RDC – Guinée équatoriale : Véron Mosengo lance un avertissement aux supporters sans billet

Le grand retour des Léopards au Stade des Martyrs se fera sous haute surveillance. Pour leur premier match à domicile depuis leur parcours historique au Mondial 2026, les Congolais devront composer avec une capacité fortement réduite : 18 000 supporters seulement seront admis dans une enceinte capable d’en accueillir plus de 80 000.

À quelques heures du coup d’envoi contre la Guinée équatoriale, prévu ce jeudi 24 septembre à 17 heures dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2027, les autorités sportives multiplient les appels au civisme afin d’éviter tout incident susceptible d’entraîner de nouvelles sanctions de la Confédération africaine de football (CAF).

Billets à 69 000 FC et accès strictement limité

Le ministère des Sports et Loisirs a fixé le prix du billet du pourtour à 69 000 francs congolais, soit environ 30 dollars américains.

La CAF a autorisé l’ouverture partielle du Stade des Martyrs, mais avec une jauge limitée à 18 000 spectateurs, dans un contexte où certaines exigences liées à la sécurité et aux travaux de rénovation restent encore en cours.

Cette décision intervient près d’un an après les violences survenues lors de la défaite des Léopards face au Sénégal en novembre dernier, des incidents qui avaient conduit à la fermeture temporaire du stade et à d’importants travaux de réhabilitation, notamment l’installation d’une nouvelle pelouse.

« Ceux qui n’ont pas de billet ne viennent pas au stade »

Face au risque d’un afflux massif autour de l’enceinte sportive, le président de la FECOFA, Véron Mosengo, a lancé un message sans ambiguïté aux supporters.

« Ceux qui n’ont pas de billets ne viennent pas au stade. Parce que si vous faites cela, vous pénalisez tout le monde et risquez de nous priver des prochains matchs », a-t-il déclaré à l’issue de l’entraînement des Léopards.

Le dirigeant rappelle que le football congolais demeure sous la vigilance de la CAF après plusieurs incidents enregistrés lors de précédentes rencontres internationales.

« Nous sommes en sursis par notre propre comportement. On ne devrait même pas jouer ce match ici au Stade des Martyrs », a-t-il averti.

Pour la FECOFA, le comportement du public sera déterminant pour l’avenir des rencontres internationales organisées à Kinshasa.

Didier Budimbu appelle à soutenir les Léopards autrement

Le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, a relayé le même appel dans une adresse vidéo destinée aux Kinoises et aux Kinois.

Il a rappelé les lourdes amendes et les sanctions infligées après les incidents contre le Sénégal, tout en invitant les supporters sans billet à suivre la rencontre depuis leur domicile ou les fan zones.

« Supporter les Léopards ne signifie pas seulement venir au stade. Tu peux soutenir notre équipe nationale là où tu es et prier pour elle », a-t-il déclaré.

Selon le ministre, le respect de ces mesures permettra de préserver les efforts consentis pour la remise en état du Stade des Martyrs et de consolider son retour progressif dans le circuit des grandes compétitions africaines.

Un retour très attendu des Léopards à Kinshasa

L’enjeu dépasse largement cette première journée des éliminatoires.

Portés par leur qualification historique au Mondial 2026 et leur parcours jusqu’en seizièmes de finale, les hommes de Sébastien Desabre retrouvent un public qui ne les avait plus vus évoluer à domicile depuis cette aventure mondiale.

Face au Nzalang Nacional, les Léopards joueront donc devant un stade partiellement rempli, mais avec une responsabilité supplémentaire : convaincre sur le terrain tout en démontrant que le retour du public au Stade des Martyrs peut désormais s’accompagner d’une organisation maîtrisée et d’un comportement exemplaire des supporters.

Léopards : revirement de la CAF, 20 000 supporters finalement autorisés au Stade des Martyrs

Les Léopards ne joueront finalement pas dans le silence. Alors qu’un huis clos semblait acquis ces derniers jours en raison de l’homologation partielle du Stade des Martyrs, la Confédération africaine de football (CAF) a finalement autorisé l’ouverture des tribunes à 20 000 spectateurs pour le match opposant la République démocratique du Congo à la Guinée équatoriale, ce jeudi 24 septembre, lors de la première journée des éliminatoires de la CAN 2027.

