Didier Budimbu après le Mondial : « L’objectif maintenant, c’est de gagner la CAN »

L’élimination face à l’Angleterre (2-1) a mis fin au rêve mondial des Léopards. Mais, à Kinshasa comme à Atlanta, le sentiment dominant n’est pas celui de l’échec. Cinquante-deux ans après leur unique participation à une Coupe du monde, les Congolais quittent le tournoi avec les honneurs, après avoir tenu tête à plusieurs grandes nations du football.

Quelques heures après cette élimination, le ministre des Sports, Didier Budimbu, a livré un message empreint de fierté dans une interview menée par nos confrères d’Actualité.cd. Pour lui, cette génération a changé le regard porté sur le football congolais et posé les bases d’un avenir encore plus ambitieux.

« Nous sortons la tête haute »

Pour Didier Budimbu, le parcours réalisé aux États-Unis dépasse largement les attentes.

Une victoire, un match nul, deux défaites et cinq buts inscrits face à des adversaires prestigieux comme le Portugal ou l’Angleterre : le ministre estime que les Léopards ont démontré qu’ils avaient désormais leur place parmi les meilleures sélections du monde.

« Les Anglais garderont un souvenir de ce match », assure-t-il, convaincu que la RDC a franchi un cap.

Le ministre n’a pas non plus oublié le contexte particulièrement difficile dans lequel la rencontre contre l’Angleterre s’est disputée. Quelques heures avant le coup d’envoi, le sélectionneur Sébastien Desabre apprenait le décès de son père.

Didier Budimbu salue le courage du technicien français, qui a choisi de rester sur le banc malgré cette terrible épreuve.

« Ce qu’il a montré, c’est qu’il est Congolais dans l’âme », affirme-t-il, promettant que l’État accompagnera le sélectionneur dans cette période de deuil.

Desabre confirmé, des infrastructures annoncées

Le ministre des Sports a également tenu à rassurer sur l’avenir du sélectionneur.

Selon lui, Sébastien Desabre a rempli les objectifs qui lui avaient été fixés, notamment la qualification à la Coupe d’Afrique des nations puis à la Coupe du monde. Son contrat n’étant pas arrivé à son terme, aucune remise en question n’est envisagée à ce stade.

Didier Budimbu a aussi annoncé la poursuite des investissements dans les infrastructures sportives. La réhabilitation du stade des Martyrs, la rénovation de plusieurs gymnases ainsi que l’ouverture prochaine d’une nouvelle aréna figurent parmi les projets prioritaires.

Sur le plan financier, il rappelle que le budget du sport a bénéficié d’un renforcement de 69 millions de dollars grâce au budget rectificatif, tandis que la FECOFA devrait percevoir entre 10 et 12 millions de dollars au titre de la participation au Mondial.

Le prochain défi est déjà lancé : gagner la CAN

Pour le gouvernement, cette Coupe du monde ne représente pas une finalité, mais le début d’une nouvelle ambition.

Didier Budimbu affirme que le prochain objectif des Léopards est désormais clair : remporter la Coupe d’Afrique des nations.

Dans cette dynamique, il révèle également que le président Félix Tshisekedi entend rendre hommage aux joueurs pour leur parcours historique.

« Le Président de la République décorera les Léopards au mois de septembre pour ce qu’ils ont accompli », annonce-t-il.

Une distinction qui viendra saluer une génération entrée dans l’histoire en offrant à la République démocratique du Congo sa première qualification pour la phase à élimination directe d’une Coupe du monde.

Si l’aventure mondiale s’est arrêtée à Atlanta, le message envoyé par les autorités est limpide : ce parcours n’est pas une fin, mais le point de départ d’un projet qui nourrit désormais une ambition assumée, celle de voir les Léopards régner sur l’Afrique avant de revenir encore plus forts sur la scène mondiale.

Ebola en RDC : Cyril Ramaphosa à Kinshasa pour renforcer la riposte et annoncer un soutien de 13,5 millions de dollars

La République démocratique du Congo reçoit un soutien de poids dans sa lutte contre le virus Ebola. Ce jeudi 2 juillet 2026, le président sud-africain Cyril Ramaphosa est arrivé à Kinshasa pour une visite de travail placée sous le signe de la solidarité africaine et du renforcement de la coopération sanitaire.

