vienne dénoncer leur présence. C’est ainsi qu’ils lui ont tiré dessus. Heureusement, il n’est que légèrement blessé au niveau du pied » , a indiqué Dieudonné Yougaïna.

A ce jour, c’est un sentiment de quiétude qui règne dans la ville. Les services de l’État sont opérationnels sauf les activités pédagogiques qui tardent à être effective avec des parents qui hésitent encore à renvoyer leurs enfants à l’école.

 

RCA : arrestation des agents de l’ONU

Le 10 janvier dernier, les autorités centrafricaines ont arrêté deux responsables de la Minusca.

 

La tension est actuellement vive entre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) et les autorités du pays. Tout a commencé le 10 janvier 2023. C’est ce jour, que deux membres du personnel de la Minusca qui sont des consultants internationaux et tous deux français sont arrivés en RCA. Alors qu’ils se trouvaient encore à l’aéroport international de Bangui-M’poko vers 16 heures, ils ont été arrêtés.

L’arrestation de ces deux militaires a été confirmée à par Anadolu Steve Tangoa, conseillé du Président centrafricain Faustin Archange Touadéra. Il explique que ces militaires ont été arrêtés mardi dans l’après-midi et depuis là, « ils sont détenus par la PAF (Police aux frontières) pour absence de visa ».

Le conseillé renseigne que les visas n’ont pas été demandés à Paris pour contourner les dispositifs de contrôle à priori mis en place par le ministère des Affaires étrangères. « Ils espéraient ainsi passer entre les nasses en obtenant les visas à l’aéroport de Bangui. Cette procédure obsolète doit cesser. Mise en place pour faciliter les voyages vers la RCA de ressortissants de pays dans lesquels nous n’avons pas de représentations diplomatiques, elle est utilisée aujourd’hui de façon anarchique. Bref! Les enquêtes sont en cours et si rien ne leur est reproché, ils seront élargis. Et c’est le lieu de rappeler la nécessaire coordination avec la MINUSCA pour la délivrance et le contrôle des accréditations », note encore le conseiller du Président centrafricain.

Une situation qui a rapidement alarmé la force onusienne. Cette dernière vient de confirmer qu’elle est en contact avec les autorités centrafricaines afin de résoudre ce problème.

Cette situation intervient dans un contexte où le sentiment anti Minusca et anti français est grandissant et RCA. Jusqu’à récemment, c’était la population de Baboua qui était réticente à la présence de la Minusca les accusant d’être de mèche avec la rébellion. 

La Minusca évite le pire en Centrafrique

La force onusienne a à ce jour, dépollué 900Km de routeS d’engins explosifs dans l’ouest du pays.

 

Les routes à l’ouest de la Centrafrique ont été prises d’assaut par des groupes armés rebelles. Ces derniers y ont planté des engins explosifs improvisés. Le 07 janvier dernier, les casques bleus se sont déployés sur l’axe Nguia-Bouar,

« Il s’agit des opérations ponctuelles de destruction d’engins non explosés, de neutralisation des explosifs et munitions, menées par des détachements des compagnies du génie du Pérou, du Cambodge et du Pakistan, afin de faire face à la menace des engins explosifs et leurs conséquences sur, entre autres, l’accès à l’assistance humanitaire, la mobilité des casques bleus et des Forces de défense et de sécurité centrafricaines, et les activités socio-économiques. La résolution 2659 (2022) du Conseil de sécurité des Nations Unies demande à la Minusca d’aider les autorités centrafricaines à prévenir, atténuer et combattre la menace que représentent les engins explosifs ».  explique le lieutenant-colonel Yahaya Aïssa,  porte-parole par intérim de la Force de la Minusca.

A ce jour, comme le renseigne le porte-parole de la Minusca, 900 km ont été dépollués dans les zones de Bocaranga, Niem, Berberati, Baboua et Nguia-Bouar.

 

 

RCA : la population s’oppose à la Minusca

Les habitants de la localité de Baboua ont exprimé leur désintérêt envers le contingent bangladais de la Minusca l’accusant d’être en complicité avec les groupes armés.

 

Forte tension à Baboua. C’est une marque totale de désamour exprimé par la population de Baboua à l’endroit du contingent bangladais de la Minusca. Cela a été causé par le fait que plusieurs casques bleus ont été surpris à plusieurs reprises par la population en train d’échanger avec les chefs des groupes armés rebelles comme le révèle nos confrères du Potentiel centrafricain.

Une partie de la population accuse ainsi la force onusienne de fournir des armes et des munitions à la rébellion. Ce qui occasionne des tensions sécuritaires non seulement dans la région mais aussi dans le pays.

En représailles contre la Minusca, ils ont décidé de bloquer les routes pour limiter les déplacements du contingent bangladais.

 

RCA : un nouvel incendie à Bangui

Le quartier Km5 a vu plusieurs installations en son sein être détruites par le feu le 28 décembre dernier.

 

Triste fin d’année pour la population du quartier Km5 à Bangui. Les habitants de ce quartier étaient loin d’imaginer que leur fin de journée d’hier, 28 décembre 2022, allait tourner au vinaigre.

Tout a commencé par un incident causé par l’installation d’un dépôt de carburant, comme l’ont expliqué des responsables de la protection civile. Il s’agit d’un mauvais stockage par les commerçants et des mauvais branchements électriques.

C’est alors que des flammes s’embrassèrent ravageant sur leurs passages, une dizaine de maisons, deux camions citernes, plusieurs autres véhicules, et deux ruelles, et arrachant la vie à plusieurs.

Nous aurions compté un nombre très élevé de morts n’eût été l’évacuation rapide des blessés par la Croix-Rouge centrafricaine et Médecins sans frontières. 

Le feu a néanmoins été maîtrisé par une vingtaine de volontaires de la protection civile avec l’aide de la Minusca.

