USN : Abigaël Mwaka prend les rênes du Genre pour la jeunesse de Lukunga 2

C’est une promotion stratégique pour la parité. Abigaël Mwaka Masanga vient d’être nommée coordonnatrice de district adjointe chargée du Genre au sein de la coordination de la jeunesse de l’Union Sacrée de la Nation (USN), pour le district de Lukunga 2.

La nomination est actée par la décision portant désignation des membres des coordinations des districts, signée par le secrétaire permanent de l’Union Sacrée de la Nation, le professeur André Mbata. Le document officialise les nominations de plusieurs jeunes chargés de redynamiser la plateforme présidentielle dans l’ouest de Kinshasa.

En confiant le secteur du Genre à Abigaël Mwaka, André Mbata mise sur un profil déjà bien établi dans l’écosystème politique et associatif de la jeunesse congolaise. Son nom n’est plus à présenter au sein de la jeunesse de la majorité.

Engagée et aguerrie, la nouvelle promue occupe déjà des fonctions de premier plan. Elle est coordinatrice nationale de la ligue des jeunes de l’Union des congolais pour le progrès (UCP), le parti de l’honorable Eugène Serufuli, membre influent de l’Union Sacrée.

En outre, Abigaël Mwaka est chargée de communication de la Synergie des jeunes femmes candidates (SJFC), une structure qui milite pour une meilleure représentativité des femmes dans tous les secteurs de la vie.

Au-delà de la politique, c’est son engagement communautaire qui la distingue. Passionnée par l’encadrement de la jeune fille, elle est Vice-présidente de la commission des jeunes de la paroisse Bienheureuse Anuarite, l’une des plus grandes paroisses catholiques de Kinshasa.

Un signal fort pour la jeunesse féminine de l’USN

Cette nomination intervient dans un contexte de structuration totale de la jeunesse de l’USN à Kinshasa, impulsée après le deuxième congrès extraordinaire du 30 août 2025.

Le district de Lukunga 2, avec sa forte densité jeune, est considéré comme un laboratoire politique majeur.

En plaçant une femme spécialiste des questions de Genre à ce poste, le secrétariat permanent entend féminiser l’encadrement, mobiliser les jeunes filles et intégrer leurs préoccupations au cœur de l’action de l’Union Sacrée.

C’est un défi de taille que devra relever Abigaël Mwaka Masanga aux côtés du coordonnateur de district, Chris Kazadi Lukusa.

Kinshasa : 50 camions de pompiers annoncés pour renforcer la lutte contre les incendies

La lutte contre les incendies s’apprête à franchir un nouveau cap à Kinshasa. En mission officielle à Paris, le gouverneur de la capitale, Daniel Bumba Lubaki, a annoncé ce vendredi 11 septembre l’arrivée prochaine de 50 camions de pompiers destinés à renforcer le dispositif de protection civile dans les différentes communes de la ville.

L’annonce intervient alors que Kinshasa fait face à une recrudescence des incendies. Ces derniers jours, plusieurs sinistres ont frappé différents quartiers de la capitale, relançant les interrogations sur les capacités d’intervention des secours et la répartition des moyens anti-incendie.

50 camions adaptés avant leur déploiement

Selon les explications du gouverneur, les 50 engins font actuellement l’objet d’un processus technique. Les véhicules doivent notamment être adaptés aux conditions climatiques tropicales avant leur mise en service.

Ils devront également passer une série de tests et de contrôles techniques afin de vérifier leur fiabilité, leur conformité et leurs capacités opérationnelles.

À terme, leur répartition dans les différentes communes doit permettre de rapprocher les moyens de secours des populations. L’objectif est aussi de réduire les délais d’intervention lors des sinistres.

Un enjeu majeur dans une métropole comme Kinshasa. La densité urbaine, les embouteillages, l’occupation de certaines voies et l’état de plusieurs infrastructures peuvent en effet compliquer l’accès des véhicules de secours aux zones touchées.

