Ministère de la Pêche : aucune accusation de 15 millions USD contre le prédécesseur de Tshimanga Buana (Mise au point)

Le ministre de la Pêche et de l’Élevage, Jean-Pierre Tshimanga Buana, dément formellement avoir imputé à son prédécesseur une perte de 15 millions de dollars américains dans l’achat des bateaux de pêche actuellement à Boma.

Dans une mise au point publiée mercredi 16 septembre 2026, sa cellule de communication précise que le ministre n’a jamais tenu de tels propos lors de son passage au Panel de redevabilité de la RTNC le 14 septembre 2026, et encore moins déclaré que ces embarcations seraient non fonctionnelles.

La communication ministérielle vise à corriger la déformation des faits relayés sur les réseaux sociaux depuis l’émission. Elle tient également à expliquer les raisons techniques du retard d’opérationnalisation des huit premiers navires.

Huit navires réceptionnés depuis 2025 mais toujours à quai

« Ces huit unités flottantes, fabriquées à Damiette en Égypte, ont été rapatriées à Boma depuis la mi-août 2025. Près d’un an après leur arrivée, elles n’ont toujours pas été mises en service », a précisé le communiqué.

Ce retard, poursuit le document, le ministre l’attribue à des failles dans la conception initiale du dossier d’appel d’offres international (DAOI).

Parmi les lacunes relevées à titre illustratif : l’absence de chaîne de froid intégrée, le manque de dispositifs de pêche adaptés et l’absence d’un plan de maintenance.

Bien plus, « les spécificités de la façade maritime congolaise n’auraient pas été prises en compte : une côte extrêmement étroite de seulement 42 kilomètres avec un courant marin particulièrement puissant ».

Senneurs contre chalutiers : le noeud du problème

Selon le ministère de tutelle, la commande initiale n’aurait dû porter que sur des senneurs, peu adaptés au contexte congolais.

Pour être efficaces, la flotte devrait combiner deux catégories : les senneurs et les chalutiers.

« Ces derniers sont les seuls capables de résister au fort courant et d’opérer en eaux profondes, là où se trouvent les stocks les plus importants ».

Et d’ajouter : « face à ce constat, les partenaires techniques sollicités pour l’exploitation ont rejeté l’offre de mise en service en l’état, exigeant des chalutiers à la place des senneurs ».

Le FPI et l’établissement YETU pour débloquer la situation

Pour sortir de l’impasse, le ministère de la Pêche et de l’Élevage annonce avoir accepté la proposition du fournisseur, l’Établissement YETU.

Cette structure bénéficie d’un accompagnement technique et financier du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI).

L’objectif est de faciliter dans les tout prochains jours l’opérationnalisation de ces unités flottantes et de les adapter aux réalités de la pêche maritime en RDC, un secteur stratégique pour la sécurité alimentaire et la réduction des importations de poissons surgelés qui coûtent chaque année des centaines de millions de dollars à l’État.

À Genève, Julien Paluku veut transformer l’avantage du cobalt en puissance économique pour la RDC

À Genève, la République démocratique du Congo a porté un message qui dépasse les procédures douanières. Face aux perturbations du commerce mondial, Kinshasa plaide désormais pour une stratégie capable de transformer son statut de géant minier en véritable puissance économique.

Intervenant mercredi 16 septembre au Forum public 2026 de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a exhorté les pays les moins avancés à développer davantage de capacités locales afin de réduire leur vulnérabilité aux chocs géopolitiques et aux ruptures des chaînes d’approvisionnement.

Pour la RDC, cette ambition prend une dimension particulière : le pays assurait 74 % de la production mondiale de cobalt minier en 2025, un levier stratégique que le gouvernement souhaite désormais mieux convertir en valeur ajoutée.

Ormuz, révélateur de la fragilité des économies dépendantes

Organisé du 15 au 17 septembre à Genève, le Forum public de l’OMC réunit plus de 4 600 participants autour de 113 sessions consacrées aux mutations du commerce international. L’organisation prévoit d’ailleurs une progression de 4,8 % des échanges mondiaux de services en 2026, un rythme supérieur à celui attendu pour les marchandises.

Dans ce contexte, Julien Paluku a pris appui sur les récentes perturbations du détroit d’Ormuz pour illustrer la fragilité des économies fortement dépendantes des importations.

Selon l’OMC, le conflit au Moyen-Orient a perturbé les flux d’énergie et d’engrais transitant par cette voie maritime stratégique. Les expéditions d’engrais ont fortement reculé, entraînant une hausse des coûts d’approvisionnement pour plusieurs pays vulnérables.

Pour le ministre congolais, cette séquence confirme la nécessité de renforcer les capacités nationales afin de limiter l’exposition aux crises extérieures.