Cette décision permet aux hommes de Sébastien Desabre de conserver une partie de l’un de leurs principaux atouts : le soutien de leur public pour lancer leur campagne continentale.

Une jauge réduite dans un stade de plus de 80 000 places

L’ouverture accordée par la CAF reste toutefois limitée.

Dans une enceinte pouvant accueillir plus de 80 000 personnes, seuls 20 000 supporters seront autorisés à prendre place dans les tribunes.

Cette capacité réduite découle des conditions liées à l’homologation partielle du Stade des Martyrs, tout en permettant à l’équipe nationale de bénéficier d’une ambiance que le sélectionneur et ses joueurs considèrent comme un élément important de leur entrée en lice.

La billetterie encore en cours de finalisation

Les modalités d’accès au stade n’ont pas encore été entièrement arrêtées.

Le comité d’organisation travaille actuellement sur les conditions de distribution des billets et les dispositifs d’accueil des supporters.

Sauf nouveau changement, les Congolais pourront donc accompagner les Léopards face au Nzalang Nacional, une perspective qui semblait encore compromise il y a quelques jours.

Une pelouse déjà validée par la FIFA

Cette ouverture partielle intervient quelques semaines après une autre étape importante pour le Stade des Martyrs.

Le 28 août, la FIFA avait certifié la nouvelle pelouse de l’enceinte après une série de tests techniques réalisés au début du mois d’août par l’expert français Anthony Apparailly, chargé d’évaluer sa conformité aux standards internationaux.

Avec cette validation de l’aire de jeu et l’autorisation d’accueillir une partie du public, le Stade des Martyrs retrouve progressivement son rôle de forteresse des Léopards, au moment où la RDC s’apprête à lancer sa quête d’une qualification pour la CAN 2027 organisée au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda.

RDC – Guinée équatoriale : Desabre fixe le ton avant le choc, « on doit s’imposer »

À vingt-quatre heures de l’entrée en lice des Léopards dans les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2027, Sébastien Desabre n’a laissé planer aucun doute sur les ambitions de son équipe. Face à la Guinée équatoriale, ce jeudi 24 septembre au Stade des Martyrs, le sélectionneur de la République démocratique du Congo veut lancer la campagne par une victoire, tout en rappelant que la qualification se construira sur l’ensemble des six rencontres du groupe E.

En conférence de presse, mercredi au siège de la FECOFA, le technicien français a affiché un discours mêlant exigence, confiance et prudence face à un adversaire qu’il considère comme redoutable.

« De toutes manières, on doit s’imposer », a-t-il martelé.

Desabre refuse tout relâchement malgré le statut de mondialiste

Pour le sélectionneur, le parcours historique réalisé au Mondial 2026 ne constitue pas une garantie pour la suite.

La RDC devra engranger un maximum de points sur l’ensemble de la campagne et maintenir une forte concurrence au sein du groupe.

« Nous devons nous mobiliser, nous concentrer autant que possible et créer beaucoup de concurrence dans l’équipe, avec un mental de fer », a-t-il expliqué.

L’objectif affiché dépasse cette seule campagne continentale. Desabre souhaite inscrire durablement les Léopards parmi les grandes nations africaines, tout en rappelant que cette progression demandera du temps.

« On va essayer d’être parmi les cinq meilleures équipes d’Afrique, mais cela ne se fera pas en un ou deux mois », a-t-il souligné.

Une Guinée équatoriale « solide » et un choix attendu dans les buts

Le sélectionneur s’attend à une rencontre particulièrement disputée face au Nzalang Nacional.

En s’appuyant sur les performances récentes de la Guinée équatoriale lors de la dernière CAN, il estime que son équipe devra imposer son jeu tout en restant vigilante.

« Le match sera serré. Le Nzalang Nacional est une bonne équipe. À nous de profiter du fait de jouer à domicile et de tout faire pour l’emporter », a-t-il déclaré.

L’une des principales interrogations concerne le poste de gardien.

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Après le forfait de Lionel Mpasi sur blessure, Desabre a confirmé qu’un choix avait déjà été arrêté entre Dimitri Bertaud et Matthieu Epolo, sans révéler l’identité du titulaire avant la rencontre.

