Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a inauguré, mercredi 29 juillet 2026, l’usine de captage et de traitement d’eau potable de Lovoy, à Kamina dans la province du Haut-Lomami. Réalisée dans le cadre du programme sino-congolais, cette infrastructure met un terme à plus de 50 ans de manque d’accès à l’eau potable pour la population de cette contrée de la République.
Conçue pour traiter les eaux de la rivière Lovoy, reconnue pour sa forte concentration en fer, l’usine applique un processus de purification conforme aux normes internationales. Elle a une capacité de production de 7.000 m³ par jour. Cette quantité permettra de desservir 230.000 habitants de Kamina et d’améliorer durablement leurs conditions de vie et d’hygiène.
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« Cette eau qui coulera désormais de nos robinets sera le témoignage de votre [Président] engagement en faveur de la population du Haut-Lomami », a déclaré le Gouverneur du Haut-Lomami, sans cacher sa satisfaction.
Pour leur part, le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Molendo Sakombi, l’Ambassadeur de Chine en RDC, Zhao Bin, ainsi que les Directeurs généraux de l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT) et de la Regideso ont salué un projet qui traduit « la volonté du Chef de l’État d’étendre l’accès aux services sociaux de base ».
Lancement du pompage et programme de raccordement social
Après la visite de toutes les installations, le Président Tshisekedi a officiellement lancé le pompage. Un programme de branchements sociaux sera déployé dans les prochains jours pour garantir que tous les ménages bénéficient de l’ouvrage. Cette usine vient s’ajouter à la liste des infrastructures hydrauliques déjà livrées à Kinshasa et dans plusieurs provinces.
Pour rappel, l’inauguration de l’usine de captage et de traitement d’eau potable de Lovoy intervient alors que l’accès à l’eau potable reste un défi majeur en RDC. Selon la Banque Mondiale, moins de 50% des Congolais ont accès à une source d’eau améliorée, avec des taux encore plus bas en milieu urbain secondaire comme Kamina.
Le recours au partenariat sino-congolais pour financer ce type d’ouvrage s’inscrit dans une logique de rattrapage après des décennies de sous-investissement. Pour le Gouvernement, multiplier ces usines est aussi un moyen de répondre aux attentes sociales et de réduire les maladies liées à l’eau.
Par ailleurs, la réussite du programme de raccordement social sera déterminante pour mesurer l’impact réel de cette infrastructure sur le quotidien des habitants.