Le drame de Panacée relance le débat sur la sécurité

Cette annonce intervient quelques jours après l’incendie meurtrier qui a ravagé, dans la nuit du 4 au 5 septembre, la salle de fêtes Panacée, dans la commune de Lingwala.

Le sinistre s’était déclaré alors qu’une cérémonie de mariage se déroulait dans cet établissement situé au premier étage d’un immeuble commercial, sur le boulevard Triomphal.

Le bilan a évolué au fil des communications officielles. Un premier décompte communiqué par le bourgmestre de Lingwala faisait état de 22 morts. Les autorités provinciales ont ensuite révisé ces chiffres. Les dernières communications de la Ville font état d’au moins 14 décès et 22 blessés.

Les circonstances exactes du drame restent à établir. Des enquêtes ont été ouvertes afin de déterminer l’origine de l’incendie et d’établir les éventuelles responsabilités.

Au-delà du bilan humain, le drame a surtout mis en lumière les conditions d’évacuation et la conformité des établissements accueillant du public.

Après Panacée, Kinshasa renforce les contrôles

Dans la foulée de la tragédie, le gouvernement provincial a lancé une opération de contrôle des salles de fêtes et autres établissements recevant du public.

Cette campagne doit permettre d’identifier les installations présentant des risques pour leurs occupants et de prendre des mesures contre les établissements qui ne respectent pas les normes de sécurité.

Les autorités provinciales ont également poursuivi leur accompagnement des familles touchées. Jeudi 10 septembre, le vice-gouverneur Eddy Iyeli Molangi a rencontré les représentants des familles des victimes et leur a remis une assistance destinée notamment à contribuer à la prise en charge des funérailles.

Des camions, mais aussi un dispositif à renforcer

L’acquisition annoncée des 50 véhicules constitue un renfort important pour la protection civile à Kinshasa. Mais le défi dépasse largement le nombre de camions disponibles.

La capitale doit également renforcer les contrôles de sécurité, améliorer les dispositifs d’évacuation et garantir l’accessibilité des bâtiments aux véhicules de secours. La formation des équipes d’intervention et la prévention des risques dans les établissements recevant du public restent également déterminantes.

La maintenance des nouveaux équipements représentera un autre enjeu. Pour être réellement efficaces, les véhicules devront rester opérationnels et bénéficier d’un entretien régulier, tandis que les équipes devront disposer des compétences nécessaires pour les utiliser.

Après le drame de Panacée et la succession d’incendies enregistrés récemment dans la capitale, les 50 camions de pompiers annoncés apparaissent donc comme une réponse au déficit de moyens du dispositif anti-incendie.

Pour les autorités provinciales, le véritable défi commence désormais : transformer cet investissement en un système de secours plus rapide, mieux réparti et plus proche des populations. Surtout, faire de la prévention un rempart pour éviter que les prochains incendies ne se transforment à nouveau en tragédies humaines.

Budget 2027 : Judith Suminwa peaufine un projet historique de 24,8 milliards de dollars avant son adoption

Le compte à rebours est lancé. À quelques jours de l’échéance constitutionnelle du 15 septembre, le gouvernement de Judith Suminwa accélère les derniers arbitrages sur le projet de loi de finances 2027.

Le texte pourrait atteindre 24,8 milliards de dollars. Un niveau inédit dans l’histoire budgétaire récente de la République démocratique du Congo.

Réunie jeudi à l’Immeuble du Gouvernement, la Première ministre a présidé une séance préparatoire. Cette rencontre intervient avant le Conseil des ministres prévu vendredi sous la présidence de Félix-Antoine Tshisekedi.

L’exécutif doit désormais finaliser les derniers paramètres du budget avant sa transmission au Parlement.

Les derniers réglages avant le Conseil des ministres

Après plusieurs semaines de conférences budgétaires, le gouvernement entre dans la dernière ligne droite.

