Santé : la RDC et la Banque mondiale préparent un partenariat de dix ans pour transformer le système de santé

Le jeudi 24 septembre 2026, à Kinshasa, le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, l’UG-PDSS et le Groupe de la Banque mondiale ont lancé une consultation sectorielle pour préparer le futur Cadre de partenariat pays (CPF) 2027-2036. Cette rencontre vise à définir les priorités qui guideront pendant dix ans les investissements et les réformes destinés à renforcer durablement le système de santé congolais.

Une feuille de route pour la santé de la prochaine décennie

Réunis autour de cette concertation, les différents acteurs du secteur ont passé en revue les principaux défis auxquels fait face le système sanitaire de la RDC. Les échanges ont notamment porté sur l’accélération de la Couverture Santé Universelle, l’amélioration de la qualité des soins et le renforcement des infrastructures de santé.

Les participants ont également évoqué la construction, la réhabilitation et l’équipement des formations sanitaires, ainsi que le développement des ressources humaines en santé et une meilleure répartition du personnel sur l’ensemble du territoire.

Miser sur un système de santé plus résilient

Les discussions ont aussi accordé une place importante à la sécurité sanitaire et à la capacité du système de santé à faire face aux crises. Une attention particulière a été portée aux provinces touchées par les conflits, aux populations déplacées et aux groupes les plus vulnérables.

Cette consultation permet également d’analyser les enseignements tirés des programmes déjà mis en œuvre afin d’identifier les contraintes qui persistent et d’orienter les futurs investissements.

À l’issue de ce processus, le Cadre de partenariat pays 2027-2036 devra fixer les principaux axes de coopération entre la RDC et le Groupe de la Banque mondiale pour les dix prochaines années, avec l’ambition d’améliorer durablement l’accès des Congolais à des soins de santé de qualité.

Mai-Ndombe : 31 détenus s’évadent de la prison d’Inongo après le retrait des gardes militaires

Une évasion de 31 détenus s’est produite dans la nuit du 23 au 24 septembre 2026 à la prison centrale d’Inongo, dans la province du Mai-Ndombe. Selon les autorités pénitentiaires, les prisonniers ont quitté l’établissement après le retrait des militaires chargés de sa sécurité, réduisant à sept le nombre de détenus restés en détention. Les autorités locales ont ouvert des opérations de recherche pour retrouver les fugitifs.

Cette nouvelle évasion intervient dans une prison dont l’état de délabrement est régulièrement dénoncé et qui avait déjà enregistré plusieurs incidents similaires ces derniers mois.

Le retrait des gardes au cœur des circonstances de l’évasion

Selon Paul Pius Biako, directeur intérimaire de la prison, les militaires affectés à la surveillance de l’établissement auraient quitté leur poste sur instruction de leur commandant.

D’après ses explications, cette décision serait liée au non-paiement d’une prime de détachement qui aurait été promise aux éléments chargés de la garde.

« Il y a trente et un prisonniers qui sont partis et sept sont restés », a déclaré le responsable pénitentiaire.

Il affirme avoir alerté les autorités sur l’insuffisance du dispositif sécuritaire après le départ des gardes, mais estime que ses démarches n’ont pas permis d’éviter l’évasion.

Une prison fragilisée par sa vétusté

Au-delà des circonstances immédiates, le directeur intérimaire pointe l’état particulièrement dégradé de la prison d’Inongo.

Construite en 1928, l’infrastructure présente de nombreuses fissures, des portes et fenêtres en bois fragilisées, une toiture partiellement détériorée et des installations devenues largement insuffisantes pour assurer une détention sécurisée.

« Réfectionnez la prison. Son état est très délabré », plaide-t-il.

Selon les informations communiquées sur place, plusieurs infrastructures annexes, notamment l’ancienne salle d’audience et certains postes de garde, sont également en mauvais état.

Une série d’évasions en quelques mois

L’établissement pénitentiaire avait déjà connu plusieurs évasions au cours des derniers mois.

  • En juin, 17 détenus s’étaient échappés après avoir forcé une fenêtre.
  • En août, cinq prisonniers avaient quitté les lieux en exploitant une fissure dans un mur de l’établissement.