« Il y a un choix de gardien qui est fait. Vous le verrez demain », a-t-il glissé.

Des Léopards concentrés malgré les honneurs de la République

La cérémonie de décoration organisée mardi par le président Félix Tshisekedi à la Cité de l’Union africaine n’a, selon Desabre, en rien perturbé la préparation de son groupe.

Au contraire, il estime que cette reconnaissance nationale a renforcé la motivation de ses joueurs.

« On a fait deux séances, les garçons sont très concentrés. Il n’y a pas de manque de concentration malgré la décoration d’hier. Au contraire, ils sont très honorés et veulent faire encore plus. »

Le sélectionneur a également évoqué la situation administrative de certains nouveaux internationaux.

Plusieurs dossiers d’éligibilité restaient encore en cours de traitement mercredi soir, mais le staff se montrait confiant quant à une résolution rapide avant le coup d’envoi.

« On va faire le point ce soir. Quelques joueurs ne sont pas encore qualifiés, mais tout devrait être réglé très vite », a-t-il assuré.

À Kinshasa, l’objectif est désormais limpide : transformer l’élan du Mondial 2026 en un départ réussi dans la course à la CAN 2027. Devant leur public, les Léopards veulent faire du Stade des Martyrs le théâtre d’une première victoire avant de poursuivre leur campagne quelques jours plus tard face au Zimbabwe.

EAC : 45 millions de dollars recherchés pour renforcer la préparation aux épidémies

La Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) veut renforcer son dispositif régional face aux épidémies. L’organisation estime à 45 millions de dollars les ressources nécessaires pour améliorer la préparation et la réponse aux flambées d’Ebola et d’autres fièvres hémorragiques virales.

L’annonce intervient alors que l’EAC intensifie la formation des professionnels de santé et développe ses capacités de diagnostic. L’objectif est de réduire les délais de détection et de riposte, mais aussi de limiter les perturbations que les crises sanitaires peuvent provoquer sur les populations, les échanges et les activités transfrontalières.

L’Allemagne débloque 4,8 millions d’euros supplémentaires

Dans le cadre de cette mobilisation, l’Allemagne a annoncé 4,8 millions d’euros supplémentaires pour soutenir les efforts de préparation et de riposte de l’EAC face à Ebola. Cette enveloppe doit financer plusieurs actions, dont la formation des agents de santé, l’achat d’équipements de protection et le renforcement de la préparation réglementaire aux vaccins et autres contre-mesures médicales.

L’EAC prévoit notamment de former 500 agents de santé de première ligne et de renforcer les actions de sensibilisation communautaire dans l’Est de la RDC. Le financement allemand doit également contribuer à améliorer l’accès aux équipements de protection individuelle et à accélérer les mécanismes permettant l’utilisation de futurs vaccins contre Ebola, sous réserve des autorisations sanitaires requises.

Cette contribution s’ajoute à un partenariat plus large entre l’EAC et l’Allemagne. Depuis plusieurs années, Berlin accompagne la région dans la surveillance des maladies, le développement des laboratoires et la formation des personnels de santé.

L’EAC veut passer de 10 à 34 laboratoires mobiles

Au-delà du financement, l’organisation mise sur les infrastructures de diagnostic. Dix laboratoires mobiles sont actuellement opérationnels dans sept États partenaires de l’EAC.

Ces unités sont notamment déployées à Beni, en RDC, ainsi qu’à Busia, Nimule-Elegu, Kobero et Bwera. Elles ont déjà été mobilisées dans plusieurs réponses sanitaires, notamment contre Ebola, Marburg, la Covid-19 et la Mpox.

L’ambition est désormais de porter ce réseau à 34 laboratoires mobiles d’ici fin 2027.

Pour l’EAC, l’enjeu est stratégique. Rapprocher les capacités de diagnostic des zones à risque et des principaux points d’entrée doit permettre de détecter plus rapidement les cas suspects. La démarche vise aussi à renforcer la surveillance sanitaire aux frontières.

Cette dimension transfrontalière est particulièrement importante pour une région où les déplacements de personnes et de marchandises relient étroitement les économies nationales.