Le vice-Premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito, a présenté les principaux agrégats du projet. Les membres du gouvernement ont ensuite examiné les prévisions. Ils ont également formulé leurs observations.

L’objectif reste clair : adopter le texte dans les délais constitutionnels, puis le transmettre à l’Assemblée nationale.

« Nous avions une réunion préparatoire à la réunion du Conseil des ministres de demain autour du Président de la République, où nous allons adopter le projet de budget 2027 qui devra être envoyé à l’Assemblée nationale pour examen », a déclaré le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.

Ainsi, le gouvernement veut respecter le calendrier tout en consolidant les équilibres du prochain exercice budgétaire.

Éducation, sécurité et infrastructures parmi les priorités

Au-delà du montant annoncé, le gouvernement veut utiliser ce budget pour financer ses principales priorités.

L’éducation occupe notamment une place importante. L’exécutif prévoit de poursuivre la gratuité de l’enseignement de base. Il envisage aussi d’étendre progressivement cette mesure aux élèves de 7ᵉ et de 8ᵉ année.

« Les impératifs de sécurité sont pris en compte, mais le vœu du Président de la République est de voir les élèves de 7ᵉ et de 8ᵉ être aussi pris en charge par le processus de gratuité », a précisé Patrick Muyaya.

Par ailleurs, les infrastructures restent au centre des projections. La couverture santé universelle figure également parmi les secteurs prioritaires.

Le gouvernement compte aussi renforcer sa réponse aux urgences humanitaires. Ces différents besoins pèseront donc dans les arbitrages finaux.

Un budget record de 24,8 milliards de dollars

Avec une enveloppe annoncée à 24,8 milliards de dollars, le projet de loi de finances 2027 franchirait un nouveau seuil.

Le gouvernement attribue cette progression aux réformes engagées pour améliorer la mobilisation des recettes. Il mise notamment sur l’élargissement de l’assiette fiscale et sur une meilleure efficacité des mécanismes de collecte.

« C’est la preuve qu’il y a une véritable dynamique économique engagée dans le pays. C’est la preuve aussi que les réformes et la stratégie mises en place par le Président de la République, et pilotées par la Première Ministre, donnent davantage de résultats », a affirmé Patrick Muyaya.

Selon l’exécutif, cette dynamique doit permettre au pays de mieux exploiter son potentiel économique.

Toutefois, l’enjeu ne se limite pas à l’augmentation de l’enveloppe. Le gouvernement devra aussi démontrer sa capacité à transformer ces ressources en investissements et en services publics.

La reddition des comptes 2025 au menu

Les discussions ont également porté sur l’exercice budgétaire précédent.

Le gouvernement a examiné le projet de loi portant reddition des comptes de l’exercice 2025, présenté par la vice-ministre des Finances.

Cette étape permet de comparer les prévisions avec les réalisations effectives. Elle donnera aussi aux parlementaires une meilleure visibilité sur l’exécution des finances publiques.

En parallèle, l’exécutif poursuit la préparation du budget consolidé 2026. Le gouvernement le présente comme une première depuis 2015.

Ce document doit rapprocher les données financières de l’administration centrale et des provinces. Il permettra ainsi d’obtenir une lecture plus complète de la situation des finances publiques.

L’Assemblée nationale attendue pour la prochaine étape

L’adoption du projet en Conseil des ministres ouvrira une nouvelle séquence. Le Parlement devra alors examiner les grandes orientations du budget 2027.

Le gouvernement devra surtout défendre la crédibilité de ses prévisions de recettes. Il devra aussi convaincre sur sa capacité à exécuter les dépenses annoncées.

Car derrière le chiffre de 24,8 milliards de dollars, l’enjeu reste concret : financer davantage d’infrastructures, renforcer les services publics et répondre aux besoins de la population.

Avec ce projet proche de 25 milliards de dollars, Judith Suminwa veut donc afficher une nouvelle ambition budgétaire.