La nouvelle évasion de 31 détenus constitue ainsi le troisième incident majeur signalé en quelques mois dans cette prison du Mai-Ndombe.

Les autorités locales ont lancé un avis de recherche afin de retrouver les fugitifs et de les réintégrer en milieu pénitentiaire, tandis que les circonstances précises du retrait des militaires devraient faire l’objet d’éclaircissements.

Hydrocarbures : la RDC accélère vers la Banque Africaine de l’Énergie et prépare une présidence historique de l’APPO

La ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, a reçu en audience, jeudi 24 septembre 2026, une délégation de l’Organisation des Producteurs de Pétrole Africains (APPO), conduite par le Président de son conseil exécutif, Karrol Kadiata.

L’adhésion de la République démocratique du Congo comme membre fondateur de la future Banque Africaine de l’Énergie, était au centre de l’entretien.

Les deux parties ont également échangé sur la création de synergies entre la SONAHYDROC et la Société Africaine d’Investissement en Énergie (AEICORP), mais aussi sur la réforme du Secrétariat général de l’organisation panafricaine.

L’échéance est connue. Le 17 novembre prochain, lors de la session ordinaire du Conseil des ministres de l’APPO, la RDC prendra les rênes de l’institution. Acacia Bandubola deviendra ainsi la première femme à présider l’organisation depuis sa création.

Une banque à 5 milliards de dollars pour financer le pétrole africain

Cette rencontre intervient à un moment charnière. Confrontée au désengagement des banques occidentales qui invoquent la transition énergétique, l’Afrique s’organise pour sécuriser son propre financement.

La Banque Africaine de l’Énergie, dotée d’un capital de départ de 5 milliards de dollars américains, a pour mission de soutenir à plus de 90% les projets pétroliers et gaziers du continent. Son lancement officiel est annoncé avant la fin de l’année 2026.

Pour figurer parmi les fondateurs, Kinshasa doit encore poser deux actes majeurs. Il s’agit notamment de ratifier le traité constitutif et de libérer sa quote-part au capital.

Au sortir de cette audience, le Directeur général d’AEICORP, Zakaria Dosso, s’est dit confiant : « Aux dires de Son Excellence, je reste très confiant que la RDC fera tout pour être membre fondateur. Cette banque est là pour que nous, africains, prenions en main le destin de cette industrie vitale pour l’accès à l’énergie de nos pays. »

La RDC se positionne en leader énergétique continental

Actuellement Vice-Présidente de l’APPO, la RDC confirme ainsi son ambition de peser dans les arbitrages énergétiques africains.

En s’engageant dans la Banque Africaine de l’Énergie, le pays ne se contente pas d’une adhésion symbolique. Il envoie un signal politique fort : celui d’un État qui assume son statut de géant pétrolier et gazier et qui entend sécuriser le financement de son développement.

À deux mois de son accession historique à la présidence de l’APPO, la ministre Acacia Bandubola place la RDC au centre du jeu.

RDC-Belgique : à Bruxelles, John Banza Lunda présente 22 800 km de chantiers et mise sur les investisseurs belges

À Bruxelles, ce jeudi 24 septembre 2026, le ministre congolais des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a appelé les investisseurs belges à participer aux grands chantiers de la République démocratique du Congo. En mission officielle en Belgique depuis le 23 septembre, il a présenté un portefeuille de projets couvrant 22 800 kilomètres de réseau routier, des autoroutes, des tramways, des ports, des voies navigables et des aéroports, avec l’ambition affichée de renforcer la connectivité du pays et son intégration aux corridors régionaux.

Organisée à l’ambassade de la RDC à Bruxelles, la rencontre a réuni une cinquantaine d’opérateurs économiques belges, des membres de la diaspora congolaise ainsi que l’ancien ministre belge de la Défense André Flahaut.

Un appel aux investisseurs belges

Face aux entrepreneurs présents, John Banza Lunda a défendu une coopération fondée sur les investissements, le transfert de technologies et l’expertise technique.

« Plus que amis, plus que frères, Belges et Congolais, nous avons tous une très grande responsabilité de bâtir la prospérité commune », a déclaré le ministre.

