RDC : le ministre Roger Kamba et le banc syndical des médecins évaluent l’accord gouvernemental

Le ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, Dr Samuel Roger Kamba, a échangé, lundi 28 octobre à Kinshasa, avec le banc syndical des médecins. Les échanges ont porté sur l’état d’avancement du procès-verbal d’accord conclu entre le gouvernement et le corps médical.

En effet, les protagonistes ont non seulement passé en revue les engagements pris, mais aussi identifié les points encore en attente d’exécution.

Le suivi des engagements financiers était le premier dossier à l’ordre du jour. Les deux parties ont ainsi fait le point sur les dossiers déjà clôturés et ceux en cours de traitement.

Parmi les avancées notables, figure l’alignement progressif à la prime de risque de 600 médecins sur les 800 initialement ciblés. Un dossier sensible qui cristallise les attentes depuis plusieurs mois.

La question de la prime complémentaire a également été abordée. Sur les préoccupations restées en suspens, le ministre de la Santé s’est engagé à intensifier les démarches interministérielles pour obtenir des réponses concrètes.

Selon les sources du ministère, cette démarche vise à désamorcer les tensions récurrentes dans un secteur où les mouvements de grève ont souvent paralysé les hôpitaux publics.

Redéploiement, zones rurales et réformes structurantes au menu

Au-delà des revendications salariales, les échanges ont porté sur les chantiers de réforme lancés par le ministère de tutelle.

Le redéploiement rationnel des médecins sur l’ensemble du territoire a été évoqué, avec un accent particulier sur la revalorisation de la rémunération dans les zones rurales et reculées. Une mesure jugée cruciale pour lutter contre la désertification médicale qui frappe plusieurs provinces.

Deux autres réformes majeures ont été présentées au banc syndical. Il s’agit du déploiement de l’Assurance Maladie Obligatoire, pilier de la Couverture Santé Universelle, et l’opérationnalisation du service d’urgence préhospitalière « Étoile Bleue ».

Ces deux projets structurants, à en croire le ministère, doivent améliorer à la fois les conditions de travail des soignants et l’accès aux soins pour la population.

Éliminatoires CAN 2027 : La RDC s’impose au Zimbabwe et confirme son leadership

Les Léopards de la République démocratique du Congo ont frappé un grand coup lors de la deuxième journée des éliminatoires de la CAN 2027. En déplacement ce lundi 28 septembre 2026, la RDC a dominé le Zimbabwe sur le score de 1-2, confirmant son statut de leader du groupe E.

Les hommes de Sébastien Desabre ont fait preuve d’une suprématie totale, dominant les débats du premier au dernier sifflet. Une victoire de caractère acquise dans la douleur, mais qui témoigne de la nouvelle dimension prise par cette sélection.

Wissa et Moutoussamy font la différence

Le match s’est décanté en première période sous l’impulsion congolaise. Dès la 30e minute, Yoane Wissa ouvre le score et lance parfaitement les Léopards.

Juste avant la pause, dans le temps additionnel (45+2′), Samuel Moutoussamy double la mise et permet à la RDC de regagner les vestiaires avec une avance méritée de deux buts.

Au retour des vestiaires, les Warriors poussent pour revenir, mais se heurtent à une défense congolaise solide. Il faudra attendre la 90+3e minute pour voir Marshall Munetsi réduire l’écart pour le Zimbabwe. Trop tard pour inverser le cours du match.

Score final : Zimbabwe 1-2 RD Congo.

La RDC seule en tête avec 6 points

Avec ce succès, la RDC réalise un carton plein. En deux journées, les Léopards totalisent 6 points avec deux victoires consécutives et s’installent confortablement à la première place du groupe E.

Dans l’autre rencontre du groupe, la Guinée Équatoriale a assuré l’essentiel en s’imposant face à la Sierra Leone sur la note de 1 but à 0. Les Equato-guinéens occupent désormais la deuxième place du groupe.

La suite s’annonce déjà décisive. Pour le compte des troisième et quatrième journées prévues en novembre prochain, la RDC sera opposée à la Sierra Leone pour une double confrontation qui pourrait déjà sceller la qualification.