Digitalisation : Kinshasa accélère la modernisation du commerce extérieur

Sur le front des réformes internes, Julien Paluku a présenté la digitalisation des procédures commerciales comme l’un des principaux leviers de compétitivité.

Selon lui, 93 des 98 documents nécessaires aux opérations commerciales ont déjà été dématérialisés.

Cette modernisation s’appuie notamment sur la transmission électronique de la liasse documentaire entre le Guichet unique intégral du commerce extérieur et le système douanier SYDONIA World, déployée depuis fin 2025.

En parallèle, le futur Portail d’Informations Commerciales doit centraliser les procédures administratives, les documents exigés, les autorités compétentes ainsi que les conditions applicables aux opérations d’importation, d’exportation et de transit.

L’objectif affiché est de réduire les délais administratifs et les coûts supportés par les opérateurs économiques.

Au-delà de l’extraction, le défi de la valeur ajoutée

L’autre message porté par Kinshasa concerne la place de la RDC dans les chaînes de valeur des minerais critiques.

Julien Paluku a assuré que le gouvernement faisait de la traçabilité des minerais et de la lutte contre le travail des enfants une priorité.

Cette affirmation demeure toutefois une position gouvernementale. Sur ce volet, l’Organisation internationale du travail (OIT) poursuit encore en RDC des programmes consacrés à l’identification et à la remédiation du travail des enfants dans les exploitations artisanales de cobalt.

Au-delà de cette question, l’enjeu économique majeur réside dans la capacité du pays à conserver une plus grande part de la richesse générée par ses ressources.

La CNUCED souligne que les producteurs de minerais critiques restent souvent cantonnés à l’extraction, tandis que la transformation industrielle et les services associés concentrent une part importante de la valeur créée.

Avec près des trois quarts de la production mondiale de cobalt, la RDC dispose pourtant d’un levier susceptible d’attirer davantage d’investissements dans le raffinage, les services miniers, la logistique, la certification, le financement spécialisé et les outils numériques de traçabilité.

La Banque mondiale rappelle néanmoins que la croissance congolaise, estimée à 5,5 % en 2025, demeure largement portée par le secteur extractif, alors que les activités non minières progressent à un rythme plus modéré de 3,1 %.

Dans cette perspective, faciliter le commerce ne consiste plus uniquement à exporter plus rapidement le cuivre ou le cobalt. Pour Kinshasa, l’enjeu est désormais de faire émerger, autour de ces flux, davantage d’entreprises, de services et de capacités industrielles installées sur le territoire national.

C’est précisément cette montée en gamme qui pourrait permettre à la puissance minière congolaise de transformer son avantage géologique en une source plus durable de revenus, d’emplois et de création de valeur pour son économie.

Le Japon débloque 2,5 millions USD pour la RDC : une aide alimentaire qui va au-delà du riz

Face aux défis persistants de l’insécurité alimentaire en République démocratique du Congo, le Japon renforce son engagement aux côtés de Kinshasa. Le gouvernement japonais a accordé une assistance alimentaire de 400 millions de yens, soit environ 2,5 millions de dollars américains, dans le cadre d’un partenariat bilatéral qui s’étend depuis plus de vingt ans.

L’annonce a été faite par l’ambassade du Japon à Kinshasa à l’issue de la cérémonie de signature organisée lundi entre l’ambassadeur Ogawa Hidetoshi et la ministre d’État aux Affaires étrangères, à la Coopération internationale, à la Francophonie et à la Diaspora congolaise, Thérèse Kayikwamba Wagner.

Une aide alimentaire pour renforcer la résilience des populations

Cette assistance, composée principalement de riz, vient soutenir les efforts du gouvernement congolais pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations.

Pour Tokyo, cette coopération dépasse le simple cadre humanitaire.

« Il s’agit avant tout d’une question de dignité humaine et de sécurité humaine. Les gouvernements du Japon et de la République démocratique du Congo sont très satisfaits de cette coopération qui dure depuis deux décennies », a déclaré l’ambassadeur Ogawa Hidetoshi.

Selon le communiqué, cette contribution traduit également la volonté du peuple japonais d’accompagner la RDC face à l’un des défis majeurs de son développement : garantir un accès durable à une alimentation suffisante et nutritive.

Des fonds qui financent aussi des projets communautaires

Au-delà de la distribution alimentaire, le programme repose sur un mécanisme particulier. Les ressources générées par la vente du riz sont réinvesties dans des projets communautaires à travers le pays grâce au Fonds de contrepartie géré par le ministère du Plan et de la Coordination de l’Aide au développement.

L’ambassadeur japonais a salué le travail de cette structure dans la gestion de ces ressources, qui permettent de financer des infrastructures locales.

Parmi les réalisations déjà soutenues figure notamment la construction d’un pont sur la rivière Lotembo, à Katako-Kombe, dans la province du Sankuru. Cet ouvrage facilite désormais la circulation sur l’axe reliant Tshumbe à Lumumbaville, illustrant l’impact concret de ce mécanisme sur les communautés locales.