Il a également assuré que les investissements réalisés dans les infrastructures bénéficieraient d’un accompagnement institutionnel destiné à faciliter l’exécution des projets.

Un programme routier de 22 800 kilomètres

Le ministre a mis en avant l’accélération des investissements routiers engagés ces dernières années. Selon les chiffres présentés, le réseau routier revêtu est passé d’environ 3 000 kilomètres à 8 000 kilomètres sous la présidence de Félix Tshisekedi.

Parmi les principaux chantiers figurent :

  • la Route nationale 1 (RN1), longue de 3 300 km, dont environ 400 km restent à bitumer ;
  • l’autoroute Mbuji-Mayi–Bukavu (1 080 km), dont la connexion est annoncée dans un délai de deux ans ;
  • le projet d’autoroute Moanda–Kinshasa, destiné à accompagner le développement du port en eau profonde de Banana ;
  • les travaux sur les RN12, RN16, RN7, RN4 et RN6, dans plusieurs provinces.

L’objectif affiché est de rendre praticable l’ensemble du réseau national tout en renforçant les connexions avec les corridors régionaux de Lobito et du Centre.

Tramway de Kinshasa : le projet emblématique de la coopération

Parmi les projets présentés, le tramway de Kinshasa occupe une place centrale dans la coopération envisagée avec les entreprises belges.

Le projet prévoit un réseau de sept lignes interconnectées, dont une première liaison entre la Gombe et l’aéroport international de N’djili.

Selon les éléments présentés, l’investissement global atteindrait 9 milliards de dollars et s’inscrirait dans un partenariat public-privé coordonné par l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT).

« Le plus emblématique, celui que nous considérons être le plus emblématique, c’est le projet de tramway de Kinshasa », a souligné John Banza Lunda.

Les entreprises impliquées ont présenté plusieurs technologies destinées à accompagner le chantier, notamment des tunneliers pour les ouvrages souterrains ainsi que des solutions de cartographie et de gestion des risques d’inondation développées par Hydroscan.

Des infrastructures pensées comme un réseau intégré

Au-delà du rail urbain, le ministre a défendu une vision plus large de la mobilité congolaise.

Le programme prévoit notamment :

  • le dragage et le balisage de 28 000 km de voies navigables ;
  • la mise en service du premier quai de 600 mètres du port de Banana, annoncée pour mars 2027 ;
  • le lancement du pont route-rail Kinshasa–Brazzaville au début de 2027 ;
  • la modernisation des aéroports de N’djili, Lubumbashi, Bunia et Kananga, ainsi que le lancement annoncé de 15 nouveaux aéroports.

Pour John Banza Lunda, ces différents projets doivent fonctionner de manière complémentaire afin d’améliorer la circulation des personnes et des marchandises sur l’ensemble du territoire.

« Il est important de nous assurer que les 28 000 km de voies navigables seront dragués et balisés », a-t-il expliqué.

André Flahaut plaide pour des infrastructures de proximité

Présent à la rencontre, André Flahaut a insisté sur la nécessité d’associer les grands corridors nationaux aux infrastructures locales.

Selon lui, le développement des routes secondaires et des voies d’accès permettrait aux populations rurales d’acheminer plus facilement leurs productions vers les marchés et de réduire leur dépendance aux importations.

Cette approche, estime-t-il, contribuerait à renforcer les échanges entre les zones de production et les grands centres urbains.

Une coopération tournée vers les grands chantiers

À Bruxelles, John Banza Lunda a ainsi présenté une feuille de route couvrant routes, autoroutes, transports urbains, voies navigables, ports et aéroports.

Pour les autorités congolaises, l’enjeu consiste désormais à transformer ces annonces en réalisations concrètes, alors que plusieurs projets affichent des échéances rapprochées, notamment autour du port de Banana, des rocades de Kinshasa et du développement des futures lignes de tramway.

Epolo décisif face à la Guinée Équatoriale, Sébastien Desabre temporise : « L’évaluation viendra »

Les Léopards ont parfaitement lancé leur campagne. Jeudi 24 septembre 2026, au Stade des Martyrs de Kinshasa, la RDC s’est imposée 2-0 face au Nzalang Nacional de Guinée Équatoriale pour la première journée des éliminatoires de la CAN 2027. Une victoire maîtrisée, conclue par un clean sheet précieux.