Le Sénat ouvre la voie à un encadrement renforcé des réseaux sociaux pour les mineurs

Le Sénat de la République démocratique du Congo a déclaré recevable, ce lundi 28 septembre 2026, la proposition de loi modifiant et complétant l’ordonnance-loi n°23/010 du 13 mars 2023 portant Code du numérique. Initié par le sénateur Yvan Kazadi Kankonde, le texte vise notamment à renforcer la protection des mineurs dans l’environnement numérique et à mieux encadrer leur accès aux réseaux sociaux. Après le débat général, la proposition a été renvoyée à la commission mixte PAJ–Infrastructures et Aménagement du territoire pour une étude approfondie. Le Sénat avait inscrit cette réforme parmi les matières de sa session de septembre.

Des règles différenciées selon l’âge

L’une des principales innovations annoncées concerne les conditions d’accès des mineurs aux services numériques et aux fonctionnalités sociales interactives.

Le texte prévoit notamment l’interdiction d’ouvrir un compte et d’accéder aux fonctionnalités sociales interactives avant l’âge de 13 ans. Pour les mineurs âgés de 13 à moins de 15 ans, l’accès pourrait être conditionné à l’utilisation d’un compte supervisé et au consentement parental vérifiable.

À partir de 15 ans, l’accès autonome serait possible, avec des obligations renforcées concernant notamment la sécurité, la confidentialité, la publicité, la conception protectrice des services et la vérification de l’âge.

Ces dispositions doivent toutefois encore être examinées par la commission compétente avant la poursuite du parcours législatif du texte.

Protection de l’enfant et données personnelles

Au-delà de l’accès aux réseaux sociaux, la proposition entend articuler plusieurs volets du droit numérique afin de rendre plus lisible le régime applicable aux mineurs.

Le texte met notamment en relation les règles relatives à la protection de l’enfant, à la protection des données personnelles, à la prévention des atteintes graves commises au moyen des systèmes informatiques et aux obligations qui incombent aux fournisseurs de services numériques.

L’objectif affiché est ainsi d’adapter le cadre juridique congolais aux usages numériques des enfants et des adolescents, tout en renforçant les mécanismes de protection qui leur sont destinés.

La proposition renvoyée en commission

Après son adoption sur la recevabilité, la proposition de loi n’est pas encore au terme de son parcours parlementaire. Elle a été renvoyée à la commission mixte PAJ–Infrastructures et Aménagement du territoire pour une étude approfondie.

La commission devra notamment examiner les différentes dispositions du texte avant son éventuel retour en plénière pour la poursuite de la procédure législative.

Dans la même séance, le Sénat a également renvoyé à la commission socioculturelle, genre, famille et enfant la proposition de loi portant lutte contre la drépanocytose en RDC.

Cette séquence intervient alors que la Chambre haute poursuit l’examen des matières inscrites à sa session ordinaire de septembre 2026, dont le calendrier prévoit plusieurs textes législatifs dans les domaines institutionnel, économique, social et numérique.

Université de Lubumbashi : Félix Tshisekedi recevra les insignes de Grand Chancelier

Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, recevra le mercredi 30 septembre 2026 les insignes de Grand Chancelier des Universités, Centres et Instituts supérieurs de la RDC. La cérémonie se tiendra à l’Université de Lubumbashi, en marge de la clôture du jubilé de platine de l’établissement, et réunira les principales autorités du secteur de l’enseignement supérieur.

Le rendez-vous s’annonce comme l’un des temps forts de la célébration des 70 ans de l’Université de Lubumbashi. La communauté universitaire et scientifique nationale se retrouvera autour d’une cérémonie solennelle marquée par la remise officielle des insignes correspondant à la plus haute dignité académique conférée au Chef de l’État.

L’événement sera placé sous la conduite de la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovations, la professeure Marie-Thérèse Sombo.

Une cérémonie au cœur du jubilé de platine de l’UNILU

La remise des insignes s’inscrit dans le cadre de la clôture du jubilé de platine de l’Université de Lubumbashi, qui célèbre sept décennies d’existence.

À cette occasion, des responsables d’universités et d’instituts supérieurs, des chercheurs, des enseignants ainsi que plusieurs personnalités nationales sont attendus dans la capitale du Haut-Katanga.

Au-delà de son caractère protocolaire, cette cérémonie symbolise la place qu’occupe la fonction de Grand Chancelier dans l’organisation de l’enseignement supérieur congolais.

Un symbole pour l’enseignement supérieur congolais

Cette séquence intervient alors que la RDC poursuit plusieurs chantiers destinés à transformer son système universitaire.

Les autorités mettent notamment en avant la modernisation des infrastructures, l’amélioration des conditions d’enseignement et de travail, le renforcement de la recherche scientifique ainsi que la promotion de l’innovation.