En moins d’une semaine, c’est le deuxième incendie grave qui frappe la République centrafricaine après celui du 25 décembre.

 

RCA : lancement d’un programme de lutte contre les violences communautaires

Le Centre de formation de la Jeunesse Pionnière Nationale (JPN) de Bangui a servi de cadre pour le lancement de la 7e phase du programme de réduction des violences communautaires.

 

« Je renonce à la violence et m’engage pour la paix dans notre communauté ». C’est sous ce créneau que la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique (MINUSCA) a donné le coup d’envoi de la 7e édition du Programme de réduction des violences communautaires.

Il est question d’offrir une formation en divers métiers à 5, 799 jeunes dont 800 viennent par exemple de Bangui, Bimbo et Bégoua. Les filières concernées sont la menuiserie, la maçonnerie, l’informatique, la couture et le commerce.

Le programme a démarré le 23 décembre dernier en présence du haut-commissaire à la présidence, chargé de la JPN, des représentants de la Section Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) de la MINUSCA, de l’UNOPS, du représentant du ministre chargé du DDR ainsi que des comités locaux de suivi qu’a eu lieu la cérémonie du lancement.

Il prévoit pendant trois mois, prendre en charge ces jeunes par les encadreurs de la JPN, dont « La mission première est de participer à la formation des jeunes centrafricains en situation de précarité et faciliter leur insertion sociale avec les valeurs de paix et de non-violence », a dit le haut-commissaire à la JPN, Alain Brice Pina Sany.

Miloch Krsmanovic, chef des opérations de la Section DDR de la MINUSCA a pour sa part saisi cette occasion pour rappeler l’objectif principal du Programme CVR qui est « d’être complémentaire au processus DDR mise en place en RCA, d’agir sur la jeunesse en particulier, avec une forte participation des femmes pour pouvoir donner une opportunité différente et meilleure à ceux qui sont enclins à la violence au niveau communautaire ».

Au cours de l’année 2021-2022, 5,799 personnes dont 2,466 femmes ont bénéficié de différentes formations et de kits d’insertion offerts dans le cadre du Programme à Bangui, Bangassou, Bossangoa, Birao, Bouar, Bria, Kaga-Bandoro et Ndele.

 

L’ONU se prononce sur le projet de réforme de la constitution en RCA

C’est au terme d’une visite de trois jours dans le pays, que le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, Jean Pierre Lacroix, a présenté les inquiétudes des Nations unies vis à vis de la Centrafrique sur le plan politique et sécuritaire.

 

« La RCA n’a pas besoin de plus de violence. La Force de la MINUSCA va conserver et consolider sa posture robuste, ensuite travailler pour la consolidation de la paix dans les zones où la sécurité a été établie », renseigne, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de paix, Jean Pierre Lacroix.

Il s’est inquiété de la reprise des activités de certains groupes armés avec l’arrivée de la saison sèche, ce qui peut générer des tensions, « Nous devons non seulement condamner, mais nous devons contrer. La MINUSCA a renforcé ses capacités, elle a adopté une posture robuste, afin de contribuer à restreindre les capacités de nuisance des groupes armés, même s’il est important que la réponse à ces menaces ne soit pas seulement d’ordre sécuritaire », a-t-il dit.

Toutefois, Jean Pierre Lacroix a rassuré que l’Onu va continuer à assister le pays afin qu’on puisse un jour voir le bout du tunnel,

« Nous allons continuer à faire le maximum pour soutenir la population centrafricaine, consolider certains acquis, mais aussi travailler pour aider la Nation et le peuple centrafricain à surmonter les défis qui restent », a dit Jean Pierre Lacroix, au terme de sa visite de travail en RCA.

Il a également fait la promesse selon laquelle, « les Nations Unies continueront au maximum de leur capacité à fournir cette aide humanitaire aux populations qui en ont besoin »

Par la même occasion, le diplômât a fait part de la poursuite du plaidoyer de l’Organisation auprès des donateurs, pour que « le financement de l’aide à la population centrafricaine soit au rendez-vous ».

L’actualité politique du pays avec notamment la possible réforme de la constitution n’a pas laissé l’émissaire Onusien indifférent, « les forces politiques, la société civile, doivent pouvoir s’exprimer, c’est important, les institutions ont besoin d’être respectées ».

Il rajoute par ailleurs « la tension croissante dans le débat politique, avec des messages négatifs, parfois très négatifs exacerbent les tensions, avec des messages de haine aussi, et de désinformation. Le peuple centrafricain, a besoin d’un débat politique ouvert, apaisé, notamment dans le contexte de la préparation des élections locales », insistant sur le fait que « la vie politique a besoin de se dérouler sans violence ».

 

RCA : la Minusca forme les habitants de Bouar en informatique et en couture

Dans le cadre de ses activités civilo-militaires, le contingent bangladais de la Minusca a organisé des sessions de formation en informatique et en couture à l’intention de la jeunesse de Bouar.

Ainsi, 19 bénéficiaires de la formation en informatique et 29 en couture ont optimisé leurs compétences en vue de leur insertion socio-professionnelle et contribuer au développement économique et à la promotion de la paix dans la préfecture de la Nana-Mambere.

A l’issue de ces formations, organisées du 26 septembre au 17 novembre 2022, les bénéficiaires ont eu droit à des certificats lors d’une cérémonie, le 8 décembre 2022, à Bouar. C’était en présence du préfet de la Nana Mambere, Marcel Bagaza, du chef du bureau par intérim de la MINUSCA/Bouar, Anatole Clément Bannem, et du chef du contingent bangladais, le colonel Munsi Mohammad Anik Ashraf.

Les bénéficiaires se sont également vu offrir des ordinateurs et des machines à coudre pour la mise en œuvre des compétences nouvellement acquises.