Dans les cages, la surprise s’appelait Mathieu Epolo. Titulaire pour sa première apparition, le jeune portier a livré une prestation d’une grande maturité. Décisif avec un arrêt de justesse en toute fin de seconde période, il a sécurisé le succès des congolais et marqué des points.

Desabre : « On ne juge pas un gardien sur un match »

Pourtant, en conférence de presse d’après-match, Sébastien Desabre a refusé de s’enflammer. Le sélectionneur des Léopards préfère la patience à l’euphorie.

« Je l’ai toujours dit, les jeunes joueurs, on les prépare. Il y a toujours une phase d’intégration. Ils ont besoin de connaître un peu mieux tous les jours. Il y a des paliers », a-t-il martelé.

Conscient de l’impact de son gardien sur le résultat, le technicien français reconnaît le positif sans pour autant dresser un bilan définitif. « Mathieu a pris sa place ce soir. Ça a forcément eu une incidence positive sur le clean sheet. Il fait un bel arrêt, mais je ne suis pas en train d’évaluer le gardien. L’évaluation se fait après quelques matchs. »

La méthode Desabre pour lancer les jeunes

Le technicien français ne veut pas de précipitation. Il prône une intégration progressive et intelligente des nouveaux talents.

« Ce sont des jeunes joueurs. On a besoin de leur donner des matchs pour qu’ils prennent de plus en plus confiance. C’est comme ça qu’on lance les jeunes, mais on les lance au moment où on estime que c’est bien pour eux, pas simplement parce qu’ils arrivent en première sélection », a-t-il expliqué.

Pour le patron des Léopards, cette victoire valide surtout la solidité du groupe.

« Nous avons Mathieu, puis d’autres nouveaux qui commencent aussi à s’intégrer. On a vu ce soir que le socle qui était déjà là depuis pas mal de temps a quand même assimilé beaucoup de choses. C’est bien pour la suite. »

Avec ce succès inaugural, la RDC prend la tête de son groupe E et aborde la suite des éliminatoires avec sérénité. Elle est suivie par le Zimbabwe qui compte également 3 points, la Sierra Leone et la Guinée Équatoriale n’ont enregistré aucun point.

La RDC effectuera le déplacement pour le Zimbabwe lundi prochain, en match comptant pour la deuxième journée.

Éliminatoires CAN 2027 : la RDC lance parfaitement sa campagne face à la Guinée Équatoriale (2-0)

Entrée réussie pour la République démocratique du Congo. Les Léopards se sont imposés 2-0 face à la Guinée Équatoriale ce jeudi 24 septembre à Kinshasa, lors de la première journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2027.

Chancel Mbemba a ouvert le score dès la 4e minute. Le deuxième but, synonyme de break, est finalement arrivé par Yoane Wissa à la 73e minute pour mettre les siens à l’abri face au Nzalang Nacional.

Avec cette première victoire, les fauves congolais prennent provisoirement la tête du Groupe E en attendant l’autre rencontre du groupe entre la Sierra Leone et le Zimbabwe.

Un début de match tonitruant

Les Léopards n’ont pas mis longtemps à prendre l’avantage. Sur un coup de pied arrêté, le capitaine Chancel Mbemba surgit au premier poteau et catapulte le ballon de la tête pour le 1-0.

Dans la foulée, Yoane Wissa pense faire le break à la 12e minute, mais son but est aussitôt refusé par l’arbitre pour une position de hors-jeu.

Malgré plusieurs autres occasions franches, les congolais n’ont pas réussi à concrétiser leur domination en première période. 1-0 à la pause, le score restait fragile.

Wissa libère les Léopards

Au retour des vestiaires, la pression congolaise s’intensifie. Après plusieurs tentatives manquées, Yoane Wissa se rachète et inscrit le but du 2-0 à la 73e minute. Un but qui scelle définitivement la victoire des Léopards.