120 professionnels formés pour créer un réseau régional

Le volet humain constitue l’autre pilier de cette stratégie. 120 médecins, infirmiers et autres professionnels de santé issus des huit États partenaires suivent actuellement une formation spécialisée à Nairobi.

Cette initiative est menée dans le cadre du programme Training in the East African Community for High-Consequence Infectious Diseases (tEACh), porté par l’EAC avec l’appui de la coopération allemande à travers la GIZ.

L’objectif ne se limite pas aux 120 participants. Ceux-ci doivent également pouvoir transmettre leurs compétences à d’autres professionnels dans leurs pays respectifs.

L’EAC cherche ainsi à constituer un vivier régional capable d’intervenir rapidement lors d’une flambée. L’organisation dispose déjà d’un réseau régional d’experts mobilisables en situation d’urgence.

La préparation sanitaire devient un enjeu économique

Derrière ces investissements se joue également la résilience économique de l’Afrique de l’Est.

Une épidémie peut ralentir les déplacements, perturber les échanges commerciaux et compliquer le fonctionnement des chaînes d’approvisionnement. Dans ce contexte, renforcer les capacités de diagnostic et de réponse constitue aussi un moyen de réduire les risques de perturbation des économies régionales.

L’EAC veut donc agir en amont. Avec un besoin estimé à 45 millions de dollars, l’organisation appelle ses partenaires au développement et les autres parties prenantes à accroître leur soutien.

La contribution allemande de 4,8 millions d’euros constitue une nouvelle tranche de financement. Elle ne couvre toutefois qu’une partie des besoins identifiés par l’organisation.

Pour l’EAC, l’objectif est désormais de transformer ces appuis ponctuels en capacités durables : davantage de professionnels formés, un réseau élargi de laboratoires et une meilleure coordination entre les États. La préparation aux épidémies devient ainsi un investissement dans la sécurité sanitaire, la continuité des échanges et la résilience économique régionale.

Éliminatoires CAN 2027 : Desabre évoque l’arrivée des nouveaux visages chez les Léopards

Sébastien Desabre a animé une conférence de presse ce mercredi 23 septembre 2026 à Kinshasa. À 24 heures du coup d’envoi de la campagne qualificative pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2027 face à la Guinée équatoriale, le sélectionneur des Léopards de la République démocratique du Congo a évoqué les enjeux de cette nouvelle aventure.

La question qui brûlait toutes les lèvres concernait l’épineux dossier de l’éligibilité des nouveaux binationaux annoncés depuis plusieurs semaines dans la tanière. Sans vouloir trop en dévoiler, le technicien français a tenu à rassurer l’opinion publique congolaise sur l’avancée des démarches administratives en cours.

« À propos de l’éligibilité des nouveaux joueurs, nous en ferons le point ce soir. Certains d’entre eux, pas encore qualifiés, pourront l’être rapidement », a-t-il déclaré.

Une déclaration courte mais qui confirme que la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) est à pied d’œuvre pour finaliser les dossiers de nationalité sportive de ces nouveaux talents.

Un nouveau cycle s’ouvre après l’épopée du Mondial

Ce premier match face à la Guinée équatoriale, programmé ce jeudi 24 septembre à 17h00 au stade des Martyrs, revêt une importance capitale. Il compte pour la première journée du groupe E des éliminatoires de la CAN 2027, une édition historique qui sera co-organisée par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda.

La RDC aborde ces qualifications avec un statut complètement différent. Auréolée de sa participation remarquée à la récente Coupe du Monde 2026, la première après plus de 50 ans d’absence, la sélection congolaise a gagné le respect du continent et du monde grâce à un parcours courageux et une identité de jeu séduisante.

Pour Sébastien Desabre, l’objectif est de créer une émulation en intégrant progressivement de nouvelles figures capables d’apporter de la fraîcheur, de la vitesse et de la concurrence à tous les postes.

Ces nouveaux visages, dont les noms circulent déjà, sont pour la plupart de jeunes joueurs formés en Europe. Leur arrivée s’inscrit dans une politique sportive de rajeunir l’effectif tout en conservant l’ossature expérimentée qui a porté l’équipe au Mondial.