Reste maintenant l’épreuve des chiffres. Le véritable test se jouera lors de l’exécution du budget et sur les résultats obtenus sur le terrain.

RDC : Tshisekedi reçoit six nouveaux ambassadeurs pour renforcer la coopération internationale

Kinshasa resserre ses liens avec le monde. Jeudi 10 septembre 2026, à la Cité de l’Union africaine, le Président Félix Tshisekedi a officiellement reçu les lettres de créance de six ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires nouvellement accrédités en RDC.

Au cours de cette cérémonie solennelle, six personnalités diplomatiques ont été présentées au Chef de l’État. Il s’agit notamment de Zoë Ware pour le Royaume-Uni, Magaji Umar pour le Nigeria, Alexander Fierley pour l’Allemagne, Khazamula Lawrence Chabane pour l’Afrique du Sud, Garcia De Lara pour l’Espagne et Carpenter Doeuglas Darius pour la délégation de l’Union européenne.

Le Président de la République leur a souhaité un mandat fructueux tout en réaffirmant sa volonté de consolider les relations bilatérales et la coopération stratégique avec leurs pays et institution respectifs.

Une offensive diplomatique qui porte ses fruits

Cette accréditation groupée intervient dans un contexte de repositionnement diplomatique majeur de la République démocratique du Congo sur la scène internationale.

Depuis deux ans, Kinshasa multiplie les offensives pour faire de la diplomatie un levier de développement et de sécurité. La RDC ne veut plus être seulement perçue comme un pays en crise, mais comme un partenaire incontournable pour la stabilité régionale et la transition énergétique mondiale.

La présence simultanée de poids lourds européens et africains confirme cet attrait retrouvé.

L’Europe resserre les rangs autour de Kinshasa

Avec l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Union européenne, c’est un quatuor européen stratégique qui s’engage. Berlin reste un partenaire clé dans l’énergie et la formation. Londres revient en force sur les dossiers miniers et de gouvernance, tandis que Madrid manifeste un intérêt croissant pour la culture et les investissements.

L’Union européenne, premier bailleur humanitaire et partenaire commercial majeur, confirme à travers cette nomination sa volonté d’accompagner la RDC sur les questions de paix dans l’Est et de traçabilité des minerais.

L’axe Afrique du Sud – Nigeria, essentiel pour la RDC

Sur le plan africain, l’arrivée des ambassadeurs du Nigeria et d’Afrique du Sud est hautement symbolique. Il s’agit des deux premières puissances économiques du continent et de piliers de l’Union africaine.

Avec Abuja, Kinshasa partage des enjeux communs de sécurité et de lutte contre les groupes armés. Pour sa part, Pretoria est un allié historique dans les opérations de maintien de la paix et un investisseur majeur dans le secteur minier et bancaire congolais.

Cette double accréditation renforce l’axe Sud-Sud et le poids de Kinshasa dans les négociations régionales.

Goma : les incendies se multiplient, plus de huit parcelles ravagées à Kasika

La série d’incendies se poursuit à Goma. Un nouveau sinistre s’est déclaré ce jeudi 10 septembre 2026, vers 13 heures, dans le quartier Kasika, à l’entrée du camp Katindo, dans la commune de Karisimbi.

Les flammes se sont rapidement propagées d’une parcelle à l’autre. Plus de huit parcelles ont été touchées. Plusieurs habitations ont été réduites en cendres. Face à la violence du feu, plusieurs familles n’ont pas eu le temps de récupérer leurs biens.

Les flammes gagnent plusieurs parcelles à Kasika

Pendant que les habitants tentaient de contenir l’incendie sur deux avenues, un autre sinistre s’est déclaré dans la commune de Goma, au quartier Katindo, vers la RVA. Une maison située non loin de la base de la MONUSCO a été entièrement calcinée.

À Kasika, l’origine du feu reste inconnue. Aucun décès ni blessé n’a été signalé dans les premières informations disponibles. Les autorités locales doivent encore procéder à une évaluation complète des dégâts et établir les circonstances précises de l’incendie.