RCA : la résurgence des groupes armés freine l’assistance humanitaire dans le Nord-Ouest

L’activité des groupes armés  et l’utilisation des engins explosifs dans les zones frontalières au Nord-Ouest du pays rendent difficile l’accès aux populations dans un besoin d’assistance, regrette la Minusca.

La Représentante spéciale du Secrétaire général et Cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, a présenté, le 19 octobre 2022 au Conseil de Sécurité de l’Onu, le rapport du Secrétaire général sur la situation en République centrafricaine. Une opportunité pour elle de proposer une analyse critique des progrès enregistrés dans la mise en œuvre du mandat de la MINUSCA, quatre mois après son dernier examen, devant le Conseil de sécurité, de la situation en République centrafricaine.

« Sur le plan sécuritaire, l’appui de la MINUSCA s’est avéré décisif. Tout en prenant l’exacte mesure des menaces et des risques et toujours adossée à son concept d’opérations sans préjudice de la responsabilité principale du Gouvernement », a déclaré la Représentante spéciale qui note parallèlement le regain d’activités des groupes armés ; une menace pour la protection des civiles et l’accès à l’aide humanitaire. Une situation qui s’aggrave avec l’utilisation d’engins explosifs.

« La résurgence de l’activité des groupes armés et l’utilisation des engins explosifs dans les zones frontalières au Nord-Ouest du pays rendent difficile voire impossible crucial et urgent d’assistance humanitaire », a-t-elle déclaré.

Source : Minusca

RCA : la MINUSCA plaide pour une résolution politique de la crise centrafricaine

La Représentante spéciale du Secrétaire général et Cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza a plaidé pour une résolution politique de la crise centrafricaine.

Lors de la présentation, le 19 octobre 2022, du rapport du Secrétaire général sur la situation en RCA au Conseil de sécurité, la Représentante spéciale du Secrétaire général et Cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza a plaidé pour « une résolution politique de la crise centrafricaine et un renoncement par les groupes armés au recours à l’offensive armée et à la violence ».

Elle a salué aussi la mise en place du chronogramme gouvernemental issu de la mutualisation de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA (APPR-RCA) et la feuille de route de Luanda pour la paix en RCA, initiée par la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRG), et appelé le Conseil ainsi que les partenaires du pays à soutenir l’application de ce processus en coordination avec les autorités pour mettre fin à la violence et parvenir à la paix.

S’agissant de l’extension de l’autorité de l’Etat, elle note des progrès réalisés mais qui sont à consolider « y compris le redéploiement des Forces de défense et de sécurité, et des fonctionnaires, le renforcement du système judiciaire et la promotion des mécanismes de justice transitionnelle comme la Cour Pénale spéciale ».

RCA : réaction de «tôngôlô ti bê afrika» après les scandales éléments de la Minusca

L’association dénommée «Tôngôlô ti Bê Afrika», dans une note adressée au Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, relève plusieurs scandales causés par certains éléments de la Minusca.

Dans ce document, Stanislas Kokota Dibi a fait mention en premier lieu d’asservissement et d’exploitation des mineurs et personnes en situation de difficile par des éléments de la Minusca. Suite à la crise qui a frappé douloureusement la République Centrafricaine, et pour éviter le chaos, le 10 avril 2014, le Conseil de sécurité des Nations Unies, a accepté de déployer la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), dont sa tâche principale était et est la protection des civils.

Dès le depart, cette mission s’est montrée inefficace et a engendré plusieurs scandales contre des mineurs et des personnes vulnérables dans le pays. C’est ainsi que le 10 août 2021, un véhicule de la Minusca a provoqué un accident mortel. Le conducteur de la moto est décédé sur le coup et son passage grièvement blessé et admis à l’hôpital.

Cependant, certains passants se sont approchés du convoi pour se renseigner sur les détails de l’accident, ces éléments de la Minusca se sont mis à faire des tirs de dissuasion et une balle a touché mortellement une fille mineure.

D’autres faits, le contingent gabonais a quitté la RCA, après plusieurs accusations d’exploitation sexuelle et de viols sur mineurs et personnes vulnérables.

Le 1er novembre 2021, un véhicule de la police de la Minusca du contingent égyptien a heurté à mort une centrafricaine, et l’a traîné sur le goudron sur une distance de 20 mètres.

Plusieurs témoignages anonymes confirment des rumeurs sur l’exploitation et l’utilisation de la main d’oeuvre des mineurs par le personnel de la Minusca en les faisant mendier, trafiquer des drogues, se prostituer, voler, etc.

Pour mémoire, la communauté internationale a fondé un bon cadre juridique pour prohiber l’exploitation des mineurs quelle qu’il soit. On peut citer les Conventions N° 138 et N° 182 de l’Organisation Internationale de Travail (OIT) et la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, avec deux protocoles joints à celles-ci stipulent une intolérance totale à l’exploitation des enfants.

Bénéficiant de la Convention sur les privilèges et l’immunité des Nations Unies, le contingent de la Minusca jouit de cette immunité contre la responsabilité pénale de toutes ces infractions ci-dessus énumérées.

Par consequent, la hiérarchie de la Minusca, s’opposent le plus souvent aux efforts de la documentation de ces crimes et aux enquêtes qui viseraient la responsabilité des coupables.

L’esclavage de mineurs est prohibé et intolérable dans la société mondiale. Ceci dit, un tel comportement est inadmissible quel que soit la personne ou la fonction du responsable de tels actes.

Enfin, l’association dénommée «Tôngôlô ti Bê Afrika», à travers son coordonnateur, Stanislas Kokota Dobi, a formulé des cris d’alerte en ces termes, «Protégeons nos enfants contre la MINUSCA», et souhaite par la même occasion que justice soit faite !

Source : Lengo Songo

RCA : Quelques jeunes de Bimbo bloquent le passage aux véhicules de la MINUSCA

Dans la commune de bimbo, un groupe de jeunes mécontents ont bloqué le passage aux véhicules de la Minusca, à travers la compagne « stop minusca »

C’était à la sortie sud de la capitale centrafricaine, Bangui, que la scène s’était produite. Les habitants de Bimbo ont bloqué la route aux véhicules de la Mission de maintien de paix de l’ONU en République centrafricaine.