Objectif clair : le titre continental en 2027

Sur le plan administratif, le processus est bien engagé. Selon des sources sûres, certains joueurs sont déjà éligibles, tandis que pour d’autres, il ne manque que le feu vert définitif de la FIFA pour le changement d’association.

Connu pour son management basé sur la méritocratie et la cohésion de groupe, le technicien français refuse de casser l’équilibre d’un vestiaire qui vit bien. L’intégration se fera donc par paliers, en fonction de l’état de forme et de l’adaptation au projet de jeu des Léopards.

Après avoir retrouvé le toit du monde, la RDC ne veut plus se contenter de participer à la CAN. L’objectif assumé par toute une nation est d’aller chercher le titre continental en 2027 en Afrique de l’Est.

Pour y parvenir, tout commence par une victoire ce jeudi face à la Guinée équatoriale. Devant un stade des Martyrs qui s’annonce bouillant et acquis à sa cause, les Léopards devront envoyer un message fort à leurs adversaires du groupe E.

RDC : le gouvernement lance une vaste opération de désarmement civil volontaire

La République démocratique du Congo lance, dès ce mercredi 23 septembre 2026, une campagne nationale de désarmement civil volontaire. L’annonce a été faite par le ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, pour ladite campagne qui s’étendra jusqu’au 22 décembre prochain.

Selon le programme, l’opération cible six zones jugées stratégiques, notamment la ville-province de Kinshasa, le Kongo-Central, la Tshopo, l’espace du Grand Équateur, l’espace du Grand Kasaï et la province du Tanganyika.

L’objectif est double. Il s’agit d’abord d’assécher le circuit clandestin des armes légères et de petit calibre. Ensuite, endiguer la violence armée qui fragilise la sécurité des populations.

Anonymat, amnistie et prime au développement

Pour inciter à la reddition, l’exécutif mise sur la souplesse.

« Toute personne détenant une arme sans autorisation est invitée à la déposer volontairement auprès des autorités compétentes », souligne le document.

En contrepartie, le communiqué garantit trois avantages majeurs aux participants : le respect total de l’anonymat, une amnistie judiciaire et une compensation matérielle.

Le principe retenu est celui de « l’arme contre objet de développement », une approche qui privilégie la réinsertion socio-économique à la répression.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre la prolifération des armements illicites, un fléau qui alimente aussi bien l’insécurité urbaine à Kinshasa que les conflits communautaires dans l’arrière-pays.

La CNC-ALPC aux commandes

Le pilotage opérationnel de cette campagne de désarmement a été confié à la Commission nationale de contrôle des armes légères et de petit calibre et de réduction de la violence armée (CNC-ALPC), structure placée sous la tutelle directe du ministère de l’Intérieur.

Pour réussir le pari de la mobilisation, le gouvernement lance un appel solennel aux gouverneurs, aux autorités locales, aux chefs coutumiers, aux leaders religieux, aux médias et à l’ensemble de la société civile. Ils sont appelés à relayer la sensibilisation sur le terrain.

Par ailleurs, le gouvernement exhorte les détenteurs illégaux d’armes à saisir cette fenêtre de trois mois comme un acte de responsabilité civique pour contribuer à la consolidation de la paix. Il réaffirme sa détermination à réduire durablement la menace que représentent les armes illicites sur la sécurité des personnes.

RDC : Tshisekedi décore 39 acteurs de l’épopée des Léopards au Mondial 2026

Cinquante-deux ans après le dernier Mondial disputé par le Zaïre, la République démocratique du Congo a gravé une nouvelle page de son histoire sportive dans le marbre de la République. Au Chapiteau de la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa, le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a élevé, ce mardi 22 septembre 2026, 39 artisans de l’épopée des Léopards au Mondial 2026 au rang de Chevalier de l’Ordre national du Léopard.

Sous les applaudissements des joueurs, de leurs proches et des autorités, le Chef de l’État, en sa qualité de Grand Chancelier des Ordres nationaux, a transformé une performance sportive en reconnaissance nationale, saluant une équipe qui a ramené la RDC sur la scène mondiale pour la première fois depuis 1974.

« Cinquante-deux ans se sont passés entre notre participation au Mondial de 1974 et notre retour à la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Chers Léopards, vous avez réuni ces générations dans une même émotion », a déclaré Félix Tshisekedi.

