Congo-Brazzaville : Anatole Collinet Makosso démissionne, Sassou N’Guesso ouvre la voie à un nouveau gouvernement

Les rouages de l'État congolais s'actionnent. Mardi 21 avril 2026, une page se tourne à Brazzaville. Anatole Collinet Makosso, Premier…

Les rouages de l’État congolais s’actionnent. Mardi 21 avril 2026, une page se tourne à Brazzaville. Anatole Collinet Makosso, Premier ministre, a officiellement présenté la démission de son gouvernement au président de la République, Denis Sassou N’Guesso. Un geste attendu, presque rituel, mais chargé de sens : il ouvre la voie à une nouvelle équipe pour le prochain quinquennat.

La nouvelle est tombée par un communiqué du cabinet présidentiel. La démission intervient en application de l’article 83 de la Constitution du 25 octobre 2015. Un texte qui prévoit que, après chaque élection présidentielle, le gouvernement sortant doit remettre sa démission au Chef de l’État. Les élections des 12 et 15 mars 2026 ont eu lieu. L’investiture du président réélu s’est déroulée le 16 avril dernier. Le calendrier institutionnel est respecté à la lettre.

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Une démission acceptée, un travail salué

Denis Sassou N’Guesso n’a pas tardé. Il a immédiatement accepté la démission de son Premier ministre. Mais avant de tourner la page, il a tenu à saluer le travail accompli. Pendant cinq ans, de 2021 à 2026, l’équipe gouvernementale a œuvré. Elle a mis en œuvre le projet de société « Ensemble, poursuivons la marche ». Ce slogan, martelé durant la campagne, a guidé l’action du gouvernement sortant.

Le président a voulu marquer sa reconnaissance. Un geste politique autant qu’institutionnel, qui souligne la continuité et la stabilité recherchées par le pouvoir brazzavillois.

Makosso : « Prêt à continuer de servir »

De son côté, Anatole Collinet Makosso n’a pas fait dans la surenchère. Il a exprimé sa gratitude au Chef de l’État pour la confiance placée en lui tout au long de son mandat. Sobre, fidèle à sa réputation d’homme d’appareil, il a affirmé sa disponibilité à continuer de servir la République si nécessaire. Une formule de style, peut-être. Mais aussi une porte laissée entrouverte. Makosso sera-t-il reconduit ? Ou un nouveau visage prendra-t-il la tête de la future équipe ?

Rien n’a filtré. Le suspense demeure.

Affaires courantes : l’État ne s’arrête pas

En attendant la formation d’un nouveau gouvernement, les membres sortants ont été chargés d’expédier les affaires courantes. Une mesure classique pour assurer la continuité de l’État. Les ministres restent à leur poste, mais sans prendre de décisions majeures. Ils gèrent le quotidien, les urgences, les dossiers déjà engagés. Le temps que le président choisisse ses nouveaux hommes de confiance.

Cette démission, conforme à la tradition institutionnelle après chaque élection présidentielle, n’a donc rien d’une surprise. Elle est le mécanisme prévu par la loi. Mais elle marque néanmoins un moment clé : l’ancien mandat est définitivement clos. Le nouveau peut commencer.

Quelle équipe pour le prochain quinquennat ?

La question qui brûle toutes les lèvres à Brazzaville est désormais : à quoi ressemblera le prochain gouvernement ? Denis Sassou N’Guesso, réélu pour un nouveau mandat, va-t-il opérer un remaniement profond ? Va-t-il reconduire Anatole Collinet Makosso, ou miser sur un profil nouveau ?

Les spéculations vont bon train. Certains évoquent l’entrée de jeunes cadres. D’autres parient sur la stabilité et la continuité. Une certitude : le président a désormais la main. Il prendra le temps nécessaire pour composer une équipe à son image. Fidèle. Expérimentée. Capable de poursuivre « la marche » entamée il y a cinq ans.

En attendant, les ministres sortants expédient les affaires courantes. Les dossiers ne manquent pas. Et la machine étatique, un instant ralentie, reprend déjà son rythme.

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