Désigné Champion de l’Union africaine pour la préparation, la prévention et la riposte aux pandémies, le chef de l’État sud-africain vient réaffirmer l’engagement du continent face à l’une des urgences sanitaires les plus préoccupantes du moment : l’épidémie d’Ebola (souche de Bundibugyo) qui touche la RDC.

Une visite stratégique au cœur de la riposte contre Ebola

À son arrivée à l’aéroport international de N’djili, Cyril Ramaphosa a été accueilli par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, représentant le président Félix Tshisekedi, en présence de plusieurs membres du gouvernement ainsi que du directeur général du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC).

Le programme de cette visite prévoit un entretien en tête-à-tête entre les présidents Tshisekedi et Ramaphosa à la Cité de l’Union africaine.

Les deux chefs d’État doivent notamment échanger sur le renforcement de la coopération entre leurs pays, la coordination de la réponse sanitaire ainsi que les mécanismes permettant d’améliorer la préparation du continent face aux futures pandémies.

Ils effectueront ensuite une visite à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), institution au cœur de la surveillance épidémiologique, du diagnostic et de la recherche scientifique en République démocratique du Congo.

13,5 millions de dollars pour soutenir la RDC

Cette visite est également marquée par un geste fort de Pretoria.

L’Afrique du Sud a annoncé une contribution de 13,5 millions de dollars américains destinée à renforcer les opérations de riposte contre Ebola en RDC.

Cette enveloppe s’ajoute aux importants financements déjà mobilisés par les partenaires internationaux. À ce jour, les engagements en faveur de la lutte contre l’épidémie dépassent 910 millions de dollars américains, illustrant la mobilisation croissante de la communauté internationale aux côtés de la RDC.

Une coopération africaine face aux défis sanitaires

Au-delà de l’aide financière, la présence de Cyril Ramaphosa à Kinshasa traduit la volonté de l’Union africaine de bâtir une réponse collective face aux crises sanitaires qui menacent le continent.

En sa qualité de Champion de l’UA pour la préparation, la prévention et la riposte aux pandémies, le président sud-africain poursuit une tournée diplomatique destinée à renforcer la coordination entre les États africains, soutenir les capacités de recherche et encourager les investissements dans les systèmes de santé.

À travers cette visite, Kinshasa et Pretoria réaffirment leur volonté de faire de la coopération scientifique, de la surveillance épidémiologique et de la solidarité continentale des piliers essentiels pour mieux répondre aux urgences sanitaires présentes et futures.

Coupe du Monde 2026 : Les kinois saluent le parcours global des Léopards malgré la défaite en 16e de finale

La République démocratique du Congo s’est inclinée face à l’Angleterre, mercredi 1er juillet 2026, en 16e de finale de la Coupe du Monde. Mais l’élimination n’a pas entamé l’enthousiasme des kinois, pourtant réputés pour leurs critiques sévères face à la sélection nationale. Dans les rues de la capitale, les réactions sont majoritairement positives. Les supporters retiennent l’effort collectif et la dignité affichée par les fauves congolais. Pour beaucoup, affronter une nation historique du football reste en soi un accomplissement. Le ton est à la reconnaissance d’un groupe qui a honoré le maillot jusqu’au bout.

Cédric Bambole, un passager interviewé par la rédaction du Journal de Kinshasa, résume son sentiment : « L’équipe a vraiment bien joué. Aucun reproche à faire aux joueurs. Ils ont fait le nécessaire. Ils ont perdu contre l’Angleterre qui n’est pas n’importe quelle sélection ».

Pour Monsieur Antoine, taximan, la qualification elle-même en Coupe du Monde était déjà une victoire pour la RDC. « Pour moi c’est une joie. Ça fait 52 ans que la RDC n’a plus participé à une édition de la Coupe du monde. Notre retour a été louable. Nous avons non seulement évité le pire de notre histoire amère de 1974, mais nous avons aussi présenté une bonne figure devant le monde », décrit-il.

Un autre kinois, qui a préféré garder l’anonymat, abonde : « Arriver à ce stade de la compétition est pour moi une victoire. Personnellement je ne m’attendais pas à voir la RDC atteindre ce niveau. Nous avons atteint une étape qui a fait la fierté de la RDC et de l’Afrique toute entière ».