Solide défensivement, la RDC a conservé sa cage inviolée face à une équipe de Guinée Équatoriale qui était pourtant considérée comme son dauphin direct.

Cap sur le Zimbabwe

Grâce à ces trois points, la RDC s’installe provisoirement en tête du Groupe E.

Les hommes de Sébastien Desabre seront opposés aux zimbabwéens lors de la deuxième journée lundi prochain. Un déplacement crucial pour confirmer ce départ idéal et se rapprocher de la qualification pour la prochaine CAN attendue en Ouganda, Tanzanie et au Kenya.

Sénat : le calendrier de la session de septembre 2026 adopté, le budget 2027 et le référendum au menu

Le Sénat de la République démocratique du Congo a adopté à l’unanimité, ce jeudi 24 septembre 2026, le calendrier de ses travaux pour la session ordinaire de septembre, la deuxième session de l’année. Après son examen en plénière, la Chambre haute a retenu plusieurs nouvelles matières, parmi lesquelles le projet de loi de finances 2027, le texte sur l’organisation du référendum et la proposition de loi portant lutte contre la drépanocytose. Le programme prévoit également l’examen de plusieurs arriérés législatifs et de textes soumis à ratification.

Le référendum revient sur la table du Sénat

Parmi les dossiers inscrits au calendrier figure la loi fixant les conditions d’organisation du référendum en RDC. Adopté lors de la session extraordinaire de juin dernier, le texte a été renvoyé au Parlement par le président de la République pour une seconde délibération. Son inscription ouvre ainsi une nouvelle étape dans l’examen parlementaire de cette loi.

Le Sénat devra également examiner des initiatives législatives transmises par l’Assemblée nationale, ainsi que deux propositions de loi initiées par le sénateur Yvan Kazadi Kankonde.

Budget 2027 et reddition des comptes au cœur de la session

Comme le veut la vocation essentiellement budgétaire de la session ordinaire de septembre, le projet de loi de finances pour l’exercice 2027 occupe une place centrale dans le calendrier adopté. Le Sénat devra également se pencher sur le projet de loi portant reddition des comptes de l’exercice 2025.

À ces nouvelles matières s’ajoutent des textes considérés comme des arriérés législatifs. Parmi eux figure notamment la proposition de loi modifiant et complétant la loi du 15 juillet 2016 portant création et organisation de la profession d’huissier de justice.

Le calendrier comprend aussi la proposition de loi portant lutte contre la drépanocytose en République démocratique du Congo, inscrite parmi les nouvelles matières à examiner.

Des accords de financement et le bilan des vacances parlementaires

La Chambre haute prévoit par ailleurs l’examen de plusieurs matières liées à la ratification d’accords de financement. Il s’agit notamment de l’accord relatif à l’autonomisation des femmes entrepreneures et à la mise à niveau des MPME dans le cadre du programme TRANSFORME, avec un financement additionnel de 200 millions de dollars de l’IDA.

Un autre texte concerne l’accord de prêt relatif au Projet multisectoriel de nutrition et de santé (PMNS), également assorti d’un financement additionnel de l’IDA, à hauteur de 75 millions de dollars.

Après les vacances parlementaires, les sénateurs devront enfin examiner la synthèse nationale des rapports des vacances, couvrant la période du 20 juillet au 14 septembre 2026. Ce document doit permettre à la Chambre haute de prendre connaissance des constats issus des missions effectuées durant cette période et d’en tirer les suites parlementaires nécessaires.

Avec l’adoption de ce calendrier, le Sénat dispose désormais de sa feuille de route pour les prochaines semaines d’une session qui combine examen budgétaire, production législative, ratification d’accords et contrôle parlementaire.

Cantines scolaires en RDC : Raïssa Malu échange avec la FAO sur le déploiement de 78 sites pilotes

À Kinshasa, mercredi 23 septembre 2026, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, a échangé avec Ibrahim Abdoulre Nasser, représentant de la FAO, sur la mise en œuvre de la stratégie nationale d’alimentation scolaire. Au cœur des discussions : l’opérationnalisation de 78 cantines scolaires pilotes durant l’année scolaire 2026-2027 et l’accompagnement de la FAO dans le déploiement progressif du programme à travers la République démocratique du Congo.