Majengo, Mugunga, Ngangi : une série de sinistres

Ce nouveau sinistre survient moins de 24 heures après un autre incendie enregistré mercredi 9 septembre dans la soirée, au quartier Majengo, dans la même commune de Karisimbi.

Près de dix habitations avaient alors été ravagées. Les maisons en planches se sont embrasées les unes après les autres, laissant les habitants impuissants face aux flammes. Plusieurs boutiques ont également été détruites, avec d’importantes pertes matérielles.

La semaine précédente, Goma avait déjà été frappée par deux autres incendies. Les sinistres, survenus les mercredi et jeudi 3 septembre, avaient touché le marché des planches de Mugunga, à l’ouest de la ville, ainsi que le village Ngangi, à la limite du territoire de Nyiragongo.

Des dizaines d’habitations et une importante quantité de marchandises étaient parties en fumée. Plusieurs familles s’étaient retrouvées sans abri. De nombreux commerçants avaient, eux aussi, perdu une partie de leurs activités.

Près de 50 maisons détruites à Maendeleo

Un autre incendie avait également éclaté jeudi dernier à la tombée de la nuit, dans la notabilité de Maendeleo, à la limite entre le village Ngangi et le quartier Katindo II, au nord de Goma.

Selon des sources locales, près d’une cinquantaine d’habitations avaient été détruites. Le sinistre avait laissé de nombreuses familles sans logement et privées de leurs biens.

L’intervention de la brigade anti-incendie de la Protection civile avait toutefois permis de contenir les flammes et de limiter l’ampleur des dégâts.

La multiplication de ces incendies ravive ainsi les inquiétudes dans plusieurs quartiers de Goma, où de nombreuses habitations restent particulièrement exposées à la propagation rapide du feu.

Bukavu : au moins 20 élèves périssent dans l’incendie de deux écoles à Kadutu

Le drame frappe une nouvelle fois le secteur éducatif en République démocratique du Congo. Au moins 20 élèves ont péri ce jeudi 10 septembre dans un violent incendie qui a ravagé deux établissements scolaires de la commune de Kadutu, à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu.

Une vingtaine d’autres élèves ont également été blessés. Ils ont été conduits dans plusieurs structures sanitaires de la ville pour recevoir des soins. Ces chiffres restent provisoires, selon des sources médicales et les autorités locales.

Deux écoles ravagées par les flammes

Le feu s’est déclaré dans l’avant-midi au niveau des écoles primaires Ujamaa et Furaha, situées dans le quartier Cimpunda. Selon plusieurs sources locales, l’incendie serait parti d’une habitation voisine avant de se propager aux établissements scolaires.

Pris au piège par les flammes, plusieurs élèves ont été asphyxiés. Certains ont perdu connaissance. D’autres n’ont pas survécu au sinistre.

Les secours se sont rapidement mobilisés. Plusieurs ambulances ont effectué des navettes à travers la ville pour évacuer les victimes vers l’hôpital général provincial de Bukavu et d’autres centres de prise en charge.

Dans la soirée, des sources médicales ont indiqué que l’état de santé de la vingtaine d’élèves hospitalisés était relativement bon.

Kinshasa réagit face au drame

À Kinshasa, le gouvernement a rapidement réagi à cette tragédie. La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a présenté ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’aux responsables des établissements touchés.

« Aucun enfant congolais n’est en dehors de la République », a-t-elle déclaré, rappelant que les élèves et les enseignants vivant dans les zones sous occupation restent pleinement membres de la communauté éducative nationale.

La ministre a également appelé à identifier rapidement les besoins des élèves, des enseignants et des communautés scolaires affectés. Elle préconise ainsi des mesures d’assistance aux victimes et la continuité des apprentissages dans les établissements concernés.

Bukavu confrontée à une succession d’incendies

Ce nouveau drame intervient alors que Bukavu fait face à une succession d’incendies. La ville connaît depuis plusieurs semaines une situation particulièrement préoccupante.