Une coopération qui s’inscrit dans les engagements de la TICAD

Le Programme d’assistance alimentaire du Japon en faveur de la RDC existe depuis 2004 et s’appuie sur le concept de sécurité humaine, pilier de la coopération japonaise avec plusieurs pays africains.

Cette nouvelle contribution s’inscrit également dans les engagements pris dans le cadre de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), qui place le développement humain, la résilience et le renforcement des capacités au cœur du partenariat avec le continent.

En réaffirmant son soutien à la RDC, Tokyo consolide ainsi une coopération qui ne se limite plus à l’aide alimentaire. À travers les projets financés par les fonds de contrepartie, le Japon mise également sur des investissements susceptibles d’améliorer durablement les conditions de vie des populations et de renforcer le développement des territoires.

Kinshasa : la marche de la C64 vire aux affrontements et relance une polémique explosive

La rue a de nouveau cristallisé les tensions politiques en République démocratique du Congo. Ce mardi 15 septembre, la marche convoquée par la Coalition Article 64 (C64) à Kinshasa pour dénoncer toute perspective de prolongation du mandat du président Félix Tshisekedi s’est déroulée dans un climat de forte crispation, marqué par des affrontements, un important dispositif sécuritaire et des accusations croisées entre opposition et majorité.

Présentée par ses organisateurs comme une mobilisation pacifique, la manifestation a finalement pris son départ après midi sous l’encadrement des forces de l’ordre. Si la circulation est restée relativement maîtrisée sur certains axes, des incidents ont été signalés autour des points de rassemblement de l’opposition, tandis que des événements similaires ont été rapportés à Lubumbashi et Kananga.

Une marche sous haute surveillance dans un climat de polarisation

L’appel à manifester de la C64 intervient dans un contexte politique particulièrement tendu, alors que la coalition entend s’opposer à toute initiative susceptible d’ouvrir la voie à un troisième mandat présidentiel.

À Kinshasa, les manifestants ont convergé vers les lieux de rassemblement sous la surveillance de la Police nationale congolaise. Au fil de la journée, des échauffourées ont toutefois été signalées dans plusieurs secteurs de la capitale, alimentant les tensions entre militants de l’opposition et groupes présentés par certains témoins comme proches de la majorité.

Selon des responsables de l’opposition, des militants présentés comme appartenant à la Force du Progrès, structure de jeunesse associée à l’UDPS, auraient tenté d’entraver le déroulement de la marche, provoquant des affrontements.

Ces accusations demeurent toutefois contestées. À ce stade, elles relèvent de la version avancée par l’opposition et ne constituent pas un fait établi par des enquêtes indépendantes ou judiciaires.

La Force du Progrès au cœur d’une polémique récurrente

Les accusations formulées ce 15 septembre rappellent les violences du 12 juin 2026, lorsque des affrontements avaient déjà éclaté lors d’un sit-in de l’opposition à Kinshasa.

À l’issue de ces événements, Justice et Paix Congo avait publié un rapport affirmant avoir observé la présence de membres de la Force du Progrès aux côtés des forces de sécurité. L’organisation faisait état d’attaques contre plusieurs sièges de partis d’opposition, de deux morts, de nombreux blessés et de plusieurs interpellations.

De son côté, Human Rights Watch avait également documenté les violences du 12 juin, accusant les forces de sécurité d’avoir fait un usage excessif de la force et affirmant que des membres de la Force du Progrès avaient attaqué des manifestants ainsi que des permanences de partis d’opposition.

L’UDPS avait cependant fermement rejeté ces accusations. Son secrétaire général, Augustin Kabuya, avait assuré que le parti n’avait envoyé aucun militant commettre ces violences et soutenu que certaines personnes pouvaient usurper l’appellation « Force du Progrès » afin de porter atteinte à l’image du parti présidentiel.

Le parti avait même annoncé son intention d’engager des poursuites contre les auteurs présumés de cette usurpation.

Enquête attendue sur les responsabilités des violences

Dans ce contexte, l’identification précise des personnes impliquées dans les incidents du 15 septembre apparaît comme l’un des principaux enjeux des prochaines heures.

Aucune responsabilité politique directe ne peut être établie à ce stade sans éléments vérifiés, témoignages recoupés, images authentifiées ou conclusions d’éventuelles enquêtes judiciaires.

Au-delà des affrontements eux-mêmes, cette journée relance le débat sur la liberté de manifestation en RDC et sur la capacité des acteurs politiques à éviter que la rue ne devienne un espace d’affrontement systématique.

Alors que la rentrée parlementaire se déroule simultanément aux abords du Palais du Peuple, le renforcement du dispositif sécuritaire illustre la sensibilité du moment.

