Sous le soleil de Kaniama-Kasese, dans la province du Haut-Lomami, les rangs impeccablement alignés de centaines de jeunes recrues ont donné le ton d’une visite hautement symbolique. En se rendant jeudi au Centre d’encadrement et d’instruction du Service national, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est venu porter un message clair : pour lui, le Service national n’est pas une sanction, mais un tremplin vers la citoyenneté, la discipline et le développement.
Face aux jeunes venus de plusieurs provinces du pays, le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de faire de cette institution un pilier de la reconstruction nationale, où le patriotisme se conjugue avec la formation professionnelle et l’engagement au service de la République.
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Un centre devenu le symbole de la réinsertion des jeunes
À l’origine, Kaniama-Kasese avait été conçu pour accueillir et réinsérer les jeunes impliqués dans le phénomène des « Kuluna ». Au fil des années, le site a progressivement changé de dimension pour devenir un véritable centre de formation civique, patriotique et professionnelle.
Devant le président de la République, le commandant du Service national, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, a dressé le bilan de cette transformation.
Selon lui, plus de 8 300 jeunes ont déjà été formés dans ce centre depuis sa relance. Parmi eux, 4 000 participent aujourd’hui aux missions de la Task Force présidentielle, chargée notamment des opérations d’assainissement de la ville de Kinshasa.
La nouvelle promotion rassemble des volontaires issus du Haut-Lomami, du Kasaï Oriental, du Kasaï Central ainsi que de l’ancienne province du Bandundu. Elle compte également d’anciens combattants du phénomène Mobondo, qui ont choisi d’abandonner les armes pour s’engager dans un parcours de réinsertion.
« Une école de responsabilité et de patriotisme »
Prenant la parole devant les recrues, Félix Tshisekedi a tenu à déconstruire l’image souvent associée au Service national.
« Le Service national n’est pas un lieu de punition, mais une école de responsabilité et de patriotisme », a déclaré le chef de l’État, invitant les jeunes à faire de cette expérience un véritable levier pour bâtir leur avenir.
Pour le président de la République, cette structure doit permettre à chaque recrue d’acquérir des valeurs citoyennes, des compétences professionnelles et le sens du devoir, afin de participer activement au développement du pays.
Il a également assuré que le Gouvernement poursuivra les investissements destinés à renforcer les capacités d’accueil et de formation du Service national, avec l’ambition d’offrir cette opportunité à un nombre toujours plus important de jeunes Congolais.
Former une jeunesse capable de construire le Congo de demain
Relancé en 2020 à l’initiative du chef de l’État, le Centre d’encadrement et d’instruction de Kaniama-Kasese s’est progressivement imposé comme l’un des principaux sites du Service national. Discipline, apprentissage des métiers, civisme et travail productif y constituent les fondements d’un modèle présenté par les autorités comme un outil de réinsertion socio-économique.
Au-delà des chiffres et des infrastructures, la visite présidentielle a mis en lumière une ambition plus large : faire de la jeunesse congolaise une force capable de transformer le pays. À Kaniama-Kasese, chaque promotion qui achève son parcours est appelée à quitter le centre avec bien plus qu’une formation : la conviction que servir la République peut aussi être un chemin vers un avenir plus stable, plus utile et plus prometteur.