Une voix discordante appelle à tirer les leçons de la défaite

Les avis ne sont pas unanimes. David, plus critique, regrette l’issue du match : « Je regrette amèrement cette défaite. La RDC avait la possibilité de faire mieux. Le match contre l’Angleterre était prenable. Il a juste fallu d’un peu plus de concentration aux Léopards pour se qualifier en 8e de finale. Les adversaires ont profité de la fatigue de nos joueurs. Nous devons corriger cela dans les échéances à venir ».

Cette lecture pointe le manque de concentration dans les moments clés. Elle rappelle que le très haut niveau ne pardonne pas. Pour autant, même cette critique reconnaît le potentiel affiché par l’équipe congolaise durant la compétition.

Mpasi, le rempart sauveur, et une défense à la hauteur des grands rendez-vous

L’observation collective kinoise n’a pas oublié les prouesses du gardien Congolais.

« La prestation de Lionel Mpasi a marqué les esprits. Le gardien s’est illustré par des arrêts décisifs face aux assauts anglais. Il est pour moi le rempart sauveur de l’équipe », a déclaré Monsieur Papy Landu, identifié comme coach de football d’une équipe basée dans la commune de Ngaliema, sans oublier la défense congolaise.

« Les défenseurs ont également répondu aux attentes des grands rendez-vous. Ils étaient solides, disciplinés et solidaires. La ligne arrière a limité les espaces et assuré l’essentiel. J’ai vu un Léopard fort face au Portugal, la Colombie, l’Ouzbékistan et hier encore face à l’Angleterre », a-t-il ajouté. Cette assise défensive, à l’en croire, laisse entrevoir des fondations solides pour les prochaines échéances internationales des congolais.

Desabre quitte la compétition la tête haute après un parcours remarquable

Un autre amateur du football interrogé s’est penché sur le « bon parcours » du sélectionneur Sébastien Desabre.

Secrétaire d’une équipe engagée à l’entente provinciale de Kinshasa, Minga explique : « Le coach est arrivé avec un projet clair, il a su redonner une identité aux Léopards. Son travail sur la cohésion, la rigueur tactique et la confiance a porté ses fruits. Sébastien Desabre quitte la compétition tête haute, avec le respect du public et des observateurs. Il a remis la RDC sur la carte du football mondial. Ce parcours reste une référence pour notre génération ».

Cap désormais sur l’avenir

Après cette élimination, la RDC doit désormais se concentrer sur l’avenir. Les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2027 approchent. Ils représentent la prochaine étape pour confirmer la progression observée au Mondial.

Le staff technique, les joueurs et la fédération ont une base à exploiter : une défense fiable, un gardien en pleine confiance et un groupe soudé. L’objectif sera de capitaliser sur cette dynamique, de corriger les détails qui coûtent cher et de viser la qualification.

Les kinois, eux, ont déjà tourné la page avec fierté. Ils retiennent surtout que les Léopards n’ont pas démérité et qu’ils ont redonné espoir à toute une nation.

Coupe du monde 2026 : l’incroyable malédiction de la 86e minute qui frappe les sélections africaines

Le football réserve parfois des scénarios que personne n’aurait imaginés. Depuis le début des seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, une même minute semble poursuivre plusieurs sélections africaines : la 86e.

En l’espace de vingt-quatre heures, la République démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire et le Sénégal ont toutes vu leurs espoirs de qualification s’effondrer après avoir encaissé un but décisif… à la 86e minute.

Simple coïncidence ou incroyable hasard ? Une chose est sûre : cette minute restera gravée dans les mémoires de ces trois nations.

La RDC, la Côte d’Ivoire et le Sénégal frappés au même moment

La première à subir ce cruel scénario a été la Côte d’Ivoire. Opposés à la Norvège, les Éléphants pensaient avoir relancé le suspense grâce à leur égalisation avant de céder à quatre minutes du terme sur une réalisation d’Erling Haaland (2-1).