Entre accusations de répression, contestation politique et appels au respect des libertés publiques, la journée du 15 septembre pourrait marquer une nouvelle séquence de la confrontation entre majorité et opposition. Reste désormais à établir, avec des éléments vérifiés, qui a déclenché les violences, quelles en sont les responsabilités individuelles et quel bilan officiel sera retenu.

Expertise France mise sur les compétences pour pérenniser les investissements dans la santé et l’enseignement supérieur

En République démocratique du Congo, la question n’est plus seulement de construire des infrastructures, mais de savoir qui les fera fonctionner demain. C’est dans cette logique que le directeur général d’Expertise France, Jérémie Pellet, accompagné de la directrice générale déléguée, Amélie Delaroche, séjourne à Kinshasa du 14 au 16 septembre 2026.

Cette mission place la formation, le transfert de compétences et le renforcement des capacités nationales au centre de la coopération entre l’agence française et ses partenaires congolais.

À travers plusieurs projets soutenus par l’Agence française de développement (AFD), Expertise France entend ainsi accompagner la RDC dans deux secteurs stratégiques : la santé et l’enseignement supérieur.

LABOH-KIN : renforcer les laboratoires pour mieux surveiller les épidémies

Dans le secteur sanitaire, le projet LABOH-KIN figure parmi les principaux programmes mis en avant durant cette visite. Financé à hauteur de 12 millions d’euros par l’AFD, il est mis en œuvre par Expertise France avec l’ambition de renforcer le réseau des laboratoires de Kinshasa.

Le programme cible notamment cinq zones de santé périurbaines. Il doit contribuer à améliorer la qualité des services de laboratoire, mais également à renforcer les capacités de surveillance épidémiologique.

Derrière les équipements et les infrastructures, un autre enjeu se dessine : disposer de techniciens capables d’assurer leur fonctionnement et leur maintenance sur la durée.

C’est précisément dans cette perspective qu’un Centre de formation en maintenance de laboratoire doit être inauguré le 16 septembre à l’Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA), à Kinshasa.

Le centre comprendra notamment un atelier pratique et une bibliothèque. L’objectif est de former des techniciens capables d’intervenir sur les équipements biomédicaux et de réduire, à terme, la dépendance à l’expertise extérieure.

Sciences de l’ingénieur : Expertise France mise sur une nouvelle génération de chercheurs

L’enseignement supérieur constitue l’autre pilier de cette mission. À travers le Projet d’Appui à l’Enseignement Supérieur (PAES), financé à hauteur de 25 millions d’euros par l’AFD, Expertise France accompagne la modernisation des formations dans les sciences de l’ingénieur.

Le programme prévoit notamment le renforcement du corps professoral et le développement de partenariats entre établissements d’enseignement supérieur congolais et français.

Durant son séjour, Jérémie Pellet doit également rencontrer des étudiants bénéficiaires des bourses doctorales du PAES. Un dispositif qui vise à favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de chercheurs et d’ingénieurs congolais.

Ces compétences pourraient notamment être mobilisées dans des secteurs stratégiques pour l’avenir du pays, notamment autour du projet Inga, qui nécessite des ressources humaines hautement qualifiées.

De la construction des infrastructures au transfert des savoir-faire

À travers LABOH-KIN et PAES, Expertise France défend une même approche : un investissement ne peut produire pleinement ses effets que si les acteurs nationaux disposent des compétences nécessaires pour l’exploiter, l’entretenir et le développer.

Cette philosophie dépasse d’ailleurs les secteurs de la santé et de l’enseignement supérieur. En RDC, l’agence intervient également dans des programmes consacrés à l’inclusion et à l’autonomisation des femmes et des jeunes, notamment à travers les projets « Pour Elles Sport & Culture » et « Pour Elles Entrepreneuriat ».

Le sport, la culture et l’accompagnement entrepreneurial deviennent ainsi des leviers pour renforcer la participation économique et sociale des bénéficiaires.

La visite de la direction d’Expertise France à Kinshasa intervient donc à un moment où la coopération franco-congolaise cherche à inscrire ses investissements dans la durée. Au-delà des financements, l’enjeu consiste désormais à transmettre les savoir-faire et à renforcer les capacités locales.

Présente en RDC depuis 2022, Expertise France dispose depuis 2024 d’une direction pays basée à Kinshasa. Filiale du groupe AFD et agence publique de coopération technique internationale, elle intervient notamment dans la santé, l’enseignement supérieur, le développement durable, l’inclusion économique et sociale, la gouvernance, ainsi que dans les domaines de la paix et de la sécurité.

Pour la RDC, le défi est désormais clair : transformer les investissements réalisés avec ses partenaires en capacités nationales durables, capables de produire leurs effets bien au-delà de la durée des projets.