La FAO prête à accompagner le programme

Lors de cette audience, le représentant de la FAO a salué l’initiative portée par les autorités congolaises. Il a également exprimé la disponibilité de l’organisation à accompagner la ministre d’État dans la mise en œuvre et la réussite du programme d’alimentation scolaire.

Cette collaboration vise notamment à consolider les mécanismes nécessaires au fonctionnement des cantines pilotes et à préparer leur extension progressive à l’échelle nationale.

78 cantines pilotes pour l’année scolaire 2026-2027

L’année scolaire 2026-2027 marque ainsi une étape importante pour la stratégie nationale d’alimentation scolaire avec l’opérationnalisation de 78 cantines scolaires pilotes réparties à travers le pays.

Cette phase doit permettre aux autorités d’évaluer et de renforcer progressivement le dispositif. Elle doit également contribuer à structurer les mécanismes indispensables à un déploiement plus large du programme.

Un levier pour maintenir les élèves à l’école

Pour Raïssa Malu, l’alimentation scolaire s’inscrit parmi les priorités de politique publique du chef de l’État, en complément de la gratuité de l’enseignement primaire public.

Le programme poursuit deux objectifs majeurs : favoriser l’accès et le maintien des élèves à l’école, mais aussi contribuer à l’amélioration de la qualité des apprentissages.

Au-delà du repas distribué aux élèves, le dispositif entend donc agir sur la fréquentation scolaire et les conditions d’apprentissage. La phase pilote des 78 cantines doit désormais servir de base à la consolidation d’un système national d’alimentation scolaire.

RDC – Guinée équatoriale : « Nous sommes venus pour gagner », le message fort du sélectionneur du Nzalang Nacional

À la veille du match RDC–Guinée équatoriale, prévu ce jeudi 24 septembre 2026 au Stade des Martyrs de Kinshasa, le sélectionneur du Nzalang Nacional, Vincenzo Alberto Anese, a envoyé un message clair. Son équipe ne vient pas à Kinshasa en victime expiatoire.

En conférence de presse d’avant-match, le technicien équato-guinéen a affirmé qu’il visait une victoire dès cette première journée des éliminatoires de la CAN 2027.

Les Léopards de Sébastien Desabre, qui retrouvent leur public après leur parcours historique au Mondial 2026, connaissent désormais les intentions de leur adversaire.

« Nous sommes venus à Kinshasa pour gagner »

Face aux journalistes, Vincenzo Alberto Anese a salué la qualité de la sélection congolaise. Toutefois, il a refusé de considérer la RDC comme une favorite intouchable.

« La vérité est que nous sommes venus à Kinshasa pour gagner la RDC », a-t-il déclaré.

Le sélectionneur estime que la réputation d’une équipe ne suffit pas à décider de l’issue d’un match.

« Ce n’est pas le nom d’un pays qui compte ou qui joue sur la pelouse, mais le meilleur sur le terrain. Je connais mes joueurs et ils peuvent créer la sensation demain », a-t-il ajouté.

Les Léopards sous pression pour leur entrée

Ces déclarations renforcent l’attente autour de cette rencontre à Kinshasa. La RDC ouvre sa campagne des éliminatoires de la CAN 2027 avec l’objectif de prendre rapidement la tête du groupe E.

De leur côté, les hommes de Sébastien Desabre devront répondre sur le terrain à la confiance affichée par la Guinée équatoriale.

Le coup d’envoi est fixé à 17 heures au Stade des Martyrs. Dès lors, une première victoire pourrait déjà peser dans la course à la qualification.

À New York, Judith Suminwa porte le plaidoyer de la RDC : sécurité, Ebola et réfugiés au cœur de son offensive diplomatique

Le 23 septembre 2026, à New York, où se tient la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies (UNGA81), la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, représentant le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a multiplié les interventions diplomatiques pour défendre les priorités de la République démocratique du Congo. Entre la guerre dans l’Est, l’épidémie d’Ebola Bundibugyo, les déplacements forcés et la réforme de la gouvernance mondiale, la cheffe du gouvernement a appelé la communauté internationale à transformer ses engagements en actions concrètes.