D’après les données officielles du gouvernement provincial du Sud-Kivu, basé à Uvira, des milliers de cas d’incendie ont été recensés à travers Bukavu entre juillet et août derniers.

L’incendie des écoles Ujamaa et Furaha vient ainsi raviver les inquiétudes sur la sécurité des établissements scolaires et des quartiers densément peuplés de la ville.

Incendie meurtrier à Bukavu : des écoles primaires touchées à Funu, plusieurs élèves morts

Plusieurs morts, dont des élèves et de nombreux blessés. C’est le lourd bilan provisoire de l’incendie survenu jeudi 10 septembre 2026 à Funu, dans la ville de Bukavu au Sud-Kivu. Les écoles primaires Furaha et Ujamaa ont été directement touchées.

Le ministère de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté l’a annoncé dans un communiqué publié pour la circonstance, faisant part de sa « profonde tristesse ».

Le bilan reste provisoire et pourrait s’alourdir. Les informations sont en cours de consolidation et de vérification auprès des différentes sources. Les circonstances exactes et l’origine du sinistre ne sont pas encore établies.

« Aucun enfant congolais n’est en dehors de la République »

La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, a présenté ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées. Elle a également exprimé sa solidarité aux blessés, aux enseignants et à l’ensemble de la population de Bukavu.

« Aucun enfant congolais n’est en dehors de la République. Les élèves et les enseignants vivant dans les zones sous occupation demeurent pleinement membres de la communauté éducative nationale », a-t-elle déclaré.

Une déclaration qui intervient alors que Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, vit sous occupation des rebelles de l’AFC/M23 depuis plusieurs mois.

Continuité des apprentissages et enquête exigée

La ministre Raïssa Malu a instruit ses services d’établir un bilan documenté des établissements touchés. Ces derniers vont identifier les besoins immédiats des élèves et enseignants et examiner avec les acteurs humanitaires les dispositions pour l’assistance et la continuité des apprentissages.

Bien plus, la ministre a souligné que ce drame intervient dans un contexte particulièrement préoccupant. Une succession d’incendies a déjà frappé Bukavu ces derniers mois, compromettant la scolarité de nombreux élèves.

Par ailleurs, le gouvernement estime indispensable que les causes de ces sinistres à répétition soient établies de manière rigoureuse et indépendante. C’est l’occasion pour l’État congolais de prendre des mesures de protection des populations et des infrastructures scolaires.

« La République ne les oublie pas », a conclu le communiqué.

China Mining 2026 : à Tianjin, la RDC défend une stratégie minière tournée vers la transformation locale

La République démocratique du Congo veut convaincre que son avenir minier ne se résume plus aux volumes extraits. À la 28ᵉ China Mining Conference and Exhibition, organisée du 10 au 12 septembre 2026 à Tianjin, le gouvernement congolais met en avant une nouvelle ambition : attirer des investissements capables de transformer localement les minerais, de développer des industries et de créer davantage de valeur sur le territoire national.

Conduite par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, la délégation congolaise participe à ce rendez-vous qui réunit des gouvernements, des groupes miniers, des industriels, des institutions financières, des chercheurs et des investisseurs venus de plusieurs pays.

La transformation locale au cœur du message congolais

Placée sous le thème « Coopération gagnant-gagnant, verte et intelligente », cette édition intervient dans un contexte où la RDC cherche à repositionner son secteur minier au-delà du simple rôle de fournisseur de matières premières.

Lors du Forum RDC–Chine, organisé en marge de la conférence, Louis Watum Kabamba a défendu une approche fondée sur la création de valeur ajoutée locale.

Pour le ministre, la performance du secteur ne doit plus être évaluée uniquement au tonnage produit, mais aussi à sa capacité à générer des emplois qualifiés, à favoriser le transfert de technologies et à renforcer les entreprises congolaises.