Quelques heures plus tard, la République démocratique du Congo a connu une désillusion presque identique. Après avoir mené pendant une grande partie de la rencontre contre l’Angleterre grâce à un but inscrit dès la 7e minute, les Léopards ont résisté jusqu’à la fin avant que Harry Kane ne signe le but de la victoire anglaise… lui aussi à la 86e minute.

Le scénario le plus spectaculaire est toutefois revenu au Sénégal. Les Lions de la Teranga semblaient filer vers les huitièmes de finale après avoir pris deux buts d’avance face à la Belgique. Mais tout a basculé à la 86e minute lorsque Romelu Lukaku a réduit le score. Trois minutes plus tard, Youri Tielemans égalisait, avant d’offrir finalement la qualification aux Diables Rouges au terme de la prolongation.

Une simple coïncidence… mais un symbole cruel

Sur les réseaux sociaux, cette répétition a rapidement alimenté les commentaires. Beaucoup d’internautes ont évoqué avec humour une « malédiction de la 86e minute », tant la similitude des scénarios est frappante.

Au-delà de cette étonnante statistique, ces trois rencontres rappellent surtout une réalité impitoyable des matchs à élimination directe : jusqu’au coup de sifflet final, aucun avantage n’est définitivement acquis.

La RDC, la Côte d’Ivoire et le Sénégal auront tous payé très cher quelques instants de relâchement face à des adversaires qui n’ont jamais cessé d’y croire.

Le Maroc brise la série, d’autres nations africaines encore en lice

Toutes les sélections africaines n’ont cependant pas connu le même destin.

Le Maroc est parvenu à inverser la tendance face aux Pays-Bas en égalisant dans les derniers instants avant de décrocher sa qualification lors de la séance des tirs au but.

Pendant ce temps, le Cap-Vert, l’Égypte, l’Algérie et le Ghana gardent encore l’espoir de poursuivre l’aventure mondiale.

Si la 86e minute a marqué les esprits lors de ces seizièmes de finale, les équipes africaines encore engagées espèrent surtout qu’elle ne deviendra qu’une simple curiosité statistique… et non un nouveau rendez-vous avec le destin.

Mondial 2026 : Lionel Mpasi et Aaron Wan-Bissaka quittent la compétition parmi les meilleurs à leur poste

L’aventure de la République démocratique du Congo s’est arrêtée en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 après une courte défaite face à l’Angleterre (2-1). Mais si les Léopards quittent la compétition, plusieurs de leurs joueurs repartent avec une reconnaissance internationale.

Parmi eux, Lionel Mpasi et Aaron Wan-Bissaka ont marqué les esprits grâce à des performances qui les placent parmi les références de ce Mondial à leur poste.

Lionel Mpasi, l’un des gardiens les plus performants du tournoi

Pendant quatre rencontres, face au Portugal, à la Colombie, à l’Ouzbékistan puis à l’Angleterre, Lionel Mpasi a été l’un des principaux artisans du parcours historique des Léopards.

Avec 15 arrêts, le gardien congolais termine 7ᵉ meilleur portier de la Coupe du monde 2026, à égalité avec l’Iranien Alireza Beiranvand, selon les statistiques de la FIFA.

Face à l’Angleterre, il a longtemps maintenu les siens dans la rencontre grâce à plusieurs interventions décisives devant Jude Bellingham et Harry Kane. Malgré le doublé de l’attaquant anglais en fin de match, Mpasi a quitté le terrain sous les applaudissements, salué jusqu’à son adversaire.

« Félicitations au gardien de la RDC. Il a réalisé de superbes arrêts », a déclaré Harry Kane après la rencontre.

Les chiffres confirment son influence : 83 interventions dans sa surface et 70 sorties hors de celle-ci, preuve de son autorité et de son importance dans le système mis en place par Sébastien Desabre.

Aaron Wan-Bissaka, infranchissable durant tout le Mondial

S’il y a un Léopard qui aura impressionné par sa rigueur défensive, c’est bien Aaron Wan-Bissaka.

Le latéral congolais boucle son premier Mondial avec une statistique exceptionnelle : aucun joueur ne l’a éliminé en un contre un durant les quatre rencontres disputées par la RDC.

Ni les attaquants du Portugal, ni ceux de la Colombie, de l’Ouzbékistan ou de l’Angleterre ne sont parvenus à le dribbler.