Marche de la C64 en RDC : Kinshasa sous tension, arrestations à Lubumbashi et calme à Inongo

La journée du mardi 15 septembre 2026 révèle des visages contrastés de la mobilisation lancée par la Coalition 64 (C64) en République démocratique du Congo. À Kinshasa, plusieurs centaines de militants convergent vers la place de l’Échangeur de Limete. Pourtant, la marche n’a toujours pas démarré à l’heure prévue.

Pendant ce temps, à Lubumbashi, l’opposition dénonce des arrestations et plusieurs blessés après le déploiement des forces de l’ordre. À Inongo, en revanche, la matinée se déroule dans un calme apparent.

Kinshasa : des militants mobilisés, mais une marche toujours en attente

Peu avant 11 heures, la place de l’Échangeur de Limete accueille déjà des militants de l’Alliance pour le changement de Jean-Marc Kabund, de l’ECiDé de Martin Fayulu, du LGD de Matata Ponyo et d’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi.

Drapelets et calicots à la main, ces sympathisants affichent des messages critiques envers le pouvoir. La plupart viennent du district de la Tshangu. Ils entonnent des chants hostiles au régime sous le regard d’éléments de la Police nationale congolaise, présents sur place mais toujours passifs.

Cependant, l’effervescence perd progressivement en intensité. Aucun des principaux leaders de la C64 n’est encore arrivé à la place de l’Échangeur ni dans les autres points de rassemblement de la capitale.

Par ailleurs, la circulation reste fluide sur le boulevard Lumumba. Les sympathisants continuent néanmoins d’affluer vers le lieu de rendez-vous.

Les organisateurs avaient fixé le départ de la marche à 8 heures. Cette mobilisation s’inscrit dans la contestation du projet de révision de la Constitution, que l’opposition associe à la perspective d’un éventuel troisième mandat du président Félix Tshisekedi.

Lubumbashi : l’opposition dénonce des arrestations après l’interdiction de la marche

Dans le Haut-Katanga, la mobilisation n’a pas pris forme.

Les forces de l’ordre ont occupé les principaux points de rassemblement, notamment à l’Institut supérieur pédagogique (ISP) et à l’Institut Maadini. Elles ont ainsi appliqué l’interdiction des manifestations publiques décidée par les autorités urbaines et provinciales.

De son côté, l’opposition parle d’une répression. Aubin Kasongo, responsable d’Envol, le mouvement de Delly Sessanga dans le Haut-Katanga, affirme que plusieurs militants ont été interpellés.

« La situation est très tendue. On ne nous a pas permis de marcher. Beaucoup de nos militants ont été arrêtés, et nous-mêmes pourchassés. On a recensé jusqu’à présent huit arrestations parmi nos militants de la part de la police. Ils ont été interpellés au niveau de l’école Gécamines Maadini et de l’ISP où il y avait le rassemblement », déclare-t-il.

Selon lui, les organisateurs avaient pourtant demandé un encadrement policier.

« On a saisi officiellement l’autorité urbaine pour que la police vienne nous encadrer. Par contre, elle est venue pour étouffer notre manifestation. On a enregistré plusieurs blessés et j’ai échappé moi-même à un enlèvement à la suite des balles et des gaz lacrymogènes », affirme-t-il.

Les autorités, elles, défendent leur dispositif sécuritaire. Elles invoquent la nécessité de faire respecter l’interdiction des manifestations publiques. La veille, le commandement provincial de la Police nationale congolaise avait placé ses unités en alerte avant cette journée de mobilisation.

Par ailleurs, plusieurs villes de l’espace Katanga connaissent une situation similaire. À Kalemie, dans la province du Tanganyika, les autorités ont également refusé d’autoriser la marche.

Inongo : une journée ordinaire malgré l’appel à manifester

À plusieurs centaines de kilomètres de là, Inongo offre un tout autre visage.

Dès les premières heures de la matinée, aucun signe visible de mobilisation n’apparaît dans les principales artères de la ville.

Sur les boulevards Mobutu, Jack’s et Ngobila, ainsi que sur l’avenue Mission, la circulation reste normale. Habitants, motocyclistes et automobilistes poursuivent leurs activités sans perturbation particulière.

Autre fait marquant, aucune présence policière inhabituelle n’apparaît sur les principaux axes de la ville. Les administrations publiques fonctionnent normalement. Le marché d’Inongo conserve également son animation habituelle.

Une mobilisation aux fortunes contrastées

Au fil de la journée, les situations divergent selon les provinces.

Kinshasa attend encore le départ de la marche. Lubumbashi fait face à un important dispositif sécuritaire contesté par l’opposition. Inongo, enfin, poursuit son activité sans changement notable.

Ces contrastes illustrent les fortunes diverses de l’appel lancé par la Coalition 64 à travers le pays.

RGPH-2 : à Kananga, le gouvernement veut mobiliser la province autour du recensement de la population

À Kananga, le compte à rebours est lancé. Le gouvernement congolais veut accélérer la mobilisation autour du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2), une opération appelée à fournir une photographie actualisée de la population de la République démocratique du Congo.