L’ambition affichée est de consolider un enseignement supérieur davantage tourné vers l’excellence académique, la production des connaissances et la formation d’une jeunesse capable de répondre aux défis du développement national.

Lubumbashi au cœur d’une page d’histoire académique

Avec cette cérémonie, l’Université de Lubumbashi s’apprête à devenir, le temps d’une journée, l’épicentre de la vie académique congolaise.

Entre mémoire, reconnaissance institutionnelle et projection vers l’avenir, le rendez-vous du 30 septembre devrait marquer une nouvelle page de l’histoire de l’université congolaise, à l’issue des célébrations du jubilé de platine de l’UNILU.

Pinga ciblée par des drones : l’AFC/M23 frappe pour la première fois Walikale

Pour la première fois depuis le début des combats dans cette zone, la cité stratégique de Pinga, dans le territoire de Walikale (Nord-Kivu), a été visée lundi 28 septembre 2026 par une attaque attribuée aux rebelles de l’AFC/M23. Selon des sources locales et militaires, des drones ont ciblé des positions des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), provoquant un mouvement de panique et la suspension temporaire des activités dans la cité.

L’attaque est survenue aux alentours de 9 heures, lorsque l’aérodrome de Pinga, où étaient positionnés des éléments des FARDC, a été pris pour cible. Aucun bilan officiel n’était disponible dans l’immédiat.

Une deuxième reconnaissance provoque la panique à Pinga

Selon plusieurs sources concordantes, un drone est revenu peu après pour une nouvelle reconnaissance. Les militaires congolais ont alors ouvert le feu afin de tenter de le repousser.

Les détonations ont semé la panique au centre de Pinga. Des établissements scolaires ont libéré leurs élèves en urgence, tandis que de nombreux habitants ont quitté leurs lieux de travail pour regagner leur domicile par mesure de précaution.

Quelques heures plus tard, le calme est progressivement revenu, permettant une reprise partielle des activités socio-économiques.

Des frappes également signalées à Masisi

Au même moment, d’autres frappes attribuées à l’AFC/M23 ont visé deux positions occupées par des combattants wazalendo dans le territoire voisin de Masisi.

Vers 7 heures, les villages de Kaleta et Bitoyi, situés dans les groupements d’Ufamandu, auraient été ciblés par des drones, selon des sources civiles et militaires. Là encore, aucun bilan humain ou matériel n’avait pu être confirmé.

Ces attaques interviennent après plusieurs jours de combats autour de Miko, près de Remeka, où les FARDC et leurs alliés wazalendo affrontent les rebelles de l’AFC/M23. Des sources locales indiquent que plusieurs positions ont changé de contrôle ces derniers jours, notamment après la reprise de Remeka par les rebelles le 25 septembre.

Une situation sécuritaire de plus en plus tendue

L’attaque contre Pinga intervient seulement 24 heures après la reprise par les FARDC, appuyées par les wazalendo, de plusieurs positions autour de Mindjendje, notamment Tchad, Kahongoboka, Kukibingu, Bubolwa et Luola.

Parallèlement, la circulation reste interrompue depuis le 24 septembre sur l’axe Nyabiondo-Kashebere-Mungazi, reliant les territoires de Masisi et de Walikale, en raison de la reprise des affrontements.

Des civils toujours pris au piège des combats

La détérioration de la situation continue d’affecter les populations civiles. À Burungu, dans la chefferie des Bashali, au moins huit civils auraient été tués et six autres blessés samedi soir, selon des sources locales. Ce bilan n’a toutefois pas pu être confirmé de manière indépendante.

Des tirs d’armes lourdes et légères ont également été signalés aux abords de Nyabiondo, illustrant l’intensification des hostilités dans plusieurs localités du Nord-Kivu.

Avec cette première attaque contre Pinga, les affrontements franchissent un nouveau cap dans le territoire de Walikale, tandis que les changements de contrôle de certaines localités et les frappes par drones accentuent l’insécurité et compliquent davantage les déplacements des populations.

Louis Watum Kabamba entre dans le Top 50 mondial du MIPAD et porte l’ambition minière de la RDC sur la scène internationale

Dans un secteur où les décisions façonnent les chaînes d’approvisionnement mondiales et les stratégies industrielles des grandes puissances, le nom de Louis Watum Kabamba vient de rejoindre un cercle particulièrement restreint.