Face aux Three Lions, son pays de naissance, le défenseur a une nouvelle fois livré une prestation de très haut niveau. Solide dans les duels, précieux dans les récupérations et toujours disponible offensivement, il a même offert un centre parfait à Yoane Wissa, dont la reprise est venue heurter le poteau de Jordan Pickford.

Cette statistique illustre parfaitement la solidité défensive affichée par les Léopards durant cette Coupe du monde.

La RDC éliminée, mais des individualités qui ont marqué le Mondial

Si le parcours des Léopards s’est arrêté face à l’Angleterre, la sélection congolaise repart avec une crédibilité nouvelle sur la scène internationale.

Les performances de Lionel Mpasi et d’Aaron Wan-Bissaka démontrent que la RDC possède désormais des joueurs capables de rivaliser avec les meilleurs à leur poste.

Au-delà de l’élimination, ces prestations individuelles viennent confirmer la progression des Léopards et la qualité du travail accompli sous les ordres de Sébastien Desabre. Elles laissent surtout entrevoir un avenir prometteur pour une sélection qui a retrouvé sa place parmi les nations capables de bousculer les plus grandes équipes du football mondial.

RDC : Le Ministre Samuel Mbemba dénonce des exécutions et arrestations arbitraires à Goma par l’AFC/M23

Le Ministre des Droits Humains, Samuel Mbemba, a dénoncé, mercredi 1er juillet 2026, des exécutions sommaires d’au moins 10 jeunes congolais et plus de 100 autres arrêtés arbitrairement par des militaires rwandais et des éléments de l’AFC/M23 à Goma, dans la province du Nord-Kivu. Dans son communiqué, le ministre s’est indigné également contre des traitements cruels, inhumains et dégradants affligés à ces congolais. En cause, ces citoyens ont chanté à l’honneur du Président de la République, Félix Tshisekedi, après la victoire de la RDC face à l’Ouzbékistan en Coupe du Monde.

« Le ministre condamne avec la plus grande fermeté ces violations graves et massives des Droits de l’Homme et demande la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes détenues arbitrairement et la cessation de toute forme d’intimidation, de représailles et de violence à l’encontre des paisibles populations civiles », a écrit Samuel Mbemba.

Dans la foulée, le ministre des Droits Humains a appelé les populations des villes et territoires sous occupation au courage, à la résilience et au patriotisme.

L’Est de la République démocratique du Congo, et particulièrement la ville de Goma et ses environs, fait face à une situation sécuritaire dégradée depuis plus d’un mois. La province du Nord-Kivu est partiellement sous le contrôle des rebelles de l’AFC/M23, un mouvement armé que Kinshasa accuse d’être soutenu par le Rwanda. Cette présence militaire a entraîné des restrictions de circulation et une forte pression sur les populations civiles.

Les autorités congolaises dénoncent régulièrement des violations des droits humains dans ces territoires . Les ONG internationales et les missions onusiennes ont aussi alerté sur la détérioration des conditions de vie, l’accès limité à l’aide humanitaire et la multiplication des exactions contre les civils dans cette partie du pays.

Le Gouvernement Congolais ne cesse de rapporter des cas liés aux tueries, aux intimidations, aux violences contre des manifestants et aux restrictions des libertés fondamentales. Selon Kinshasa, ces faits visent particulièrement les jeunes et les voix perçues comme favorables aux institutions de la République.

Sébastien Desabre frappé par un deuil : le sélectionneur des Léopards perd son père au soir de l’élimination de la RDC

Le football est parfois relégué au second plan face aux épreuves de la vie.

Quelques instants après l’élimination de la République démocratique du Congo face à l’Angleterre (2-1), en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, une triste nouvelle est venue assombrir davantage la soirée des Léopards. Le sélectionneur Sébastien Desabre a perdu son père.

Une douleur immense pour le technicien français, qui venait déjà de voir s’arrêter le magnifique parcours de son équipe dans la plus prestigieuse des compétitions internationales.

Une épreuve traversée dans la plus grande dignité

Selon plusieurs sources concordantes, Sébastien Desabre avait été informé du décès de son père peu avant le coup d’envoi de la rencontre face à l’Angleterre.