Le ministre d’État en charge du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo, a donné lundi le coup d’envoi d’une campagne de sensibilisation dans la capitale du Kasaï-Central. Cette étape vise à rallier les autorités provinciales, les acteurs locaux et l’ensemble des parties prenantes à cette opération d’envergure nationale, selon un communiqué.

À Kananga, le gouvernement mise sur la mobilisation des acteurs locaux

Face aux autorités et aux différents acteurs de la province, Guylain Nyembo a insisté sur la nécessité de préparer le terrain avant le déploiement du RGPH-2.

« Nous sommes à présent à Kananga pour sensibiliser les autorités provinciales, les acteurs locaux et toutes les parties prenantes sur le RGPH-2 », a déclaré le ministre d’État, cité dans le communiqué.

À travers cette mission, le gouvernement entend renforcer l’adhésion autour du recensement et lever les éventuelles réticences. L’enjeu est de taille : assurer une participation suffisamment large pour permettre à l’opération de produire des données démographiques fiables.

« Le RGPH-2, c’est l’affaire de tous : mieux connaître notre population pour mieux planifier et mieux répondre aux besoins de développement », a souligné Guylain Nyembo.

Guylain Nyembo écarte toute lecture politique du recensement

Au-delà de la sensibilisation, le ministre a également tenu à clarifier la nature du processus. Lors d’une précédente étape de sa mission dans la province du Lualaba, Guylain Nyembo avait fermement écarté toute assimilation entre le recensement et une quelconque démarche politique.

« Ce n’est pas une opération politique, encore une fois, je répète que c’est une opération scientifique », avait-il martelé.

Le ministre avait, dans la foulée, appelé les différents acteurs à mettre de côté les clivages politiques afin de privilégier la cohésion et la réussite de l’opération.

Pour le gouvernement, cette clarification apparaît comme un préalable à la mobilisation. Le RGPH-2 doit avant tout permettre de disposer d’une base statistique actualisée, indispensable à la planification des politiques publiques et à l’évaluation des besoins des différentes provinces.

Quarante-deux ans après, la RDC veut actualiser ses données démographiques

L’opération intervient dans un contexte démographique profondément différent de celui du premier recensement général réalisé en 1984. Quarante-deux ans plus tard, la population congolaise a connu une progression spectaculaire, passant d’au moins 30 millions d’habitants à près de 112,8 millions aujourd’hui.

Cette évolution renforce l’urgence de disposer de données actualisées sur la répartition de la population, les conditions d’habitat et les besoins des différentes composantes de la société congolaise.

Le RGPH-2 s’inscrit ainsi dans le prolongement des grandes réformes engagées depuis 2019, notamment la gratuité de l’enseignement de base, la couverture santé universelle, la gratuité de la maternité et le Programme de développement local des 145 territoires.

Derrière ces politiques publiques, le gouvernement défend une même logique : disposer d’une meilleure connaissance de la population pour mieux orienter les ressources et calibrer les interventions publiques.

À Kananga, la campagne de sensibilisation marque donc une nouvelle étape dans cette vaste opération statistique. Le défi est désormais de transformer la mobilisation institutionnelle en adhésion populaire, afin que le prochain recensement puisse fournir à la RDC les données dont elle a besoin pour planifier son développement.

Kinshasa : le Lycée Mgr Shaumba reçoit deux bus scolaires et 100 ordinateurs, une bibliothèque moderne annoncée

Après le Collège Bonsomi de N’djili, un nouvel établissement scolaire de Kinshasa bénéficie d’équipements destinés à améliorer les conditions d’apprentissage. Le Lycée Mgr Shaumba a reçu, ce 14 septembre 2026, deux bus scolaires neufs de 62 places chacun ainsi que 100 ordinateurs fixes, dans le cadre des initiatives annoncées par la présidence en faveur du secteur éducatif.

Cette nouvelle dotation s’inscrit dans la continuité des engagements pris par le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour renforcer les infrastructures et les équipements des établissements scolaires.

Deux bus et 100 ordinateurs pour les élèves

Les deux véhicules doivent contribuer à améliorer la mobilité des élèves, tandis que les 100 ordinateurs fixes visent à renforcer l’accès aux outils numériques au sein de l’établissement.

Ces équipements doivent permettre d’améliorer les conditions d’enseignement et de favoriser l’apprentissage des compétences numériques.

Selon les informations communiquées, les élèves ont accueilli cette remise avec enthousiasme et ont exprimé leur volonté de préserver ces équipements afin qu’ils puissent profiter durablement à l’ensemble de la communauté scolaire.

Une bibliothèque moderne en préparation

Au-delà de cette dotation, un nouveau projet est déjà annoncé pour le Lycée Mgr Shaumba.

