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Mondial 2026 : la FIFA tranche, Lionel Mpasi était bien éligible avec la RDC

C'est la mise au point qui éteint la polémique. Interrogée par l'agence de presse allemande après les révélations chocs du…

C’est la mise au point qui éteint la polémique. Interrogée par l’agence de presse allemande après les révélations chocs du New York Times et du Monde, la FIFA assure que Lionel Mpasi était bien éligible pour disputer le barrage intercontinental contre la Jamaïque et la Coupe du Monde 2026 avec la RDC.

Et sur la plainte du Nigeria, elle est catégorique : sa Commission de discipline a bien examiné le recours de la NFF, puis l’a déclaré irrecevable. Décision notifiée début mars 2026, devenue définitive et contraignante faute d’appel en bonne et due forme.

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Ce qui a enflammé la toile

Pour comprendre le séisme, il faut remonter à novembre 2025. Après la finale des barrages africains remportée par la RDC contre le Nigeria aux tirs au but 4-3 à Rabat, la Fédération nigériane saisit la FIFA. Elle dénonce des irrégularités de passeports et l’éligibilité de plusieurs binationaux congolais. Dans le viseur : Lionel Mpasi, né à Meaux de parents congolais, passé par les équipes de jeunes françaises, notamment le Mondial U17 2011.

Selon les documents internes consultés par Le Monde, les juristes de la FIFA se penchent une première fois sur le dossier le 17 décembre 2025 et concluent qu’aucune infraction n’a été commise par la FECOFA.

Entre-temps, les 9 et 10 mars 2026, à trois semaines du barrage contre la Jamaïque, une seconde analyse plus approfondie conclut l’inverse : le processus de changement d’association entamé en 2021 n’aurait « jamais été terminé » et Mpasi serait donc inéligible pour au moins cinq matchs qualificatifs.

Pourquoi la RDC n’a pas été sanctionnée?

En théorie, l’article 19 du code disciplinaire est implacable. Il souligne que « si un joueur inéligible est aligné à la suite d’une réclamation, son équipe perd le match par forfait et écope d’une amende minimale de 6 000 francs suisses ». C’est sur cette base que le Nigeria réclamait une victoire sur tapis vert et sa place contre la Jamaïque. C’est aussi le règlement qui avait coûté deux matchs par forfait à la Bolivie en 2018.

La FIFA, elle, invoque la procédure. La requête de la NFF n’aurait été reçue que le 9 mars, hors délais, et a donc été jugée irrecevable pour des raisons formelles. L’instance a d’ailleurs étudié plusieurs scénarios, dont celui de remplacer la RDC par le Nigeria ou par le Burkina Faso, avant de choisir le statu quo. Elle rejette toute ingérence de Gianni Infantino, malgré les liens évoqués avec Véron Mosengo-Omba, président de la FECOFA.

Un gardien devenu symbole national

Gardien du Havre, auteur de cinq arrêts décisifs contre l’Angleterre en 8e de finale du Mondial avant de céder sur un doublé de Harry Kane 2-1, Mpasi incarne le retour de la RDC après 52 ans d’absence. Son histoire, celle d’un Franco-Congolais qui choisit le pays de ses ancêtres, parle à toute une diaspora, de Meaux à Kinshasa.

Avec sa décision, la FIFA tente de restaurer la légende. Les Léopards n’ont pas volé leur épopée. Ils l’ont gagnée sur le terrain, avec un gardien validé par Zurich.

Entre les enquêtes du New York Times et la communication officielle de la FIFA, deux récits s’opposent. Mais sur le plan sportif, une vérité demeure : la décision disciplinaire est définitive. La RDC conserve son parcours historique, son nul contre le Portugal, sa victoire contre l’Ouzbékistan et son statut de premier de cordée.

Lionel Mpasi, lui, reste dans les livres comme le gardien du retour.

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