Malgré cette terrible épreuve personnelle, il a fait le choix de rester sur le banc afin d’accompagner ses joueurs pour ce rendez-vous historique, témoignant une nouvelle fois de son sens des responsabilités et de son engagement envers la sélection congolaise.

Ce n’est qu’à l’issue de la conférence de presse d’après-match que le décès de son père a été évoqué publiquement. Visiblement surpris que cette information soit rendue publique à cet instant, le sélectionneur s’est contenté d’un sobre « Merci » avant de quitter la salle.

Par la suite, le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, citant une source officielle, ainsi que le ministre des Sports Didier Budimbu, ont confirmé que Sébastien Desabre connaissait déjà la nouvelle avant le début de la rencontre.

Une soirée aux émotions bouleversantes

Sur le terrain, les Léopards avaient pourtant longtemps entretenu le rêve d’un exploit. Après avoir ouvert le score dès les premières minutes, ils ont résisté avec courage avant de céder en fin de rencontre face à un doublé d’Harry Kane.

Cette élimination mettait un terme à un parcours historique pour la RDC, qui disputait pour la première fois de son histoire un match à élimination directe en Coupe du monde.

Mais au-delà du résultat sportif, cette soirée restera surtout marquée par la douleur intime vécue par Sébastien Desabre.

Nos pensées à Sébastien Desabre et à sa famille

Dans ces moments où le sport s’efface devant l’épreuve humaine, l’ensemble de la rédaction adresse ses sincères condoléances à Sébastien Desabre, à sa famille ainsi qu’à ses proches.

Que son père repose en paix.

Et que le sélectionneur des Léopards trouve, auprès des siens, la force nécessaire pour traverser cette douloureuse épreuve.

Coupe du Monde 2026 : Défaite douloureuse de la RDC 2-1 face à l’Angleterre en 16e de finale

Le rêve congolais s’est arrêté en 16e de finale de la Coupe du Monde FIFA 2026. La République démocratique du Congo s’est inclinée 2-1 face à l’Angleterre ce mercredi 1er juillet 2026. Les Léopards avaient pourtant démarré fort avec un but précoce de Cipenga à la 7e minute. Mais l’Angleterre a renversé la situation en fin de match grâce à un doublé de Harry Kane aux 75e et 86e minutes. Au terme d’une rencontre engagée, la RDC quitte donc la compétition aux portes des 8es de finale.

La défaite est douloureuse pour une sélection qui a montré du caractère et cru à l’exploit jusqu’aux dernières minutes face à une nation historique du football.

Sur le plan statistique, l’Angleterre a dominé avec 16 tirs contre 7 pour la RDC, dont 8 cadrés contre seulement 2 côté congolais. La possession a aussi tourné à l’avantage des Three Lions avec 54% contre 46% pour les Léopards. Malgré ce déséquilibre, le pays africain a tenu et a même ouvert le score très tôt. Ce but matinal a pourtant donné de l’espoir à tout un pays. Mais l’expérience anglaise a parlé dans les 15 dernières minutes.

Une sortie frustrante mais des enseignements pour la RDC

La défaite laisse un goût amer chez les supporters congolais. Mener puis s’incliner sur deux buts tardifs est difficile à digérer. Pourtant, ce Mondial 2026 aura servi à la RDC. L’équipe a prouvé qu’elle avait des atouts offensifs et une organisation capable de tenir tête à l’Angleterre pendant longtemps. La prochaine étape sera de transformer ces performances en résultats sur la durée.

La RDC a fait bonne figure ce soir, pourtant une nation qui a été absente pendant 52 ans sur la plus grande scène du football mondial. Ce parcours en 16e de finale reste une base pour Sébastien Desabre de construire l’avenir.

L’Afrique ne compte qu’un seul représentant en 8e de finale

Avec l’élimination de la RDC, le bilan africain s’alourdit à ce stade de la compétition. Le Maroc reste jusqu’ici le seul pays africain qualifié pour les 8es de finale. Les Lions de l’Atlas portent donc seuls les espoirs du continent dans le dernier carré africain.

Le Sénégal pour tenter de sauver l’honneur africain ce soir

Le Sénégal entre en scène pour son match de 16e de finale contre la Belgique à 21h00 de ce même jour. Les Lions de la Téranga ont l’opportunité de rejoindre le Maroc en 8e et d’offrir à l’Afrique un deuxième représentant.