Le ministre des Mines de la République démocratique du Congo figure dans le classement 2026 du Most Influential People of African Descent (MIPAD), dans la catégorie des 50 personnalités les plus influentes au monde dans les minerais solides. Une reconnaissance qui dépasse le symbole : elle place le responsable congolais aux côtés de dirigeants dont les choix pèsent sur l’industrie mondiale des ressources naturelles, de la finance et de l’investissement.

Pour la RDC, première puissance mondiale du cobalt et acteur majeur du cuivre, cette distinction intervient au moment où Kinshasa cherche à transformer son immense potentiel minier en moteur d’industrialisation.

Un cercle où se croisent les grands noms de l’économie mondiale

Le classement réunit des profils venus d’horizons différents mais réunis par leur influence sur l’économie mondiale.

Louis Watum Kabamba y apparaît aux côtés d’Aliko Dangote, Patrice Motsepe, Abdul Samad Rabiu, Larry Fink, Mike Henry ou encore Makhtar Diop, autant de figures qui incarnent les secteurs des mines, de la finance et des politiques économiques internationales.

Depuis plusieurs années, le MIPAD distingue des personnalités d’origine africaine dont l’impact dépasse les frontières nationales. Les précédentes éditions ont notamment consacré Oprah Winfrey, Beyoncé, Rihanna, LeBron James, Serena Williams, Usain Bolt, Lewis Hamilton et Ngozi Okonjo-Iweala.

Cette édition inscrit ainsi le ministre congolais dans un réseau de personnalités reconnues pour leur capacité à influencer leur secteur à l’échelle internationale.

Plus de trente ans au cœur de l’industrie minière

Cette distinction s’appuie sur un parcours construit bien avant son entrée au gouvernement.

Ingénieur de formation, Louis Watum Kabamba cumule plus de trois décennies d’expérience dans l’industrie minière. Il a dirigé plusieurs opérations majeures du secteur avant d’être appelé à prendre les commandes du ministère des Mines, où il intervient désormais au croisement des enjeux industriels, économiques et stratégiques.

Son arrivée au gouvernement s’inscrit dans un contexte particulier. La RDC cherche à redéfinir son modèle de développement minier, en faisant de la transformation locale un levier de création de valeur plutôt qu’un simple prolongement de l’extraction.

Cette orientation place le ministère des Mines au centre des discussions sur les investissements industriels, les raffineries, les chaînes de valeur du cuivre et du cobalt ainsi que les ambitions de montée en gamme de l’économie congolaise.

Transformer les minerais en valeur ajoutée

Pour le ministre, cette reconnaissance ne constitue pas un aboutissement.

Louis Watum Kabamba présente cette distinction comme une responsabilité supplémentaire : celle de contribuer à une industrie capable de générer davantage d’emplois, de compétences, d’entreprises locales, d’infrastructures et de transformation industrielle.

Cette vision rejoint l’un des défis majeurs auxquels fait face la RDC.

Malgré son statut de premier producteur mondial de cobalt et de grand acteur du cuivre, le pays cherche encore à accroître la part de valeur créée sur son territoire, notamment à travers le raffinage, la transformation industrielle et le développement d’écosystèmes économiques autour des minerais critiques.

L’objectif consiste à faire évoluer progressivement le modèle économique : réduire la dépendance aux exportations de matières premières brutes, renforcer les capacités industrielles locales et développer des chaînes de valeur susceptibles d’accroître les retombées économiques nationales.

Une reconnaissance qui accompagne les ambitions de Kinshasa

L’entrée de Louis Watum Kabamba dans le Top 50 du MIPAD intervient alors que la RDC multiplie les initiatives pour attirer les investissements dans la transformation du cuivre, du cobalt et d’autres minerais critiques.

Dans un contexte marqué par la compétition mondiale autour des ressources stratégiques, cette reconnaissance offre une visibilité supplémentaire au responsable congolais et accompagne les ambitions affichées par Kinshasa de faire des ressources minières un levier durable de développement économique, d’industrialisation et de création de valeur sur le territoire national.

Zimbabwe – RDC : Desabre annonce la couleur avant le choc de Harare

Sébastien Desabre ne fait pas dans la langue de bois. À la veille du choc Zimbabwe – RDC prévu ce lundi 28 septembre à Harare, le sélectionneur des Léopards a affiché ses ambitions avec un discours musclé. Le technicien français veut frapper fort à l’extérieur et verrouiller très tôt la qualification pour la CAN 2027.

« Nous avons une feuille de route précise. Nous allons aborder les matchs les uns après les autres. L’objectif est de prendre ces 12 points le plus rapidement possible », a lâché le patron du banc congolais dimanche 27 septembre en conférence de presse d’avant-match. Un message qui sonne comme un ultimatum pour le groupe E.