Un potentiel géologique mis en vitrine

La participation congolaise s’appuie également sur un espace d’exposition destiné à présenter les opportunités offertes par le sous-sol congolais.

Plusieurs établissements placés sous la tutelle du ministère des Mines, notamment le CAMI, le CEEC, le SGNC, le SAEMAPE, l’IGM, la CTCPM, la Gécamines et le FOMIN, y présentent leurs missions ainsi que les possibilités d’investissement dans l’exploration, l’exploitation et la transformation des minerais.

Les échanges portent notamment sur le potentiel géologique du pays, le développement des chaînes de valeur industrielles et les perspectives offertes aux investisseurs internationaux.

Miser sur le partenariat industriel avec la Chine

À Tianjin, Kinshasa met également en avant la complémentarité entre les ressources minérales congolaises et l’expertise chinoise dans les infrastructures, la logistique, la transformation industrielle et les technologies minières.

Cette stratégie s’inscrit dans une orientation plus large des autorités congolaises, qui cherchent à attirer des capitaux capables d’accompagner l’industrialisation du secteur plutôt que de soutenir uniquement l’exportation des minerais.

À travers cette présence à la China Mining Conference 2026, la RDC entend ainsi renforcer son attractivité auprès des investisseurs internationaux et promouvoir un modèle où l’exploitation minière devient un moteur de transformation industrielle, de création d’emplois et de développement économique durable.

Kinshasa : à Ndjili, une ancienne décharge devient un collecteur d’eau et ouvre la voie à un 3ᵉ pont

À Ndjili, le décor n’est plus tout à fait le même. Là où s’entassait autrefois une impressionnante montagne d’immondices, un ouvrage destiné à canaliser les eaux de pluie prend désormais place. C’est sur ce site transformé que le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, s’est rendu mardi 8 septembre 2026, poursuivant son inspection des chantiers dans la capitale.

Situé sur l’avenue du Bassin, dans le quartier 8 de Ndjili, le site porte désormais les marques d’un important travail d’assainissement. Mais le gouvernement veut aller plus loin. Au cours de sa visite, le ministre a annoncé le lancement prochain d’études pour la construction d’un troisième pont sur la rivière Ndjili.

D’une décharge de 20 mètres à un collecteur de 600 mètres

Avant le début du chantier, le site était occupé par une véritable montagne de déchets. Sa profondeur atteignait près de 20 mètres, selon les éléments présentés lors de l’inspection.

Dans le cadre du projet Kin Elenda, financé par la Banque mondiale et exécuté par la Cellule Infrastructures, cette décharge a été évacuée pour laisser place à un ouvrage hydraulique.

Le nouveau collecteur s’étend sur environ 600 mètres. Sa construction aura nécessité près d’une année de travaux.

Son rôle est stratégique : récupérer les eaux de ruissellement provenant de la grande route et les conduire directement vers la rivière Ndjili. L’objectif est ainsi de réduire les problèmes d’inondation qui affectent régulièrement ce secteur de la capitale.

La transformation du site illustre donc une double intervention : assainir un espace longtemps occupé par les déchets et créer une infrastructure capable de mieux gérer les eaux pluviales.

Un 3ᵉ pont pour relier Ndjili, Matete et Kisenso

Sur place, John Banza Lunda ne s’est pas limité au chantier d’assainissement. Le ministre a également demandé le lancement d’études urgentes pour la construction d’un nouvel ouvrage d’art sur la rivière Ndjili.

Ce futur pont serait le troisième à franchir cette rivière, après celui situé sur le boulevard Lumumba et le pont Kulumba.

L’ambition affichée est de fluidifier les déplacements entre Ndjili, Matete et Kisenso, trois communes fortement connectées dans les mouvements quotidiens de la population.

L’ouvrage envisagé devrait présenter une portée d’environ 40 mètres. Sa construction s’accompagnerait également de la modernisation de la route de jonction afin de créer un axe plus fonctionnel pour la circulation intercommunale.