Face aux Diables Rouges, Sadio Mané et ses coéquipiers devront jouer avec la pression mais aussi avec l’ambition de poursuivre l’aventure. Un succès sénégalais redonnerait de la couleur au football africain dans ce tournoi. Tous les regards seront donc tournés vers ce duel qui peut changer la donne pour le continent.

RDC : Kinshasa assume la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations-Unies dès ce 1er juillet 2026

La République démocratique du Congo préside le Conseil de sécurité des Nations-Unies à partir du 1er juillet 2026. C’est la première fois depuis plus de 30 ans que Kinshasa occupe ce poste. Cette responsabilité intervient six mois après le début du mandat de la RDC comme membre non permanent pour 2026-2027. Selon un communiqué du ministère des Affaires Étrangères, de ce même mercredi 1er juillet, il s’agit « d’une occasion historique pour la nation congolaise de contribuer aux réflexions internationales sur la paix et la sécurité ».

Par cette occasion, la République démocratique du Congo veut promouvoir un multilatéralisme fondé sur le dialogue, le respect du droit international et la recherche de solutions durables.

Placée sous la devise « Plus de paix, plus de justice, plus de développement, plus de multilatéralisme », cette présidence tournante congolaise part d’une conviction. Les conflits ne peuvent être résolus durablement sans traiter leurs causes profondes.

En effet, le communiqué cite cinq axes principaux. Il s’agit de la gouvernance responsable des ressources naturelles, de la protection des populations civiles, de la lutte contre l’impunité, de la justice transitionnelle, de l’agenda Femmes, Paix et Sécurité, et de l’implication des jeunes. Le renforcement des partenariats avec les organisations régionales, notamment l’Union Africaine (UA), complète cette feuille de route.

Trois événements de haut niveau au programme

Le communiqué annonce trois rendez-vous clés. Le 8 juillet, la Première Ministre, Judith Suminwa, « présidera un briefing du Conseil sur les violences sexuelles liées aux conflits ». À en croire la diplomatie congolaise, cette réunion mettra en lumière le coût humain des économies de guerre et insistera sur la prévention, la protection des survivantes, la lutte contre l’impunité et la réparation.

Le 13 juillet, la Ministre d’État, Ministre des Affaires Étrangères, Thérèse Kiyakwamba, dirigera une réunion « Arria » sur le lien entre ressources naturelles, conflits et paix. « Cette rencontre ouvrira une réflexion sur les lacunes du cadre normatif international face aux économies de guerre et sur les perspectives d’un cadre plus cohérent en matière de gouvernance des ressources naturelles », précise le document.

Enfin, le 21 juillet, le Président de la République, Félix Tshisekedi, présidera un débat public de haut niveau sur « la gouvernance des ressources naturelles, fondement de la paix, de la sécurité et de la prospérité ». Ce débat, indique le même document, visera une approche intégrée. L’idée est de faire des ressources naturelles un levier de prévention des conflits, de coopération internationale, de développement durable et de prospérité partagée.

Par ailleurs, la RDC dit mettre son expérience au service de la communauté internationale. Elle promet d’exercer cette responsabilité dans un esprit d’ouverture, de dialogue et de coopération. Elle ambitionne de contribuer à des réponses internationales plus intégrées, préventives et durables aux défis de paix et de sécurité.

Les États directement confrontés aux conflits ont un rôle à jouer dans l’élaboration des solutions collectives. La RDC entend donc apporter sa contribution aux réflexions internationales sur la prévention des conflits et la consolidation d’une paix durable.

Avec cette présidence, Kinshasa veut faire entendre sa voix sur les dossiers sécuritaires du continent et du monde pendant tout le mois de juillet 2026.

Thomas Tuchel avant le choc contre la RDC : « Nous devrons nous accrocher et rester patients »

À la veille du choc contre la République démocratique du Congo, Thomas Tuchel affichait un visage détendu, mais déterminé. Le sélectionneur anglais sait que son équipe, quatrième mondiale, part favorite face aux Léopards (41es). Cependant, il connaît aussi les pièges des matchs à élimination directe.