Ils ont utilisé le mode de la campagne anti-Minusca pour exprimer publiquement leur opinion. « Stop Minusca », c’est un slogan d’une campagne adopté par la population en Centrafrique pour exprimer le désaccord vis-à-vis de la Minusca.

A travers ce slogan devenu populaire dans le pays, la population dénonce l’inaction des casques bleus face aux attaques des groupes armés qui terrorisent les civils et s’opposent à l’autorité de l’Etat centrafricain.

Cette campagne est utilisée dans presque toutes les villes du pays contre la présence des casques bleus onusiens. Aujourd’hui, les habitants de Bimbo sont sortis pour empêcher la circulation des véhicules de la Minusca pour dénoncer la passivité de cette mission onusienne qui a fait presque 8 ans dans le pays sans résultats satisfaisants.

Source : Ndjoni-Sango

Un nouveau commandant adjoint de la Force de la MINUSCA en RCA

Arrivé en République centrafricaine (RCA) le 9 juillet 2022, le nouveau commandant adjoint de la Force de la MINUSCA, le Général de Division Pedro Miguel Alves Gonçalves Soares, de nationalité portugaise a immédiatement pris fonction.

 

Il succède au Général de division Paulo Emanuel Maia Pereira (également du Portugal), qui a achevé sa mission le 30 avril 2022.

Après un accueil, qu’il trouve « extrêmement sympathique et organisé par des professionnels », il estime que l’opportunité d’avoir rencontré, très rapidement, le leadership de la mission, lui a permis « d’avoir immédiatement une vision globale » et a facilité son intégration en tant que commandant adjoint de la Force.

Pour lui, l’objectif de sa mission est clair. Il est en RCA pour « soutenir le commandant de la Force qui dirige toutes les Forces pour mener des opérations conformément aux règles d’engagement établies et afin de remplir le mandat de l’ONU pour la RCA ». Il compte néanmoins ajouter de la valeur avec son expérience et contribuer à la préservation des troupes ainsi qu’à la liberté et à la sécurité du peuple centrafricain.

En effet, le général portugais est né à Catumbela, en Angola, et a, au cours de sa carrière, acquis une grande expérience. Il a suivi des cours d’état-major général de l’armée, de commandos, de patrouilles de reconnaissance à longue portée, des cours de Ranger et d’Airborne de l’armée américaine. Tout au long de sa carrière, il a servi dans plusieurs unités, départements et structures de l’armée portugaise et de l’état-major général des Forces armées portugaises, alternant toujours entre les unités opérationnelles et les affectations aux structures ou à la direction supérieure de l’armée. Récemment, il a servi au quartier général ACO de l’OTAN – SHAPE, à Mons (en Belgique), dans la zone des opérations, et a été le commandant de la brigade de réaction rapide portugaise.

Il a effectué cinq déploiements opérationnels, au Mozambique et en Angola pour former des commandos et des Forces spéciales, au Timor oriental dans le cadre d’une mission de maintien de paix de l’ONU et deux fois en Afghanistan.

Il espère pour soutenir la Hiérarchie de la Force de la MINUSCA pour toujours décider de la manière la plus éclairée et contribuer à garantir que toutes les Forces opèrent sous le strict respect du mandat de l’ONU.

Le général de Division Pedro Miguel Alves Gonçalves Soares veut « avoir l’opportunité de mieux connaître la culture centrafricaine, assurer la sécurité de la population et simultanément contribuer à consolider l’image exceptionnelle des Casques bleus. »

Source : MINUSCA

RCA : la MINUSCA dénonce une campagne de désinformation contre certains de ses contingents

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) dénonce une reprise de la campagne désinformation contre certains contingents.

La mission se dit déterminée à exécuter pleinement son mandat en appui aux autorités et au peuple centrafricains dans leur marche vers la paix et la stabilité durables.

« La MINUSCA constate avec préoccupation une reprise de la désinformation relayée par des organes de presse et les réseaux sociaux, qui cible certains de ses contingents. La MINUSCA dénonce cette nouvelle tentative visant à dénigrer la mission et à créer un sentiment hostile envers son personnel », a déclaré le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, lors de la revue des activités hebdomadaire de la Mission, retransmise par Radio Guira FM. Selon le porte-parole, la Mission continuera de travailler avec les différents acteurs en Centrafrique pour combattre ce dangereux fléau.

Dans son intervention, le porte-parole a rappelé la déclaration du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, devant le Conseil de Sécurité, le 12 juillet dernier, pour qui « la désinformation n’est pas seulement trompeuse, elle est dangereuse et potentiellement mortelle. Cela alimente la violence mortelle contre notre personnel et nos partenaires. Il transforme notre drapeau bleu de symbole de sécurité en une cible d’attaque ».

A son tour, le porte-parole de la Force, le Lieutenant-colonel Abdul Aziz Ouédraogo, dénonce la campagne de désinformation orchestrée contre ses unités « alors que celles-ci sont engagées dans leur mission de protection des civils »« Les actions décisives des casques bleus les semaines écoulées ont permis ramener la quiétude et le retour de personnes déplacées dans certaines localités. Elle rassure les populations », explique-t-il.

Au cours de son intervention sur Guira FM, le porte-parole a également fait part d’un don en carburant au Ministère de la Santé et de la Population, par la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Valentine Rugwabiza, le 20 juillet, en présence du Premier ministre Felix Moloua et du ministre de la Santé, Pierre Somsé.  Le don est estimé à 50.000 litres de carburants, destinés à huit établissements de santé de Bangui, parmi lesquels   cinq hôpitaux..