Les études de faisabilité seront conduites par la Cellule Infrastructures, en collaboration avec l’Office des Voiries et Drainage (OVD).

Le défi de l’entretien après les travaux

Si les autorités veulent désormais accélérer les infrastructures, elles insistent également sur la nécessité de préserver les ouvrages une fois construits.

Le coordonnateur de la Cellule Infrastructures, Billy Tshibambe Ndibu, a ainsi appelé les habitants à davantage de civisme. Il les a notamment exhortés à ne pas jeter les ordures ménagères dans les canalisations nouvellement aménagées.

Car derrière la transformation de cette ancienne décharge se joue aussi une autre bataille : celle de l’entretien des infrastructures et de la responsabilisation des populations.

Avec le collecteur de l’avenue du Bassin et le projet de troisième pont, les autorités entendent ainsi répondre à deux préoccupations majeures de Ndjili et des communes voisines : réduire les risques d’inondation et améliorer la mobilité urbaine.

Ebola:la Tshopo reçoit 3 000 nouvelles doses de vaccin après une rupture de stock

La campagne de vaccination contre Ebola retrouve un nouvel élan dans la province de la Tshopo. Après avoir frôlé l’arrêt des opérations, les autorités sanitaires ont reçu 3 000 nouvelles doses de vaccin. Cette livraison relance la riposte dans plusieurs zones de santé de Kisangani et de ses environs.

Cette dotation arrive quelques jours après une rupture de stock. Celle-ci avait fortement réduit la capacité d’intervention des équipes de vaccination.

Une rupture de stock qui inquiétait les équipes sanitaires

Le Programme élargi de vaccination (PEV) avait presque épuisé ses réserves au début du mois.

Selon le médecin coordonnateur provincial du PEV, le Dr Stéphane Itakama, les équipes ont utilisé presque toutes les 1 500 doses précédemment reçues pour protéger les professionnels de santé les plus exposés.

« Depuis le 8 septembre, nous étions déjà en rupture des 1 500 doses reçues auparavant. Il ne nous restait que quatre doses après avoir vacciné 1 496 prestataires de première ligne », a-t-il expliqué.

Cette situation menaçait la poursuite de la campagne dans une province engagée contre la maladie à virus Ebola.

La vaccination reprend dans plusieurs zones de santé

Les équipes sanitaires ont rapidement intégré les nouvelles doses au dispositif de riposte.

Après la décongélation des vaccins, elles ont réapprovisionné les premiers sites dès le début de la semaine.

Les premières livraisons ont concerné trois zones de santé confrontées à la rupture de stock :

  • Makiso-Kisangani : 100 doses ;

  • Mangobo : 100 doses ;

  • Kabondo : 100 doses.

Parallèlement, les équipes du PEV ont réorganisé le site de vaccination de la zone de santé de la Tshopo. Elles ont ainsi permis une reprise effective des opérations.

Toutefois, le Dr Stéphane Itakama n’a pas détaillé la répartition des doses restantes dans les autres zones concernées.

L’Ituri renforce aussi sa riposte

Au-delà de la vaccination, les autorités congolaises poursuivent le renforcement du dispositif de lutte contre Ebola avec l’appui de leurs partenaires.

En Ituri, plusieurs sites accueillant des déplacés et des réfugiés disposent désormais d’ambulances communautaires permanentes constituées de tricycles aménagés.

Les équipes ont déployé ces véhicules sur les sites de Tsinzi, Adumi, Bele, Meri et Biringi. Leur mission consiste à évacuer rapidement les cas suspects vers les Centres de traitement Ebola (CTE).

Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) finance cette initiative.

Ainsi, la nouvelle livraison de vaccins dans la Tshopo complète le renforcement des capacités d’intervention en Ituri. Les autorités sanitaires espèrent maintenir la dynamique de la riposte. Elles veulent également protéger davantage les personnels de première ligne, particulièrement exposés à la maladie.