Des Léopards déjà lancés et sûrs de leur force

Tout part de Kinshasa. Victorieux 2-0 face à la Guinée Équatoriale au Stade des Martyrs lors de la première journée, les congolais ont lancé leur campagne de la meilleure des manières. Une entame maîtrisée qui a redonné de la confiance et qui place la RDC en position de leader. Et Desabre ne veut pas s’arrêter en si bon chemin.

Le technicien tricolore prône la méthode des petits pas. Pas question de s’enflammer, mais pas question non plus de calculer. Sa philosophie est limpide : chaque rencontre est une finale. Prendre les points quand ils se présentent, sans spéculer sur les adversaires.

Harare, un piège à éviter pour enchaîner

Le défi du jour se nomme Zimbabwe. Les Warriors, toujours coriaces à domicile, comptent bien faire tomber le favori congolais devant leur public. Mais la RDC veut enchaîner à Harare et poursuivre sa marche vers la qualification. Un deuxième succès consécutif permettrait aux Léopards de prendre une sérieuse option et de mettre une pression énorme sur les autres concurrents.

Un groupe E sous haute tension

Dans ce groupe E des éliminatoires de la CAN 2027, rien n’est encore joué, mais la tendance est claire. Si les fauves congolais raflent les 12 points comme le souhaite Desabre, la porte de la prochaine Coupe d’Afrique s’ouvrira bien plus tôt que prévu.

Les supporters congolais croient au discours du coach, et le vestiaire semble totalement habité par cette mission commando.

Ci-dessous, le classement de la première journée du groupe E :

1. RD Congo 3 points
2. Zimbabwe 3 points
3. Sierra Leone 0 point
4. Guinée Équatoriale 0 point

Ebola en RDC : plus de 8 000 cas et près de 4 000 morts, l’Ituri reste l’épicentre de l’épidémie

L’épidémie d’Ebola qui frappe la République démocratique du Congo a franchi un nouveau seuil préoccupant. Selon le dernier rapport du ministère de la Santé publié le dimanche 27 septembre 2026, le pays a enregistré 8 067 cas confirmés et 3 901 décès depuis le début de cette 17e flambée épidémique, causée par la souche Bundibugyo du virus Ebola.

L’Ituri demeure la province la plus touchée. Située dans le nord-est de la RDC, elle concentre à elle seule plus des trois quarts des infections recensées, avec 6 155 cas confirmés et 2 834 décès. Le Nord-Kivu suit avec 1 523 cas et 906 morts.

Au cours de la seule journée du 26 septembre, les autorités sanitaires ont confirmé 78 nouveaux cas, dont 57 en Ituri et 17 au Nord-Kivu. Quarante-neuf décès supplémentaires ont également été enregistrés, parmi lesquels 34 sont survenus dans les communautés, en dehors des centres de traitement.

La zone de santé de Mandima, en Ituri, suscite particulièrement l’inquiétude. Le nombre de nouvelles contaminations y est passé de neuf à vingt-cinq cas en l’espace de vingt-quatre heures. Vingt décès communautaires y ont également été signalés.

Depuis la déclaration de l’épidémie en mai dernier, 63 zones de santé réparties dans sept provinces ont été affectées. Aucun nouveau foyer n’a toutefois été identifié lors du dernier bilan.

Cette flambée est désormais la plus importante de l’histoire de la RDC en nombre de cas confirmés. Elle est également devenue la deuxième épidémie d’Ebola la plus grave jamais enregistrée dans le monde, derrière celle qui avait touché l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016. Les autorités sanitaires restent confrontées à plusieurs défis, notamment la saturation de certaines structures de prise en charge, le suivi des contacts et la protection des populations déplacées vivant dans les zones affectées.

RDC : Les drapeaux en berne et 3 jours de deuil national après la mort de deux généraux

Le gouvernement congolais a annoncé trois jours de deuil national pour honorer la mémoire des deux hauts magistrats militaires décédés et des membres de leur délégation. Sur instruction du Président Félix Tshisekedi, les drapeaux seront mis en berne sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo à partir du lundi 28 septembre 2026 jusqu’à l’inhumation.

Le drame a emporté deux piliers de l’appareil judiciaire militaire. Il s’agit du Lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, premier président de la Haute Cour militaire, et du Lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Au-delà de l’hommage, souligne le communiqué du ministère de la Communication et Médias, l’exécutif entend établir les responsabilités dans cette affaire.