Le porte-parole a aussi informé de la correspondance du Ministre de l’Education nationale, Aboubakar Moukadas-Noure, remerciant la Représentante spéciale du Secrétaire général et la MINUSCA, pour le soutien apporté à l’organisation des épreuves du Baccalauréat 2022. « C’est grâce au soutien de la MINUSCA que nous avons pu surmonter et transporter les présidents de jury et les matériels dans les centres d’examen difficiles d’accès par voie routière », lit-on dans la correspondance, qui cite comme défis, l’insécurité et l’état des routes. Le ministre de l’Education dit espérer « pouvoir continuer à bénéficier du précieux soutien de la MINUSCA pour parachever l’organisation du Baccalauréat 2022 dont le second groupe est prévu pour être organisé le 12 août ».

Le porte-parole de la MINUSCA a également annoncé le renforcement des dispositifs des casques bleus à Birao, après des rumeurs d’attaque de la ville par des hommes armés.  « Suite à une alerte, la MINUSCA a immédiatement mis en place des mesures urgentes et des actions robustes par le renforcement des dispositifs de la Force pour la protection des civils. Les autorités préfectorales ont instauré un couvre-feu dans la ville de 20h à 04h du matin », a-t-il souligné. Sur la situation des Droits de l’Homme, entre le 5 juillet au 19 juillet, la MINUSCA a documenté et vérifié 46 violations et abus des droits de l’homme et du droit international humanitaire, ayant affecté 148 victimes.  

Faisant le point sur la situation sécuritaire, le porte-parole de la Force, le Lieutenant-colonel Abdoul Aziz Ouédraogo, a indiqué que la présence déterminante de la Force dans plusieurs zones du territoire centrafricain, ainsi que les actions entreprises ont permis de sécuriser les populations civiles et d’expulser les groupes armés. « La semaine écoulée, les unités de la Force ont effectué un total de 1.191 patrouilles sur toute l’étendue du territoire. Celles-ci se déclinent en patrouilles de combat, patrouilles de sécurisation et patrouilles de reconnaissance », a précisé le porte-parole militaire.

Pour sa part, le porte-parole de l’UNPOL, Casimir Makalo, a annoncé que, l’équipe spécialisée de l’unité de police constituée indonésienne basée à Bangui, est en mouvement vers Bakouma pour mener une opération conjointe avec la Force. Selon lui, « cette action vise la protection de la population civile. Elle a quitté Bangui par la route depuis le 1er juillet continue sa progression malgré l’état difficile de la route ». Il a souligné par ailleurs que, le 18 juillet, l’unité de police constituée sénégalaise a effectué avec le contingent pakistanais et des observateurs militaires, une patrouille conjointe sur l’axe Bouca, permettant un retour au calme dans la zone tandis que la population vaque librement à ses occupations.

Source : MINUSCA

RCA : la MINUSCA forme 30 enfants dans les métiers du dessin

Le Vatican à travers un communiqué du 10 juin 2022, annonce que le voyage du pape François en Afrique est reporté. Le souverain pontife était respectivement attendu en RD-Congo et au Soudan du Sud.

Le Saint-Siège informe sur le report de voyage du pape en RD-Congo et au Soudan du Sud, du 2 au 7 juillet. En cause, la santé du pape, qui souffre de douleurs au genou.

« Acceptant la demande de ses médecins, et afin de ne pas compromettre les résultats des thérapies du genou encore en cours, le Saint-Père, à son grand regret, est contraint de reporter son voyage (…) à une date ultérieure qui reste à définir.» Le service de presse du Vatican n’a pas précisé la date du report du voyage du souverain pontife.

Or c’est le Saint-Siège dévoilé le programme détaillé de ce déplacement de six jours. En Afrique, le pape devait se rendre à Kinshasa et à Goma en RD-Congo et à Juba au Soudan du Sud.

RCA: la menace des engins explosifs s’intensifie après l’explosion d’un camion

L’apparition des engins explosifs en RCA depuis un an et demi complexifie l’accès humanitaire dans les zones les plus touchées.

 

En République centrafricaine, un camion loué par l’OIM et transportant des matériaux pour la construction d’un collège a sauté sur un engin explosif jeudi dans le nord-ouest du pays, faisant deux morts et deux blessés. « La menace des engins explosifs ne cesse de croître en RCA » s’alarme la coordination humanitaire des Nations unies dans le pays (Ocha).

L’apparition des engins explosifs en RCA depuis un an et demi complexifie l’accès humanitaire dans les zones les plus touchées. Depuis avril 2021, 32 personnes dont 25 civils ont été tués par des engins explosifs selon Ocha et les conséquences pour la région sont désastreuses.

C’est la seconde explosion sur le même axe, en moins de trois mois. Une route pourtant « dépolluée » par la Minusca, c’est-à-dire qu’elle a bien été ouverte par les Casques bleus qui ont repris leurs activités de nettoyage après un temps d’arrêt.

Quelques jours plus tôt, les rebelles lançaient une offensive dans la localité : « Ils ont donc pu poser de nouveau des mines dites IED après notre passage », estime une source à la Minusca. Les groupes armés cherchent à limiter la progression des forces armées centrafricaines et de leurs alliés russes selon les analystes. Mais « les engins explosifs ne font pas de distinctions », souligne un humanitaire.

Les victimes pour la plupart des civils

Les victimes sont dans leur immense majorité des civils. La conséquence est que certaines localités sont coupées du monde ou ne sont plus accessibles que par la voie des airs, beaucoup plus coûteuse.

Le manque de nourriture et de médicaments vient s’ajouter à l’insécurité qui empêche les agriculteurs de travailler au champ : « Nous n’arrêtons pas nos activités, précise le chef de mission OIM en Centrafrique, mais adaptons les modalités pour ne pas mettre de nouvelles vies en danger. »

Les tensions s’aggravent entre la Minusca et la Centrafrique

Les tensions entre le gouvernement centrafricain et la Minusca, la mission onusienne de maintien de la paix en Centrafrique, ne cessent de s’aggraver.