Trente-neuf décorés pour une page historique du football congolais

L’ordonnance présidentielle, lue par le chancelier des Ordres nationaux, le général-major André Matutezulwa, consacre 31 joueurs et huit membres de l’encadrement, parmi lesquels le ministre des Sports Didier Budimbu et le sélectionneur Sébastien Desabre, tous élevés au grade de Chevalier.

Le capitaine Chancel Mbemba figure parmi les personnalités distinguées, tout comme l’ancienne présidente de la FECOFA, Me Belinda Luntadila.

La distinction dépasse toutefois la seule phase finale du Mondial. Henock Inonga Baka, Samuel Essende, Grady Diangana et Dimitry Bertaud, absents de la compétition aux États-Unis, ont eux aussi été décorés pour leur contribution aux éliminatoires qui ont permis aux Léopards de retrouver la Coupe du monde après plus d’un demi-siècle d’attente.

Dans l’ordonnance, la Présidence souligne que cette distinction récompense des « services éminents rendus à la Nation » ainsi qu’une détermination ayant permis la construction d’une équipe « compétitive et ambitieuse », couronnée par la première victoire de la RDC en Coupe du monde et une qualification historique en seizièmes de finale.

« L’unité dans la diversité » comme héritage des Léopards

Au-delà du football, Félix Tshisekedi a fait du parcours des Léopards une métaphore de la cohésion nationale.

Dans un discours largement tourné vers les valeurs collectives, il a insisté sur la résilience, le dépassement de soi et surtout la capacité de joueurs issus d’horizons différents à bâtir un projet commun.

« Cette réussite nous enseigne quelque chose d’essentiel sur nous-mêmes : l’unité dans la diversité. Nos Léopards viennent de parcours différents. Ils ont appris à unir leurs aptitudes. Leur diversité a enrichi leur jeu parce qu’une ambition commune lui a donné sa cohérence. »

Le Président a également tenu à associer à cette célébration les populations de l’Est du pays.

« Nos compatriotes de l’Est éprouvés par la violence, le déplacement et la séparation des familles ont toute leur place dans cette joie nationale », a-t-il affirmé, avant d’inviter les Congolais à prolonger, au-delà des stades, l’esprit de solidarité incarné par l’équipe nationale.

Wissa remercie l’État, la République immortalise une génération

Au nom des joueurs, Yoane Wissa a exprimé la gratitude du groupe envers le Chef de l’État et le Gouvernement, saluant les conditions de préparation mises à la disposition des Léopards tout au long de leur campagne mondiale.

Cette cérémonie vient clore une séquence exceptionnelle pour le football congolais.

Après avoir décroché son billet pour le Mondial en éliminant le Nigeria puis la Jamaïque lors des barrages, la sélection dirigée par Sébastien Desabre avait écrit l’histoire aux États-Unis en remportant la première victoire congolaise en Coupe du monde avant d’atteindre les seizièmes de finale.

Cette distinction s’inscrit également dans le retour de l’Ordre national du Léopard, rétabli par la loi du 23 décembre 2025, pour récompenser les personnalités ayant rendu des services exceptionnels à la Nation.

À Kinshasa, le football est ainsi entré dans le patrimoine honorifique de la République. Les noms des Léopards du Mondial 2026 ne resteront pas seulement dans les archives du sport congolais : ils sont désormais inscrits parmi les distinctions nationales les plus prestigieuses du pays.

ONU : Judith Suminwa attendue à la tribune pour porter la voix de la RDC

La République démocratique du Congo s’apprête à prendre la parole au cœur de la diplomatie mondiale. En séjour à New York pour la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka est attendue ce mercredi 23 septembre à la tribune de l’ONU.

Selon le programme officiel des Nations unies, la cheffe du gouvernement congolais doit intervenir lors de la séance de l’après-midi. Son intervention s’inscrit dans le débat général de la semaine de haut niveau, ouvert mardi 22 septembre et prévu jusqu’au 28 septembre.

Judith Suminwa porte les priorités de la RDC à New York

Mandatée par le président Félix-Antoine Tshisekedi, Judith Suminwa représente la RDC dans cette séquence diplomatique majeure.