En marge des travaux de l’UNGA81, organisés du 22 au 28 septembre sous le thème « Rétablir la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations unies au service de tous », Judith Suminwa a enchaîné plusieurs rencontres de haut niveau pour porter les préoccupations congolaises sur les plans sécuritaire, humanitaire et sanitaire.

La guerre dans l’Est au cœur du plaidoyer congolais

À la tribune de l’Assemblée générale, la Première ministre a consacré une large partie de son intervention à la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC. Elle a dénoncé les conséquences du conflit, notamment les déplacements forcés, les violences sexuelles, le recrutement d’enfants et l’occupation de territoires.

« Mon pays demeure confronté à une guerre d’agression menée par le Rwanda sous couvert de l’AFC/M23, en violation de sa souveraineté et de son intégrité territoriale, comme l’ont documenté les Nations unies », a-t-elle déclaré.

Judith Suminwa a surtout insisté sur la nécessité d’appliquer les décisions déjà prises par le Conseil de sécurité, notamment la résolution 2773.

« Nous n’attendons pas de nouveaux textes pour remplacer ceux qui ont déjà été adoptés. Nous attendons leur exécution », a-t-elle martelé.

Elle a également rappelé que les processus diplomatiques de Washington, de Doha et la feuille de route de l’Union africaine devaient être pleinement mis à profit pour favoriser une sortie de crise.

Plus d’un million de réfugiés congolais évoqués à l’ONU

Avant cette intervention, la cheffe du gouvernement avait participé à la commémoration du 75ᵉ anniversaire de la Convention relative au statut des réfugiés.

Face aux délégations réunies au siège des Nations unies, elle a dressé un tableau préoccupant des déplacements de populations provoqués par les conflits dans l’Est.

Selon les chiffres qu’elle a présentés, plus d’un million de Congolais sont réfugiés dans les pays voisins, environ six millions sont déplacés à l’intérieur du pays et la RDC accueille elle-même plus de 500 000 réfugiés.

« Les déplacements forcés sont une conséquence de l’absence de paix et, bien souvent, ces déplacements donnent naissance à de graves crises humanitaires », a-t-elle déclaré.

Elle a plaidé pour un renforcement du soutien aux populations déplacées, tout en défendant une approche associant aide humanitaire, développement et consolidation de la paix.

Ebola Bundibugyo : un appel à la solidarité internationale

La question sanitaire a également occupé une place importante dans l’agenda de Judith Suminwa.

Lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20, consacrée à l’accélération de l’action collective contre Ebola, la Première ministre a insisté sur la nécessité de mieux relier les engagements internationaux aux besoins des communautés touchées.

Selon Africa CDC, les besoins pour renforcer la riposte sont évalués à 2 milliards de dollars.

Le gouvernement congolais entend poursuivre la mobilisation internationale afin de contenir l’épidémie d’Ebola Bundibugyo qui sévit principalement dans l’Est du pays.

Réformer le multilatéralisme et mieux valoriser les minerais critiques

Au-delà des urgences sécuritaires et humanitaires, Judith Suminwa a également défendu une réforme plus profonde de la gouvernance mondiale.

Elle estime que la confiance des États dans les institutions internationales dépend d’une application égale du droit international.

« La confiance de nos peuples dans le multilatéralisme commence là où cesse l’application d’un droit variant selon la géographie, la puissance économique ou encore le jeu des alliances », a-t-elle déclaré.

La cheffe du gouvernement a également plaidé pour une plus grande place de l’Afrique dans les instances de décision internationales ainsi que pour une transformation locale des ressources minières congolaises.

La RDC souhaite notamment promouvoir, sous l’égide des Nations unies et en partenariat avec l’Union africaine, un cadre mondial garantissant des chaînes de valeur des minerais critiques « justes, traçables et résilientes ».

Enfin, Judith Suminwa a rappelé que les besoins du pays pour accélérer la réalisation des Objectifs de développement durable dépassent 70 milliards de dollars d’ici à 2030, appelant les partenaires internationaux à faire de la solidarité un levier concret au service des populations congolaises.