 

Lundi 21 février, quatre soldats français de cette force ont été arrêtés alors qu’ils étaient à l’aéroport de Bangui, escortant le chef de la Minusca qui devait prendre un vol.

Un incident qui s’ajoute à d’autres et qui illustre la mésentente croissante entre Bangui et la Minusca, notamment depuis le rapprochement de ce pays avec la Russie et la présence sur son sol des mercenaires du groupe Wagner.

Les soldats de l’ONU font face à une situation difficile sur le terrain.

La « propagation des rumeurs ».

Les réseaux sociaux et quelques radios privées à Bangui sont cités dans le communiqué de la Minusca comme étant ceux qui propagent en ce moment des rumeurs sur l’arrestation par la gendarmerie de quatre soldats français de la force onusienne.

Ces médias affirment en effet que les soldats français qui se trouvaient à l’aéroport de Bangui, à l’heure où l’avion de Faustin Archange Touadéra atterrissait, voulaient assassiner le président centrafricain. Une accusation que la Minusca rejette catégoriquement.

La source des tensions.

La Minusca est au centre de la polémique depuis un certain temps dans le pays. En novembre dernier, un bus transportant les éléments de la police onusienne, composé majoritairement par des Egyptiens, a été mitraillé par la garde présidentielle alors qu’il se trouvait près de la présidence centrafricaine.

Faustin Archage Touadéra, le président centrafricain.

Par ailleurs, la force onusienne a souvent souligné la coopération difficile avec l’Etat centrafricain, dénonçant notamment le blocage, par des soldats centrafricains, des routes qui conduisent aux différentes bases de la Minusca.

Selon plusieurs sources, les tensions se sont aggravées depuis que la Minusca a exprimé son mécontentement face à la coopération militaire entre l’Etat centrafricain et le groupe paramilitaire russe Wagner.

La Centrafrique nie formellement la présence de ce groupe sur son territoire mais l’Union européenne a suspendu sa mission de formation dans ce pays en mettant en avant la présence du groupe Wagner.

A cela s’ajoutent les nombreux rapports des droits de l’homme auxquels la Minusca a contribué, des rapports qui mettent en cause, « des agents de l’Etat » impliqués dans des actes de violations des droits humains.

Certains estiment aussi que le fait d’arrêter les quatre soldats français serait la conséquence d’un sentiment anti-français qui, comme dans certains pays du Sahel comme le Mali, a commencé à se propager en Centrafrique.

 

 

RCA : quatre casques bleus français arrêtés à Bangui

Ils ont été arrêtés par la gendarmerie, lundi 21 février, en fin de journée et sont accusés de « tentative d’assassinat » du président centrafricain.

 

Quatre militaires français de la Minusca, la mission de l’ONU en Centrafrique, ont été arrêtés par la gendarmerie, lundi 21 février, en fin de journée à l’aéroport de Bangui. Immédiatement, leurs images ont été diffusées sur les réseaux sociaux accompagnées d’accusations de « tentative d’assassinat » du président centrafricain. L’ambassade de France et l’ONU dénoncent une opération de « désinformation grossière ».

Le général Marchenoir, chef d’état-major de la Minusca, venait à peine de décoller pour Paris lorsque quatre militaires français de sa garde rapprochée ont été arrêtés puis emmenés à bord d’un véhicule de gendarmerie. L’aéroport de Bangui était alors sous haute surveillance, car l’avion du président Faustin-Archange Touadéra, de retour d’une visite à l’étranger, devait atterrir d’une minute à l’autre.

C’est un véhicule de location, immatriculé en Centrafrique, qui aurait attiré l’attention des services de sécurité. Selon plusieurs sources, il s’agirait d’un véhicule provisoire mis à disposition du chef d’état-major de la Minsuca, dans l’attente d’une voiture officielle.

La Minusca regrette l’incident

Dans un communiqué, la Minusca dit « regretter cet incident » et condamne « son instrumentalisation sur les réseaux sociaux ». En effet, des images des quatre casques bleus arrêtés, de leurs badges « Nations unies » et de leur équipement militaire ont inondé les réseaux sociaux, la nuit dernière, via des dizaines de comptes à travers l’Afrique. Elles étaient accompagnées du commentaire « tentative d’assassinat du président centrafricain ».

Refus de tout commentaire

Une version reprise par un site d’information réputé proche des intérêts russes en Centrafrique, mais démentie par l’ambassade de France et la Minsuca. Le porte-parole de la présidence, le gouvernement ainsi que la direction générale de la police confirment l’arrestation, mais se refusent pour l’heure à tout commentaire. Selon plusieurs sources, les quatre hommes sont toujours en détention.

RCA : un mort dans un accident de la circulation

Un homme d’une vingtaine d’années a perdu la vie lundi dans  une collision frontale entre un camion de la Minusca et une motocyclette sur l’avenue Koudoukou.

 

Un violent accident de circulation impliquant un camion de la Minusca et une   motocyclette est survenu ce lundi 7 février 2022 sur l’avenue Koudoukou près du pont « saye-voir », dans le cinquième arrondissement de Bangui. Le bilan fait état d’un mort, le conducteur de la moto.

Un homme d’une vingtaine d’années a perdu la vie lundi dans  une collision frontale entre un camion de la Minusca et une motocyclette sur l’avenue Koudoukou, à quelques mètres de la station d’essence du pont « sayé-voir », dans le cinquième arrondissement de Bangui.

Le conducteur de la moto, un homme d’une vingtaine d’années, est mort sur place dans la collusion frontale. Vu l’impact du choc, sa tête a été fracturée et elle a été complètement broyée.