La construction d’une bibliothèque moderne entre désormais dans sa phase préparatoire. Les équipes techniques doivent prochainement réaliser les analyses du terrain qui précéderont le lancement des travaux.

Ce futur équipement viendra compléter les infrastructures éducatives de l’établissement et offrir un nouvel espace dédié à la lecture, à la recherche et à l’apprentissage.

Une série d’interventions dans les écoles de Kinshasa

Cette initiative intervient quelques jours après la remise de deux bus scolaires au Collège Bonsomi, accompagnée du lancement des travaux de réhabilitation de la boucle Zénith, principale voie d’accès à cet établissement.

Avec ces nouvelles dotations au Lycée Mgr Shaumba, les autorités poursuivent leur programme de renforcement des équipements scolaires dans la capitale, en misant à la fois sur l’amélioration de la mobilité des élèves, le développement des outils numériques et la modernisation des infrastructures éducatives.

Kinshasa : la C64 maintient sa marche du 15 septembre contre le référendum

La tension politique monte à Kinshasa à la veille de la rentrée parlementaire. La Coalition Article 64 (C64) maintient son appel à une manifestation pacifique prévue le mardi 15 septembre 2026, une mobilisation qu’elle présente comme une réponse au débat autour de la loi sur le référendum et à toute perspective de modification de la Constitution.

Le choix de la date donne à cette initiative une portée symbolique. Le rassemblement est annoncé le même jour que l’ouverture de la session ordinaire du Parlement, alors que le texte relatif au référendum doit revenir devant les chambres pour une nouvelle délibération.

Une coalition réunissant plusieurs figures de l’opposition

La C64 rassemble plusieurs leaders de l’opposition congolaise, parmi lesquels Martin Fayulu (ECiDé), Moïse Katumbi (Ensemble pour la République), Delly Sesanga (Envol), Jean-Marc Kabund (A.Ch.) et Augustin Matata Ponyo (LGD).

Dans son appel à mobilisation, la coalition invite ses militants et sympathisants à converger vers le Palais du Peuple, après des rassemblements prévus dans plusieurs quartiers de la capitale.

Les organisateurs annoncent également des mobilisations dans d’autres provinces du pays.

Le référendum au cœur des revendications

Au centre des revendications figure le réexamen de la loi fixant les modalités d’organisation du référendum.

La C64 soutient que cette procédure maintient ouverte la possibilité d’une réforme constitutionnelle susceptible, selon elle, de remettre en cause les équilibres institutionnels.

La coalition affirme s’appuyer notamment sur les articles 70 et 220 de la Constitution, qu’elle invoque pour défendre la durée du mandat présidentiel et le principe de limitation du nombre de mandats.

Dans ses communications, elle rejette toute perspective de révision constitutionnelle ou de recours au référendum qui pourrait, selon son analyse, ouvrir la voie à un troisième mandat présidentiel.

Il s’agit d’une position politique exprimée par la coalition d’opposition et non d’un fait établi concernant les intentions du président de la République.

Le gouvernement évoque une mise en conformité juridique

Le débat s’est intensifié après la décision du président Félix Tshisekedi de renvoyer au Parlement la loi sur le référendum.

Le texte avait déjà été adopté par l’Assemblée nationale et le Sénat, avant d’être déclaré conforme à la Constitution par la Cour constitutionnelle.

La haute juridiction avait toutefois formulé des réserves d’interprétation portant sur treize articles.

Selon les explications avancées par le pouvoir, le renvoi vise à intégrer ces réserves afin de renforcer la clarté juridique du texte et d’éviter des ambiguïtés lors de son application.

La CNDH appelle à privilégier la prévention

À quarante-huit heures de la manifestation, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a lancé un appel à toutes les parties.

L’institution rappelle que les articles 25 et 26 de la Constitution garantissent les libertés de réunion et de manifestation.

Elle demande notamment au ministère de l’Intérieur, au gouverneur de Kinshasa et à la Police nationale congolaise de privilégier le dialogue avec les organisateurs, de sécuriser les itinéraires annoncés et de prévenir toute introduction d’armes ou d’objets dangereux.

La CNDH insiste également sur la protection des manifestants comme des personnes ne prenant pas part au rassemblement.

Un test politique sous haute surveillance

L’institution met en garde contre les risques de provocations, d’infiltrations et de violences.

Elle rappelle que les forces de sécurité devront respecter les principes de nécessité, de proportionnalité et de responsabilité dans l’usage de la force, tandis que les organisateurs sont appelés à préserver le caractère pacifique de la mobilisation.

Au-delà de la manifestation elle-même, la journée du 15 septembre apparaît comme un test du rapport de force entre l’opposition et le pouvoir.

À ce stade, les informations disponibles permettent d’établir l’annonce de la marche, les revendications de la C64 ainsi que les appels à la prévention formulés par la CNDH. En revanche, son déroulement, son niveau de participation et son éventuel bilan ne peuvent être établis avant la tenue effective de la mobilisation.