Son intervention doit notamment porter sur les priorités congolaises en matière de paix et de sécurité, de développement durable, de coopération internationale et de renforcement du multilatéralisme.

Pour Kinshasa, cette présence à la tribune constitue également une occasion de présenter les enjeux auxquels le pays reste confronté. La RDC entend ainsi défendre ses intérêts et renforcer ses partenariats auprès de ses interlocuteurs internationaux.

Le débat général réunit des chefs d’État, de gouvernement et d’autres représentants de haut niveau. Il permet aux États membres de présenter leurs positions sur les grands dossiers internationaux.

Paix, développement et coopération au cœur du message congolais

La 81ᵉ session de l’Assemblée générale est placée sous le thème « Rétablir la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations Unies au service de tous ».

Cette édition accorde une place importante à la paix, à la sécurité et au développement durable. Les Nations unies ont également inscrit plusieurs rendez-vous de haut niveau à l’agenda de la semaine, notamment sur le droit au développement, l’action climatique, la montée du niveau des mers et la prévention des pandémies.

Dans ce contexte, la participation congolaise intervient alors que les questions de sécurité et de développement restent étroitement liées pour la RDC.

Le gouvernement congolais entend également mettre en avant la coopération internationale et la consolidation de ses relations avec ses partenaires.

Plusieurs rencontres bilatérales prévues à New York

Au-delà de son passage à la tribune de l’ONU, Judith Suminwa doit multiplier les échanges avec différents partenaires de la RDC durant son séjour new-yorkais.

Les discussions annoncées doivent notamment concerner la paix, la sécurité, le développement, les investissements et les partenariats économiques.

L’agenda de la Première ministre s’insère ainsi dans une semaine diplomatique particulièrement dense. Le débat général constitue l’un des principaux rendez-vous de l’Assemblée générale, tandis que plusieurs réunions thématiques réunissent dirigeants et représentants de haut niveau autour des défis mondiaux.

Pour Kinshasa, l’enjeu est donc double : faire entendre la position de la RDC sur les grandes questions internationales et consolider, en marge des travaux de l’ONU, les relations bilatérales susceptibles d’accompagner les priorités du pays.

RDC–Royaume-Uni : Kinshasa accélère les MoU avant le Forum économique de Londres

La République démocratique du Congo veut transformer son rapprochement avec le Royaume-Uni en résultats économiques concrets avant le Forum économique RDC–Royaume-Uni, prévu à Londres du 2 au 4 novembre 2026. Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a reçu ce mardi 22 septembre à Kinshasa la nouvelle ambassadrice britannique, Zoë Ware, pour un premier entretien stratégique consacré à l’accélération de la coopération commerciale et des investissements.

Cette rencontre marque le lancement d’une nouvelle séquence de la diplomatie économique entre Kinshasa et Londres, avec un objectif immédiat : aboutir à la signature d’un ou plusieurs Memorandums of Understanding (MoU) avant la fin du mois de septembre.

Une équipe technique conjointe pour accélérer les accords

L’une des principales décisions issues de cette rencontre est la mise en place d’une équipe technique mixte réunissant l’ambassade du Royaume-Uni et le ministère du Commerce extérieur.

Cette cellule devra assurer le suivi opérationnel des engagements pris entre les deux parties et préparer la conclusion de nouveaux accords destinés à renforcer les échanges économiques bilatéraux.

L’initiative intervient dans un calendrier particulièrement dense, à quelques semaines du grand rendez-vous économique de Londres, où les autorités congolaises souhaitent attirer davantage d’investissements britanniques dans plusieurs secteurs prioritaires.

Des producteurs congolais mieux préparés au marché britannique

Les discussions ont également porté sur l’accompagnement technique des producteurs congolais afin de leur permettre de répondre aux exigences du marché britannique.

Le Royaume-Uni et la RDC veulent notamment renforcer les programmes de formation aux normes sanitaires, techniques et commerciales applicables aux produits destinés à l’exportation, en particulier dans des filières telles que le cacao, le café et les épices.

Pour Kinshasa, l’enjeu dépasse l’accès préférentiel dont bénéficient déjà certains produits congolais : il s’agit désormais d’améliorer la compétitivité des entreprises locales afin qu’elles puissent tirer pleinement parti de ces opportunités commerciales.

