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RDC-Belgique : à Bruxelles, John Banza Lunda présente 22 800 km de chantiers et mise sur les investisseurs belges

À Bruxelles, ce jeudi 24 septembre 2026, le ministre congolais des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a appelé…

À Bruxelles, ce jeudi 24 septembre 2026, le ministre congolais des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a appelé les investisseurs belges à participer aux grands chantiers de la République démocratique du Congo. En mission officielle en Belgique depuis le 23 septembre, il a présenté un portefeuille de projets couvrant 22 800 kilomètres de réseau routier, des autoroutes, des tramways, des ports, des voies navigables et des aéroports, avec l’ambition affichée de renforcer la connectivité du pays et son intégration aux corridors régionaux.

Organisée à l’ambassade de la RDC à Bruxelles, la rencontre a réuni une cinquantaine d’opérateurs économiques belges, des membres de la diaspora congolaise ainsi que l’ancien ministre belge de la Défense André Flahaut.

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Un appel aux investisseurs belges

Face aux entrepreneurs présents, John Banza Lunda a défendu une coopération fondée sur les investissements, le transfert de technologies et l’expertise technique.

« Plus que amis, plus que frères, Belges et Congolais, nous avons tous une très grande responsabilité de bâtir la prospérité commune », a déclaré le ministre.

Il a également assuré que les investissements réalisés dans les infrastructures bénéficieraient d’un accompagnement institutionnel destiné à faciliter l’exécution des projets.

Un programme routier de 22 800 kilomètres

Le ministre a mis en avant l’accélération des investissements routiers engagés ces dernières années. Selon les chiffres présentés, le réseau routier revêtu est passé d’environ 3 000 kilomètres à 8 000 kilomètres sous la présidence de Félix Tshisekedi.

Parmi les principaux chantiers figurent :

  • la Route nationale 1 (RN1), longue de 3 300 km, dont environ 400 km restent à bitumer ;
  • l’autoroute Mbuji-Mayi–Bukavu (1 080 km), dont la connexion est annoncée dans un délai de deux ans ;
  • le projet d’autoroute Moanda–Kinshasa, destiné à accompagner le développement du port en eau profonde de Banana ;
  • les travaux sur les RN12, RN16, RN7, RN4 et RN6, dans plusieurs provinces.

L’objectif affiché est de rendre praticable l’ensemble du réseau national tout en renforçant les connexions avec les corridors régionaux de Lobito et du Centre.

Tramway de Kinshasa : le projet emblématique de la coopération

Parmi les projets présentés, le tramway de Kinshasa occupe une place centrale dans la coopération envisagée avec les entreprises belges.

Le projet prévoit un réseau de sept lignes interconnectées, dont une première liaison entre la Gombe et l’aéroport international de N’djili.

Selon les éléments présentés, l’investissement global atteindrait 9 milliards de dollars et s’inscrirait dans un partenariat public-privé coordonné par l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT).

« Le plus emblématique, celui que nous considérons être le plus emblématique, c’est le projet de tramway de Kinshasa », a souligné John Banza Lunda.

Les entreprises impliquées ont présenté plusieurs technologies destinées à accompagner le chantier, notamment des tunneliers pour les ouvrages souterrains ainsi que des solutions de cartographie et de gestion des risques d’inondation développées par Hydroscan.

Des infrastructures pensées comme un réseau intégré

Au-delà du rail urbain, le ministre a défendu une vision plus large de la mobilité congolaise.

Le programme prévoit notamment :

  • le dragage et le balisage de 28 000 km de voies navigables ;
  • la mise en service du premier quai de 600 mètres du port de Banana, annoncée pour mars 2027 ;
  • le lancement du pont route-rail Kinshasa–Brazzaville au début de 2027 ;
  • la modernisation des aéroports de N’djili, Lubumbashi, Bunia et Kananga, ainsi que le lancement annoncé de 15 nouveaux aéroports.

Pour John Banza Lunda, ces différents projets doivent fonctionner de manière complémentaire afin d’améliorer la circulation des personnes et des marchandises sur l’ensemble du territoire.

« Il est important de nous assurer que les 28 000 km de voies navigables seront dragués et balisés », a-t-il expliqué.

André Flahaut plaide pour des infrastructures de proximité

Présent à la rencontre, André Flahaut a insisté sur la nécessité d’associer les grands corridors nationaux aux infrastructures locales.

Selon lui, le développement des routes secondaires et des voies d’accès permettrait aux populations rurales d’acheminer plus facilement leurs productions vers les marchés et de réduire leur dépendance aux importations.

Cette approche, estime-t-il, contribuerait à renforcer les échanges entre les zones de production et les grands centres urbains.

Une coopération tournée vers les grands chantiers

À Bruxelles, John Banza Lunda a ainsi présenté une feuille de route couvrant routes, autoroutes, transports urbains, voies navigables, ports et aéroports.

Pour les autorités congolaises, l’enjeu consiste désormais à transformer ces annonces en réalisations concrètes, alors que plusieurs projets affichent des échéances rapprochées, notamment autour du port de Banana, des rocades de Kinshasa et du développement des futures lignes de tramway.

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