Sénat : une session décisive s’ouvre avec le budget 2027 à 24,8 milliards USD et le retour de la loi référendaire

Le Sénat de la République démocratique du Congo ouvrira sa session ordinaire le mardi 15 septembre 2026 à 11 heures. Cette rentrée intervient dans un contexte politique et budgétaire particulièrement dense.

Le même jour, le gouvernement doit déposer le projet de loi de finances 2027. Son enveloppe pourrait atteindre 24,8 milliards de dollars. Par ailleurs, le Parlement reprendra l’examen de la loi sur l’organisation du référendum, renvoyée après les réserves formulées par la Cour constitutionnelle.

En une seule journée, plusieurs dossiers majeurs s’invitent donc au cœur de l’agenda parlementaire.

Une ouverture solennelle avant l’examen du budget

La rapporteure de la Chambre haute, Néfertiti Ngudianza, a signé la convocation des sénateurs.

Les élus se réuniront dans la salle des Conférences internationales du Palais du Peuple. Cette première séance sera exclusivement consacrée à l’ouverture officielle de la session.

L’ordre du jour reste volontairement limité. Cependant, cette session de septembre revêt une importance particulière. La Constitution la consacre en priorité à l’examen du budget de l’État.

Le gouvernement défend un budget record de 24,8 milliards de dollars

En parallèle, le gouvernement de Judith Suminwa doit respecter le délai constitutionnel fixé pour le dépôt du projet de loi de finances.

Après la réunion préparatoire du 10 septembre et le Conseil des ministres du 11 septembre, l’exécutif défend une enveloppe de 24,8 milliards de dollars. Il la présente comme le budget le plus ambitieux jamais proposé par la RDC.

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, attribue cette progression aux réformes engagées ces dernières années.

« C’est la preuve qu’il y a une véritable dynamique économique engagée dans le pays. C’est la preuve aussi que les réformes et la stratégie mises en place par le Président de la République, et pilotées par la Première Ministre, donnent davantage de résultats », a-t-il déclaré sur la RTNC.

À titre de comparaison, le budget 2026 atteignait 20,3 milliards de dollars lors de son dépôt, le 15 septembre 2025.

En revanche, plusieurs paramètres restent encore inconnus. Le gouvernement n’a pas encore publié les hypothèses de croissance, d’inflation, de taux de change budgétaire ni les projections sur les prix du cuivre et du cobalt.

La loi sur le référendum revient devant les chambres

Cette session marquera également le retour de la loi sur l’organisation du référendum.

Le Sénat avait adopté ce texte à l’unanimité le 16 juin 2026. Ensuite, le 28 juillet, la Cour constitutionnelle l’a déclaré conforme à la Constitution tout en formulant des réserves sur treize articles.

Les dispositions concernées portent sur les articles 3, 4, 5, 7, 8, 9, 10, 12, 14, 19, 21, 23 et 43.

Le président de la Cour, Dieudonné Kamuleta, a précisé que les autorités devront publier la loi avec l’arrêt en annexe. Ainsi, elles intégreront les réserves de la Cour lors de son application.

Puis, à la mi-août, le président Félix Tshisekedi a renvoyé le texte au Parlement pour une nouvelle délibération.

La BCC attend encore une nouvelle note de conjoncture

Cette rentrée intervient aussi dans un contexte économique suivi de près par les marchés.

La Banque centrale du Congo (BCC) affiche actuellement un taux directeur de 12,50 %. Elle indique également un dollar à 2 266,93 francs congolais, un euro à 2 636 francs et une inflation annuelle de 3,385 %.

Toutefois, la dernière note de conjoncture couvre uniquement la période du 7 au 14 août 2026. En outre, la BCC ne publie plus le niveau de ses réserves de change dans ses données accessibles.

Le Comité de politique monétaire a progressivement réduit le taux directeur. Il l’a ramené de 15 % à 13,5 % en avril. Ensuite, il l’a fixé à 12,50 % après sa réunion du 17 juillet.

Une rentrée sous le signe des grands chantiers politiques

Enfin, cette session s’ouvre quelques jours après la création du comité d’organisation du Dialogue national.

Une ordonnance présidentielle a officialisé cet organe. Celui-ci regroupe un coordonnateur, un coordonnateur adjoint, plusieurs membres ainsi qu’un secrétariat technique composé de onze experts.

Selon la porte-parole de la présidence, Tina Salama, le comité travaillera directement sous l’autorité du président de la République.

Entre l’examen d’un budget historique, le retour d’une loi sensible sur le référendum et l’ouverture d’une nouvelle séquence autour du Dialogue national, cette session parlementaire s’annonce comme l’une des plus stratégiques de l’année institutionnelle en République démocratique du Congo.