Une architecture institutionnelle en cours de consolidation

La rencontre s’inscrit dans la continuité de plusieurs initiatives engagées ces dernières semaines.

Le ministre a notamment évoqué la mission économique britannique organisée à Kinshasa, le pré-forum conduit le 7 septembre par la Baronne Sandip Verma, ainsi que l’accréditation officielle, le 17 septembre 2026, de la Chambre de commerce RDC–Royaume-Uni, appelée à devenir un relais permanent entre les milieux d’affaires des deux pays.

Cette architecture institutionnelle doit permettre d’assurer un suivi plus régulier des projets économiques au-delà des rencontres diplomatiques ponctuelles.

Climat des affaires et lutte contre la corruption au cœur du dialogue

Au cours de l’entretien, les autorités congolaises ont également mis en avant les réformes engagées pour améliorer l’environnement des affaires.

Julien Paluku a présenté à la nouvelle ambassadrice les efforts entrepris en matière de digitalisation, de lutte contre la corruption et de renforcement du climat des investissements, autant d’éléments que Kinshasa considère comme essentiels pour convaincre davantage d’entreprises britanniques de s’implanter en RDC.

À moins de six semaines du Forum économique de Londres, la priorité est désormais de transformer cette dynamique diplomatique en engagements contractuels, puis en investissements effectivement réalisés sur le terrain.

Léopards : Desabre lance la bataille de la CAN 2027 avec un groupe désormais au complet à Kinshasa

Le compte à rebours est lancé pour les Léopards. À trois jours de leur entrée en lice dans les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2027, les hommes de Sébastien Desabre ont effectué, ce lundi 21 septembre, leur première séance collective au stade des Martyrs de Kinshasa.

Sous les ordres du sélectionneur français, l’effectif a progressivement pris forme au fil de la journée, jusqu’à atteindre 30 joueurs réunis dans la tanière, un signal encourageant avant les deux premiers rendez-vous du groupe E.

Vingt joueurs présents pour la première séance

La préparation a débuté avec un groupe de vingt internationaux ayant pris part au premier entraînement collectif.

Douze nouveaux joueurs ont rejoint les premiers arrivés dimanche à Kinshasa, parmi lesquels Aaron Wan-Bissaka, Arthur Masuaku, Meschack Elia, Samuel Essende, Junior Kadile, Willy Kambwala et Dimitri Bertaud.

Ils ont retrouvé les premiers éléments déjà présents dans la tanière, notamment Fiston Mayele, Edo Kayembe, Afimico Pululu, Steve Kapuadi, Matthieu Epolo et Nathan Ndibu.

Cette première séance a permis au staff technique de lancer véritablement le travail collectif après plusieurs arrivées échelonnées au cours du week-end.

La tanière affiche désormais complet

Au fil de la journée, le groupe s’est encore étoffé.

Dans la soirée, dix autres internationaux ont rejoint Kinshasa, portant l’effectif convoqué à 30 joueurs, selon la FECOFA.

Parmi eux figurent Yoane Wissa, Simon Banza, Axel Tuanzebe, Noah Sadiki, Ngal’ayel Mukau, Joris Kayembe, Gédéon Kalulu, Nathanaël Mbuku, Ezéchiel Banzuzi et Brian Cipenga.

Avec ce groupe désormais réuni, Sébastien Desabre dispose de l’ensemble de ses forces vives pour affiner les derniers réglages avant le début de la campagne continentale.

Deux rendez-vous décisifs pour lancer les éliminatoires

Les Léopards ouvriront leur parcours le jeudi 24 septembre face au Nzalang Nacional de la Guinée équatoriale au stade des Martyrs.

Quelques jours plus tard, la sélection congolaise prendra la direction de Harare, où elle affrontera le Zimbabwe, le lundi 28 septembre, pour la deuxième journée du groupe E.

Ces deux premières rencontres donneront le ton d’une campagne où la RDC entend rapidement prendre position dans la course à la qualification pour la CAN 2027, organisée conjointement par l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie.

À Kinshasa, l’ambiance monte déjà d’un cran. Entre le retour des cadres, l’intégration des nouveaux visages et la montée en puissance du groupe, les Léopards entrent désormais dans la phase décisive de leur préparation.