En effet, le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux a déjà été instruit pour ouvrir une enquête. L’objectif, poursuit le même document, est de déterminer avec précision les faits, le déroulement et les causes réelles de l’accident.

Pour les observateurs avertis, cette démarche se doit d’être transparente face à l’émotion suscitée.

Un appel à la retenue et à la dignité

Dans un appel au recueillement, le gouvernement invite la population à observer la retenue et la dignité.

Il demande pour cela de « ne pas diffuser ni relayer des images choquantes et de s’abstenir de tout propos pouvant porter atteinte à l’honneur des illustres disparus ou raviver la douleur de leurs familles. »

Enfin, l’exécutif central a adressé ses condoléances les plus attristées aux familles biologiques, à la grande famille judiciaire et à l’ensemble des FARDC.

Pour rappel, ce drame frappe au cœur de l’appareil sécuritaire et judiciaire du pays, à un moment où la RDC a plus que jamais besoin de la stabilité de ses institutions.

Les deux généraux et leur délégation sont morts vendredi 25 septembre dernier à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango, à la suite du crash d’un petit avion dans lequel ils voyageaient.

RIF-RDC 2026 : Kinshasa au centre de la stratégie infrastructurelle de l’Afrique centrale du 26 au 28 octobre

La capitale congolaise s’apprête à accueillir un grand rendez-vous économique dédié aux infrastructures de transport. Du 26 au 28 octobre 2026, le Hilton Hotel de Kinshasa abritera le Transport Infrastructure & Logistics Investment Forum, dénommé RIF-RDC 2026.

Placé sous le haut patronage du Président de la République et sous le parrainage du ministère des Transports, ce forum se veut la plateforme de référence pour repenser l’architecture logistique nationale.

Un forum pour bâtir la puissance logistique de l’Afrique centrale

Le thème retenu pour cette édition illustre l’ambition de ses organisateurs : « Corridors stratégiques, souveraineté logistique et intégration régionale : bâtir la puissance infrastructurelle de l’Afrique centrale ».

Avec ses 2 345 410 km² et ses neuf frontières, le pays ne peut envisager son décollage économique sans une maîtrise totale de ses chaînes d’approvisionnement.

Au-delà d’un simple forum, le RIF-RDC 2026 se positionne comme un marché des capitaux pour les infrastructures. Décideurs publics, bailleurs de fonds internationaux, fonds d’investissement, opérateurs logistiques et experts sectoriels y sont attendus.

L’objectif de ces assises est de transformer les intentions en projets bancables et orienter les investissements vers les maillons les plus critiques du système de transport congolais, du rail à la voie fluviale en passant par les plateformes portuaires.

Souveraineté logistique : réduire le coût de l’enclavement

La question de la souveraineté logistique constituera le fil rouge des échanges. Pendant des décennies, l’économie congolaise a subi le coût prohibitif de l’enclavement et la dépendance aux corridors d’exportation extra-africains.

La RDC importe encore près de 80% de sa logistique lourde. Le forum entend apporter des réponses structurelles à cette vulnérabilité en promouvant des solutions endogènes de transport, de stockage et de distribution.

Des corridors stratégiques à fort potentiel de rentabilité

Les corridors stratégiques, deuxième pilier du forum, seront au centre des panels. Le corridor Ouest (Kinshasa-Matadi), le corridor Sud (Kolwezi-Lubumbashi-Zambie) et le projet du corridor Est vers l’Afrique de l’Est représentent des axes à fort potentiel de rentabilité.

Pour les analystes, leur modernisation est perçue comme un levier direct de compétitivité pour le cuivre, le cobalt et les produits agricoles congolais, dont les coûts logistiques absorbent jusqu’à 40% du prix final.

Intégration régionale : Kinshasa veut devenir le hub de l’Afrique centrale

Sur le plan de l’intégration régionale, Kinshasa entend affirmer son leadership. La RDC, membre de la SADC, de la CEEAC et du COMESA, dispose d’une position géostratégique unique pour devenir le hub logistique de l’Afrique centrale.

Le RIF-RDC 2026 servira ainsi de cadre de négociation pour l’harmonisation des normes de transport, la facilitation du transit transfrontalier et la création de zones logistiques à valeur ajoutée.

Pour la RDC, l’enjeu n’est plus seulement de construire des routes, mais de bâtir une véritable puissance infrastructurelle capable de soutenir une croissance durable et de garantir son autonomie logistique face aux chocs externes.