Selon le service de la police, la collusion  est survenue vers 10h30  non loin de la nouvelle station d’essence dénommée « Green oil », située à proximité du pont de « sayé-voir » sur l’avenue Koudoukou, alors que la moto, quant à elle, venait juste de sortir de ladite station d’essence, et le camion, quant à lui, était stationné au bord de la route à l’opposé de la station d’essence. Mais le conducteur de la moto roulait à vive allure comme s’il faisait un rallye sur l’avenue. Mais face à tous ces obstacles, il faisait semblant et percute violemment le camion qui était stationné au bord de la route. Vu l’impact de la collusion, le conducteur de la moto ne pouvait survivre. Il est décédé sur place.

Les policiers du commissariat du cinquième arrondissement étaient les premiers à arriver sur le lieu avant ceux de la brigade  motorisée de la gendarmerie. Le corps de la victime était transféré à la morgue de l’hôpital communautaire.

RCA : la Minusca expulse 200 rebelles de Boyo

Les combattants rebelles occupaient des maisons ainsi que la résidence du maire de Boyo dans la préfecture de la Ouaka.

 

Les Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca ) ont mené samedi 25 décembre, « une opération d’expulsion d’environ 200 éléments de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique) de la localité de Boyo, dans la préfecture de la Ouaka », située au sud du pays, a annoncé l’ONU, lundi.

« L’arrivée des bataillons népalais et mauritanien de la Force de la Minusca, en renfort à l’effectif des Casques bleus surplace, a contraint les combattants de l’UPC de quitter Boyo, où ils occupaient des maisons ainsi que la résidence du maire », a souligné l’ONU, ajoutant que la Minusca poursuit ses opérations de nettoyage dans la ville avec des patrouilles robustes.

Les Nations Unies ont rapporté que la localité de Boyo avait été le théâtre d’incidents graves les 6 et 7 décembre 2021, « marqués, entre autres, par une quinzaine de civils tués et près de 1500 personnes déplacées ».

« La Minusca met en garde l’UPC contre toute tentative d’occupation de Boyo » malgré le cessez-le-feu déclaré le 15 octobre dernier par le président Touadera.

La semaine dernière, la Minusca a alerté sur l’arrivée massive de ces éléments armés assimilés aux anti-Balaka dans les environs de Boyo et à Ippy, « ainsi que sur les risques de ciblage et d’exactions exclusivement dirigés contre les communautés peuls, qui pourraient être commis ».

Au cours de la période du 13 au 20 décembre 2021, l’ONU a documenté 23 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, ayant affecté au moins 94 victimes.

La Minusca a noté une hausse d’incidents et d’abus par rapport à la semaine précédente, due aux missions d’enquête menées sur le terrain.

« La préfecture la plus touchée est la Ouaka, avec 8 incidents affectant 58 victimes, viennent ensuite l ’Ouham-Pendé, la Haute-Kotto et le Mbomou », a souligné le 22 décembre le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, indiquant, par ailleurs, qu’entre le 10 et le 16 décembre, la Mission a documenté 14 incidents de violations graves des droits de l’enfant.

Congo : un nouveau contingent mauritanien de la Minusca est arrivé à Bangui

Selon l’État-major de l’armée mauritanienne, l’opération de transport de ces soldats se poursuivra jusqu’à la mi-janvier 2022.

 

Un nouveau contingent du sixième bataillon de l’armée mauritanienne pour le maintien de la paix des nations-unies en République centrafricaine vient d’arriver dans la capitale centrafricaine, a-t-on appris du service de la Minusca.

Selon l’État-major de l’armée mauritanienne, l’opération de transport de ces soldats se poursuivra jusqu’à la mi-janvier 2022.

Ce contingent de l’armée mauritanienne va ensuite être déployé dans la localité de Bambari, au centre du pays. Ce nouveau déploiement intervient moins d’un mois après l’envoi vers Bria d’un contingent de la gendarmerie mauritanienne placé sous la bannière des nations unies dans le cadre de la mission de maintien de la paix en République centrafricaine.

Rappelons que la Mauritanie s’est engagée depuis 2014 dans les missions de maintien de la paix en République centrafricaine et envoie régulièrement des contingents pour participer aux opérations de maintien de la paix dans ce pays en proie à une lutte armée qui a déjà fait des milliers de morts dans les rangs des civils et obligé d’autres à fuir leur villes et villages.

ONU : huis clos pour le renouvellement de la Minusca

Le Conseil de sécurité de l’ONU renouvelle ce vendredi 12 novembre le mandat de la Minusca.

 

Les discussions entamées dès le mois d’octobre se sont déroulées dans un climat difficile, alors que Moscou tente d’alléger l’embargo sur les armes. Le tout dans un contexte tendu entre Bangui et la mission onusienne.

« Un mandat plus robuste » : c’est le maître mot, à Bangui comme à New York, qui domine les discussions du Conseil de sécurité des Nations unies relatives au renouvellement du mandat de la Minusca. Déjà, en mars dernier, le Conseil de sécurité avait décidé d’augmenter les effectifs de la mission d’un millier de casques bleus supplémentaires. Une leçon tirée de l’attaque de décembre 2020 des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) de François Bozizé. Partie de l’arrière-pays, la CPC était parvenue à atteindre les portes de Bangui en février dernier.

Composante aérienne

Débordée, la Minusca avait été contrainte localement de collaborer ponctuellement avec les Forces armées centrafricaines (FACa), mais surtout également avec les « instructeurs russes » de la société Wagner, présents auprès de l’armée centrafricaine. Une situation qui avait suscité un embarras considérable à New York et avait mis à mal le patron de la mission Mankeur Ndiaye et sa numéro 2, Denise Brown.

La mission ambitionne désormais de renforcer ses composantes stratégiques – notamment les forces d’intervention rapides, plus souples -, capables de se projeter rapidement dans le pays. Au sein de la Minusca, les contingents népalais et portugais interviennent déjà dans ce cadre. La composante aérienne doit elle aussi tre renforcée. Bangui s’est plaint à plusieurs reprises ces dernières semaines d’un déficit de la mission onusienne en la matière. Le déploiement à venir des casques bleus tunisiens doit ainsi apporter une première réponse.