« C’est le moment de s’accrocher, le moment d’être patient », a-t-il martelé mardi en conférence de presse à Atlanta. Il faisait notamment référence à la solidité défensive congolaise. Celle-ci a tenu tête au Portugal (1-1) et a longtemps résisté à la Colombie (défaite 1-0).

« La RDC a la capacité de rendre la vie difficile à tout le monde », a reconnu l’Allemand. Il s’attend donc à une rencontre similaire à celles disputées contre le Ghana (0-0) ou le Panama (2-0). Selon lui, les Léopards formeront un bloc bas, discipliné et difficile à déséquilibrer.

Malgré cela, Tuchel reste confiant. « Nous avons la qualité, la confiance, la conviction et un grand nombre de joueurs offensifs », a-t-il assuré. Il a toutefois rappelé une réalité : « Dans cette Coupe du monde, les équipes sont très bien préparées. Elles défendent au plus haut niveau. Il est difficile pour n’importe quelle sélection de faire sauter les verrous. »

Les fantômes de l’Euro 2016 hantent toujours l’Angleterre

Les Three Lions ne veulent surtout pas revivre l’humiliation de l’Euro 2016. Cette année-là, l’Islande les avait éliminés en huitièmes de finale (2-1). Harry Kane, Marcus Rashford, John Stones et Jordan Henderson gardent encore ce souvenir.

« Vous ne trouverez pas de grands athlètes qui n’auraient pas subi de grandes défaites », a rappelé Tuchel.

L’entraîneur allemand a ensuite raconté une expérience personnelle. Lors de sa première finale de Coupe d’Allemagne avec Dortmund contre le Bayern, il avait oublié de préparer la séance des tirs au but.

« Nous avons perdu. C’était une expérience très douloureuse et une grosse cicatrice. Je me suis dit que cela n’arriverait plus jamais. »

À travers cette anecdote, Tuchel adresse un message clair à ses joueurs. Même face à un outsider, ils ne doivent rien laisser au hasard.

Blessures et choix forts : Tuchel garde le cap

Par ailleurs, le sélectionneur doit composer avec les blessures de Reece James et de Jarell Quansah. Les deux joueurs restent forfaits, même s’ils se rapprochent d’un retour.

Interrogé sur ses choix, Tuchel est resté serein. Il a notamment laissé de côté Phil Foden, Cole Palmer et Trent Alexander-Arnold.

« Je les vois depuis des semaines. Je les ai choisis. Il y a des blessures. Cela ne sert à rien de rester trop longtemps déçu. Il faut trouver des solutions. »

Il a ensuite insisté sur la force du collectif.

« Nous adorerions avoir Reece et Jarell avec nous. Cependant, ils sont blessés. Les autres joueurs vont se mettre au niveau. Ensemble, nous allons faire basculer ce match, quoi qu’il arrive. »

Ce message sonne comme un avertissement pour les Léopards. Même privé de plusieurs cadres, le collectif anglais reste redoutable.

Une pression que l’Angleterre assume

Jordan Pickford, gardien titulaire, refuse de parler de pression excessive.

« Je pense que l’équipe la gère bien. Nous avons beaucoup d’expérience. Nous avons joué au plus haut niveau. J’apprécie cette pression. »

Il reconnaît néanmoins que les attentes sont immenses.

« Nous attendons de nous-mêmes d’aller plus loin que les seizièmes de finale. »

Pourtant, ce discours contraste avec celui de Sébastien Desabre. Le sélectionneur congolais estime que la pression repose avant tout sur les épaules anglaises.

« La pression est sur le côté anglais. Ils ont un long chemin à parcourir pour atteindre leur objectif. »

Tuchel ne se laisse toutefois pas déstabiliser.

« J’apprécie cette pression », a-t-il répété. Enfin, il a conclu avec une formule qui résume son état d’esprit : « Si vous voulez gagner un grand trophée, il n’y a aucun chemin facile. »

Mercredi soir, à 18 heures (heure belge), le Mercedes-Benz Stadium retiendra son souffle. D’un côté, l’Angleterre court après un titre mondial depuis 1966. De l’autre, la RDC joue sans complexe. Le football, fidèle à son imprévisibilité, tranchera entre les Lions et les Léopards.