La République démocratique du Congo entend faire de l’alimentation scolaire un levier pour favoriser l’accès à l’éducation et améliorer les apprentissages. C’est le message porté par la ministre d’État Raïssa Malu à la 6ᵉ édition du Forum mondial de l’alimentation, organisée du 8 au 16 octobre 2026 au siège de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à Rome, en Italie.
Le 16 octobre, la participation de la responsable congolaise à cette rencontre internationale a notamment été l’occasion de mettre en lumière les initiatives engagées autour du Programme national d’alimentation scolaire.
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Les cantines scolaires au cœur des priorités éducatives
Au cours des échanges, Raïssa Malu a insisté sur l’importance de l’alimentation scolaire dans le parcours des élèves. Selon elle, le Programme national d’alimentation scolaire contribue à faciliter l’accès à l’éducation, à encourager le maintien des enfants à l’école et à améliorer la qualité des apprentissages.
Cette orientation s’inscrit, selon la ministre d’État, dans la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo en matière d’éducation.
Raïssa Malu a également salué l’appui de la FAO au développement des jardins scolaires. Ces espaces sont appelés à accompagner le déploiement progressif de 78 cantines scolaires pilotes prévues pour l’année scolaire 2026-2027.
À travers cette initiative, l’alimentation scolaire occupe une place dans les réflexions sur les conditions d’apprentissage et l’accompagnement des élèves. La mise en œuvre des cantines pilotes constituera une étape concrète de ce programme.
Marie-Claire Yandju, une pionnière du manioc à l’honneur
Le 15 octobre, Raïssa Malu a également participé à un dialogue intergénérationnel consacré aux femmes leaders dans les domaines des sciences et de l’innovation agroalimentaire.
À cette occasion, elle a rendu hommage aux femmes scientifiques congolaises qui contribuent à la recherche et à l’innovation. Elle a notamment cité la professeure Marie-Claire Yandju, reconnue pour son rôle pionnier dans la valorisation du manioc en République démocratique du Congo.
La ministre d’État a aussi salué son soutien à la Semaine de la science et des technologies, une initiative qui contribue à mettre en lumière les sciences et à encourager leur appropriation.
Cette reconnaissance souligne la place des femmes dans la production des connaissances et la recherche de solutions adaptées aux enjeux alimentaires.
« Innover aujourd’hui. Nourrir demain. »
La participation congolaise s’inscrit dans le cadre du Forum mondial de l’alimentation, organisé autour des enjeux liés aux systèmes alimentaires et à l’innovation. Le thème associé à la Journée mondiale de l’alimentation, célébrée le 16 octobre, résume cette ambition : « Innover aujourd’hui. Nourrir demain. »
Entre le développement des cantines scolaires et la reconnaissance des femmes scientifiques, les échanges de Rome ont ainsi permis de mettre en avant deux axes : le lien entre alimentation et éducation, ainsi que la contribution de la recherche à la valorisation des ressources alimentaires locales.