La Minusca a connu des turbulences ces derniers mois. Le contingent de Gabonais de 450 hommes n’a toujours pas été remplacé après son départ contraint à la suite d’accusations d’agressions sexuelles. Le contingent marocain – qui a fait l’objet de très violentes attaques depuis 2014 – réfléchit quant à lui à réduire sa contribution. Des sujets qui ont été discutés lors de la réunion à New York des pays contributeurs à la Minusca, le 3 novembre. Le Togo, le Sénégal, la Tunisie et, dans une moindre mesure, la Côte d’Ivoire restent positionnés pour déployer des hommes au sein de la force onusienne.

Désaccord sur l’embargo, le panel des experts et les sanctions

Mais la rivalité entre Moscou et Paris a plané sur l’ensemble des discussions. Moscou a ainsi tenté de profiter des débats pour introduire dans le texte un assouplissement de l’embargo au sujet des armes de 16 mm et des mortiers de 60 mm. Depuis juillet, leur importation est soumise à dérogation, obligeant à solliciter plusieurs mois auparavant une autorisation préalable du Conseil de sécurité (AI du 12/07/21).

La Russie plaide désormais pour la mise en place d’une simple « notice informationnelle » à communiquer à l’organe onusien seulement un mois avant. La demande a peu de chances d’être acceptée par les autres Etats membres, à commencer par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni.

Le renouvellement du panel des experts sur la République centrafricaine est par ailleurs bloqué par la diplomatie russe. Celle-ci doit donner son aval, comme tous les Etats membres du Conseil de sécurité, sur le profil des experts recrutés. Mais les dossiers sont bloqués à Moscou, en attente de validation, manière de répondre au précédent rapport du panel, sorti au mois de juin. Il accusait les « instructeurs russes » d’exactions contre les civils, au même titre que les groupes armés.

Dans ce contexte de désaccord entre Etats membres, un accord sur de nouvelles sanctions contre des responsables du régime ou des groupes armés est peu probable. C’est ainsi que l’opposant Karim Meckassoua, pourtant pointé du doigt lors du dernier rapport des experts pour son implication au sein de la CPC, est en train d’échapper à des sanctions. En exil depuis sa destitution parlementaire, l’ancien président de l’Assemblée nationale reste toujours actif en Afrique centrale.

La Minusca et le gouvernement centrafricain à couteaux tirés

Les discussions new-yorkaises se sont déroulées dans un climat explosif entre Bangui et la Minusca. Le 1er novembre, la garde présidentielle a tiré sur un bus de la Minusca s’étant égaré aux abords de la résidence présidentielle, faisant dix blessés côté égyptien. Une adolescente est morte dans la confusion, heurtée par le véhicule onusien.

Très vite, l’affaire a pris une tournure politique. Le secrétaire général Antonio Guterres a « fermement condamné » l’incident et exigé une enquête. La ministre centrafricaine des affaires étrangères Sylvie Baïpo-Témon a vertement accusé la Minusca d’être elle-mme responsable de l’incident.

Les principaux relais proches du pouvoir ont intensément exploité le drame pour dénoncer la mission. Une manifestation de quelques personnes a ainsi été organisée cette semaine devant le QG de la mission, filmée par deux journalistes de RIA FAN, agence de presse proche de Wagner. Des panneaux « Minusca dégage » étaient notamment montés sur un pick-up de la gendarmerie centrafricaine.

RCA: le parti au pouvoir émet des critiques envers la Minusca

Alors qu’un vote sur le renouvellement de la Minusca doit avoir lieu le 15 novembre, le président de l’Assemblée nationale a vivement critiqué la mission onusienne.

 

À moins d’une semaine du vote sur le renouvellement du mandat de la mission de l’ONU en Centrafrique devant le Conseil de sécurité des Nations unies à New York, le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, qui est aussi le secrétaire national exécutif du MCU, le parti au pouvoir, émet des réserves sur l’action de la Minusca.

« Autant nous soutenons (que) certains contingents de la Minusca font du très bon travail, mais il y en a d’autres par contre, on égorge (à leur) nez et à leur barbe ! Ils ne réagissent pas ! Et c’est ça qui contribue à créer un fossé énorme entre la population et la Minusca, aujourd’hui ! », déclare-t-il.

Une déclaration qui intervient dans un contexte de vives tensions entre le gouvernement et la mission onusienne. Il y a quelques jours, des éléments de la garde présidentielle ont ouvert le feu sur un bus des Nations unies, blessant 10 policiers égyptiens désarmés. Une femme est également décédée, percutée par le bus durant sa fuite.

Réforme de la Minusca

Depuis lors, des manifestations se sont multipliées dans la capitale centrafricaine pour réclamer le départ de la Minusca. Des manifestations dont certains observateurs estiment qu’elles pourraient être organisées sous influence russe et avec l’aval du gouvernement.

Une affirmation fausse, rétorque Simplice Mathieu Sarandji, ces manifestations sont spontanées : « Les manifestations contre la Minusca… C’est un pays de liberté. Cela n’a pas été initié par un leader de parti politique ! Ce sont les Centrafricains qui en ont marre ! ».

Il plaide toutefois pour une modification du mandat de la Minusca : « Il semble que les Nations unies nous ont dotés d’un mandat robuste, mais ce mandat robuste-là, on ne le voit pas. Le renouvellement de la Minusca, si c’est pour faire donner la même prestation, il faudrait se poser des questions. On accuse aussi la Minusca de doter les groupes rebelles en munitions de guerre ! Je n’invente rien, je n’ai pas vu. Mais voilà, cela aussi concourt à renforcer la perception négative de la population vis-à-vis de la Minusca ».